Les Russes à l'arrêt en périphérie de Kiev, Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine

Suivez en direct les dernières informations sur le conflit en Ukraine.

La rédaction (avec Agences)

Ce mardi, les combats se poursuivent entre forces ukrainiennes et russes pour le sixième jour consécutif. Depuis l'ordre d'invasion lancé par Vladimir Poutine jeudi à l'aube, les bombardements se succèdent dans plusieurs villes ukrainiennes et notamment dans la capitale, Kiev.

00h01: Le géant pétrolier italien Eni compte se retirer d'un gazoduc reliant la Russie à la Turquie

Le groupe italien des hydrocarbures Eni compte céder sa part de 50% dans le gazoduc Blue Stream, qu'il contrôle à égalité avec le géant russe Gazprom, dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par Moscou, a annoncé mardi soir un porte-parole de la société à l'AFP.

"Eni a l'intention de vendre sa part" dans le gazoduc Blue Stream qui relie la Russie à la Turquie" via la mer Noire, a-t-il déclaré. Eni suit ainsi l'exemple de majors pétrolières comme les britanniques Shell ou BP, qui ont annoncé se retirer de projets en Russie.

23h34: "Poutine avait tort. Nous étions prêts", selon Biden

Le président russe Vladimir "Poutine avait tort. Nous étions prêts", va clamer Joe Biden mardi devant le Congrès, pour vanter l'unité de l'Occident face à l'invasion de l'Ukraine, et en espérant sans doute rallier des Américains qui doutent profondément de lui.

"Au cours de notre histoire nous avons appris cette leçon: si les dictateurs ne paient pas le prix de leur agression, ils causent encore plus de chaos", doit également déclarer le président américain dans son premier "discours sur l'état de l'Union", dont la Maison Blanche a diffusé à l'avance un court extrait.

Le président russe "pensait que l'Occident et l'Otan ne répondraient pas. Et il pensait pouvoir nous diviser chez nous" aux Etats-Unis, dira-t-il à partir de 21H00 (02H00 GMT mercredi).

23h19: Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a annoncé mardi avoir ordonné de déployer des forces supplémentaires dans le sud, à la frontière avec l'Ukraine, au sixième jour de l'invasion russe dans ce pays. Des hélicoptères et des avions militaires, déployés à Gomel, Baranovitchi et Lounints, assurent actuellement la sécurité de cette frontière entre deux ex-républiques soviétiques, a déclaré M. Loukachenko, lors d'une réunion du conseil de sécurité bélarusse, selon l'agence de presse publique Belta.

Il a prôné le déploiement de "cinq groupes tactiques de bataillon pour protéger cette direction" sud, ces groupes comprenant généralement des centaines de soldats, équipés des véhicules blindés et des armes d'artillerie.

Allié de Moscou, M. Loukachenko, âgé de 67 ans, qui dirige le Bélarus d'une main de fer depuis 1994, a toutefois assuré que son pays n'allait pas participer à l'offensive en Ukraine. "Ce n'est pas notre tâche", a-t-il affirmé.

Il a également prôné le déploiement des forces supplémentaires à la frontière avec la Pologne, dans l'ouest, pour protéger le Bélarus d'une éventuelle attaque de l'Otan.

"Il ne faut en aucun cas permettre une invasion des forces de l'Otan sur le territoire bélarusse, ni leur moindre opération sur notre territoire", a souligné M. Loukachenko.

Il a précisé avoir demandé au président russe Vladimir Poutine une livraison supplémentaire des systèmes anti-aériens russes S-400, qui sont déjà déployés dans la région de Gomel (sud), pour les installer à la frontière ouest du Bélarus.

23h07: La Banque mondiale prépare une aide de 3 milliards de dollars pour l'Ukraine

La Banque mondiale a annoncé mardi qu'elle préparait une aide d'urgence de trois milliards de dollars en faveur de l'Ukraine dont au moins 350 millions pourraient être débloqués dès cette semaine.

"Nous préparons un ensemble de mesures de soutien de 3 milliards de dollars dans les mois à venir, en commençant par (...) un décaissement rapide d'au moins 350 millions de dollars, qui sera soumise au Conseil d'administration pour approbation cette semaine", a indiqué l'institution dans un communiqué conjoint avec le FMI. Ce décaissement sera suivi de 200 millions de dollars "pour la santé et l'éducation".

