Ukraine: Zelensky remercie la Belgique, le G7 menace la Russie de nouvelles sanctions

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La Rédaction (avec agences)

Quatrième jour d'affrontements entre les forces ukrainiennes et l'armée russe ce dimanche pour le contrôle de la capitale, trois jours après l'invasion lancée par Vladimir Poutine.

23h59 : L'Ukraine fait était de 352 morts parmi les civils, dont 14 enfants

Le ministère ukrainien de la santé a annoncé que 352 civils, dont 14 enfants, sont morts depuis le début de l’invasion russe, rapporte l'agence de presse Reuters. Il a également indiqué que 1 684 personnes, dont 116 enfants, ont été blessées.

23h56 : Le Canada annonce l'envoi d'équipement militaire à l'Ukraine

Le gouvernement canadien a annoncé dimanche l'envoi à l'armée ukrainienne d'équipement militaire de protection, tel que des casques et des gilets pare-balles, mais a exclu à nouveau tout déploiement de troupes face à l'armée russe. Les militaires ukrainiens "ont besoin de casques, de gilets pare-balles, de masques à gaz et de matériel de vision nocturne", a indiqué la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly, lors d'une conférence de presse. Ottawa va ainsi fournir pour 25 millions de dollars canadiens (17,6 millions d'euros) d'équipement militaire de protection à l'armée ukrainienne.

Ce matériel sera "rapidement" acheminé à l'armée ukrainienne via la Pologne, a indiqué en outre la ministre canadienne de la Défense, Anita Anand. "Une mission de combat n'est pas sur la table présentement et elle ne l'est pas non plus pour nos alliés, incluant les États-Unis", a-t-elle ajouté, répondant à une question portant sur un éventuel déploiement de soldats canadiens aux côtés des militaires ukrainiens qui tentent de repousser depuis quatre jours une invasion de l'armée russe.

Le Canada avait annoncé le 14 février dernier l'envoi d'armes et de munitions à l'Ukraine, une première, assorti d'un prêt de 500 millions de dollars canadiens (347 millions d'euros).

23h40 : L’Ukraine annonce que les forces russes ont capturé le port de la ville de Berdyansk

Oleksiy Arestovich, conseiller du président ukrainien Zelensky, a déclaré que les forces russes avaient capturé le port de la mer d'Azov à Berdyansk. La ville de Volnovakha serait également tombée ce soir. Le conseiller a également assuré que six navires russes étaient actuellement en déplacement dans la mer Noire, "à la recherche d'aventures près d'Odessa". Selon lui, les forces ukrainiennes sont prêtes.

23h32 : Le rouble s'écroule de 20% face au dollar à l'ouverture des marchés asiatiques, établissant un nouveau record

23h01 : De nouvelles alertes au raid aérien en Ukraine

Les alertes ont à nouveau retenti dans plusieurs villes d'Ukraine, y compris à Kyiv, à Vinnytsia et à Chernivtsi, selon le média ukrainien The Kyiv Independent.

22h24 : Aeroflot annonce suspendre tous ses vols vers l'Europe

La compagnie aérienne russe Aeroflot a annoncé suspendre à partir de lundi tous ses vols vers l'Europe, après la décision de l'UE de fermer l'ensemble de son espace aérien à tous les avions russes.

"En raison des restrictions concernant l'espace aérien, mises en place par les autorités européennes, Aeroflot suspend à partir du 28 février 2022 et jusqu'à nouvel ordre ses vols vers l'ensemble des destinations européennes", a indiqué la compagnie dans un communiqué publié dimanche soir.

22h03 : Le monument de l'Armée rouge à Sofia repeint aux couleurs de l'Ukraine

Le monument de l'armée soviétique en plein centre de la capitale bulgare Sofia a été repeint dimanche aux couleurs jaune et bleue de l'Ukraine et couvert de slogans dénonçant l'invasion déclenchée par le président russe Vladimir Poutine.

Ukraine: Zelensky remercie la Belgique, le G7 menace la Russie de nouvelles sanctions
©AFP

21h33 : Des pays de l'UE prêts à fournir des avions de combat à l'Ukraine

Des Etats membres de l'Union européenne sont disposés à fournir des avions de combat aux forces armées ukrainiennes, a annoncé dimanche le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

"Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a dit avoir besoin d'avions que les Ukrainiens peuvent piloter. Certains états membre disposent de ce genre d'avions et nous allons les fournir avec d'autres armements nécessaires à une guerre", a précisé Josep Borrell à l'issue d'une réunion en visio-conférence avec les ministres des Affaires étrangères de l'UE, précédé d'un entretien avec le ministre ukrainien.

21h30 : L'espace aérien belge fermé à partir de minuit à tous les avions russes

"A partir de minuit, heure belge, tous les avions russes, y compris privés, sont interdits de survol du territoire belge", indique dimanche soir le ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet, sur Twitter. Plus tôt dans la journée, la Belgique, à l'instar de nombreux autres pays occidentaux, avait annoncé sa décision de fermer son espace aérien aux appareils russes en représailles à l'invasion de l'Ukraine. On ignorait toutefois quand cette mesure entrerait en vigueur.

L'espace aérien belge sera donc fermé à tous les avions russes, y compris les jets privés, dès minuit et jusqu'au 28 mars, une date qui pourra être revue en fonction de l'évolution de la situation.

21h19 : L'Assemblée générale des Nations Unies saisie de l'invasion russe de l'Ukraine

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté dimanche, à la demande des Occidentaux, une résolution convoquant lundi "en session extraordinaire d'urgence" l'Assemblée générale des Nations Unies pour que ses 193 membres se prononcent sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

La résolution, portée par les Etats-Unis et l'Albanie, a été adoptée par 11 pays, la Russie a voté contre, les Emirats arabes unis, la Chine et l'Inde se sont abstenus. Aucun veto n'était possible pour cette saisine en vertu du règlement onusien en vigueur.

21h11 : Kiev accuse Moscou devant la CIJ de planifier des actes de génocide en Ukraine

Kiev accuse la Russie devant la Cour internationale de justice (CIJ) de planifier un génocide en Ukraine, a annoncé dimanche la Cour, organe judiciaire principal des Nations unies.

"Dans sa requête, l'Ukraine accuse également la Fédération de Russie 'de planifier des actes de génocide en Ukraine' et affirme que la Russie 'de manière intentionnelle tue des personnes de nationalité ukrainienne et porte atteinte gravement à leur intégrité physique'", a indiqué dans un communiqué la CIJ, basée à La Haye.

20h54 : l'UE débloque 450 millions d'euros pour fournir des armes à l'Ukraine

Les Etats membres de l'Union européenne ont décidé dimanche de débloquer 450 millions d'euros pour acheter des armes et les livrer aux forces armées ukrainiennes afin de les aider à résister à l'offensive russe, a annoncé le chef de la diplomatie européenne.

"Un accord a été trouvé pour fournir des armements à l'armée ukrainienne pour une valeur de 450 millions et des équipements de protection et du carburant pour 50 millions. Tout cela sera couvert par notre Facilité de paix et notre fonds intergouvernemental. C'est la première fois dans l'histoire que nous allons le faire", a précisé Josep Borrell à l'issue d'une réunion en visio-conférence des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

20h08 : Zelensky remercie la Belgique

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié dimanche soir sur Twitter la Belgique, qui a décidé ce week-end de livrer des armes à l'Ukraine, en plus de matériel militaire. "Agréable d'apprendre qu'en plus des accords d'hier, la Belgique nous envoie 3.000 autres fusils automatiques et 200 armes antichars", a-t-il tweeté, remerciant le Premier ministre Alexander De Croo pour son "leadership".

20h06 : le G7 menace la Russie de nouvelles sanctions

Les pays du G7 ont annoncé dimanche soir être prêts à prendre de nouvelles sanctions contre la Russie, après celles déjà annoncées cette semaine, si elle "ne met pas un terme à sa guerre contre l'Ukraine".

