Guerre en Ukraine: revivez notre direct de ce vendredi 25 février

Suivez les derniers événements qui se produisent en Ukraine dans notre fil info.

La Rédaction (avec agences)

Le président russe a déclenché une guerre contre l'Ukraine ce jeudi à 4h (heure belge). Des explosions ont été recensées dans de nombreuses villes du pays. Plus de cent morts sont à déplorer du côté ukrainien.

"Nous sommes tous ici" à Kiev, dit le président ukrainien Zelensky dans une vidéo

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vendredi se trouver à Kiev pour "défendre" l'Ukraine malgré l'avancée des troupes russes, dans une vidéo où il apparaît avec ses collaborateurs devant le bâtiment de la présidence.

"Nous sommes tous ici, nos militaires sont ici, les citoyens, la société, nous sommes tous ici, à défendre notre indépendance, notre Etat", a déclaré M. Zelensky aux côtés notamment du Premier ministre Denys Chmygal, de son chef de cabinet et d'un proche conseiller.

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23h48 : veto de la Russie à l'ONU à une résolution déplorant son "agression" de l'Ukraine

La Russie a mis vendredi comme attendu son veto, lors d'un vote au Conseil de sécurité de l'ONU, à une résolution co-écrite par les Etats-Unis et l'Albanie déplorant dans "les termes les plus forts" son "agression contre l'Ukraine" et lui réclamant de retirer "immédiatement" ses troupes de ce pays. Sur les 15 membres du Conseil, 11 pays ont voté en faveur du texte, trois se sont abstenus: Chine, Inde et Emirats arabes unis. Le projet avait été adouci dans les heures précédant le scrutin pour "sécuriser" des abstentions et éviter que ces trois pays ne votent non, selon un diplomate. Le texte proposé ne comportait ainsi plus le terme "condamner", remplacé par "déplorer". Une référence au chapitre 7 de la Charte de l'ONU, qui prévoit un possible recours à la force, a aussi été supprimée.

23h29: Zelensky pense que les Russes vont "essayer de s'emparer" de Kiev cette nuit

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé samedi que l'armée russe allait tenter d'attaquer et de s'emparer de Kiev dans la nuit, au moment où des combats se poursuivent dans la capitale.

"Nous ne pouvons pas perdre la capitale. Je m'adresse à nos défenseurs, hommes et femmes de tous les fronts : cette nuit, l'ennemi va utiliser toutes ses forces pour briser nos défenses de la façon la plus vile, dure et inhumaine. Cette nuit, ils vont tenter de s'emparer" de Kiev, a-t-il affirmé dans une adresse vidéo publiée sur le site de la présidence.

22h58 : le Canada annonce une troisième série de sanctions contre la Russie

Le Canada annonce une "troisième série de sanctions concertées" qui vise précisément le président Poutine et son ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov, mais aussi le régime du Bélarus "qui a facilité cette invasion", a indiqué vendredi le Premier ministre Justin Trudeau. Ottawa "appuie fortement" le retrait de la Russie du système bancaire Swift, a-t-il aussi déclaré, après les nouvelles mesures punitives lancées par Washington et l'Union européenne notamment.

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"Le mépris du président Poutine pour la liberté, la démocratie, le droit international et la vie humaine doit avoir des conséquences", a déclaré en conférence de presse le chef du gouvernement canadien.

Ce dernier a néanmoins noté que "le monde a réagi d'une manière sans précédent, unie et coordonnée à la grave erreur de Vladimir Poutine", l'un des hommes qui, a-t-il dit, "porte la plus grande responsabilité des morts et destructions en Ukraine".

22h41: Le Royaume-Uni interdit son espace aérien aux avions privés russes

Le secrétaire britannique aux Transports Grant Shapps a annoncé vendredi soir une interdiction avec effet immédiat de l'espace aérien du Royaume-Uni aux avions privés russes. "J'ai renforcé notre interdiction au Royaume-Uni, afin qu'aucun avion privé russe ne puisse traverser l'espace aérien britannique ou se poser (en Grande-Bretagne), avec effet immédiat", a expliqué M. Shapps sur Twitter.

"Les actions de Poutine sont illégales et quiconque bénéficie de l'agression de l'Ukraine par la Russie n'est pas le bienvenu ici", a-t-il dit, après avoir plus tôt interdit la compagnie aérienne nationale russe Aeroflot. Le Royaume-Uni est une destination prisée des oligarques russes et de leurs familles, et a été critiqué pour ne pas lutter avec assez d'énergie contre les flots d'argent russe se déversant sur le pays.

22h33: L'Ukraine demande au FMI une aide financière d'urgence

L'Ukraine a demandé une aide financière d'urgence au Fonds monétaire international, a indiqué vendredi dans un communiqué la directrice générale de l'institution, Kristalina Georgieva, à l'issue d'une réunion avec le conseil d'administration.

"Nous explorons toutes les options pour un soutien financier supplémentaire", y compris dans le cadre du programme d'aide de 2,2 milliards de dollars qui devait être déployé d'ici le mois de juin, et "les autorités ont également sollicité un financement d'urgence du FMI", a déclaré Mme Georgieva.

22h14 : la Russie estime que les relations avec les Occidentaux sont proches du "point de non-retour"

Les relations entre Moscou et les Occidentaux sont proches du "point de non-retour" sur fond d'invasion russe de l'Ukraine et de sanctions massives contre la Russie, a estimé vendredi la porte-parole de la diplomatie russe.

"Le fait est que nous sommes proches de là où commence le point de non-retour", a déclaré Maria Zakharova à la télévision russe.

21h52: La diplomatie russe réagit aux sanctions prises à l'égard de Poutine

Les sanctions contre Poutine et Lavrov sont un signe de "l'impuissance" des Occidentaux (diplomatie russe)

21h40: Washington va également sanctionner Poutine et Lavrov

Une interdiction de voyager vers les Etats-Unis sera "une partie" des sanctions américaines contre le président russe Vladimir Poutine et son ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov, a indiqué vendredi la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki. "C'est un élément habituel" des sanctions contre des personnalités étrangères, a-t-elle ajouté, tout en répétant que le détail de ces sanctions historiques contre le président russe serait révélé plus tard.

21h21: L'offre de pourparlers de Moscou à l'Ukraine, "pas de la vraie diplomatie" selon les USA

Les Etats-Unis ne pensent pas que Kiev devrait accepter l'offre de Moscou d'ouvrir des négociations avec l'Ukraine, a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price. "Nous voyons que Moscou suggère que la diplomatie se tienne sous la menace des armes, alors que les bombes, les tirs de mortiers, l'artillerie de Moscou prend des civils pour cible", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas de la vraie diplomatie".