22h38: La Belgique ferme son ambassade dans la capitale ukrainienne Kiev

L'ambassade de Belgique à Kiev, capitale de l'Ukraine, sera désormais fermée "en raison de l'évolution des conditions sécuritaires" dans le pays, selon une décision communiquée mardi soir par le SPF Affaires étrangères. Le personnel de l'ambassade de Belgique a dès à présent quitté l'Ukraine. "L'assistance consulaire aux Belges qui se trouvent encore en Ukraine continuera d'être assurée par les équipes consulaires présentes à plusieurs points frontières avec l'Ukraine ainsi que par le Centre de crises du SPF Affaires étrangères", précise Wouter Poels, porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères dans le communiqué diffusé dans la soirée, mardi.

L'ambassade belge avait déjà été relocalisée au sein de l'Ambassade de France récemment à la lueur de la dégradation du conflit russo-ukrainien.

22h16: Le président vénézuelien exprime son "fort soutien" à Poutine

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a exprimé son "fort soutien" à son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'un appel téléphonique mardi alors que les troupes russes poursuivaient leur invasion de l'Ukraine, selon un communiqué du Kremlin et un tweet de M. Maduro. "Nicolas Maduro a exprimé son fort soutien envers les actions clefs de la Russie, condamnant l'activité déstabilisatrice des Etats-Unis et de l'Otan, et soulignant l'importance de lutter contre la campagne de mensonges et de désinformation lancée par les pays occidentaux", selon le communiqué, qui souligne que l'appel a eu lieu à "l'initiative de la partie vénézuélienne".

22h15: Apple suspend les ventes de ses produits en Russie

Apple a annoncé mardi avoir suspendu la vente de tous ses produits en Russie après avoir déjà pris plusieurs mesures en réponse à l'invasion de l'Ukraine, emboîtant le pas à de nombreuses entreprises choisissant de prendre leurs distances avec Moscou.

Le fabricant des téléphones iPhone, des ordinateurs Mac et des tablettes iPad explique dans un message transmis à l'AFP avoir arrêté les exportations vers la Russie dès la semaine dernière et avoir aussi limité certains services comme sa solution de paiements Apple Pay.

21h39: Accord des 27 pour bannir RT et Sputnik de l'UE, exclure des banques russes de Swift

Les Vingt-Sept ont donné mardi leur feu vert pour interdire la diffusion dans l'UE des médias d'Etat russes RT et Sputnik et pour exclure "certaines banques russes" du système de messagerie Swift, rouage clé de la finance internationale, a annoncé la présidence française de l'UE.

Les représentants des Etats membres à Bruxelles ont également approuvé l'interdiction pour les Européens de participer à des projets cofinancés par le fonds souverain russe RDIF. Ces mesures entreront en vigueur mercredi après publication de la décision au Journal officiel de l'UE.

21h37: La Belgique en appelle à la solidarité citoyenne pour l'accueil d'exilés ukrainiens

Le gouvernement belge a demandé à toutes les communes du pays de recenser les capacités d'hébergement disponibles, y compris chez les habitants, en cas d'afflux d'exilés ukrainiens fuyant la guerre. Dans un courrier dont l'AFP a obtenu copie mardi, le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration, Sammy Mahdi, a appelé lundi les élus locaux à anticiper "une situation d'urgence exceptionnelle", et à réaliser avant mercredi midi un premier recensement des lieux disponibles dans leur ville.

Selon lui "plus de 100" communes (sur 581 au total dans le pays) avaient déjà accepté de participer à l'opération à la mi-journée, signe d'"une solidarité énorme".

Il s'agit pour elles, précise le courrier, de trouver des places d'hébergement temporaires "tant dans le secteur public que privé ; (...) un logement chez des particuliers, dans un hôtel, une chambre d'hôte, une salle de sport etc.".

21h31: La Suède veut accélérer son réarmement, après l'invasion russe de l'Ukraine

La première ministre suédoise Magdalena Andersson a déclaré mardi que son gouvernement souhaitait renforcer les capacités militaires du pays et accélérer son réarmement déjà en cours, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. "Les capacités défensives de la Suède doivent être renforcées, le réarmement doit être accéléré", a déclaré Mme Andersson lors d'un discours télévisé.

