Edouard Philippe envoie une pique à Emmanuel Macron: "Je n'ai pas envie qu'on m'emmerde"

Tension entre les deux hommes. L'ex-premier ministre français a commenté le refus du président de la République de la fusion de son parti avec celui de Franck Riester.

Edouard Philippe envoie une pique à Emmanuel Macron: "Je n'ai pas envie qu'on m'emmerde"
©AFP

Coup dur pour Edouard Philippe. La semaine dernière, Emmanuel Macron a refusé la fusion de son parti Horizons avec celui du ministre Franck Riester, Agir. Un tel refus prive Edouard Philippe de moyens humains et financiers, dont il avait besoin pour briguer les législatives.

L'ex-premier ministre français a réagi dans les colonnes de l'Opinion ce lundi et il n'a pas caché sa colère. "Je n'ai pas envie qu'on m'emmerde, puisque c'est un terme à la mode", a-t-il déclaré, faisant référence aux propos du président sur les non vaccinés. Faché, il s'est retiré du mouvement "Ensemble citoyens"! visant à unir les partis de la majorité en une "maison commune". Une initiative lancée par LREM et ses alliés, afin de porter Emmanuel Macron lorsqu'il se déclarerait candidat.

Edouard Philippe a en ligne de mire la présidentielle de 2027 et ambitionnait de peser sur le prochain quinquennat, en cas de victoire d'Emmanuel Macron. "Je ne comprends pas très bien la stratégie de se départir de son flanc droit face à la candidature de Valérie Pécresse. Je ne suis même pas sûr que cela fasse gagner sur le flanc gauche", a-t-il pointé.

Cependant, le maire du Havre nie les ambitions politiques qu'on lui alloue. "Je ne veux pas être ministre. Je ne veux pas aller à l'Assemblée. Je ne demande rien. Mais je n'ai pas envie qu'on m'emmerde, puisque c'est un terme à la mode". Une pique au président qui laisse entrevoir une mauvaise relation entre Emmanuel Macron et son ancien premier ministre."Mais ça n'a aucune importance.On va continuer de développer Horizons, en restant tout à fait loyal au Président", a-t-il poursuivi.

"Dans la discussion politique, je ne mets pas de sentiments, je préfère les valeurs, les idées et, quand c'est nécessaire, j'accepte le rapport de force", a-t-il toutefois lancé en défi.