21h14: Une centaine de manifestants arrêtés en Russie

Environ 90 personnes ont été arrêtées vendredi dans plusieurs villes russes lors de manifestations contre l'invasion de l'Ukraine, selon des organisations des droits humains. L'organisation indépendante russe Owd-Info a affirmé que des manifestations avaient lieu dans 17 villes russes. Des photos et des vidéos ont notamment été publiées sur le réseau social Telegram, principalement depuis Saint-Pétersbourg. Les images montrent également la brutalité des offensives policières envers les manifestants. Les mouvements de protestation semblent moins importants que jeudi, lorsque plus de 1.700 personnes auraient été arrêtées dans plus de 40 villes à travers la Russie.

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21h00: Londres annonce geler les avoirs de Poutine et Lavrov

Le gouvernement britannique a annoncé vendredi avoir gelé les avoirs du président russe Vladimir Poutine et de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le Trésor a indiqué avoir ajouté les deux hommes à sa liste des entités et individus ciblés par des sanctions à la suite de l'offensive russe en Ukraine. Plus tôt dans la journée, l'UE avait décidé d'entreprendre la même démarche.

20h50: Immense manifestation en Géorgie, des rassemblements en Espagne et en Italie

Près de 30.000 personnes se sont rassemblées vendredi à Tbilissi en Géorgie dans un élan de solidarité avec l'Ukraine, agitant des drapeaux ukrainien et géorgien et entonnant les hymnes des deux pays, a constaté un journaliste de l'AFP.

La guerre en Ukraine en a provoqué un sentiment de déjà-vu en Géorgie, qui a connu une invasion russe dévastatrice en 2008. "Nous avons de la compassion pour les Ukrainiens, peut-être plus que d'autres pays, parce que nous avons connu l'agression barbare de la Russie sur notre sol", a déclaré l'un des manifestants. "L'Ukraine saigne et le monde regarde et parle de sanctions qui ne peuvent pas arrêter Poutine", a ajouté une Géorgienne en pleurant.

La présidente géorgienne Salomé Zurabishvili a exprimé sa solidarité avec l'Ukraine, appelant la Russie à mettre fin aux hostilités qui, selon elle, "ont choqué la nation géorgienne". Mais le Premier ministre Irakli Garibashvili a déclenché un tollé en annonçant vendredi que Tbilissi "ne se joindra pas" aux sanctions économiques et financières que l'Occident a imposées à la Russie suite à l'invasion de l'Ukraine.

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À Rome également, des centaines d'Italiens se sont regroupés pour une marche à travers la ville, en tenant un drapeau bleu et jaune géant. Le Sol Square de Madrid est également noir de monde ce vendredi soir.

20h42: Près de 7.500 Ukrainiens ont franchi la frontière slovaque en une journée

Ce vendredi, premier jour après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Slovaquie a enregistré plus de cinq fois le nombre normal de passages de frontières en provenance de son pays voisin. De mercredi après-midi à jeudi après-midi, 7.490 citoyens Ukrainiens ont franchi la frontière, a indiqué vendredi le ministère slovaque de l'Intérieur. Normalement, environ 1.400 Ukrainiens traversent la frontière slovaque chaque jour. Seuls 14 des Slovaques qui sont entrés dans le pays ont officiellement demandé une protection en tant que réfugiés. Ils ont été hébergés dans le camp de Humenné, près de la frontière. Le Premier ministre Eduard Heger et le ministre de l'Intérieur Roman Mikulec se sont rendus vendredi au poste-frontière de Vysne Nemecke pour se faire une idée de la situation. La Slovaquie est prête à fournir un abri et une assistance aux réfugiés, a-t-il souligné.

La Hongrie a également recensé l'arrivée de 1.600 Ukrainiens ces deux derniers jours. La plupart des personnes ont été récupérées aux postes frontières par des parents et des amis vivant en Hongrie. La municipalité a dû fournir un abri pour seulement 80 personnes. Selon les médias hongrois, ce sont principalement des membres de la minorité hongroise vivant dans la région de Transcarpathie, dans l'ouest de l'Ukraine, qui ont franchi la frontière.

20h26: La Serbie soutient l'intégrité de l'Ukraine, n'imposera pas de sanctions à Moscou

"La République de Serbie (...) considère que porter atteinte à l'intégrité territoriale d'un pays, quel qu'il soit, est quelque chose de très mal, y compris l'Ukraine", a déclaré vendredi le président serbe Aleksandar Vucic lors d'une conférence de presse télévisée. "Pensez-vous qu'il soit possible d'imposer des sanctions à la Russie du jour au lendemain, cette Russie qui ne nous a jamais imposé de sanctions", a en même temps souligné M. Vucic.

La Serbie - pays qui négocie son adhésion à l'UE et entretient dans un même temps d'étroites relations avec Moscou - était silencieuse depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine.

20h00: La Belgique participera au déploiement de la Force de réaction de l'Otan

La Belgique prendra ses responsabilités et mettra des militaires à disposition de la Force de réaction de l'Otan (NRF), dont l'organisation a annoncé vendredi approuver le déploiement. Le Premier ministre Alexander De Croo a tenu ce discours vendredi soir au JT de la VRT. Les unités de cette force de réaction seront déployées sur le flanc est du territoire de l'Otan, mais le secrétaire général Jens Stoltenberg n'a pas précisé où exactement.

La Belgique a reçu la demande de mettre des troupes à disposition. "Nous allons prendre nos responsabilités par rapport à cela", a indiqué le Premier ministre, interrogé à ce sujet.

On ne sait pas encore avec précision de combien de militaires il s'agira, mais des troupes belges participeront donc à cet effort de réaction rapide annoncé par l'Otan à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Même si cela ne se traduira pas par une présence militaire sur le territoire ukrainien, le but est selon le Premier de "montrer clairement à la Russie que nous n'abandonnons pas un millimètre du sol de l'Otan".

19h53: Le maire de Kiev annonce des explosions près du site d'une centrale électrique de Kiev

"Cinq explosions se sont produites à 4-5 minutes d'intervalle" près d'une centrale électrique située au nord de Kiev, a écrit sur Twitter le maire de Kiev Vitali Klitschko.

19h45: Le pape twitte en russe: "Toute guerre est une capitulation honteuse"

"Toute guerre est une capitulation honteuse", a dénoncé vendredi le pape François à propos de l'invasion de l'Ukraine par Moscou, dans un tweet traduit en plusieurs langues dont le russe, fait rarissime.