"La Suède doit avoir une défense forte", a-t-elle déclaré. Elle a annoncé que son gouvernement allait encore augmenter le montant de ses dépenses militaires.

"Nous ne sommes pas sous la menace directe d'une attaque, mais le niveau général de la menace a augmenté", a-t-elle ajouté.

Depuis la fin de la Guerre froide, la Suède a régulièrement réduit ses dépenses militaires. Le Parlement n'avait accepté de remettre en cause cette politique qu'après l'annexion par Moscou de la péninsule de Crimée, en 2014.

20h59: Les forces russes en stand-by en périphérie de Kiev

Des personnes regardent les restes éventrés de véhicules militaires russes sur une route de la ville de Bucha, près de la capitale Kyiv, en Ukraine.

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©AFP

20h54: Le Mexique refuse toute sanction envers la Russie

Le président du Mexique Andres Manuel Lopez Obrador a indiqué mardi qu'il écartait tout type de sanction envers la Russie, s'opposant à la "censure" de médias russes après l'invasion de l'Ukraine par Moscou. "Nous n'allons prendre aucune représailles de type économique, parce que nous devons maintenir de bonnes relations avec tous les gouvernements du monde. Et nous voulons être en mesure de pouvoir parler avec les parties en conflit", a déclaré le président de gauche nationaliste lors de sa traditionnelle conférence de presse quotidienne.

"Je ne suis pas d'accord avec le fait que l'on censure des médias de Russie, ni d'aucun pays. Nous devons faire valoir la liberté", a-t-il ajouté.

Lundi, le même président avait écarté toute fermeture de l'espace aérien mexicain aux compagnies aériennes russes. La compagnie russe Aeroflot propose depuis novembre un vol direct entre Moscou et Cancun, principale destination touristique mexicaine.

20h40: Le Royaume-Uni annonce des sanctions contre quatre responsables militaires bélarusses

Le Royaume-Uni a annoncé mardi avoir sanctionné quatre hauts responsables militaires et deux entreprises du Belarus en raison du soutien de ce pays à l'invasion russe de l'Ukraine. "Le régime du (président bélarusse Alexandre) Loukachenko aide et encourage activement l'invasion illégale de l'Ukraine et devra subir les conséquences économiques de son soutien à Poutine", a affirmé la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss dans un communiqué.

Les sanctions, à effet immédiat, visent notamment le chef d'état-major des armées et ministre adjoint à la Défense Viktor Gulevich ainsi que trois autres hauts responsables militaires.

Les quatre hommes n'ont plus le droit de se rendre au Royaume-Uni et leurs avoirs dans le pays sont gelés, est-il précisé dans le communiqué publié sur le site du gouvernement britannique.

Deux entreprises militaires bélarusses sont également sanctionnées.

20h25: Des panneaux publicitaires anti Poutine dans les rues de Kiev

Un homme passe devant un panneau sur lequel on peut lire "Poutine est perdu. Le monde entier est avec l'Ukraine" dans la capitale ukrainienne, le 1er mars 2022.

Les Russes à l'arrêt en périphérie de Kiev, Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine
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20h07: L'UCI suspend les équipes et sélections cyclistes russes et bélarusses

Les équipes russes et bélarusses ont été exclues des épreuves cyclistes, a annoncé mardi la fédération internationale (UCI), qui a notamment retiré son statut UCI à l'équipe professionnelle Gazprom/RusVelo.

"Les équipes nationales et/ou sélections nationales russes et bélarusses ne sont pas autorisées à participer, avec effet immédiat, à toutes épreuves du Calendrier International UCI" et le statut d'équipe UCI, indispensable pour participer aux épreuves, a été retiré à six équipes professionnelles dont Gazprom/RusVelo, selon le communiqué de l'organisation. Les coureurs russes ou bélarusses qui sont employés par des équipes d'autres pays pourront en revanche continuer de concourir.

19h45: Les Russes restent admis dans les tournois de l'ATP et de la WTA, mais sont exclus de la Coupe Davis

Les Russes et les Bélarusses pourront continuer de s'aligner dans les tournois organisés par l'ATP et la WTA, y compris ceux du Grand Chelem, ont annoncé ces organisations dans un communiqué conjoint.

