Pays-Bas: pas d'objection du gouvernement à un mariage royal homosexuel

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, ne voit aucune objection à ce que l'héritière du trône épouse une personne du même sexe, a-t-il indiqué.

Pays-Bas: pas d'objection du gouvernement à un mariage royal homosexuel
©Reporters
AFP

Il répondait ainsi à des questions parlementaires soulevées par un livre paru sur la princesse Amalia, 17 ans, qui évoque l'hypothèse selon laquelle elle devrait renoncer à son trône si elle entendait épouser une femme. Dans sa réponse écrite aux parlementaires, Mark Rutte a précisé que l'héritière de la couronne néerlandaise ou la personne régnante "ne devrait pas abdiquer s'il ou elle désirait épouser un partenaire du même sexe". Si cette situation devait concerner une héritière du trône, il appartiendrait au futur cabinet du Premier ministre (le gouvernement de M. Rutte étant démissionnaire) et au Parlement d'examiner l'ordre de succession des enfants nés d'un mariage homosexuel, si nécessaire.

Les Pays-Bas ont été le premier pays au monde à autoriser le mariage entre personnes de même sexe. Les premières unions homosexuelles ont été célébrées le 1er avril 2001 à Amsterdam.

Deux ans après les Pays-Bas, la loi belge du 13 février 2003 ouvrait le mariage aux personnes de même sexe et la Belgique devenait le deuxième pays au monde à autoriser ces unions.

Si un prince héritier ou une princesse héritière devait épouser une personne de même sexe en Belgique, le Premier ministre belge Alexander De Croo dit n'y voir, à titre personnel, aucun problème.

En Belgique, "un prince héritier ou une princesse héritière dispose des mêmes droits de mariage que l'ensemble des Belges, à la différence que la Constitution prévoit qu'un héritier du trône qui se marie sans l'autorisation du Roi (du gouvernement) perd son droit à la couronne", expose le cabinet d'Alexander De Croo. "En cas de projet de mariage de la princesse héritière, il appartiendra au gouvernement du moment de donner son approbation formelle."