"Toute guerre laisse le monde pire que dans l'état où elle l'a trouvé. La guerre est toujours un échec de la politique et de l'humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal", écrit le pape, en reprenant un passage de son encyclique sur la paix "Fratelli tutti" (Tous frères) publiée en 2020.

Ses tweets, également publiés dans les langues habituelles de son compte (italien, portugais, polonais, français, anglais, espagnol, allemand et arabe), sont accompagnés des hashtag #PrionsEnsemble et #Ukraine.

François s'était rendu vendredi matin à l'ambassade de Russie près le Saint-Siège pour exprimer "sa préoccupation" au deuxième jour de l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes. Un geste lui aussi exceptionnel pour le pontife argentin qui ne se rend jamais dans les représentations étrangères mais reçoit au palais apostolique les diplomates accrédités au Vatican.

19h30: Zelensky dit avoir discuté avec Biden de sanctions et d'aide militaire

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit vendredi avoir discuté avec son homologue américain Joe Biden de sanctions contre Moscou et d'une "aide concrète" aux forces de Kiev, confrontées à une invasion de la Russie.

"Le renforcement des sanctions, une aide concrète à la défense et une coalition anti-guerre viennent d'être discutés avec" Joe Biden, a écrit M. Zelensky sur Twitter, se disant reconnaissant du soutien américain à son pays.

19h25: Poutine rejoint Assad et Loukachenko sur la liste des dirigeants sanctionnés par l'UE

Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell a confirmé vendredi soir ce qui avait filtré durant la journée: les 27 ont mis sur la liste des personnes sanctionnées par l'UE dans le cadre des agressions contre l'Ukraine le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité s'est exprimé à ce sujet en conférence de presse, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères. "Laissez-moi vous rappeler que les seuls dirigeants au monde qui sont sanctionnés par l'UE sont Assad, de Syrie, Loukachenko, de Biélorussie, et désormais Poutine, de Russie", a indiqué l'Espagnol. "C'est un pas important".

19h15: Londres prévoit des sanctions "imminentes" contre Poutine et Lavrov

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a informé ses alliés de l'Otan vendredi qu'il prévoyait de sanctionner "de manière imminente" le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov après l'invasion de l'Ukraine, a indiqué Downing Street.

Après un première série de sanctions décidées cette semaine visant notamment des oligarques et banques russes, le Royaume-Uni va "adopter des sanctions contre le président Poutine et le ministre des Affaires étrangères Lavrov de manière imminente", a déclaré une porte-parole de Downing Street.

19h10: L'OCDE annonce fermer la porte à une adhésion de la Russie

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) va clôturer le processus d'adhésion de la Russie et va fermer son bureau à Moscou en représailles à l'invasion russe de l'Ukraine, a indiqué vendredi l'organisation internationale. "L'OCDE demeure fermement solidaire du peuple ukrainien", a-t-elle déclaré dans un communiqué, qui condamne "avec la plus grande fermeté l'agression à grande échelle de la Russie contre l'Ukraine".

19h00: l'Otan déploie des éléments de sa Force de réaction pour réagir à toute éventualité

L'Otan a commencé à déployer des éléments de sa force de réaction pour renforcer encore son dispositif de défense et être en mesure de réagir rapidement à toute éventualité après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé vendredi le secrétaire général de l'Otan.

"Les forces ukrainiennes se battent courageusement et sont en mesure d'infliger des dommages aux forces russes qui les envahissent", a affirmé Jens Stoltenberg. "Nous déployons pour la première fois la Force de réaction au titre de la défense collective pour éviter des débordements sur le territoire de l'Alliance", a-t-il précise à l'issue d'un sommet des dirigeants de l'Alliance organisé en visioconférence.

18h15: La patronne de l'OMC alerte sur la hausse du prix du blé

La guerre en Ukraine aura un "impact important" sur le prix du blé, dont le pays est un grand exportateur, et donc du pain, a prévenu vendredi la directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala. "Il va y avoir un impact important sur les prix du blé et sur les prix du pain ordinaire également", a déclaré la patronne de l'OMC lors d'une conférence virtuelle organisée par le FMI et l'Institute of international economic law.

Il s'agit d'"une partie de la conséquence économique", a-t-elle souligné, précisant que "l'Ukraine est l'un des plus grands exportateurs de blé du monde".

18h10: Plus de 50.000 Ukrainiens ont fui leur pays en moins de 48 heures

L'invasion russe déclenchée jeudi à l'aube a jeté sur les routes des dizaines de milliers d'Ukraniens, qui arrivent aux frontières de l'UE, en Moldavie, Pologne mais également en Hongrie et Roumanie.

Combats à Kiev : Moscou resserre son étau en Ukraine

18h00: L'armée russe commet des attaques indiscriminées, dénonce Amnesty International

L'invasion russe de l'Ukraine va de pair avec des attaques indiscriminées dans des zones civiles ainsi que des attaques contres des cibles protégées tels que des hôpitaux, fustige vendredi dans un communiqué Amnesty International. L'organisation de défense des droits humains a recensé trois incidents au cours desquels au moins six civils ont été tués et douze autres blessés. Les attaques sans discernement sont contraires au droit humanitaire international et peuvent constituer des crimes de guerre, rappelle Amnesty. "L'armée russe a fait preuve d'un mépris flagrant pour la vie des civils en utilisant des missiles balistiques et d'autres engins explosifs imprécis dans des zones densément peuplées. Certaines de ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre. Le gouvernement russe, qui prétend à tort n'utiliser que des armes de précision, doit assumer la responsabilité de ces actes", a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International.

17h58: François Fillon démissionne de ses mandats russes

L'ancien Premier ministre François Fillon a annoncé vendredi démissionner de ses mandats russes aux conseils d'administration du géant de la pétrochimie Sibur et de Zarubeshneft, entreprise spécialisée dans les hydrocarbures, a-t-il annoncé dans une tribune au JDD à paraître en intégralité dimanche.

Face à l'invasion russe en Ukraine, "je ne saurais poursuivre ma participation aux conseils des entreprises russes Zarubeshneft et Sibur", a affirmé M. Fillon, indiquant prendre cette décision avec "tristesse".

17h46: La Russie "limite" l'accès à Facebook, accusé de censurer les médias russes

Le gendarme des communications russe a dit "limiter l'accès" à Facebook depuis vendredi, accusant le réseau social américain de censurer des médias russes et de violer les droits humains et des citoyens russes.