"Toutefois, jusqu'à nouvel ordre, ils ne participeront pas sous le drapeau de la Russie et du Bélarus", poursuit le communiqué. Les deux pays ont en revanche été exclus des compétitions par sélections chez les hommes et chez les femmes, la Coupe Davis et la Billie Jean King Cup.

19h22: Poutine réitère ses conditions pour l'arrêt de l'opération militaire en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé mardi que la reconnaissance des "républiques populaires" de Lougansk et de Donetsk par le gouvernement de Kiev est l'une des conditions pour mettre fin à l'opération militaire en Ukraine, rapporte le Kremlin. Kiev doit également reconnaître la souveraineté russe sur la Crimée et s'engager à ne pas posséder d'armes nucléaires à l'avenir, a-t-il ajouté. L'Ukraine, qui entretient des liens amicaux avec l'Occident, doit également être démilitarisée et adopter un statut neutre, selon le Kremlin.

C'est la première annonce de ce type faite par le Kremlin depuis les pourparlers de paix qui ont eu lieu lundi entre les représentants de l'Ukraine et de la Russie au Bélarus. La première réunion s'est terminée sans avancée. Ces discussions reprendront demain/mercredi selon les médias russes et ukrainiens.

19h16: Le Pentagone affirme que l'avancée russe vers Kiev est "au point mort"

L'avancée de l'armée russe vers Kiev est pour l'instant "au point mort", entravée par la résistance ukrainienne ainsi que par des problèmes d'approvisionnement en carburant et nourriture, a déclaré mardi un haut responsable du Pentagone. "Nous avons le sentiment général que le mouvement de l'armée russe (...) vers Kiev est au point mort à ce stade", a-t-il affirmé à des journalistes.

"Nous pensons que c'est lié en partie à leur propre approvisionnement et à des soucis logistiques", a-t-il ajouté. "Et nous pensons aussi que, plus globalement", "les Russes sont en train de faire le point pour repenser" leur stratégie "et tenter de s'adapter aux défis qu'ils ont rencontrés", a-t-il encore dit.

Au sixième jour de l'invasion russe de l'Ukraine, ce responsable a expliqué que le convoi impressionnant de militaires russes au nord de la capitale ukrainienne était quasiment à l'arrêt. Mais les États-Unis pensent qu'il demeure déterminé à encercler et prendre Kiev, si besoin en mettant en place un véritable siège.

Selon ce responsable de la Défense américaine, l'armée ukrainienne continue de résister aux Russes, qui n'ont pas pris le contrôle de l'espace aérien du pays envahi. L'armée de Moscou n'a pas non plus réussi encore à s'emparer de leur premier objectif majeur, Kharviv, deuxième ville ukrainienne située dans le nord-est du pays, théâtre des combats les plus lourds.

Le Pentagone estime qu'à ce stade, environ 80% des plus de 150.000 militaires massés ces derniers mois à la frontière ukrainienne sont entrés en Ukraine, mais que leur avancée est beaucoup plus lente qu'initialement espéré par la Russie.

19h08: "La situation des enfants pris dans le conflit s'aggrave de minute en minute", alerte l'Unicef

"Les combats se rapprochent des populations civiles - de plus en plus proches des maisons d'enfants, d'écoles, d'hôpitaux et d'orphelinats", alerte mardi Catherine Russell, Directrice générale de l'Unicef, lors du lancement d'un appel à l'aide humanitaire pour l'Ukraine. "Les dégâts aux infrastructures laissent des centaines voire des milliers de personnes sans eau et sans électricité", a-t-elle ajouté.

"Au moins 13 enfants ont été tués, selon des données vérifiées par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, et nous pensons que ce nombre augmentera encore car les combats font rage. De nombreux enfants ont été blessés. Et d'autres sont profondément traumatisés par la violence autour d'eux."

19h00: Les autorités russes demandent le blocage de deux médias indépendants

Les autorités russes ont réclamé mardi le blocage d'une chaîne de télévision et d'une radio indépendantes, au moment où elles s'efforcent de renforcer le contrôle de l'information en pleine invasion de l'Ukraine, selon la chaîne TV concernée.