Lors d'une réunion des chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de l'Allemagne, de la France, du Japon, du Canada, de l'Italie et de la Grande-Bretagne, le forum des pays industrialisés a aussi prévenu qu'il ne reconnaîtrait aucun "changement de statut" en Ukraine par la force, autrement dit de territoire qui pourrait être annexé, selon un communiqué diffusé par la présidence allemande du G7.

19h56 : 200 000 ukrainiens réfugiés en Pologne, 368 000 personnes ont fuit les combats

Sur LN24, le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Sammy Mahdi (CD&V), s'est réjouit de voir que les pays européens haussent le ton face à la Russie. Il est également revenu sur le possible visa automatique pour les réfugiés ukrainiens qui est actuellement discuté par les Européens. "Je reviens du Conseil européen où on a discuté de la directive européenne pour obtenir des visas automatiques pour les Ukrainiens. Il faut une majorité qualifiée pour approuver cette proposition de droit de séjour automatique et je pense qu'on va l'avoir. Les pays européens en font une affaire d'honneur et les pays de l'Europe de l'est ont précisé qu'ils vont accueillir un maximum de monde. Même si ça se passe dans des conditions difficiles."

Le commissaire européen chargé de la gestion des crises, Janez Lenarcic, a indiqué dimanche que "selon les estimations, 7 millions d'Ukrainiens vont être déplacés" dans ce pays à cause de l'offensive russe. "Nous assistons à ce qui pourrait devenir la plus grande crise humanitaire sur notre continent européen depuis de très nombreuses années", a-t-il averti.

19h48 : l'ICAN dénonce le "jeu dangereux" de Poutine

La Campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire (ICAN), prix Nobel de la paix en 2017, a dénoncé dimanche le "jeu dangereux" de Vladimir Poutine quant à l'emploi de la dissuasion nucléaire. "Le président Poutine joue un jeu dangereux en plaçant les armes nucléaires en état d'alerte au combat. Notre campagne condamne fermement cette action et nous appelons à un cessez-le-feu immédiat, comme au retrait des forces russes d'Ukraine", a indiqué Jean-Marie Collin, porte-parole de l'ICAN France, dans une déclaration envoyée à l'AFP.

"Le monde se rapproche d'une catastrophe nucléaire, ainsi nous exhortons tous les États dotés d'armes nucléaires de retirer le statut d'état d'alerte de leurs arsenaux et de s'abstenir de menacer d'utiliser leurs arsenaux", a-t-il ajouté.

19h33 : Draghi demande à l'UE "la plus grande fermeté" face à "une agression barbare"

Le Premier ministre italien Mario Draghi a appelé dimanche soir l'Union européenne à réagir avec "la plus grande fermeté" à l'"agression barbare" contre l'Ukraine, qui représente "une menace pour toute l'Europe".

"L'Italie donne son plein soutien au paquet de mesures contre la Fédération russe présenté aujourd'hui par la Commission européenne", a également affirmé M. Draghi dans un bref communiqué publié par ses services.

18h58 : l'UE s'attend à "plus de 7 millions" de personnes "déplacées" par la guerre

Le commissaire européen chargé de la gestion des crises, Janez Lenarcic, a indiqué dimanche que "selon les estimations, 7 millions d'Ukrainiens vont être déplacés" dans ce pays à cause de l'offensive russe. "Nous assistons à ce qui pourrait devenir la plus grande crise humanitaire sur notre continent européen depuis de très nombreuses années", a-t-il averti.

18h45: les sirènes retentissent à Lviv

Selon le reporter Nicolas Delesalle, les sirènes de raid aérien retentissent sur Lviv, une ville située à 71 km de la frontière polonaise.

18h29 : la Suède rompt avec sa doctrine et va livrer des armes antichar à l'Ukraine

La Suède va rompre avec sa doctrine excluant de livrer des armes à un pays en guerre et envoyer 5.000 lance-roquettes antichar à l'Ukraine, a annoncé le gouvernement dimanche. Cette décision "exceptionnelle" est sans précédent depuis 1939, lorsque la Suède avait assisté la Finlande attaquée par l'URSS, a souligné la Première ministre Magdalena Andersson lors d'une conférence de presse.

17h50 : l'armée russe reconnaît pour la première fois des "morts et des blessés" en Ukraine

L'armée russe a reconnu pour la première fois dimanche enregistrer des pertes humaines au cours de son invasion de l'Ukraine, sans pour autant de chiffres.

"Les militaires russes font preuve de courage en exécutant leurs missions de combat (...). Malheureusement, il y a des morts et des blessés. Mais nos pertes sont bien moindres" que dans le camp ukrainien, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov.

Le Kremlin est régulièrement accusé par ses opposants de passer sous silence la mort des soldats russes tués au combat pour ne pas s'attirer les foudres d'une opinion publique encore traumatisée par des conflits très meurtriers, notamment en Afghanistan dans les années 1980, puis en Tchétchénie dans les années 1990 et 2000.

Le gouvernement et les médias russes contrôlés par le pouvoir présentent l'invasion en cours de l'Ukraine comme une "opération" militaire circonscrite au Donbass (est), alors que des combats ont lieu du sud au nord, en passant par Kiev.

Samedi, l'Ukraine a affirmé qu'au moins 198 civils avaient été tués depuis le début de l'invasion russe. Kiev a aussi dit avoir tué plusieurs milliers de militaires russes, une affirmation invérifiable de source indépendante.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée jeudi par Vladimir Poutine, a suscité un tollé international et des sanctions contre Moscou.

17h40 : l'UE ferme son espace aérien aux avions russes et finance l'achat d'armes pour l'Ukraine

"Pour la première fois l'Europe va financer et livrer des armes à un pays attaqué", a annoncé ce dimanche la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

"Nous fermons l'espace aérien de l'UE aux avions appartenant à des Russes, enregistrés en Russie ou contrôlés par des Russes. Ils ne pourront pas atterrir, décoller ou survoler le territoire de l'UE, y compris les jets privés des oligarques. Deuxièmement, nous allons interdire la machine médiatique du Kremlin dans l'UE. Les médias d'État Russia Today et Sputnik, ainsi que leurs filiales, ne pourront plus diffuser leurs mensonges pour justifier la guerre de Poutine. Nous développons des outils pour interdire leur désinformation toxique et nuisible en Europe", a-t-elle poursuivit.

"Troisièmement, nous allons cibler l'autre agresseur dans cette guerre, le régime de Loukachenko, avec un nouveau train de sanctions, qui touchera ses secteurs les plus importants", a détaillé la présidente.

17h34: l'Ukraine veut "essayer" de négocier avec les Russes, sans "trop" y croire

L'Ukraine veut "essayer" de négocier avec la Russie même si elle ne "croit pas trop" que des pourparlers prévus dimanche puissent mettre fin à l'invasion russe, a déclaré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Je dis les choses comme toujours franchement: je ne crois pas trop à un résultat", mais "il faut qu'on essaie", a déclaré M. Zelensky dans une déclaration vidéo, alors que des pourparlers sont prévus dimanche entre Ukrainiens et Russes à la frontière entre l'Ukraine et le Bélarus.

17h29: 16 enfants morts depuis le début de l'offensive russe

Selon le ministère de la Santé ukrainien, 16 enfants ont déjà péri depuis le début de l'attaque russe.

17h23: les Ukrainiens continuent de partir pour se mettre à l'abri

Sur place, Tahar Hani, reporter pour France 24, constate que "la gare de Lviv est prise d'assaut par les voyageurs qui cherchent à quitter le pays. Certains étrangers ont été refoulés de la frontière polonaise et doivent repartir dans leurs villes. Le train vers la Roumanie a été annulé."


17h03 : invasion de l'Ukraine - Le plus grand avion cargo du monde détruit près de Kiev

Le plus grand avion du monde, l'avion cargo Antonov An-225, a été détruit lors d'affrontements près de Kiev, en Ukraine. C'est ce qu'a indiqué dimanche sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba. L'appareil aurait été détruit lors de combats autour de l'aéroport d'Hostomel, au nord-ouest de Kiev, qui est le siège de l'avionneur Antonov. Cette information a également été rapportée par la station de radio ukrainienne Radio Swoboda citant un employé actuel et ancien d'Antonov.

