La Commission européenne défend le recours à des avions privés par Ursula von der Leyen

Bruxelles a justifié jeudi le recours à des avions privés par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a promu à la COP26 des moyens de transport moins polluants et fait du "Pacte vert" une priorité de son mandat.

La Commission européenne défend le recours à des avions privés par Ursula von der Leyen
©AFP

Dans ses fonctions, "les relations avec (...) les chefs d'Etat et de gouvernement sont très importantes et réclament un peu plus que de simples contacts par Zoom", ce qui implique l'utilisation d'avions affrétés pour certains voyages, a déclaré le porte-parole de l'exécutif européen, Eric Mamer.

Interrogé lors d'une conférence de presse régulière, il a insisté sur les "contraintes importantes" de la cheffe de l'exécutif européen pour aboutir à des consensus entre les 27 Etats membres dans une période de temps limité. L'impact de la pandémie a en outre réduit la disponibilité de vols commerciaux et de trains en circulation, a-t-il ajouté.

Pour autant, la Commission s'est assurée que la compagnie auprès de laquelle des avions privés sont affrétés compense les émissions carbone des voyages d'Ursula von der Leyen, a souligné M. Mamer, selon qui Bruxelles étudie également les moyens d'utiliser davantage de vols avec des biocarburants tel celui qu'elle a pris pour se rendre à la COP26 à Glasgow.

Après avoir appelé à des efforts contre le réchauffement climatique à la COP26, le Premier ministre britannique Boris Johnson avait été épinglé en début de semaine pour son choix de rentrer à Londres en avion, moyen de transport bien plus polluant que le train.

"Il est important que le Premier ministre puisse circuler dans le pays et nous faisons face à d'importantes contraintes de temps", avait justifié Downing Street lundi, précisant que le carburant utilisé dans l'Airbus officiel du gouvernement britannique était "durable" et que ses émissions carbone étaient compensées.

Le verdissement du transport aérien passe, pour l'heure, essentiellement par des mécanismes de compensation carbone (comme planter des arbres), au grand dam des ONG environnementales pour qui cela ne fait que déplacer le problème: les arbres plantés viennent occuper des surfaces qui ne pourraient plus être utilisées pour l'agriculture et mettent des années ou des décennies à grandir et à stocker du CO2.

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