"Le bureau du procureur général a demandé de bloquer l'accès à (la chaîne de télévision en ligne) Dojd et à (la station de radio) Echo de Moscou", a annoncé Dodj sur son compte Twitter.

18h24: "Nous devons arrêter l'agresseur" russe "au plus vite", dit Zelensky à Biden

Lors de leur entretien, les deux présidents ont notamment parlé des sanctions occidentales contre la Russie et de l'aide fournie par les États-Unis et d'autres pays à l'Ukraine en matière de défense.



17h39: Réunion d'urgence vendredi des ministres des Affaires étrangères de l'Otan

Une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan a été convoquée en présentiel vendredi au siège de l'Alliance à Bruxelles, a annoncé mardi l'organisation dans un communiqué.

La réunion doit permettre aux ministres d'échanger sur la situation en Ukraine depuis l'invasion décidée par le président russe Vladimir Poutine et le renforcement des défenses de l'Alliance sur le flanc est, a-t-on appris de source diplomatique.

17h36: Le Festival de Cannes prévoit de ne "pas accueillir" de délégations russes

Le Festival de Cannes prévoit de ne pas accueillir de délégations russes, "ni d'accepter la présence de la moindre instance liée au gouvernement russe", tant que l'invasion de l'Ukraine par la Russie se poursuit, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué. "Il a été décidé, sauf à ce que la guerre d'agression cesse dans des conditions qui satisferont le peuple ukrainien, de ne pas accueillir de délégations officielles venues de Russie ni d'accepter la présence de la moindre instance liée au gouvernement russe", détaille le plus grand festival de cinéma au monde, qui se tiendra cette année du 17 au 28 mai.

"Nous voulons en revanche saluer le courage de toutes celles et tous ceux qui, en Russie, ont pris le risque de protester contre l'agression et l'invasion de l'Ukraine. Il y a parmi eux des artistes et des professionnels du cinéma qui n'ont jamais cessé de lutter contre le régime actuel et qui ne sauraient être associés à ces actes intolérables et à ceux qui bombardent l'Ukraine", souligne encore le Festival de Cannes.

Peu avant, l'Académie européenne du cinéma, qui récompense chaque année le meilleur du cinéma européen à travers les European Film Awards, a pour sa part annoncé boycotter les films russes pour la prochaine édition de ses prix, en soutien à l'appel lancé par l'Académie ukrainienne du cinéma.

17h28: Cinq morts dans la frappe russe contre la tour de télévision à Kiev

Cinq personnes ont été tuées et cinq blessées dans une frappe russe mardi contre la tour de télévision à Kiev, a annoncé le service d'Etat ukrainien pour les Situations d'urgence. "Selon les données préliminaires, cinq personnes ont été tuées et cinq autres blessées" dans cette attaque qui a aussi entraîné l'interruption de la diffusion des chaînes, a indiqué le service sur sa page Facebook.

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©AFP

17h27: L'Académie européenne du cinéma boycotte les films russes

L'Académie européenne du cinéma a annoncé mardi boycotter les films russes pour la prochaine édition des European Film Awards, en soutien à l'appel lancé par l'Académie ukrainienne du cinéma. L'institution, qui promeut chaque année le meilleur du cinéma européen à travers la remise des European Film Awards, a condamné mardi "une guerre unilatérale lancée par la Russie" et appelé au respect de la "souveraineté et du territoire de l'Ukraine" dans une déclaration qualifiant les actes de Vladimir Poutine d'"odieux et infamants".

16h37: Une frappe russe vise la tour de télévision à Kiev, diffusion interrompue

Une frappe russe a visé mardi la tour de télévision à Kiev, entraînant l'interruption de la diffusion des chaînes, a annoncé le ministère ukrainien de l'Intérieur. La frappe, qui intervient au sixième jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a "touché" des équipements de cette tour, qui est située non loin d'un important mémorial aux victimes de la Shoah, a indiqué le ministère.

"Les chaînes ne vont pas fonctionner pendant un certain temps", mais des systèmes "de secours" permettront à certaines télévisions de rétablir leur diffusion prochainement, a ajouté le ministère.