"En conformité avec la décision du Procureur général à l'égard du réseau social Facebook, à compter du 25 février, Roskomnadzor adopte des mesures pour limiter son accès", a indiqué l'agence Roskomnadzor, sans préciser la nature des limitations.

Les dirigeants de Facebook ont en réalité refusé de cesser le "fact-checking" sur la plateforme, comme le leur avaient demandé les autorités russes, a expliqué le vice-président de Meta, Nick Clegg.

17h31: Kiev se prépare

Après la fuite de nombreux habitants jeudi, le centre de Kiev, métropole qui compte en temps normal quelque trois millions d'habitants et désormais sous couvre-feu, ressemblait à une ville-fantôme.

Hommes en armes et blindés étaient postés aux principaux carrefours proches des bâtiments gouvernementaux. De rares passants s'arrêtaient pour échanger les dernières nouvelles, alors que sirènes et explosions retentissaient dans un ciel nuageux.



17h25: La Russie exclue du concours Eurovision en mai

La Russie ne participera pas au Concours Eurovision de la chanson prévu en mai, a annoncé vendredi l'Union européenne de radio-télévision (UER). Jeudi, alors que les troupes russes sont entrées à l'aube en Ukraine, le radiodiffuseur public ukrainien Suspilne avait exhorté l'UER à suspendre l'adhésion des médias russes Pervi kanal et VGTRK, de telle sorte que la Russie ne puisse participer au concours musical.

16h52: le Conseil de l'Europe "suspend" la Russie

Le Conseil de l'Europe a décidé vendredi de "suspendre" toute participation des diplomates et délégués russes aux principales instances de l'organisation paneuropéenne "avec effet immédiat", en réponse à "l'attaque armée" contre l'Ukraine. Depuis l'invasion de l'Ukraine, il s'agit de la première sanction de cet ordre prononcée par une organisation internationale dont la Russie est membre.

16h33: Le président ukrainien aurait confié ce jeudi aux dirigeants européens que c'était "peut-être la dernière fois qu'ils le verraient en vie"

16h19: Lavrov participera aux réunions de l'ONU malgré l'invasion de l'Ukraine

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, prévoit toujours de se rendre à Genève la semaine prochaine, afin de participer aux réunions de l'ONU, a déclaré vendredi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. M. Lavrov participera notamment à une réunion du Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Il s'exprimera également lors d'une conférence sur le désarmement. Des entretiens sont également prévus avec le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet.

16h15: Les troupes russes bloquent Kiev depuis l'ouest

Les parachutistes russes ont pris l'aéroport de Gostomel, situé à l'extérieur de Kiev, et ont bloqué la capitale ukrainienne depuis l'ouest, rejoignant ainsi le corps principal des troupes aéroportées russes, a déclaré vendredi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. Plus de 200 Ukrainiens auraient été tués lors de l'opération visant à s'emparer de l'aéroport, tandis que les forces armées russes n'auraient subi aucune perte, selon M. Konashenkov. L'armée ukrainienne a affirmé de son côté que la Russie avait au contraire subi de lourdes pertes. Le porte-parole russe a par ailleurs assuré que la Russie n'attaquerait pas les zones résidentielles de Kiev. "Les soldats russes prennent toutes les mesures pour éviter les pertes civiles", a-t-il affirmé. M. Konashenkov a également déclaré que les troupes russes avaient complètement bloqué la ville de Tcherniguiv.

16h01: Le Comité international olympique demande aux fédérations internationales d'annuler les événements en Russie et au Bélarus.

15h48: Poutine qualifie le pouvoir ukrainien de "clique de drogués et de néonazis".

Le président russe Vladimir Poutine a appelé vendredi les militaires ukrainiens à "prendre le pouvoir" à Kiev en renversant le président Volodymyr Zelensky et son entourage, qu'il a qualifiés de "néonazis" et de "drogués".

"Prenez le pouvoir entre vos mains. Il me semble qu'il sera plus facile de négocier entre vous et moi", a lancé M. Poutine à l'armée ukrainienne dans une intervention retransmise à la télévision russe.

Il a affirmé ne pas combattre en Ukraine des unités de l'armée mais des formations nationalistes qui se comportent "comme des terroristes" utilisant des civils "comme des boucliers humains".

M. Poutine a aussi qualifié le président ukrainien Volodymyr Zelensky et ses ministres de "clique de toxicomanes et de néonazis, qui s'est installée à Kiev et a pris en otage tout le peuple ukrainien".

Moscou qualifie les autorités ukrainiennes de "néonazis" ou de "junte" depuis 2014 et le déclenchement de la guerre dans l'Est russophone de l'Ukraine entre séparatistes et forces de Kiev, et ceci bien que M. Zelensky ait des origines juives.

15h37: "La bataille de Kiev va bientôt commencer"

L'armée russe approche de la capitale ukrainienne. Alors que des bombardements ont été rapportés ce vendredi dans le centre de Kiev, il semblerait que les forces terrestres russes soient à présent aux portes de la capitale. C'est ce que rapporte le reporter de TV5 Monde, Loup Bureau. "La bataille de Kiev va bientôt commencer", a-t-il écrit sur Twitter, indiquant que selon ses sources des armes étaient distribuées aux civils qui veulent se battre.

15h25: "L'UE va "sévèrement sanctionner Poutine et Lavrov", affirme Berlin

L'UE va "sévèrement sanctionner" le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour leur responsabilité dans l'invasion de l'Ukraine, a déclaré la chef de la diplomatie allemande Annalena Baerbock vendredi à Bruxelles.

"Ce qui est important aujourd'hui, c'est que M. Poutine et M. Lavrov, qui sont responsables de cette situation, seront maintenant sévèrement sanctionnés par l'Union européenne", a-t-elle dit à son arrivée pour une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept qui doivent approuver un paquet de sanctions annoncé jeudi soir.

15h17: Plus de 10.000 Ukrainiens ont fui vers la Roumanie

Plus de 10.000 personnes ont traversé la frontière de l'Ukraine vers la Roumanie en 24 heures, a déclaré vendredi le ministre roumain de l'Intérieur, Lucian Bode, à l'agence de presse Mediafax. Selon le ministre, par rapport aux jours précédents, soit juste avant l'invasion russe, le nombre d'immigrants en provenance d'Ukraine a plus que doublé.

