France : 20% des cas positifs relèvent désormais du variant Omicron

Environ 20% des cas positifs au Covid-19 relèvent désormais du variant très contagieux Omicron, qui représentait 10% des contaminations en fin de semaine, a annoncé mardi soir le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

"Au niveau national, l'estimation actualisée ce soir de la circulation du variant Omicron fait état de 20% des cas positifs qui relèveraient de (ce) variant. L'estimation qui avait été faite en fin de semaine faisait état d'une circulation de 10% dans notre pays", a déclaré M. Attal, à l'issue d'une consultation des groupes parlementaires par Jean Castex.

"Cette hausse semble être tirée par une augmentation très forte des contaminations chez les jeunes, notamment les 20-40 ans", a-t-il précisé, en invitant ces derniers à réduire "au maximum (les) contacts", à se tester au "moindre doute", et si le test est positif, à s'isoler "encore plus scrupuleusement" en raison de la plus grande contagiosité du variant.

Près de 73.000 cas positifs ont été détectés lundi, "ce qui correspond à une hausse de l'ordre de 15% par rapport au lundi précédent", a indiqué M. Attal.

Le représentant du gouvernement a rapporté qu'il n'y avait "pas de consensus" autour de l'idée d'intégrer au pass vaccinal un pass sanitaire pour les entreprises, "notamment pour des raisons de faisabilité opérationnelle".

Mais "les discussions pourront potentiellement se poursuivre parmi les groupes parlementaires de la majorité, de l'opposition, d'ici à l'examen du texte", a-t-il ajouté.

Le gouvernement ne va pas intégrer dans son projet de loi sur le pass vaccinal un pass sanitaire pour les entreprises, mais laissera les parlementaires déposer éventuellement un amendement dans ce sens, a appris mardi l'AFP de sources parlementaires.

Selon le député UDI Jean-Christophe Lagarde, le projet de loi pourrait être discuté dans l'hémicycle "le 3 janvier".

Le porte-parole a évoqué un "soutien très large" à deux mesures sur "l'augmentation des contrôles et des sanctions pour les faux pass sanitaires, et la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal", auquel s'opposent cependant LFI et le RN.

M. Attal a parlé aussi d'un "consensus" sur "la possible nécessité d'avoir à prendre d'autres mesures dès lors que nous constaterions dans notre pays une dégradation importante de la situation sanitaire".

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