Une photographie publiée par le ministère de l'Intérieur montrait la tour noyée dans une épaisse fumée grise. La structure principale de l'édifice était toutefois toujours debout.

La tour de télévision se trouve dans le même quartier que le site de Babi Yar, un ravin où les nazis ont tué par balles plus de 30.000 juifs en deux jours en 1941. Cet endroit est aujourd'hui un lieu de mémoire important.

"Ces barbares sont en train de massacrer les victimes de la Shoah pour la deuxième fois", a dénoncé sur Twitter le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak.

16h36: Le Conseil de World Athletics exclut les Russes et les Bélarusses des prochaines compétitions d'athlétisme

16h35: Lavrov accuse l'Occident d'avoir "perdu le contrôle de lui-même"

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov accuse l'Occident d'avoir "perdu le contrôle de lui-même" avec ses sanctions. Son discours vidéo mardi au Conseil des droits de l'homme à Genève a été boycotté par de très nombreuses délégations. Devant l'instance, M. Lavrov a dénoncé des violations de ses libertés fondamentales après qu'il a été contraint de renoncer à faire le déplacement à Genève en raison des sanctions. Avant même le lancement de la vidéo, des dizaines de délégations ont quitté la salle.

M. Lavrov a répété les accusations de néo-nazisme contre les autorités ukrainiennes et de génocide contre la population russophone de Donbass. Récemment, les "actions criminelles" du régime ont "largement augmenté", a-t-il affirmé, justifiant l'offensive lancée par son pays. "La Russie ne pouvait rester indifférente" à la situation de millions d'habitants du Donbass.

Il a annoncé que la Mission russe auprès de l'ONU à Genève a mis sur son site des documents et des photos qui prouvent les "graves violations des droits humains" perpétrées par le gouvernement ukrainien. Ces derniers jours, plus de 100.000 habitants de cette région ont dû se réfugier en Russie, a-t-il ajouté.

16h23: Boris Johnson dénonce les bombardements "écoeurants" à Kharkiv

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©AP

16h14: Les Etats-Unis suggèrent d'exclure la Russie du Conseil des droits de l'homme

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a suggéré mardi d'exclure Moscou du Conseil des droits de l'homme des Nations unies après l'invasion russe en Ukraine. "On peut raisonnablement se demander si un État membre de l'ONU qui tente de s'emparer d'un autre État membre de l'ONU, tout en commettant d'horribles violations des droits humains et en causant des souffrances humanitaires énormes, devrait être autorisé à rester au sein de ce Conseil", a-t-il dit, dans une allocution vidéo devant le Conseil.

"Si le président Poutine parvient à son objectif déclaré de renverser le gouvernement démocratiquement élu de l'Ukraine, les crises humanitaires et des droits de l'homme ne feront qu'empirer", a ajouté le chef de la diplomatie américaine.

Les violations du droit international augmentent "chaque heure", a affirmé M. Blinken. Chaque jour, les bombardements contre les civils et les infrastructures civiles se poursuivent.

16h09: Saisie par Kiev, la CEDH exhorte Moscou "à s'abstenir de toute attaque" visant des civils

La Cour européenne des droits de l'Homme a décidé mardi de mesures provisoires à l'encontre de Moscou, demandant à la Russie de s'abstenir d'attaquer les civils et de veiller à protéger les secours. "La Cour a décidé d'indiquer au gouvernement (russe) de s'abstenir des attaques militaires contre des civils et des biens civils, y compris des locaux d'habitation, véhicules d'urgence et autres biens civils spécialement protégés tels que les écoles et les hôpitaux, et d'assurer immédiatement la sécurité des établissements médicaux, du personnel et des véhicules de secours à l'intérieur du territoire attaqué ou assiégé par les troupes russes", communique la CEDH sur son site internet mardi.

La Cour a reçu lundi la demande de l'Ukraine, arguant de "violations massives des droits humains" par les troupes russes participant à l'invasion de l'Ukraine débutée jeudi dernier à l'aube.

La Cour basée à Strasbourg estime en effet qu'il y a un risque réel de violations graves des droits reconnus à la population civile par la Convention européenne des droits de l'homme, dont le droit à la vie, l'interdiction de la torture et des traitements inhumains et le droit au respect de sa vie privée et familiale.