Le ministre Kuleba a tweeté: "La Russie a peut-être détruit notre 'Mriya' (Mriya, qui signifie 'rêve' en ukrainien, est le surnom de l'An-225, NDLR), mais elle ne pourra jamais détruire notre rêve d'un pays européen fort, libre et démocratique."

Pour l'instant, aucune photo ou image ne confirme que le mastodonte a été détruit.

17h00 : un statut de protection pour les Ukrainiens fuyant la guerre

Les ministres européens de l'Intérieur sont réunis dimanche en urgence à Bruxelles pour organiser l'accueil des Ukrainiens fuyant l'offensive russe et discuter de la possibilité de leur accorder une protection temporaire automatique. "Nous devons regarder quel statut on peut attribuer à ces personnes qui fuient le territoire ukrainien dans des conditions extrêmement difficiles", a déclaré le ministre français Gérald Darmanin, dont le pays exerce la présidence du Conseil de l'UE, en arrivant à la réunion.

Il s'agit "d'abord" de les accueillir "le mieux possible en Pologne et dans les pays voisins, de voir comment on peut les aider de façon humanitaire (...) et puis de voir comment, en Europe, on peut leur apporter cette protection" prévue dans le cadre d'une directive de 2001, a-t-il indiqué.

Ce régime, institué en réponse au conflit en ex-Yougoslavie mais qui n'a jamais été utilisé, prévoit l'octroi d'une protection temporaire en cas d'afflux massif de personnes déplacées, et des mesures pour répartir entre pays de l'UE l'effort d'accueil de ces réfugiés.

"La France mettra ce sujet à l'ordre du jour", a dit M. Darmanin alors que le recours à cette directive est notamment réclamé par la Belgique.

"Il faut garantir une protection au niveau européen", a ainsi demandé le secrétaire d'État à l'asile et la migration, Sammy Mahdi. Nous sommes à "un moment historique pour l'Union européenne, un moment où on doit prendre des décisions courageuses (...) Je proposerai d'activer cette directive aujourd'hui le plus vite possible", a-t-il dit.

16h30: plus de 900 arrestations lors de manifestations ce dimanche en Russie

La police russe a arrêté plus de 900 personnes qui participaient dimanche à des manifestations contre la guerre en Ukraine dans 44 villes de Russie. Le total des manifestants arrêtés depuis le début de l'invasion russe en Ukraine s'élève désormais à 4.000, a fait savoir l'organisation de défense des droits humains indépendante OVD-Info. Dimanche marque le septième anniversaire de l'assassinat du chef de l'opposition russe Boris Nemtsov près du Kremlin. Un monument improvisé à sa mémoire a été érigé lors d'une manifestation pour la paix à l'endroit où il a été abattu.

Ukraine: Zelensky remercie la Belgique, le G7 menace la Russie de nouvelles sanctions
©AP/Dmitri Lovetsky
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16h25: l'OMS s'alarme de la pénurie d'oxygène

L 'Organisation mondiale de la santé a réclamé dimanche des couloirs sûrs pour pouvoir acheminer du matériel médical d'urgence au quatrième jour de l'invasion de l'Ukraine, notamment de l'oxygène dont les réserves sont au plus bas. "Il est impératif que le matériel médical pouvant sauver des vies - y compris de l'oxygène - puisse atteindre ceux qui en ont besoin", a souligné l'organisation onusienne dans un communiqué.

"Ces ressources nécessiteront un transit sûr, y compris avec un corridor logistique via la Pologne", ont écrit le patron de l'OMS Tedros Ghebreyesus et son directeur régional pour l'Europe Hans Kluge dans un communiqué commun.

Selon l'OMS, l'approvisionnement en oxygène en Ukraine atteint "une situation très dangereuse", avec "des camions incapables de transporter l'oxygène entre les usines et les hôpitaux". Certains hôpitaux ont déjà épuisé leurs réserves "et la majorité d'entre eux pourraient le faire au cours des prochaines 24 heures". Face au risque de catastrophe humanitaire en Ukraine, l'ONU a déjà réclamé vendredi "un accès sûr et sans entrave" pour l'aide humanitaire en Ukraine, une requête reprise par de nombreux pays ou encore le pape François. L'OMS s'était dite "très inquiète" pour les civils en Ukraine, dont plusieurs centaines de milliers ont déjà fui le pays.

16h16 : le délégué russe présente des excuses lors de la réunion du Giec

Le chef de la délégation de Russie d'une importante réunion de l'ONU sur le climat (Giec) a présenté dimanche des excuses pour l'invasion de l'Ukraine par les forces armées russes, la qualifiant d'injustifiée, selon plusieurs sources qui ont écouté ses paroles lors de cette visioconférence à huis clos réunissant 195 pays. Cette intervention surprise d'Oleg Anissimov faisait suite à une déclaration enflammée de son homologue ukrainienne, Svitlana Krakovska, sur la situation dans son pays.

"Permettez-moi de présenter nos excuses au nom de tous les Russes dans l'incapacité de prévenir ce conflit", a dit M. Anissimov en russe lors de la session plénière de clôture des négociations, ont rapporté à l'AFP trois sources distinctes qui ont écouté la traduction officielle en anglais par l'ONU de ses propos.

"Ceux qui voient ce qui se passe ne parviennent pas à trouver une justification à cette attaque contre l'Ukraine", a-t-il ajouté, exprimant son "immense admiration" pour la délégation ukrainienne, selon ces mêmes sources. L'AFP n'a pas eu accès à son discours en russe.

Interrogé par l'AFP, M. Anissimov a précisé que ses propos ne devaient pas être interprétés comme "une déclaration officielle de la délégation russe". Ils "expriment mon opinion et mon attitude personnelles", a-t-il dit.

16h15 : le Canada ferme son espace aérien "à tous les exploitants d'aéronefs russes"

Le Canada ferme son espace aérien "à tous les exploitants d'aéronefs russes" en réaction à l'invasion de la Russie par les troupes de Vladimir Poutine, a annoncé dimanche sur Twitter le ministre canadien des Transports Omar Alghabra. Deuxième plus vaste pays de la planète, le Canada rejoint ainsi la vaste majorité des Etats européens qui ont tour à tour fermé leur ciel aux compagnies russes. "Nous tiendrons la Russie responsable de ses attaques non provoquées contre l'Ukraine", a annoncé le ministre Alghabra.

15h58 : l'Ukraine ne "capitulera pas" face à Moscou

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a assuré dimanche que son pays ne "capitulera pas" face à Moscou, dénonçant la mise en alerte des forces de dissuasion nucléaires russes comme une tentative de "pression".

"Nous ne nous rendrons pas, nous ne capitulerons pas, nous ne céderons pas un seul centimètre de notre territoire", a lancé M. Kouleba lors d'une conférence de presse vidéo.

Evoquant des pourparlers prévus avec Moscou à la frontière ukraino-bélarusse, M. Kouleba a assuré que les Ukrainiens y allaient "pour écouter ce que la Russie va dire".

"Ce dont nous sommes prêts à discuter est la manière d'arrêter la guerre et de mettre fin à l'occupation de nos territoires", a-t-il poursuivi.

Selon lui, la décision de Vladimir Poutine de placer les forces de dissuasion nucléaire russes en état d'alerte dimanche est "une tentative de faire monter les enchères et mettre la pression sur la délégation ukrainienne".

En cas de guerre nucléaire, "ce sera une catastrophe pour le monde", mais cette menace "ne nous brisera pas", a conclu M. Kouleba.

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba
Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba ©AFP

15h53: l'Ukraine va former une légion étrangère

L'Ukraine est en train de former une légion de combattants étrangers pour l'aider à repousser les forces russes qui ont envahi le pays, a annoncé la présidence dans un communiqué dimanche. La ministre britannique des Affaires étrangères a réagi, déclarant qu'elle soutiendrait les Britanniques qui souhaitaient partir combattre en Ukraine. "Tous les étrangers désirant rejoindre la résistance aux occupants russes et protéger la sécurité mondiale sont invités par les autorités ukrainiennes à rejoindre les forces de défense", indique le communiqué de la présidence ukrainienne. Il est précisé qu'une unité spéciale sera formée sous le nom de "Légion internationale".

