Des tirs de roquettes font des dizaines de morts à Kharkiv, selon un ministère ukrainien

La deuxième plus grande ville d'Ukraine, Kharkov, a été la cible lundi de tirs de roquettes qui ont fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, a déclaré un conseiller du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

La deuxième plus grande ville d'Ukraine, Kharkov - aussi appelée Kharkiv -, a été la cible lundi de tirs de roquettes qui ont fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, a déclaré un conseiller du ministère ukrainien des Affaires étrangères. Le gouverneur régional a confirmé 11 morts, tout en craignant que ce bilan ne s'alourdisse. "Le monde entier doit voir cette horreur", a souligné l'attaché du ministère, Anton Herasjtsjenko, dans une vidéo où l'on voit plusieurs tirs de roquettes s'abattre sur un quartier de Kharkov.

"L'ennemi russe bombarde des quartiers résidentiels", a écrit le gouverneur régional Oleg Sinegoubov sur les réseaux sociaux. "À cause de ces bombardements toujours en cours, nous ne pouvons pas recourir aux services de secours (...) Actuellement, il y a 11 morts et des dizaines de blessés", a-t-il ajouté.

Dimanche, M. Sinegoubov avait annoncé que la ville de 1,4 million d'habitants, située dans le nord-est, était sous le "contrôle total" des forces ukrainiennes, quelques heures après avoir annoncé une "percée" russe et des combats de rue. "Ce qui se passe actuellement à Kharkiv est un crime de guerre! C'est le génocide du peuple ukrainien", a-t-il accusé lundi, évoquant des tirs "d'artillerie lourde". "Des dizaines de civils meurent. Cela se produit pendant la journée lorsque les gens vont à la pharmacie, faire les courses, chercher de l'eau", a affirmé le gouverneur, précisant que les quartiers visés n'abritaient pas de "positions des forces armées" ukrainiennes.

La Russie affirme de son côté que la ville a été attaquée par des "nationalistes ukrainiens". L'information n'a pas encore pu être vérifiée de manière indépendante. "Les militaires russes font tout leur possible" pour "assurer la sécurité des civils" en Ukraine, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d'un point-presse quotidien. "Nous observons de nombreuses tentatives par des groupes nationalistes ukrainiens visant à utiliser la population civile comme bouclier humain", a-t-il assuré. "Cela est inacceptable (...) c'est criminel.