16h07: Huit personnes tuées à Kharkiv par une frappe aérienne russe

Au moins huit personnes ont été tuées et six blessées mardi en Ukraine par une frappe aérienne sur une zone résidentielle de la ville de Kharkiv (est), sur laquelle les forces d'invasion russes mènent l'assaut, ont annoncé les autorités.

"Huit personnes sont mortes, six ont été blessées et 38 personnes ont été secourues" après "une frappe aérienne", a déclaré sur Facebook le service ukrainien des situations d'urgence, publiant des photos de secouristes intervenant dans un immeuble endommagé.

16h00: Les pays du G7 ont discuté de sanctions supplémentaires contre la Russie

Les ministres des Finances des pays du G7 ont discuté, lors d'une réunion virtuelle mardi, de sanctions supplémentaires contre la Russie, déjà sous le coup d'une série de mesures qui ont un "impact massif" sur son économie, a indiqué le ministre allemand des Finances.

"Nous avons échangé des suggestions sur des mesures supplémentaires qui peuvent être prises", a déclaré Christian Lindner, précisant que des décisions allaient intervenir "dans les prochains jours" et que le but était "d'isoler la Russie politiquement, économiquement et financièrement".

15h38: Selon les médias locaux, la Russie aurait bombardé un hôpital à Kharkiv

Selon un reporter présent sur place, il y aurait plusieurs morts et blessés. Le New York Times fait également état d'une attaque à la roquette sur un quartier résidentiel qui aurait détruit un hôpital. C'est ce que le maire de la ville aurait expliqué à la chaîne de télévision locale.

15h31: Les pourparlers entre l'Ukraine et la Russie reprendront mercredi

Les délégations russe et ukrainiennes se retrouveront à la table des négociations mercredi, selon une information de plusieurs médias ukrainiens, confirmée mardi par l'agence de presse russe Tass. D'après le site d'information Glavkom, qui cite des sources au sein de la délégation ukrainienne, la Russie aurait réclamé lundi, au premier jour des pourparlers, que l'Ukraine n'adhère ni à l'Otan ni à l'Union européenne et organise un referendum sur la question.

La délégation russe demanderait également à l'Ukraine d'accepter la reconnaissance par la Russie des républiques séparatistes de Lougansk et Donetsk, à l'est de l'Ukraine, et de renoncer à reconquérir la Crimée, annexée par la Russie en 2014.

L'Ukraine plaide, de son côté, pour un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes de son territoire.

Réunies pour la première fois lundi, les délégations des deux pays s'étaient quittées après plusieurs heures de discussions.

15h28: Le chef de la diplomatie chinoise "regrette profondément" le conflit

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s'est entretenu mardi avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba et lui a exprimé "le profond regret" de la Chine face au conflit russo-ukrainien, ont annoncé les médias d'État chinois. Alors que Pékin s'est refusé à condamner Moscou pour l'invasion de l'Ukraine, Wang Yi a assuré que la Chine "regrettait profondément que le conflit ait éclaté entre l'Ukraine et la Russie et accordait une extrême attention aux préjudices subis par les civils", appelant également les deux pays à "trouver un moyen de résoudre le problème par la négociation", a rapporté la chaîne de télévision publique CCTV.

15h04: La Belgique envoie du matériel médical d'une valeur de 3,4 millions d'euros à l'Ukraine

Le SPF Santé publique a décidé d'envoyer des ressources médicales d'une valeur de 3,4 millions d'euros à l'Ukraine, a annoncé mardi le cabinet du ministre Frank Vandenbroucke. Cette offre, réalisée dans le cadre du Mécanisme européen de protection civile, comprend des médicaments et du matériel médical tel que des seringues, des aiguilles et des gants chirurgicaux. "Cette guerre touche très durement la population ukrainienne", a déclaré le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke. "Nous essayons d'aider autant que possible là où nous pouvons le faire."

La livraison du matériel médical sera coordonnée par le Centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC) de la Commission européenne. Parmi les médicaments envoyés, le cabinet du ministre fait état d'anesthésiants, de relaxants musculaires et d'antalgiques. Des dispositifs médicaux tels que 428.150 paires de gants chirurgicaux, 595.168 équipements d'assistance respiratoire ainsi que 10 millions de seringues et d'aiguilles seront également acheminés vers l'Ukraine.