Les volontaires sont appelés à se rendre dans les ambassades d'Ukraine dans leur pays. Le président Volodymyr Zelensky avait déjà appelé vendredi les Européens ayant une expérience du combat à se rendre en Ukraine pour combattre l'armée russe. Un appel qui a déjà trouvé un écho au Royaume-Uni, puisque la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a déclaré qu'elle soutiendrait "absolument" les ressortissants britanniques qui choisiraient de se rendre en Ukraine pour aider à combattre l'invasion russe.

Elle répondait à une question sur la chaîne BBC: "C'est une chose à propos de laquelle les gens peuvent prendre leurs propres décisions. Le peuple ukrainien se bat pour la liberté et la démocratie, pas seulement pour l'Ukraine mais pour toute l'Europe. Absolument, si les gens veulent soutenir cette lutte, je les soutiendrai dans leur démarche."

La légion internationale que veut former le président Zelensky rappelle les Brigades internationales qui ont combattu les fascistes pendant la guerre civile espagnole dans les années 1930. Par le passé, des questions ont été soulevées quant à la légalité du départ de Britanniques pour combattre dans des conflits étrangers. En 2014, le Crown Prosecution Service a averti que les ressortissants britanniques partis combattre dans la guerre civile syrienne risquaient d'être poursuivis par la justice, même s'ils avaient rejoint les rebelles qui luttent pour renverser le président Bachar el-Assad.

15h51 : un vol d'Aeroflot à destination de Bruxelles fait demi-tour

Un vol de la compagnie russe Aeroflot à destination de Brussels Airport a fait demi-tour pour retourner à Moscou, d'où il était parti, selon le site Flightradar. L'information a été confirmée par l'aéroport bruxellois. L'avion avait décollé dimanche midi de Moscou mais a fait demi-tour au-dessus de la Finlande, en raison probablement du nombre croissant de pays fermant leur espace aérien aux compagnies russes.

Une mesure également prise par la Belgique même si elle ne devrait pas être d'application avant ce dimanche soir. Outre Aeroflot, deux compagnies cargo russes sont également actives à Liège Airport (AirBridgeCargo et Atran).

15h48: Poutine "fabrique des menaces", dénonce la Maison Blanche

Les Etats-Unis ont dénoncé dimanche une escalade "inacceptable" par Moscou, qui a annoncé la mise en alerte de la "force de dissuasion" nucléaire de son armée, Washington accusant Vladimir Poutine de "fabriquer des menaces qui n'existent pas".

Cette annonce de Moscou "signifie que le président Poutine continue l'escalade dans cette guerre, d'une manière qui est totalement inacceptable", a déclaré sur CBS l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield. "Nous devons continuer à dénoncer ses actions de la façon la plus sévère qu'il soit", a-t-elle ajouté.

M. Poutine "fabrique des menaces qui n'existent pas", a pour sa part dénoncé dimanche la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki, interrogée sur la question sur ABC.

"Il s'agit d'un schéma répété que nous avons observé de la part du président Poutine durant ce conflit, qui est de fabriquer des menaces qui n'existent pas afin de justifier la poursuite d'une agression", a dénoncé Jen Psaki.

"A aucun moment la Russie n'a été menacée par l'Otan ou l'Ukraine (...) Nous allons résister à cela. Nous avons la capacité de nous défendre", a-t-elle ajouté.

Les forces de dissuasion russes sont un ensemble d'unités dont le but est de décourager une attaque contre la Russie, "y compris en cas de guerre impliquant l'utilisation d'armes nucléaires", selon le ministère de la Défense russe.

M. Poutine a justifié cette décision par les "déclarations belliqueuses de l'Otan" envers la Russie.

15h30 : L'Espagne annonce à son tour la fermeture de son espace aérien aux compagnies russes

L'Espagne a annoncé qu'elle allait fermer son espace aérien aux compagnies aériennes russes, à l'instar des pays européens ayant pris une mesure similaire en représailles à l'invasion russe en Ukraine.

"L'Espagne procédera à la fermeture de l'espace aérien aux compagnies aériennes russes", a indiqué le ministère espagnol des Transports sur Twitter, ajoutant que "conformément aux lignes directrices de coopération fixées par l'Union européenne, cette mesure aura des effets sur les vols opérés par les compagnies aériennes russes qui utilisent l'espace aérien espagnol".

15h20 : Au moins 100.000 personnes manifestent à Berlin

Au moins 100.000 personnes manifestaient dimanche à Berlin en solidarité avec l'Ukraine envahie par les troupes russes, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la police de la capitale allemande alors que les organisateurs évoquaient 500.000 participants. Les manifestants, réunis devant la Porte de Brandebourg et le Reichstag, le bâtiment de la chambre des députés, arboraient des drapeaux aux couleurs jaune et bleue du drapeau ukrainien, a constaté une journaliste de l'AFP.

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15h18 : Le dirigeant israélien a parlé avec Poutine

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett s'est entretenu dimanche au téléphone avec le président russe Vladimir Poutine dont les forces armées ont envahi l'Ukraine. "Les deux hommes ont discuté dans l'après-midi de la situation entre la Russie et l'Ukraine", a indiqué un communiqué du bureau du dirigeant israélien, sans autres précisions.

Cet entretien est l'un des rares de M. Poutine avec un dirigeant étranger depuis l'invasion de l'Ukraine jeudi.

Vendredi, M. Bennett avait parlé avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Selon la télévision publique israélienne, Volodymyr Zelensky a demandé lors de cette conversation téléphonique à M. Bennett d'entreprendre une médiation entre l'Ukraine et la Russie.

Dimanche, M. Bennett a dit au président russe qu'"Israël est prêt à aider autant que nécessaire et à n'importe quel moment en vue d'un règlement de la crise et pour rapprocher les parties", a indiqué un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat. "Cela est dû au statut spécial d'Israël et à (ses) bonnes relations avec toutes les parties", a ajouté le responsable, ajoutant que "les deux dirigeants ont convenu de maintenir les contacts entre la Russie et Israël".

Jeudi, le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid a dénoncé comme une "grave violation de l'ordre mondial" l'invasion russe de l'Ukraine. Mais il a souligné les "liens anciens et profonds" unissant son pays à la Russie et l'Ukraine, principaux viviers de l'aliyah, l'immigration juive en Israël.

15h05 : Explosion dans une zone résidentielle à Kiev

Une explosion a détruit sept voitures et fait éclater les fenêtres d'un immeuble à appartements de 16 étages à Kiev, a indiqué la municipalité. Les autorités de la capitale ont également publié une image montrant un cratère qui pourrait avoir été créé par une grenade. L'agence DPA n'a pas pu vérifier de manière indépendante si les forces russes étaient derrière l'attaque.

L'Ukraine a accusé la Russie d'avoir pris pour cible des civils lors de son invasion du pays - une accusation rejetée par Moscou.

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a écrit sur l'application de messagerie Telegram que neuf civils ont été tués dans la capitale ukrainienne ces derniers jours, dont un enfant. Dix-huit membres des forces de sécurité ukrainiennes ont également été tués.

Selon le maire, 106 personnes ont été blessées jusqu'à présent, dont 47 civils.

14h40 : L'Ukraine confirme des pourparlers avec Moscou à la frontière ukraino-bélarusse

La présidence de l'Ukraine a indiqué dimanche avoir accepté des pourparlers avec la Russie et qu'ils se dérouleront à la frontière avec le Bélarus, près de Tchernobyl, une décision après une médiation du président bélarusse Alexandre Loukachenko. "La délégation ukrainienne rencontrera la (délégation) russe sans fixer de conditions préalables sur la frontière ukraino-bélarusse, dans la région de la rivière Pripiat", a déclaré la présidence sur les réseaux sociaux.

