Washington demande de la "clarté" à Moscou sur les mouvements à la frontière ukrainienne

Washington a demandé mercredi de la "clarté" à la Russie sur des mouvements de troupes "inhabituels" près de la frontière russo-ukrainienne, rappelant l'engagement des Etats-Unis à "soutenir l'intégrité territoriale de l'Ukraine".

Washington demande de la "clarté" à Moscou sur les mouvements à la frontière ukrainienne
©AFP

"Nous appelons la Russie à faire preuve de clarté sur ses intentions", a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby, qui a décrit "une activité militaire inhabituelle en Russie, près de la frontière ukrainienne".

"Notre soutien pour l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine est indéfectible", a-t-il rappelé.

Les médias américains ont fait état fin octobre de mouvements de troupes russes près de la frontière ukrainienne et le Pentagone, qui avait confirmé "surveiller de près" la frontière, n'avait pas donné de détails.

Mercredi, au moment où le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken s'apprêtait à recevoir son homologue ukrainien Dmytro Kuleba, M. Kirby a noté que ces mouvements étaient inhabituels "du fait de leur taille et de leur ampleur".

Evoquant le risque que soit "encore plus déstabilisée une région du monde déjà très tendue", il a appelé Moscou à "respecter les Accords de Minsk", qui prévoient notamment une démilitarisation de la frontière russo-ukrainienne.

L'Ukraine a de son côté démenti début novembre tout mouvement russe inhabituel.

Les mouvements signalés sont des "déplacements de troupes après des exercices", a expliqué l'armée ukrainienne, estimant que la diffusion d'allégations sur un renforcement de l'armée russe pourrait être une opération "psychologique" contre Kiev.

La région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, est depuis 2014 en proie à une guerre qui a fait plus de 13.000 morts entre les forces de Kiev et des séparatistes pro-russes, dont le Kremlin est considéré comme le parrain militaire malgré ses dénégations.

La zone reste particulièrement sujette aux tensions. En avril dernier déjà, les Occidentaux s'étaient alarmés d'un important déploiement de troupes russes à la frontière, faisant craindre une escalade.