15h10: Boris Johnson et ses alliés d'Europe du Nord estiment nécessaires "plus de sanctions"

14h31: Accord des 27 pour sanctionner Poutine et Lavrov par le gel de leurs avoirs

L'Union européenne va également édicter un gel des avoirs sur son territoire à l'encontre du président russe Vladimir Poutine et de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dans le cadre du nouveau train de sanctions contre l'invasion de l'Ukraine par la Russie, selon des informations de presse (The Financial Times, The New York Times) confirmées par des sources européennes.

14h18: Poutine prêt à envoyer une délégation pour des pourparlers avec l'Ukraine à Minsk

Le président russe Vladimir Poutine est prêt à envoyer une délégation dans la capitale de son allié bélarusse, Minsk, pour des pourparlers avec l'Ukraine qu'il a envahie, a affirmé vendredi son porte-parole cité par les agences russes. "Vladimir Poutine est disposé à envoyer à Minsk une délégation russe au niveau des ministères de la Défense et des Affaires étrangères et de l'administration présidentielle pour des négociations avec une délégation ukrainienne" a dit Dmitri Peskov.

13h48: La situation jugée "préoccupante" à Tchernobyl

L'Ukraine a dit vendredi avoir enregistré des données de radiation préoccupantes à la centrale accidentée de Tchernobyl, tombée aux mains de l'armée russe la veille, Moscou affirmant pour sa part que tout y était sous contrôle. "Il y a eu une hausse des indicateurs au-delà des niveaux de contrôle à 03H20 (02H20 heure belge vendredi)", a indiqué à l'AFP le directeur-adjoint du département ukrainien pour les questions de sécurité des installations nucléaires, Alexandre Grigorach.

"Mais on ne peut pas vérifier, car tout le personnel a été évacué", a-t-il indiqué, joint par téléphone.

Le Parlement ukrainien, la Rada, a lui aussi indiqué sur son compte Telegram que le système automatisé de contrôle avait fait état d'une hausse des "rayons gamma", signe de radioactivité, sans préciser le niveau.

"Du fait de l'occupation et des hostilités, il est actuellement impossible d'établir les raisons" de ces relevés, a-t-il indiqué.

Un porte-parole de l'armée russe a lui assuré qu'il n'y avait aucune inquiétude à avoir pour la sécurité du réacteur qui a explosé en 1986, irradiant une partie de l'Europe, ni son sarcophage, assurant, contrairement à la partie ukrainienne, que le personnel était toujours sur place.


13h44: Le coup de fil Chine-Russie

Le président chinois Xi Jinping s'est entretenu vendredi avec son homologue russe Vladimir Poutine au sujet de la guerre en Ukraine, se disant favorable à une résolution du conflit par la voie diplomatique. La Chine "soutient la Russie dans la résolution (du conflit) par le biais de négociations avec l'Ukraine", a rapporté la télévision publique CCTV dans un compte rendu de l'échange téléphonique. Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi une "opération militaire spéciale" en Ukraine, où les forces russes se rapprochent désormais de la capitale Kiev. Sans employer le terme de guerre ou d'invasion, Xi Jinping a souligné des "bouleversements dans l'Est de l'Ukraine" qui "préoccupent la communauté internationale", selon CCTV. Le compte rendu ne mentionne pas d'appel à l'arrêt des combats par Moscou."La position fondamentale de la Chine est le respect de la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays", a néanmoins indiqué Xi Jinping à son homologue russe. M. Xi a dit attacher de l'importance au respect des "préoccupations raisonnables en matière de sécurité" de la Russie.

13h40: Alexander De Croo réagit sur Twitter

Le Premier ministre s'est exprimé ce vendredi sur Twitter suite à l'annonce des nombreuses arrestations de manifestants anti-guerre an Russie. "Poutine n'aura pas assez de prisons s'il veut faire taire tous ceux qui appellent à la paix et aspirent à la liberté", a écrit le libéral flamand.

13h03 : Poutine "se comporte comme les nazis", accuse un porte-parole de l'UE

Le président russe Vladimir Poutine, qui a affirmé mener une offensive militaire contre l'Ukraine pour "dénazifier" ce pays, "se comporte comme les nazis", a accusé vendredi Peter Stano, porte-parole du chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell.

Vladimir Poutine dit qu'il "veut prévenir un génocide (contre les russophones de l'est de l'Ukraine, ndlr), ce qui est un non-sens total, car il est sur le point d'en commettre un" contre les Ukrainiens, a ajouté ce porte-parole qui s'exprimait à Bruxelles lors du point presse quotidien de l'exécutif européen.

13h00 : Pour le président ukrainien, la réponse européenne à la Russie est trop "lente"

Le président ukrainien a jugé vendredi trop "lente" la réponse européenne à l'invasion russe et demandé que toutes les mesures de représailles soient "sur la table". "Comment allez-vous vous-mêmes vous défendre si vous êtes si lent à aider l'Ukraine ?", a dit Volodymyr Zelensky dans une nouvelle allocution. "Annuler les visas pour les Russes ? Déconnexion (du réseau interbancaire) SWIFT ? Isolement total de la Russie ? Rappel d'ambassadeurs ? Embargo sur le pétrole ? Aujourd'hui, tout doit être sur la table, car c'est une menace pour nous tous, toute l'Europe", a-t-il ajouté.

Il a également invité les Européens ayant une expérience du combat à se rendre en Ukraine pour repousser l'invasion de l'armée russe. "Si vous avez une expérience du combat (...) vous pouvez venir dans notre pays pour défendre l'Europe", a déclaré M. Zelensky.

12h34 : Erdogan reproche à l'UE et à l'Otan leur manque d'action

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est membre de l'Otan, a reproché vendredi à l'Alliance Atlantique et à l'Union européenne leur manque d'"action déterminée" face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. "L'Otan aurait du prendre des mesures plus décisives. L'Europe manque de détermination dans son approche. Tout ce qu'ils font c'est donner des conseils et des avis à l'Ukraine", a insisté le chef de l'Etat qui s'exprimait devant la presse.

12h29 : L'Italie prête à déployer 3400 militaires dans le cadre de l'Otan

Le chef du gouvernement italien Mario Draghi a déclaré vendredi que l'Italie était prête à déployer 3.400 militaires supplémentaires dans les pays de l'Otan après l'invasion russe de l'Ukraine. L'Italie est disposée à mobiliser dans un premier temps "1.400 hommes et femmes de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air", puis 2.000 militaires supplémentaires, a indiqué M. Draghi à la chambre des députés. Ces forces seront employées "dans la zone de responsabilité de l'Otan", a-t-il précisé.

Plusieurs centaines de soldats italiens sont déjà déployés en Lituanie et en Roumanie.