14h27 : Poutine annonce mettre en alerte la "force de dissuasion" russe

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dimanche mettre en alerte la "force de dissuasion" de l'armée russe, qui peut comprendre une composante nucléaire, au quatrième jour de l'invasion de l'Ukraine par Moscou. "J'ordonne au ministre de la Défense et au chef d'état-major de mettre les forces de dissuasion de l'armée russe en régime spécial d'alerte au combat", a déclaré M. Poutine lors d'un entretien avec ses chefs militaires retransmis à la télévision.

M. Poutine a justifié cette décision par les "déclarations belliqueuses de l'Otan" envers la Russie. Il a également critiqué les sanctions économiques prises à l'encontre de la Russie pour son invasion de l'Ukraine, selon lui "illégitimes".

Les forces de dissuasion russes sont un ensemble d'unités dont le but est de décourager une attaque contre la Russie, "y compris en cas de guerre impliquant l'utilisation d'armes nucléaires", selon le ministère de la Défense.

Ces forces sont équipées de missiles, de bombardiers stratégiques, de sous-marins et de navires de surface. Sur le plan défensif, elles comprennent un bouclier anti-missile, des systèmes de contrôle spatiaux, de défense antiaérienne et antisatellite.

14h06 : Après les bombardements de la nuit, le calme est revenu à Kiev

13h57 : La France ferme a sont tour son espace aérien aux avions russes

La France va fermer son espace aérien "aux avions et compagnies aériennes russes" à compter de dimanche soir, a annoncé sur Twitter le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. La France emboîte le pas à de nombreux autres pays européens qui ont pris une mesure similaire en représailles à l'invasion de l'Ukraine par la Russie face à laquelle "l'unité de l'Europe est totale", a souligné le ministre.

13h55 : Le Japon va participer à l'exclusion de banques russes du réseau financier Swift

Le Japon se joindra aux pays occidentaux pour exclure certaines banques russes de la plateforme Swift, rouage essentiel de la finance mondiale, a annoncé dimanche son Premier ministre, accentuant ainsi la pression sur Moscou après l'invasion de l'Ukraine.

13h46 : "L'Ukraine sera le Waterloo de Poutine"

L'invasion russe de l'Ukraine finira par échouer et deviendra une débâcle pour le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré dimanche à la télévision néerlandaise le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, pour qui "cela sera le Waterloo" de Poutine. Le Néerlandais estime que Vladimir Poutine est le moteur de cette guerre et qu'il existe peu de soutien dans son entourage pour l'invasion de l'Ukraine.

Pour le Commissaire européen, l'Otan ne s'impliquera pas dans le conflit et il ne sera pas question d'utiliser des armes nucléaires. "Les armes nucléaires sont efficaces tant que vous ne les utilisez pas", a-t-il dit.

Frans Timmermans juge également que l'Union européenne devra davantage investir dans sa défense. Quant aux réfugiés ukrainiens, ils seront accueillis dans toute l'UE, selon lui.

13h44 : La Belgique va fournir 3000 fusils automatiques et 200 armes antichars supplémentaires


13h39 : L'UE a commencé à livrer des quantités "significatives" d'armements à l'Ukraine

Les pays de l'Union européenne ont commencé à livrer des quantités "significatives" d'armements à l'Ukraine pour lui permettre de se défendre contre l'attaque massive lancée par la Russie, ont affirmé dimanche plusieurs responsables européens. Des livraisons ont eu lieu samedi et d'autres vont être effectuées dimanche. Elles sont "significatives et vont permettre aux Ukrainiens de se défendre", a précisé l'un d'eux.

13h25 : Poutine accuse l'Ukraine de ne pas "saisir l'opportunité" de pourparlers

Le président russe Vladimir Poutine a accusé l'Ukraine de ne pas "saisir l'opportunité" de pourparlers qu'il veut imposer au Bélarus, pays d'où la Russie a lancé une partie de son invasion de l'Ukraine. "La délégation russe se trouve dans la ville bélarusse de Gomel et est prête à négocier avec les représentants de Kiev; ceux-ci, faisant preuve d'incohérence, n'ont pas saisi cette opportunité jusqu'à présent", a déclaré M. Poutine lors d'un appel téléphonique avec le Premier ministre israélien Naftali Bennett, selon un communiqué du Kremlin.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part déclaré dimanche avoir discuté avec son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko. "J'ai discuté avec Alexandre Loukachenko", a indiqué M. Zelensky sur Facebook sans d'autres précisions.

13h08 : Les forces ukrainiennes contrôlent Kharkiv, "éliminent" les troupes russes

La deuxième ville d'Ukraine, Kharkiv (nord-est), est sous le contrôle des forces ukrainiennes, a indiqué dimanche le gouverneur régional Oleg Sinegoubov, quelques heures après avoir annoncé une percée de l'armée russe et des combats de rue. "Kharkiv est sous notre contrôle total" a écrit M. Sinegoubov sur les réseaux sociaux, assurant qu'une "élimination des ennemis dans la ville" était en cours.

12h59 : L'Allemagne rend les trains gratuits pour tous les Ukrainiens en provenance de Pologne

L'Allemagne autorise à partir de dimanche tous les réfugiés ukrainiens en provenance de Pologne à circuler gratuitement à bord des trains longue distance, a annoncé la compagnie nationale publique des chemins de fer Deutsche Bahn.

"En collaboration avec les chemins de fer polonais, la Deutsche Bahn se prépare à mettre sur les rails (...) des wagons et des trains spéciaux supplémentaires" si des réfugiés ukrainiens, fuyant la guerre, arrivent en masse, a ajouté la Bahn dans un communiqué alors que Berlin s'est dit prêt à accueillir des Ukrainiens et à aider massivement les pays frontaliers de l'Ukraine, notamment la Pologne.

12h50 : Le pape demande "que les armes se taisent" en Ukraine

Le pape François a demandé dimanche "que les armes se taisent" en Ukraine, affirmant avoir "le coeur meurtri par ce qui se passe" dans ce pays envahi par la Russie.

"Que les armes se taisent", a-t-il lancé à l'issue de sa traditionnelle prière en public de l'Angélus place Saint-Pierre. "Dieu est avec ceux qui recherchent la paix, pas avec ceux qui recourent à la violence".

12h31 : L'Italie ferme son espace aérien à la Russie et annonce le versement de 110 millions d'euros à l'Ukraine

L'Italie a décidé à son tour de fermer son espace aérien à la Russie, a annoncé un porte-parole du gouvernement dans un bref communiqué dimanche, sans préciser l'entrée en vigueur de cette mesure. "L'Italie ferme son espace aérien à la Russie", a affirmé le porte-parole dans un communiqué lapidaire. L'Allemagne, la Belgique et le Luxembourg ont aussi annoncé dimanche fermer leur ciel aux compagnies russes, comme de nombreux autres pays en représailles à l'invasion de l'Ukraine.

L'Italie a versé 110 millions d'euros d'aide au gouvernement ukrainien, "un signe concret de solidarité et de soutien", a annoncé dimanche sur Twitter le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio. "J'ai communiqué à mon collègue Dmytro Kuleba que je viens de signer une résolution qui dispose le versement immédiat de 110 millions d'euros au gouvernement de Kiev, un signe concret de solidarité et de soutien de l'Italie à un peuple avec lequel nous entretenons un rapport fraternel", a écrit le ministre sur son compte Twitter.

12h30 : le point sur les combats à la mi-journée

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué que la nuit avait été "dure" en Ukraine, dimanche, au quatrième jour de l'offensive lancée par Vladimir Poutine, des bombardements russes ayant visé selon lui des zones habitées.

Des combats de rue entre forces ukrainiennes et armée russe étaient en cours à Kharkiv (nord-est), deuxième ville d'Ukraine proche de la frontière russe, où les autorités ont rapporté une "percée" des troupes de Moscou. Des blindés légers abandonnés ou en feu sont visibles dans les rues, tandis que les coups de feu et les explosions sporadiques résonnent dans la ville, en grande partie déserte, les habitants se terrant chez eux.

