Procès des attentats de Paris : Quand Ali Oulkadi jouait aux cartes dans le café des frères Abdeslam

La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge 14 accusés pour leur participation aux attentats djihadistes qui ont ensanglanté la capitale française et Saint-Denis le 13 novembre 2015 et fait 130 morts, a entendu, vendredi, trois des accusés, dont le Français Ali Oulkadi et les Belgo-Marocains Farid Kharkhach et Ali El Haddad Asufi.

Procès des attentats de Paris : Quand Ali Oulkadi jouait aux cartes dans le café des frères Abdeslam
©MAXPP

Ali Oulkadi, 39 ans, né à Bruxelles en 1984, est soupçonné d'avoir aidé Salah Abdeslam - le principal accusé et seul survivant du commando terroriste qui a perpétré les attentats - à se cacher à son retour à Bruxelles le 14 novembre, au lendemain des faits. Il a toujours nié avoir été au courant du projet terroriste de la cellule affiliée au groupe terroriste Etat islamique (EI).

Il a été interpellé en Belgique, le 22 novembre 2015, puis remis à la France en avril 2016. Il a ensuite été incarcéré avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin 2018. Ce contrôle judiciaire se déroule bien, a souligné vendredi le président de la cour d'assises spéciale, Jean-Louis Périès, cité par des médias français.

Ali Oulkadi, un ancien électricien chef d'équipe à la SNCB, a affirmé qu'il considérait Brahim Abdeslam, frère aîné de Salah Abdeslam et membre de l'équipe des trois terroristes ayant attaqué les terrasses parisiennes le 13 novembre 2015, comme un "très bon ami". "On s'est connu quand j'ai commencé à fréquenter le café des Béguines (propriété des frères Abdeslam à Molenbeek-Saint-Jean, ndlr) à l'hiver 2013-2014", a-t-il expliqué.

Interrogé sur le fait de savoir s'il connaissait d'autres accusés, Salah Abeslam, Hamza Attou, Mohammed Amri et Mohamed Abrini, il a admis les avoir fréquentés.

"Avec Brahim Abdeslam, on jouait souvent aux cartes et aux échecs. On avait beaucoup de points communs: on est né le même mois de la même année, on est tous les deux de Molenbeek, tous les deux du même village au Maroc", a-t-il raconté. Ali Oulkadi joue également aux cartes et aux échecs avec Salah Abdeslam, le petit frère de Brahim, quand il se rend dans le café des Béguines, fermé en août 2015.

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