Le Royaume-Uni pourrait-il être le premier pays à sortir de la crise sanitaire ?

Le Royaume-Uni est entré plus rapidement dans la crise. Il pourrait donc logiquement s'en défaire plus rapidement également.

Le Royaume-Uni pourrait-il être le premier pays à sortir de la crise sanitaire ?
©AFP

Alors que la vague de contaminations Omicron bat son plein en Belgique, les hôpitaux sont relativement épargnés pour le moment. Une bonne nouvelle qui peut laisser entrevoir une lueur d'espoir.

Avant la Belgique, le Royaume-Uni avait lui aussi été durement frappé par ce dernier variant. Ce mardi, 379 personnes étaient malheureusement décédées à cause du coronavirus sur l'île britannique. L'un des chiffres les plus élevés depuis le mois de février de l'année dernière. En revanche, les infections sont en nette diminution avec 128 821 cas détectés. En effet, une semaine auparavant, il y avait 218 000 personnes infectées en une journée. Les admissions à l'hôpital ont également subi une chute dans la majeure partie de l'Angleterre.

David Heymann est professeur de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Il est considéré comme une pointure dans son domaine. Selon lui, l'évolution de la pandémie est positive et devient tout doucement endémique chez les Britanniques. En d'autres termes, l'épidémie "a une circulation stable dans la population, avec une intensité et des vagues d'infection prévisibles", explique-t-il.

Pour le haut fonctionnaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il s'agit d'une très bonne nouvelle. "Environ 95 % de la population anglaise a acquis une immunité, soit par la vaccination, soit par une infection acquise", argumente-t-il. "Grâce à ces anticorps, le virus se comporte maintenant de manière endémique et non plus comme une pandémie."

Le Royaume-Uni, premier pays à sortir de la crise?

Dans l'hémisphère nord, les pays se trouvent à différents stades de la pandémie. "Le Royaume-Uni est probablement le pays le plus proche d'en sortir. Si ce n'est déjà fait", assure David Heymann. "Le niveau d'immunité élevé de la population semble maîtriser le virus et ses variants à distance. Il ne provoque pas non plus de maladie grave ou de décès", a-t-il ajouté.

Cependant, le professeur affirme également que la pandémie ne sera de l'histoire ancienne à l'échelle mondiale qu'à partir du moment où tous les pays auront suivi un processus similaire afin de "dompter le virus".

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