La bataille pour le contrôle de Kiev se poursuit par ailleurs. Les sirènes d'alarme anti-aériennes ont retenti dans la nuit selon le Service officiel des communications spéciales, qui a alors appelé les habitants à se réfugier dans les abris de la capitale, mais la situation était calme au matin.

A une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kiev, des combats se poursuivent aussi pour le contrôle de la base aérienne de Vassylkiv, empêchant les pompiers d'intervenir pour éteindre l'important incendie d'un dépôt de pétrole frappé dans la nuit par un missile russe près de cette ville, selon les autorités locales.

12h18 : L'Ukraine a saisi la Cour internationale de Justice contre la Russie

L'Ukraine a saisi la Cour internationale de justice à La Haye contre la Russie, afin que la juridiction ordonne à Moscou de cesser les hostilités, a annoncé dimanche le président ukrainien. "Nous demandons une décision urgente ordonnant à la Russie de cesser son activité militaire, et nous attendons que les audiences débutent la semaine prochaine", a écrit Volodymyr Zelensky sur Twitter.

12h16 : Olaf Scholz se dit toujours ouvert à des discussions avec la Russie

Le chancelier allemand Olaf Scholz s'est dit dimanche ouvert à des discussions avec la Russie malgré l'invasion de l'Ukraine, tout en agitant la menace de nouvelles sanctions occidentales contre Moscou. "Nous ne refuserons pas de discuter avec la Russie. Même dans cette situation extrême, il est du devoir de la diplomatie de maintenir ouverts les canaux de discussion", a-t-il assuré lors d'une séance extraordinaire du Bundestag. Il a cependant averti que les Occidentaux "se réservaient "le droit d'imposer" de nouvelles sanctions à Moscou après deux paquets adoptés en quelques jours.

11h57 : L'Allemagne ferme son espace aérien aux compagnies russes

L'Allemagne fermera son espace aérien aux avions russes à partir de dimanche après-midi à 15h00 en raison de la guerre en Ukraine, a indiqué le ministre fédéral des Transports. La mesure s'applique aux vols à destination de l'Allemagne, mais aussi aux avions qui survolent le pays. Les vols humanitaires sont exclus de l'interdiction. De telles interdictions sont déjà en vigueur dans plusieurs pays de l'Union européenne dont la Belgique qui l'a annoncé en fin de matinée dimanche. La Russie a aussi déclaré qu'elle fermerait son espace aérien à ces pays.

Les avions en provenance d'Europe occidentale qui se rendent au Japon ou en Corée du Sud doivent habituellement passer par la Russie. Les compagnies aériennes doivent désormais trouver d'autres itinéraires, ce qui entraînera probablement des temps de vol plus longs et une consommation de carburant plus élevée

11h56 : Le nombre de réfugiés d'Ukraine atteint 368.000 et continue à augmenter

Quelque 368.000 réfugiés ont fui les combats en Ukraine depuis l'invasion russe déclenchée jeudi pour les pays voisins et leur nombre "continue à augmenter", ont indiqué dimanche les Nations unies. Ce nombre "est basé sur les données mises à disposition par les autorités nationales", a souligné le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) dans un tweet.

Le nombre de réfugiés d'Ukraine continue en outre à augmenter, ajoute cet organe onusien.

Samedi matin, le bilan était d'environ 120.000 personnes déplacées hors du territoire. Le flux de personnes fuyant l'Ukraine est particulièrement élevé vers la Pologne. Le passage des frontières pouvait au cours du week-end être de près de 40 heures. L'ONU craint que pas moins de 4 millions d'Ukrainiens risquent de quitter leur pays si la situation ne s'améliore pas dans le conflit russo-ukrainien.

11h42 : L'Ukraine signale la mort de plus de 4300 soldats russes

Les autorités ukrainiennes affirment que la Russie a perdu pas moins de 4.300 soldats dans les combats depuis le début de l'invasion de l'Ukraine. En outre près de 150 tanks et environ 700 véhicules armés russes ont été détruit, selon Kiev. L'information, qui n'a pas été vérifiée par un organe indépendant, a été communiquée par le vice-ministre ukrainien en charge de la Défense. Il a ajouté que les données arrivaient tardivement, si bien que certains chiffres ne sont comptabilisés qu'un jour plus tard.

Le ministère russe de la Défense n'a pas communiqué de décompte des décès dans ses rangs. Il a avancé que 471 soldats ukrainiens ont été capturés durant les combats en Ukraine, et que 975 cibles militaires ont été détruites.

Huit avions de combat et sept hélicoptères de même que 11 drones de combat ont été abattus, a ajouté le ministère russe. Vingt-huit avions auraient aussi été détruits au sol, ainsi que 223 tanks et autres véhicules de combat.

11h28 : Le monde est entré dans "une nouvelle ère"

Lors d'une séance extraordinaire du Bundestag ce dimanche, le chancelier allemand Scholz a fait plusieurs annonces concernant la guerre en Ukraine. "Avec l'invasion de l'Ukraine, nous sommes entrés dans une nouvelle ère", a-t-il affirmé. En Ukraine, "les gens ne défendent pas seulement leur patrie. Ils se battent pour la liberté et leur démocratie. Pour des valeurs que nous partageons avec eux", a-t-il ajouté.

11h17 : Le Portugal annonce l'envoi de matériel militaire à l'Ukraine

Le Portugal va soutenir l'Ukraine en lui envoyant des équipements militaires, à la demande des autorités de ce pays, a indiqué le ministère de la défense portugais dans un court communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche. Le Portugal va livrer notamment à l'Ukraine "des gilets, des casques, des lunettes de vision nocturne, des grenades, des munitions de différents calibres" ou encore des "fusils automatiques G3", précise le ministère de la Défense.

"Le Portugal soutient l'Ukraine qui se défend contre une invasion injustifiée, illégale et inacceptable", a écrit le ministre de la Défense Joao Cravinho sur son compte Twitter.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Augusto Santos Silva a indiqué samedi à la chaîne CNN Portugal que le Portugal était "totalement ouvert" à l'accueil de "milliers d'Ukrainiens" contraints de fuir leur pays. Il a également précisé que le Portugal avait "suspendu" l'examen des dossiers de candidatures des citoyens russes aux "visas dorés", des permis de séjour accordés aux investisseurs étrangers fortunés.

Des manifestations de solidarité avec l'Ukraine sont prévues dimanche après-midi dans la capitale portugaise après une initiative samedi qui a rassemblé des centaines de personnes devant le palais présidentiel de Belem. "Nous sommes solidaires du courage du peuple ukrainien", a dit le président Marcelo Rebelo de Sousa en s'adressant aux manifestants leur assurant que la "communauté internationale fera tout ce qu'il est légitime de faire".

11h06 : La Belgique ferme son espace aérien à toutes les compagnies russes

10h57 : La Grèce va envoyer du "matériel défensif" à l'Ukraine

La Grèce va envoyer "des équipements défensifs" et une aide humanitaire à l'Ukraine, a annoncé dimanche son Premier ministre alors qu'Athènes accuse la Russie d'avoir tué des Ukrainiens d'origine grecque dans des villages ukrainiens. Deux avions de transport militaire C-130 partiront dimanche pour la Pologne, a indiqué le bureau du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis dans un communiqué.

Aucune précision n'a été communiquée sur le type de matériel qui sera expédié.

Un lot d'aide humanitaire sera séparément acheminé, également dimanche, accompagné par le vice-ministre de la Défense Nikos Hardalias, selon la même source.

L'ambassadeur russe à Athènes va être convoqué dimanche au ministère, en signe de protestation.

Au moins dix membres de la communauté grecque d'Ukraine, qui compte plus de 100.000 personnes, ont été tués samedi dans des raids aériens qu'Athènes qualifie d'"actes criminels inacceptables". Six de ces décès sont survenus dans ou près du village de Sartana (Sud), où six autres personnes d'origine grecque ont également été blessées, dont un enfant, a précisé le ministère. Ils ont été victimes d'un "meurtre aérien", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, l'ambassade de Russie à Athènes a exprimé samedi sa "profonde tristesse" face à ces décès, mais a affirmé que la Russie visait "exclusivement" des cibles militaires en Ukraine. "Nous ne bombardons pas les zones habitées et les villages, ni aucune infrastructure politique ou culturelle", a assuré l'ambassade, ajoutant que l'armée ukrainienne et "les escadrons nazis nationalistes sont connus depuis des années pour frapper les civils."

