Henrique Gouveia e Melo, l'officier qui a permis au Portugal de devenir l'un des champions du monde de la vaccination

Henrique Gouveia e Melo est devenu en quelques mois une personnalité très populaire au Portugal.

Henrique Gouveia e Melo, l'officier qui a permis au Portugal de devenir l'un des champions du monde de la vaccination
©AP
AFP

Parmi les champions du monde de la vaccination contre le Covid-19, le Portugal doit une bonne partie de son succès à la rigueur et au sang-froid de l’officier de marine en treillis chargé de mener à bien cette mission.

Applaudi à son arrivée pour une visite dans un centre de vaccination de la commune de Seixal, dans la banlieue sud de Lisbonne, Henrique Gouveia e Melo est devenu en quelques mois une personnalité très populaire.

"Il fait un excellent travail… C'est grâce à lui si le Portugal est devenu un bon élève !", affirme à l'AFP Roseane Santos, venue accompagner son fils adolescent qui devait prendre sa deuxième dose de vaccin.

"Je ne suis que la pointe de l'iceberg", assure toutefois, modeste, ce sous-marinier âgé de 60 ans au physique imposant et à la barbe grisonnante.

Avec 80 % de sa population d’environ dix millions d’habitants déjà entièrement vaccinée, le pays est au coude à coude avec Malte en tête de la course mondiale à l’immunisation contre le Covid-19.

"Nous les Portugais, […] nous avons le sens de la communauté quand nous sommes attaqués. Nous avons été attaqués par un virus qui a détruit nos vies et nous réagissons de la meilleure manière : unis pour vaincre cette pandémie ensemble", explique à l'AFP cet ancien porte-parole de la marine.

Rassurés par la rigueur d'un militaire, les Portugais ont pu témoigner de son flegme lorsque le vice-amiral Gouveia e Melo a essuyé stoïquement les injures lancées devant les caméras de télévision par un groupe de militants anti-vaccin. "Ils ont droit à leur opinion, mais pas de bousculer ou de contraindre les gens", avait-il dit, droit dans ses bottes, au sujet de ceux qui venaient de le traiter d'"assassin" à l'entrée d'un centre de vaccination.

Suite à cet incident survenu à la mi-août, alors que les adolescents commençaient à être vaccinés à partir de 12 ans, l'officier a été placé sous protection policière. Et quand les médias locaux lui prédisent un avenir en politique, il écarte l'idée d'emblée en disant vouloir retrouver son "anonymat" aussi vite que possible. "Je n'enlèverai mon treillis que lorsque nous aurons gagné la guerre", a-t-il promis.

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