Boris Johnson poussé vers la sortie par son propre parti ? "Il a de vrais ennuis"

Les explications du Premier ministre n'ont pas suffi à éteindre l'incendie. Un vote de confiance pourrait être organisé à la Chambre des communes.

M.R.

La colère gronde outre-Manche suite aux révélations concernant une "lockdown party" organisée au 10 Downing street. L'affaire prend une ampleur telle qu'elle pourrait coûter sa place à Boris Johnson. En effet, selon The Guardian, le Premier ministre pourrait faire l'objet prochainement d'un vote de confiance. Un groupe de députés conservateurs s'y montrerait en tous les cas favorable. "C'est une question de quand et pas de si", a affirmé un député conservateur au média britannique. Et un autre d'ajouter: "L'ambiance a changé de façon spectaculaire. Boris Johnson a de vrais ennuis." The Guardian ne connaît toutefois pas le nombre de personnes qui seraient prêtes à recourir à une telle mesure. Or il faut que minimum 54 des 360 Tories présents à la Chambre des communes demandent un vote de confiance envers le Premier ministre pour que celui-ci puisse avoir lieu.

Si cette idée séduit certains conservateurs, elle fait également bondir les fervents partisans de Boris Johnson. Ces derniers ont ironiquement surnommé cette tentative de déstabilisation du Premier ministre, le "Pork Pie Plot" (le complot du pâté en croûte, en référence à la députée Alicia Kearns- l'une des figures de proue de la fronde contre Johnson - élue dans une circonscription connue pour ce plat).

Le Premier ministre britannique s'est exprimé, ce mardi 18 janvier, assurant ne pas avoir eu vent du fait que la fête controversée transgressait les mesures sanitaires en vigueur. Il a expliqué "comprendre le colère du public" et a réitéré ses excuses pour ses "mauvais jugements". Son ancien chef de cabinet, Dominic Cummings, a immédiatement réagi aux propos du leader conservateur, affirmant qu'il "mentait". "Je lui ai dit quelque chose comme: 'Martin a invité tout le bâtiment à boire verre, tu dois faire cesser cette folie'", a raconté l'ancien proche conseiller de Boris Johnson.


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