Mais le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, Alexandros Papaioannou, a accusé dimanche l'ambassade russe de mentir. "Ce que l'ambassade a dit, je suis désolé de le dire, est une fausse information. Nous en avons la preuve", a déclaré M. Papaioannou à Skai TV. "Les bombes orthodoxes ont tué des Grecs de souche orthodoxe", a-t-il déclaré.

10h49 : Finlande, Danemark et Roumanie vont fermer leurs espaces aériens aux avions russes

La Finlande et la Roumanie ont manifesté dimanche leur intention de fermer leurs espaces aériens aux avions russes en représailles à l'invasion de l'Ukraine, ont annoncé les autorités de ces pays, rejoignant de nombreux pays européens. La Finlande, pays nordique qui partage une frontière de plus de 1.300 kilomètres avec la Russie "se prépare à fermer l'espace aérien au trafic aérien russe", a déclaré le ministre des Transports Timo Harakka dans un tweet publié dans la nuit de samedi à dimanche.

Le moment d'entrée en vigueur de la mesure n'a pas été précisé.

La compagnie nationale finlandaise, Finnair, est spécialisée dans les liaisons Europe-Asie survolant la Russie. Mais son trafic est actuellement très réduit du fait du Covid-19 et des restrictions d'entrée en Asie.

Dimanche matin, le Danemark a également annoncé la fermeture de son ciel aux avions russes dont les jets privés. Lors de la réunion prévue dimanche des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, "nous pousserons pour une fermeture à l'échelle de l'UE", a déclaré sur Twitter le chef de la diplomatie danoise Jeppe Kofod.

La Roumanie enfin a décidé d'interdir tous les vols commerciaux et non-commerciaux, tout en faisant une exception pour les vols d'urgence et humanitaire.

Avec les nombreux pays ayant déjà fermé ou annoncé la fermeture de leur espace aérien (Estonie, Pologne, République tchèque, Bulgarie, Allemagne...), le trafic aérien russe se retrouve face à une très vaste zone de non-survol en Europe, contraignant à d'énormes détours les vols vers l'ouest.

Moscou a commencé de son côté à interdire, à son tour, aux avions provenant de ces pays de traverser son espace aérien.

La Finlande par ailleurs doit également valider dimanche l'envoi en Ukraine de gilets pare-balles, de casques et d'un hôpital mobile pour soutenir le pays face à l'invasion russe. Helsinki a également donné son feu vert à l'envoi par l'Estonie d'une quarantaine d'obusiers en Ukraine. Leur transfert au pays en guerre est soumis à l'approbation de l'Allemagne et de la Finlande, anciens propriétaires de ces pièces d'artillerie.

10h27 : Le conflit en Ukraine pourrait durer "plusieurs années"

Le conflit en Ukraine pourrait durer "plusieurs années", a estimé dimanche matin la cheffe de la diplomatie britannique, suggérant aussi que la guerre entamée en Ukraine pourrait entamer le début de la fin pour Vladimir Poutine. L'assaut militaire russe en Ukraine "pourrait bien être le début de la fin" pour le président russe Vladimir Poutine, a déclaré la Secrétaire aux Affaires étrangères Lizz Truss dimanche matin, s'exprimant sur Sky News.

"Nous observons une forte et brave résistance ukrainienne" et Londres compte "continuer à leur fournir des armes et un soutien économique", a poursuivi la diplomate.

Selon Mme Truss, le dirigeant russe fait "une erreur stratégique" vu l'ampleur des sanctions occidentales à même d'endommager l'économie russe.

Elle est toutefois d'avis que le conflit pourrait s'étirer "un certain nombre d'années". "Cela ne va pas être fini rapidement, je le crains", a-t-elle fait part, inquiète aussi que le conflit se révèle très "sanglant"

9h55 : Zelensky salue la formation d'une "coalition" internationale aidant l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué dimanche la formation d'une "coalition" internationale de pays fournissant une aide à l'Ukraine, au quatrième jour de l'invasion de son pays par la Russie.

"Nous recevons des armes, des médicaments, de la nourriture, du carburant, de l'argent. Une coalition internationale forte s'est formée pour soutenir l'Ukraine, une coalition anti-guerre", a dit M. Zelensky dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

9h34 : La Belgique libère 3 millions d'euros d'aide humanitaire pour l'Ukraine


9h31 : "La nuit passée fut difficile"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué dimanche que la nuit avait été "difficile" en Ukraine, avec des bombardements russes ayant visé selon lui des zones habitées. "La nuit passée fut difficile, de nouveau des tirs, de nouveau des bombardements de quartiers habités, d'infrastructures civiles. Il n'y a aujourd'hui rien que l'occupant ne considère pas comme une cible légitime", a-t-il dit dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

"Vassylkiv, Kiev, Cherniguiv, Soumi, Kharkiv et beaucoup d'autres villes vivent dans des conditions qu'on n'avait pas vues sur nos terres (...) depuis la Seconde guerre mondiale", a souligné le président ukrainien.

Il s'est adressé aux Bélarusses, dont le pays sert de base arrière aux forces russes ayant envahi l'Ukraine jeudi pour attaquer Kiev.

"De votre territoire, c'est nos enfants qu'on tue", a-t-il dit, "comment allez-vous pouvoir regarder vos enfants dans les yeux, comment allez-vous vous regarder dans les yeux, les uns les autres? Comment-allez vous regarder vos voisins dans les yeux? Vos voisins, c'est nous"

8h54 : Le président ukrainien se dit prêt à des négociations avec Moscou, mais pas au Bélarus

Le président ukrainien a rejeté dimanche la proposition russe de pourparlers à Gomel au Bélarus, car ce pays sert de base arrière à l'invasion de l'Ukraine, affirmant que "n'importe quelle autre ville" conviendrait.

"Varsovie, Bratislava, Budapest, Istanbul, Bakou. Nous les avons toutes proposées. Et n'importe quelle autre ville nous conviendrait", a-t-il dit dans une vidéo en ligne.

8h41 : Combats de rue en cours à Kharkiv, deuxième ville du pays

Des combats de rue entre forces ukrainiennes et armée russe sont en cours dimanche à Kharkiv (nord-est), deuxième ville d'Ukraine où les autorités ont rapporté une "percée" des troupes de Moscou, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les combats ont lieu depuis la matinée avec des blindés légers abandonnés ou en feu visibles dans les rues, tandis que les coups de feu et les explosions sporadiques résonnent dans la ville, en grande partie déserte, les habitants se terrant chez eux.

Une colonne de quatre véhicules blindés TIGR russes est notamment laissée abandonnée et un camion militaire en feu, les combats se déroulant dans plusieurs endroits y compris dans le centre, selon le journaliste de l'AFP.

Le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Sinegoubov, avait peu auparavant annoncé une percée des véhicules légers de l'ennemi russe" dans cette ville du nord-est de l'Ukraine, près de la frontière russe, qui compte 1,4 million d'habitants.

"Les forces armées ukrainiennes éliminent l'ennemi", a-t-il ajouté.

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8h31 : Le Kremlin évoque à nouveau des négociations, Poutine salue "l'héroïsme" de ses forces

Le Kremlin a assuré dimanche être prêt à négocier avec l'Ukraine, proposant comme lieu de rencontre Gomel au Bélarus, pays d'où la Russie a envahi son voisin, tandis que le président russe saluait "l'héroïsme" de ses forces. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est dit prêt à des négociations avec Moscou, mais pas au Bélarus.

Une délégation de représentants des "ministères des Affaires étrangères, de la Défense et d'autres services, notamment de l'administration présidentielle est arrivée au Bélarus pour des négociations avec les Ukrainiens", selon le porte-parole de la présidence russe, cité par les agences nationales.