"Notre priorité aujourd'hui doit être de renforcer la sécurité de notre continent et d'exercer la plus grande pression sur la Russie pour qu'elle retire ses troupes et retourne à la table des négociations", a estimé M. Draghi. Il a également annoncé des aides de 110 millions d'euros à l'Ukraine "à des fins humanitaires et de stabilisation macro-financière", ainsi qu'une aide en équipements militaires "en particulier dans le secteur du déminage et de la fourniture d'équipements de protection".

12h10: "Kiev pourrait tomber entre les mains de la Russie dans les jours qui viennent"

Des sources ont affirmé à CNN que les renseignements américains craignaient que Kiev tombe entre les mains de la Russie dans les jours qui viennent. Ce scénario est à l'étude depuis quelques jours (déjà même avant le début de l'invasion) et reste la prévision actuelle, selon les renseignements américains.

12h04: Un train de sanctions supplémentaire d'urgence en préparation, dit Charles Michel

Un train supplémentaire de sanctions contre Moscou est en cours de préparation urgente, a annoncé vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel, après un nouvel entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, et alors que Kiev était sous le feu constant des forces russes. Après un premier paquet de sanctions entré en vigueur mercredi, un second plus "massif et sévère" convenu jeudi soir au sommet européen de Bruxelles (et que les ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent valider ce vendredi après-midi), ces mesures d'urgence supplémentaires formeraient un troisième train de sanctions contre Moscou pour son invasion de l'Ukraine.

Sur Twitter, Charles Michel a souligné la nécessité de mobiliser immédiatement la communauté mondiale pour protéger le droit international.

11h39: La Russie prête à des négociations si l'Ukraine "dépose les armes"

La Russie est prête à des négociations avec l'Ukraine si ce pays en proie à une invasion russe "dépose les armes", a déclaré vendredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. "Nous sommes prêts à des négociations, à n'importe quel moment, dès que les forces armées ukrainiennes entendront notre appel et déposeront les armes", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Moscou.

11h23: Le Kremlin promet des répliques "symétriques ou asymétriques" aux sanctions de l'Occident

Le Kremlin a promis vendredi des répliques "symétriques ou asymétriques" aux sanctions imposées par l'Occident à la Russie en réaction à l'invasion russe de l'Ukraine. "Les mesures de riposte suivront, bien évidemment", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "A quel point elles seront symétriques ou asymétriques, cela va dépendre de l'analyse des restrictions" imposées à la Russie, a-t-il ajouté.

11h19: La Russie affirme "vouloir libérer les Ukrainiens de l'oppression"

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a assuré vendredi que l'objectif de l'invasion russe de l'Ukraine était de "libérer" les Ukrainiens "de l'oppression", laissant entendre que Moscou comptait renverser le pouvoir en place. "Le président Poutine a pris la décision de cette opération militaire spéciale de démilitarisation et de dénazification de l'Ukraine pour que, libérés de cette oppression, les Ukrainiens puissent librement choisir leur avenir", a-t-il dit, lors d'une rencontre avec des responsables séparatistes prorusses de l'Est ukrainien.

11h14: L'attaque à Kiev est une "opération de sabotage menée par un commando de soldats en reconnaissance"

Des combats étaient en cours vendredi dans le quartier d'Obolon, a constaté un journaliste de l'AFP, et plusieurs détonations sourdes étaient aussi entendues depuis le centre-ville. Le ministère ukrainien de la Défense a indiqué sur sa page Facebook qu'il s'agissait d'une opération de sabotage des forces russes menée par un commando de soldats en reconnaissance. Dans ce même message, le ministère ukrainien demande aux civils du quartier de prendre les armes. "Nous demandons aux citoyens de nous informer des mouvements ennemis, faites des cocktails Molotov, neutralisez l'occupant!", est-il écrit dans ce message.

L'armée ukrainienne a aussi affirmé que les forces russes frappaient "de plus en plus souvent des infrastructures civiles".

11h07: "C'est de la folie"



10h51: La finale de la Ligue des Champions déplacée de Saint-Petersbourg à Paris

La finale de la Ligue des Champions de football, initialement prévue le 28 mai à Saint-Petersbourg, en Russie, a été déplacée au Stade de France, à Paris. Le comité exécutif de l'UEFA (Union européenne de football), réuni en urgence, a pris cette décision lundi matin à la suite de l'offensive russe en Ukraine.

10h35: Selon Moscou, 118 sites d'infrastructures militaires ukrainiennes sont paralysés

Jusqu'à présent, la Russie a paralysé les opérations de 118 sites d'infrastructures militaires ukrainiennes, dont 11 aéroports militaires, affirme vendredi matin le ministère de la Défense à Moscou. Cinq avions de combat ukrainiens, un hélicoptère et cinq drones auraient également été abattus, selon un communiqué du porte-parole du ministère Igor Konashenkov. L'authenticité de ses déclarations n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

10h31: Les forces russes approchent de Kiev depuis le nord-est et l'est

Des troupes russes approchaient vendredi de Kiev depuis le nord-est et l'est, une avancée qui s'ajoute à l'offensive depuis le nord annoncée plus tôt dans la matinée, selon la page Facebook de l'état-major de l'armée ukrainienne. "L'ennemi ayant été repoussé par les défenseurs de Tcherniguiv, il cherche à contourner la ville pour attaquer la capitale. Pour cela, il se jette dans la direction Kosoltets-Brovary et Konotop-Nejine-Kiev. Konotop est tombé", selon cette source.

10h16: Une session extraordinaire du conseil des ministres de l'Intérieur de l'UE se tiendra ce weekend

Une session extraordinaire du conseil des ministres de l'Intérieur des vingt-sept pays de l'Union Européenne se tiendra ce weekend pour "évoquer les réponses concrètes à apporter à la situation en Ukraine", a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur français Gérald Darmanin dans un tweet.

"Plusieurs sujets seront à l'ordre du jour, parmi lesquels la réponse européenne à l'impact humanitaire et sécuritaire, ainsi que les mesures de rétorsion", a précisé à l'AFP un conseiller de l'exécutif.

10h15: Le président ukrainien appelle l'UE à alourdir les sanctions contre la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé vendredi l'Union européenne à renforcer les sanctions contre la Russie pour la punir de son invasion de l'Ukraine.

"Toutes les possibilités de sanctions n'ont pas encore été épuisées. La pression sur la Russie doit augmenter. C'est ce que j'ai dit" à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a déclaré M. Zelensky sur Twitter.


