Attaques à Vienne : une jihadiste présumée arrêtée en Italie

La police italienne a arrêté mercredi une citoyenne italo-kosovare de 19 ans soupçonnée d'appartenir au groupe jihadiste État islamique (EI) et d'avoir des liens avec l'auteur de l'attentat de novembre 2020 à Vienne.

La jeune femme, identifiée uniquement par les initiales B. T., est mariée à un ressortissant du Kosovo lié à Kujtim Fejzulai, le tireur qui a tué quatre personnes en Autriche en novembre 2020 avant d'être abattu par la police.

B. T., radicalisée dès l'âge de 16 ans, avait récemment quitté le Kosovo pour s'installer à Milan (nord de l'Italie), mais était restée en contact permanent avec son mari et d'autres sympathisants de l'EI dans son pays, a précisé le ministère italien de l'Intérieur dans un communiqué.

La police a trouvé des contenus jihadistes sur son téléphone, ainsi que des photos d'auteurs d'attaques de l'EI connus des services de police.

Les enquêteurs ont notamment identifié plus de 2.000 de ses messages sur des groupes de discussion offrant un soutien matériel et idéologique à l'EI, soulignant que B. T. avait échangé des messages avec des "épouses de combattants", offrant dans certains cas des conseils aux nouveaux arrivants.

"Nous devrions fêter ton mariage avec des AK47. Nous avons besoin de célébrer, nous ne laisserons pas un seul infidèle évidemment. Du sang partout", affirme un message publié par la police.

D'autres messages se réjouissent de la décapitation en France de l'enseignant Samuel Paty en octobre 2020, affirmant qu'il s'agissait d'une "leçon pour tous les autres enseignants. Il le méritait!"

La police a également publié un enregistrement audio dans lequel on pouvait entendre la femme chanter son allégeance au groupe État islamique et se déclarer prête à sacrifier sa vie.

"Elle s'est déclarée prête à devenir une martyre", a déclaré le procureur de Milan, Alberto Nobili, lors d'une conférence de presse, qualifiant de "glaçants" les messages de la jeune femme.