Neuvième semaine de mobilisation contre le pass sanitaire en France: 121.000 manifestants, dont 19.000 à Paris

Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus samedi, pour la neuvième semaine consécutive, dans les rues de nombreuses villes de France pour dénoncer le pass sanitaire, à quelques jours de l'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale pour les professions de santé.

Neuvième semaine de mobilisation contre le pass sanitaire en France: 121.000 manifestants, dont 19.000 à Paris
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Les manifestations contre le pass sanitaire ont rassemblé samedi 121.000 personnes sur l'ensemble du territoire français, dont 19.000 à Paris, selon un comptage du ministère de l'Intérieur à 18h00. Le ministère de l'Intérieur a recensé 207 rassemblements ou cortèges au total dans tout le pays.

La plus forte mobilisation depuis le début du mouvement a eu lieu le samedi 7 août avec 237.000 participants, dont 17.000 à Paris, pour 198 actions, a rappelé le ministère.

Samedi, 3 membres des forces de l'ordre ont été blessés légèrement, a-t-on ajouté de même source.

A Paris, où des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre dès la matinée puis en fin de journée autour du Palais-Royal, on comptait, de source policière à 18h00, 85 interpellations.

Dans la capitale, pas moins de quatre cortèges se sont formés.

L'un d'entre eux s'est élancé en début d'après-midi de l'avenue de Breteuil, mélange de "gilets jaunes" ou de militants du syndicat Sud ou d'extrême gauche, aux cris de "Macron, ton pass, on n'en veut pas", "Macron démission" ou "Non à la dictature".

Dans ses rangs, des personnels soignants, contraints à l'obligation vaccinale à partir du 15 septembre sous peine d'être suspendus.

"On est au pied du mur. Le 15 septembre, des collègues et moi allons être suspendus sans salaire. Le système de santé n'avait pas besoin de ça", désespère Corinne, aide-soignante depuis 30 ans, venue de Franche-Comté pour manifester à Paris.

Ces manifestations interviennent au lendemain de la mise en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui" de l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, dans le cadre de l'enquête ouverte par la Cour de justice de la République (CJR) sur la gestion gouvernementale de l'épidémie de Covid-19.

"Agnès Buzyn n'est qu'un pantin. Elle obéit aux ordres", a commenté Rachel, une musicothérapeute qui manifestait à Rennes. "Je souhaite que tous les personnels politiques qui ont accepté la manipulation d'un pseudo-scientifisme mondial passent en jugement."

"On peut tous les mettre avec elle !", a renchéri Pascale Guyot, aide-soignante et déléguée syndicale FO. "Il y en a pas un qui a bien géré la crise et ça a continué avec Véran", a-t-elle ajouté au milieu du cortège de Clermont-Ferrand.

Quelques incidents ont été signalés à Paris à la mi-journée autour des Champs-Elysées, où les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour en interdire l'accès à des manifestants. Plusieurs personnes ont été interpellées, selon une source policière.

Le seuil symbolique des 50 millions de personnes ayant reçu une première dose de vaccin, prévu par le gouvernement pour fin août puis début septembre, n'est toujours pas atteint.

Obligatoire depuis le 21 juillet dans les lieux accueillant plus de 50 personnes, le pass sanitaire a été étendu à l'accès aux hôpitaux, sauf urgences, aux bars, aux grands centres commerciaux et aux 1,8 million de salariés au contact du public.