10h04: "Le gouvernement demande aux habitants de jeter des cocktails Molotov"

Selon le correspondant de Libération, "les combats se rapprochent de la ville par le nord et le gouvernement ukrainien demande aux habitants de Obolon, la plus grande banlieue résidentielle nord de Kiev, de jeter des cocktails Molotov sur les envahisseurs russes par la fenêtre".


9h57: Le Royaume-Uni promet à l'Ukraine de renforcer son soutien, la Russie interdit tous les avions liés au Royaume-Uni de son espace aérien

La Russie a annoncé vendredi l'interdiction de son espace aérien à tous les avions liés au Royaume-Uni, après des sanctions imposées par Londres à la compagnie aérienne russe Aeroflot en réaction à l'invasion russe de l'Ukraine.

L'espace aérien russe est interdit à tous les avions "appartenant, loués ou exploités par une personne liée à la Grande-Bretagne" et ceux qui y sont enregistrés, a indiqué le régulateur aérien russe Rosaviatsia dans un communiqué. L'interdiction concerne également les vols de transit au-dessus du territoire russe.

9h56: Le point sur les attaques en Ukraine

Guerre en Ukraine: revivez notre direct de ce vendredi 25 février
©AFP



9h52: "Poutine a choisi de sortir l'Ukraine de la carte des Etats"

Le président russe Vladimir Poutine est un "semeur de guerre" qui veut sortir l'Ukraine de "la carte des États", a déclaré vendredi le chef de la diplomatie française, ajoutant que la "sécurité" du président ukrainien Volodymyr Zelensky était menacée par l'offensive russe.

"La guerre est totale. Le président Poutine a choisi la guerre, il a choisi une offensive massive, il a choisi de sortir l'Ukraine de la carte des États", a affirmé Jean-Yves Le Drian sur la radio France Inter.

"L'affaire du Donbass n'était qu'un prétexte. Ce que voulait Poutine, c'est la soumission de l'Ukraine et il poursuivra apparemment jusqu'au bout son offensive", a-t-il ajouté en référence à la région séparatiste prorusse de l'est de l'Ukraine que le maître du Kremlin affirme par cette offensive vouloir protéger.

Parmi ses objectifs de guerre, Vladimir Poutine a fixé une "dénazification" de l'Ukraine et dénoncé la "junte" au pouvoir à Kiev, suggérant clairement ainsi sa volonté de renverser le président Volodymyr Zelensky, élu en 2019.

"La sécurité du président Zelensky est un élément central de ce qu'il se passe maintenant", a souligné le ministre français des Affaires étrangères.

"Nous sommes en situation de pouvoir l'aider si nécessaire (...) Nous prendrons les dispositions qu'il convient de prendre", a-t-il ajouté en refusant toutefois de dire si cette aide pouvait passer par une exfiltration.

"Vladimir Poutine est un semeur de guerre" et l'offensive russe en cours en Ukraine pourrait aussi s'étendre à la Moldavie et la Géorgie, a relevé le chef de la diplomatie française.

"Nous sommes inquiets sur la suite", a souligné Jean-Yves Le Drian, qui était interrogé sur le cas de la Moldavie et de la Géorgie.

9h22: L'UE veut "couper tous les liens entre la Russie et le système financier mondial"

L'Union européenne "veut couper tous les liens entre la Russie et le système financier mondial", a affirmé vendredi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire, après l'annonce d'une nouvelle vague de sanctions contre Moscou dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine.

"Nous voulons isoler financièrement la Russie (...) Nous voulons assécher les financements" de l'économie russe, a-t-il déclaré devant la presse peu avant le début d'une réunion des ministres des Finances à Paris.

8h57: L'AFP affirme que des combats sont en cours dans le nord de la ville de Kiev

Des combats étaient en cours vendredi matin dans un quartier nord de la ville de Kiev, alors que les forces armées russes semblent resserrer l'étau autour de la capitale ukrainienne, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des échanges de tirs et des explosions ont été entendus dans le quartier d'Oblonsky, tandis que plusieurs détonations sourdes étaient aussi entendues depuis le centre-ville.

8h27: De nombreuses arrestations en Russie

Au moins 1.798 personnes ont été arrêtées dans 58 villes en Russie lors de manifestations contre l'invasion de l'Ukraine voisine, rapporte vendredi matin l'organisation indépendante de défense des droits humains OVD-Info. Le compteur affichait jeudi soir quelque 1.500 arrestations. L'association, qui suit les manifestations et les arrestations, rapporte que 988 des arrestations ont eu lieu dans la capitale russe, Moscou.

8h21: Des combats sont en cours au nord de Kiev

Les forces ukrainiennes disaient combattre vendredi matin des unités de blindés russes dans deux localités, Dymer et Ivankiv, respectivement à 45 et 80 km au nord de Kiev, la capitale. "Les troupes aéroportées d'assaut des forces armées de l'Ukraine combattent autour des localités de Dymer et Ivankiv, où sont arrivés un grand nombre de blindés de l'ennemi", a indiqué l'armée de terre sur sa page Facebook.

8h16: "L'Ukraine ne sera pas en mesure de résister longtemps"

Une élue ukrainienne, Lesia Vasylenko, s'est inquiétée au micro de CNN de l'évolution de la situation. "Si cela continue comme cela, au niveau actuel avec des chars qui arrivent, de nombreuses frappes aériennes, l'Ukraine ne sera pas en mesure de résister longtemps à cette agression russe aussi massive", a-t-elle commenté, depuis Kiev. "Nous avons besoin d'aide."

8h11: Le procureur de la Cour Pénale Internationale de plus en plus "préoccupé" par les développements en Ukraine

7h19: Le président ukrainien affirme que les forces russes visent aussi des zones civiles

Le président ukrainien a déclaré vendredi que l'armée russe visait des zones civiles à Kiev, saluant en outre "l'héroïsme" des Ukrainiens face à l'invasion russe et assurant que ses soldats faisaient "tout leur possible" pour défendre le pays.

"Cette nuit, ils ont commencé à bombarder des quartiers civils. Cela nous rappelle (l'offensive nazie) de 1941", a dit Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, prononçant cette phrase en russe à l'attention des citoyens russes.

7h14: Le ministère ukrainien de la Défense affirme avoir détruit un pont pour empêcher les Russes d'avancer vers Kiev

De violents combats sont en cours dans les environs de Kiev. Les forces russes avanceraient avec des véhicules blindés vers la capitale. Afin d'arrêter l'avancée russe, les Ukrainiens auraient détruit un pont sur la rivière Teteriv.

