Procès des sondages de l'Elysée: convoqué, Sarkozy dénonce une "décision anticonstitutionnelle"

"La séparation des pouvoirs n'est pas à géométrie variable", a déclaré l'ex-chef d'Etat.

Procès des sondages de l'Elysée: convoqué, Sarkozy dénonce une "décision anticonstitutionnelle"
©AP

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, convoqué comme témoin au procès de ses anciens proches dans l'affaire des sondages de l'Élysée, a dénoncé mardi à la barre une "décision parfaitement anticonstitutionnelle" et "totalement disproportionnée". "La séparation des pouvoirs n'est pas à géométrie variable", a aussi déclaré l'ex-chef de l'État dans une déclaration liminaire devant le tribunal correctionnel de Paris.

Dans un coup de théâtre judiciaire, le président de la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris avait ordonné le 19 octobre la comparution comme témoin de l'ancien président de la République, au besoin "par la force publique".

Protégé depuis le début de cette affaire par son immunité présidentielle, Nicolas Sarkozy n'a jamais été poursuivi ni entendu concernant les soupçons de favoritisme et de détournement de fonds publics sur lesquels s'expliquent depuis deux semaines ses anciens collaborateurs, notamment Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Élysée.

Cité comme témoin par l'association Anticor, partie civile, il avait d'abord fait savoir, dans une missive à la juridiction, qu'il n'entendait pas venir, comme il l'avait déjà fait pendant l'instruction.

Si Nicolas Sarkozy ne peut être poursuivi, la Constitution n'interdit pas son audition comme témoin, a estimé le tribunal, jugeant que l'entendre était "nécessaire à la manifestation de la vérité".

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