Irlande du Nord : sous la pression des unionistes, Londres promet des progrès rapides

La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss a affiché sa détermination à faire rapidement des "progrès significatifs" dans les négociations avec l'UE au sujet des dispositions post-Brexit en Irlande du Nord, face à la pression croissante des unionistes.

Irlande du Nord : sous la pression des unionistes, Londres promet des progrès rapides
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Si Londres et Bruxelles ont intensifié leurs discussions dans cet épineux dossier, les unionistes, qui voient dans le protocole nord-irlandais une menace sur la place de l'Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni, exigent une issue rapide.

Après une rencontre jeudi à Belfast avec Liz Truss, qui a récemment repris le dossier, le Premier ministre nord-irlandais Paul Givan (unioniste, DUP), dont le parti menace de faire s'effondrer le gouvernement local, a exigé des progrès "de manière imminente". Et fixé l'échéance au 21 février, la date de la prochaine réunion du comité commun Royaume-Uni UE sur la mise en oeuvre de l'accord de Brexit.

"Ce que je veux, c'est un accord qui marche pour tout le monde. Nous faisons des progrès. Nous avons des discussions constructives" avec l'UE, a assuré Liz Truss.

"Je veux que nous fassions des progrès importants d'ici à février", a-t-elle poursuivi, soulignant l'importance d'assurer "le soutien de toutes les communautés en Irlande du Nord, dont la communauté unioniste".

Conçu pour empêcher le rétablissement d'une frontière physique avec l'Irlande voisine qui risquerait de fragiliser la paix conclue en 1998 dans une région au passé sanglant, le protocole nord-irlandais maintient la province britannique dans le marché unique et l'union douanière européens.

Prévoyant des contrôles douaniers et phytosanitaires pour les marchandises en provenance de Grande-Bretagne, le texte est tenu pour responsable de difficultés d'approvisionnement.

Le ton apaisé des derniers échanges entres Européens et Britanniques peut laisser espérer une issue négociée plutôt qu'un échec synonyme de risque de guerre commerciale.

Mais pour un Boris Johnson fragilisé jusque dans son propre camp à cause du scandale des fêtes à Downing Street sous confinement, les relations avec l'UE font figure de sujet fédérateur. Devant un Parlement surchauffé, le Premier ministre britannique a qualifié mercredi d'"insensée et pinailleuse" la manière dont l'UE met en oeuvre le protocole.

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