Le Kremlin avait déjà évoqué vendredi des pourparlers, mais plusieurs responsables ukrainiens avaient indiqué qu'il ne s'agissait pas d'une proposition sérieuse, Moscou cherchant à obtenir la reddition de l'Ukraine.

Par ailleurs, juste après la proposition d'ouvrir le dialogue, le président Vladimir Poutine avait appelé l'armée ukrainienne à faire un coup d'Etat et traité les autorités du pays de "clique de drogués et néonazis".

M. Poutine, à l'occasion de la journée des forces spéciales a salué leur rôle dans l'invasion, exprimant "une reconnaissance particulière à ceux qui avec héroïsme accomplissent leur devoir" en Ukraine que la Russie a envahi malgré un tollé international jeudi

8h08 : La Finlande va fermer son espace aérien aux avions russes

La Finlande va fermer son espace aérien aux avions russes en représailles à l'invasion de l'Ukraine, a annoncé le gouvernement, rejoignant de nombreux pays européens.

Le pays nordique, avec sa frontière de plus de 1300 kilomètres avec son voisin russe, "se prépare à fermer l'espace aérien au trafic aérien russe", a déclaré le ministre des Transports Timo Harraka dans un tweet publié dans la nuit de samedi à dimanche.

7h32 : "Percée" de l'armée russe à Kharkiv, deuxième ville du pays

Les autorités de Kharkiv (nord-est), la deuxième plus grande ville d'Ukraine, ont annoncé dimanche une "percée" de l'armée russe jusque dans son centre, au quatrième jour de l'invasion du pays par Moscou.

"Il y a eu une percée des véhicules légers de l'ennemi russe dans la ville de Kharkiv, y compris dans la partie centrale", a indiqué sur Facebook un responsable local, Oleg Sinegoubov, indiquant que les combats se poursuivaient et appelant les quelque 1,4 million d'habitants à ne pas sortir de chez eux.

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7h16 : L'armée russe affirme avoir encerclé deux grandes villes du sud

L'armée russe a affirmé dimanche avoir encerclé deux grandes villes du sud de l'Ukraine, Kherson et Berdiansk, au quatrième jour de son invasion du pays.

"Au cours des dernières 24 heures, les forces armées russes ont complètement bloqué les villes de Kherson et de Berdiansk", qui comptent respectivement 290.000 et 110.000 habitants, a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par l'agence TASS.

7h : le point sur la situation

Au quatrième jour de l'offensive lancée par Vladimir Poutine, les sirènes d'alarme anti-aérienne ont de nouveau retenti à Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué le Service officiel des communications spéciales, appelant les habitants à se réfugier dans les abris de la capitale.

Des tirs russes y ont aussi touché la clôture d'un centre de stockage de déchets radioactifs, ont indiqué les secours ukrainiens, cités par l'agence Interfax-Ukraine.

Les forces russes "poursuivent leur offensive pour verrouiller Kiev" après avoir "terminé leur regroupement" sur le front nord, a de son côté affirmé l'armée ukrainienne samedi soir.

A une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kiev, des combats se poursuivent pour le contrôle de la base aérienne de Vassylkiv, empêchant les pompiers d'intervenir pour éteindre l'important incendie d'un dépôt de pétrole frappé dans la nuit par un missile russe près de cette ville, a indiqué dimanche à l'aube le chef de l'administration de la région de Kiev, Oleksy Kouleba.

A Kharkiv (est), une femme a été tuée lors d'un tir russe samedi soir sur un immeuble résidentiel, selon les secours ukrainiens.

6h25 : La Corée du Nord juge les Etats-Unis responsables de la guerre en Ukraine

Les Etats-Unis sont "la cause profonde de la crise ukrainienne", a affirmé la Corée du Nord, dans sa première réaction officielle après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Washington a poursuivi une politique de "suprématie militaire au mépris de la demande légitime de la Russie pour sa sécurité", assure un message publié samedi sur le site du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, signé par Ri Ji Song, chercheur à la Société d'étude de la politique internationale.

"La cause profonde de la crise ukrainienne réside également dans l'autoritarisme et l'arbitraire des Etats-Unis", poursuit le message.

M. Ri a reproché aux Etats-Unis d'avoir "deux poids, deux mesures" à l'égard du reste du monde. Il les a accusés de s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres pays au nom de "la paix et de la stabilité" tout "en dénonçant sans raison valable les mesures d'autodéfense prises par (ces) pays pour assurer leur propre sécurité nationale".

"L'époque où les Etats-Unis régnaient en maître est révolue", peut-on lire dans le message.

Le message publié sur le site du ministère des Affaires étrangères nord-coréen constitue une réaction officielle "discrète" de Pyongyang, car il a été publié sous un nom individuel, a analysé Park Won-gon, professeur d'études nord-coréennes à l'université Ewha de Séoul.

"La conclusion: tout est de la faute des Etats-Unis", a-t-il déclaré à l'AFP.

Avec la Chine, la Russie est l'un des rares alliés de la Corée du Nord. Moscou s'est longtemps opposé à la pression exercée sur Pyongyang à cause de ses programmes d'armement, et a même demandé un allègement des sanctions internationales.

03h44 : Les troupes russes bombardent une installation de stockage de déchets radioactifs à Kiev

Les troupes russes ont bombardé, dans la nuit de samedi à dimanche, une installation de stockage de déchets radioactifs dans la capitale ukrainienne Kiev. Seuls la clôture et les bâtiments de l'une des filiales de Radon Association ont été touchés, rapporte le site d'information en ligne ukrainien en anglais The Kyiv Independent sur base d'informations du service national d'urgence NSW, Les réservoirs de stockage de déchets nucléaires sont donc actuellement intacts. Radon Association a été fondée en 1960 et dispose de plusieurs implantations en Ukraine. La tâche principale de l'entreprise est de nettoyer divers types de déchets radioactifs

02h41 : Violents combats et explosions dans des installations pétrolières en Ukraine

Les forces armées ukrainiennes sont confrontées à des attaques de l'armée russe "venant de toutes les directions" en plusieurs endroits, selon des informations publiées par plusieurs médias dimanche matin. L'assaut militaire russe s'est heurté à une "résistance déterminée", indique l'armée ukrainienne dans une déclaration. Les forces ukrainiennes auraient notamment repoussé une attaque russe près de Kharkiv.

Une raffinerie a par ailleurs été touchée par des roquettes et incendiée dans une banlieue de Kiev, rapportent les médias.

Dans le sud, à Kherson, des unités russes auraient réussi à avancer après d'âpres combats.

De violents combats font également rage dans la région de Lougansk.

00h50 : La Russie ferme son espace aérien aux compagnies baltes et slovènes

La Russie a annoncé dimanche qu'elle fermait son espace aérien aux compagnies liés ou enregistrées en Lettonie, en Lituanie, en Estonie et en Slovénie, en représailles à des mesures similaires prises par ces pays pour sanctionner Moscou après l'invasion de l'Ukraine.

Cette interdiction concernera également les vols de transit effectués en Russie par ces compagnies, a précisé dans un communiqué l'agence civile de l'aviation russe, Rosaviatsia.

L'agence précise que des vols de compagnies russes continueront d'être effectués jusqu'à l'enclave de Kaliningrad, en passant au dessus des eaux internationales en mer Baltique et en contournant la Lituanie.

Samedi, la Russie avait déjà fermé son espace aérien pour les avions liés à la Bulgarie, la Pologne et la République tchèque, après une décision similaire prise par ces pays à l'encontre des compagnies russes.

L'Allemagne veut également fermer son espace aérien aux avions russes suite à l'invasion de l'Ukraine, a déclaré samedi un porte-parole du ministère allemand des Transports à l'AFP.

Le même jour en fin de journée, Austrian Airlines, la compagnie nationale autrichienne, a annoncé qu'elle annulait ses vols vers la Russie et qu'elle évitait l'espace aérien russe pendant au moins les sept prochains jours. Austrian Airlines a pris cette décision "en raison de l'évolution de la situation réglementaire", a expliqué la compagnie dans un communiqué.