7h06: "Tout le monde a peur"

Afin de contrer l'invasion russe, le président Volodymyr Zelensky a décrété jeudi soir la mobilisation générale et le rappel des réservistes sous 90 jours dans toutes les régions ukrainiennes.

Le dirigeant a par ailleurs regretté que l'Ukraine soit "laissée seule" face à l'armée russe alors que l'Alliance atlantique a indiqué qu'elle n'y enverrait pas de troupes pour la soutenir. "Qui est prêt à combattre avec nous ? Je ne vois personne. Qui est prêt à donner à l'Ukraine la garantie d'une adhésion à l'Otan ? Tout le monde a peur", a-t-il dénoncé.

"Je resterai dans la capitale. Ma famille est aussi en Ukraine. Selon des informations en notre possession, l'ennemi m'a identifié comme la cible numéro un. Et ma famille comme la cible numéro deux", a-t-il affirmé.

6h27: Le président ukrainien "cible première de l'invasion russe"

Selon le porte-parole du Département d'Etat américain, le président ukrainien reste "une cible première de l'invasion russe". Il a affirmé à CNN que Volodymyr Zelensky "représentait à bien des égards les aspirations et les ambitions démocratiques du peuple ukrainien". Le président ukrainien, lui-même, a estimé jeudi soir être la cible n°1 des Russes.

6h21: L'Ukraine dénonce les "horribles" tirs de missiles russes sur Kiev

Le chef de la diplomatie ukrainienne a dénoncé vendredi des tirs de missiles russes qui ont touché Kiev à l'aube, faisant au moins trois blessés, au lendemain du début de l'invasion russe du pays. "Des tirs horribles de missiles russes sur Kiev. La dernière fois que notre capitale a connu quelque chose de semblable, c'était en 1941 quand elle a été attaquée par l'Allemagne nazie. L'Ukraine a vaincu ce démon et vaincra aussi celui-ci", a affirmé Dmytro Kouleba dans un message sur son compte Twitter.

De nombreux résidents se sont mis à l'abri dans les stations de métro de la capitale durant la nuit.

Si des explosions ont été entendues à l'aube à Kiev, un incendie dû à un tir de roquette a aussi été rapporté à la frontière sud du pays. Des décès et blessés sont à déplorer à Primorsky Posad entre la Crimée, annexée par la Russie et l'est séparatiste pro-russe.

L'armée ukrainienne estime que l'armée russe tente d'établir un corridor entre ces deux bastions.


3h58 : "Poutine doit et va échouer", affirme Ursula von der Leyen

Vladimir Poutine "est en train d'essayer de faire main basse sur un pays européen pacifique et de redessiner la carte de l'Europe par la force. Il doit et il va échouer", a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la nuit de jeudi à vendredi, au terme d'un sommet européen extraordinaire à Bruxelles consacré à l'invasion de l'Ukraine.

3h46 : De puissantes explosions dans le centre de Kiev

De puissantes explosions ont été entendues dans le centre de la capitale ukrainienne Kiev dans la nuit de jeudi à vendredi, peu avant 04h00 heure belge, rapportent des journalistes sur place.

Deux fortes explosions ont retenti à l'aube vendredi dans le centre de la ville, au lendemain du début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a entre autres constaté une journaliste de l'AFP. "Les frappes contre Kiev avec des missiles de croisière ou balistique ont repris. J'ai entendu deux fortes explosions", a affirmé pour sa part le vice-ministre ukrainien de l'Intérieur, Anton Gerachtchenko, sur son compte Telegram.

Des milliers de personnes ont trouvé refuge jeudi soir dans des stations de métros de Kiev, après un appel du bourgmestre de la capitale ukrainienne, Vitali Klitsjko.

2h18 : Du personnel de la centrale de Tchernobyl pris en otage

Alors que la Russie a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl en Ukraine, site du pire accident nucléaire de l'histoire en 1986, il est question que du personnel y soit tenu en otage, selon la Maison Blanche, citée par la BBC et Reuters.

"Cette prise d'otage illégale et dangereuse, qui peut suspendre les services de routine nécessaires pour maintenir et protéger les déchets nucléaires, est évidemment incroyablement alarmante et inquiétante", a précisé la porte-parole de la Maison Blanche. Elle a ajouté que Washington "le condamnait et exigeait la libération" des otages.

1h26 : 17 immeubles endommagés par des bombardements à Marioupol

Dix-sept immeubles dans la ville portuaire ukrainienne de Marioupol ont été endommagés par des bombardements, assurent les autorités de la ville. Tous les bâtiments concernés se trouvent à l'est de la cité, principal port à l'est du pays, non loin des lignes de front des combats avec les séparatistes pro-russes.

L'alimentation en électricité a été partiellement perturbée, ont encore décrit les autorités jeudi soir, ajoutant que la distribution d'eau continuait et que les transports publics poursuivaient leurs dessertes gratuitement. Il y a eu 23 citoyens blessés de même que 23 soldats blessés, tous traités dans les cliniques de la ville.

Jeudi soir, les résidents faisaient encore état sur les réseaux sociaux de bombardements et impacts. Un couvre-feu est en place dans cette ville. Des trains d'évacuations sont prévus dans la nuit, alors que 1.700 personnes ont déjà fui.

0h50 : L'Ukraine est "laissée seule" face à la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté dans la nuit de jeudi à vendredi que Kiev se retrouve "laissée seule" face à l'armée russe, faisant au moins 137 tués Ukrainiens depuis lors.

"Qui est prêt à combattre avec nous ? Je ne vois personne. Qui est prêt à donner à l'Ukraine la garantie d'une adhésion à l'Otan ? Tout le monde a peur", a-t-il dénoncé, dans une adresse vidéo publiée sur le compte de la présidence ukrainienne.

Plus tôt dans la soirée, Volodymyr Zelensky avait annoncé par décret une mobilisation générale de tous les hommes en âge de combattre.

0h48 : De nouvelles sanctions japonaises contre la Russie

Le Japon va imposer des sanctions additionnelles à la Russie en réponse à son invasion de l'Ukraine, a annoncé le Premier ministre Fumio Kishida, rejoignant de la sorte les États-Unis et l'Europe pour mettre la pression sur Moscou.

S'exprimant lors d'une conférence de presse, M. Kishida a annoncé que le nouveau paquet de sanctions comprenait un contrôle des exportations de divers produits, dont les stratégiques semi-conducteurs, de même qu'un gel des avoirs détenus par des institutions financières russes. Les délivrances de visas à certains individus et entités russes seront aussi suspendues par Tokyo.