Par ailleurs, la Belgique a également mis sur pied une capacité initiale de 150 lits d'hôpitaux à la disposition de la Commission européenne. Au total, 30 lits ont été affectés en unité de soins intensifs, dont 15 pour la prise en charge de victimes avec des brûlures, et 120 lits en hospitalisation. "Ces lits ne sont pas uniquement destinés aux victimes de la guerre, mais peuvent également accueillir des patients dont le traitement a été interrompu par la guerre (dialyse rénale, traitement du cancer, etc.)", précise le ministère de la Santé publique.

15h01: À la gare de Kiev, "les gens ont peur que ce soit leur dernière chance d'évacuer"



14h41: Le maire de Kiev affirme que "l'ennemi est aux abords de la capitale"

Dans un message vidéo, le maire de Kiev Vitali Klitschko a affirmé que "l'ennemi était aux abords de la capitale". Il a également expliqué que l'armée ukrainienne "se préparait à défendre Kiev".

14h26: L'armée russe dit aux civils de Kiev vivant près d'infrastructures du renseignement ukrainien d'évacuer

L'armée russe va frapper des infrastructures des services de sécurité ukrainiens à Kiev et a appelé mardi en conséquence les civils vivant à proximité à fuir.

"Afin d'arrêter les attaques informatiques contre la Russie, des frappes avec des armes de haute précision vont être menées contre des infrastructures technologiques du SBU (service de sécurité) et du centre principal de l'Unité des opérations psychologiques à Kiev. Nous appelons (...) les habitants de Kiev vivant à proximité des noeuds de retransmissions à quitter leur domicile", a dit le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

14h06: Les forces russes et séparatistes ont fait la jonction sur la côte de la mer d'Azov

Les troupes russes et les forces séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont fait la jonction mardi sur la côte de la mer d'Azov, a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

Des forces du territoire séparatiste prorusse de Donetsk "ont rejoint des unités militaires des forces armées de la Fédération russe, qui ont pris le contrôle des zones ukrainiennes le long de la mer d'Azov", a-t-il déclaré dans un communiqué.

13h46: L'UE promet 500 millions d'euros pour l'aide humanitaire

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis mardi d'engager au moins 500 millions d'euros du budget européen pour l'assistance humanitaire après l'invasion russe en Ukraine, dans un discours devant les eurodéputés à Bruxelles.

"Nous ajouterons au moins 500 millions d'euros provenant du budget de l'UE pour faire face aux conséquences humanitaires de cette guerre tragique, tant dans le pays que pour les réfugiés", a déclaré Mme von der Leyen. Selon l'ONU, l'intervention militaire russe en Ukraine a fait un million de personnes déplacées dans le pays alors que plus de 660.000 ont fui dans les pays voisins.

13h36: Le chancelier allemand a affirmé que de nouvelles sanctions allaient être prises à l'encontre de la Russie "à coup sûr"

"Nous allons à coup sûr" prendre de nouvelles sanctions contre la Russie qui poursuit son invasion de l'Ukraine, en "lutte pour sa survie", a prévenu mardi le chancelier allemand Olaf Scholz.

"Le bain de sang doit cesser", a ajouté M. Scholz lors d'une conférence de presse à Berlin avec le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel. "Nous sommes arrivés à une situation très dramatique, l'Ukraine lutte littéralement pour sa survie", a asséné le dirigeant allemand.

"Les mouvements des forces militaires russes que nous avons perçus aujourd'hui sont très importants, c'est pour ça que nous ne devons pas nous faire d'illusions", a-t-il ajouté.

"Ça va être encore une période très dramatique, les images que nous avons dû déplorer jusqu'à présent et qui nous attristent, avec les nombreux morts et blessés, les bâtiments et infrastructures détruits, ne sont que le début de ce qui va probablement suivre", a-t-il prédit.

13h33: "Le destin de l'UE est en jeu en Ukraine", affirme von der Leyen

Le destin de l'UE est en jeu en Ukraine, a estimé mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans un discours au Parlement européen, après une intervention par visioconférence du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"La façon dont nous répondons aujourd'hui à ce que fait la Russie déterminera l'avenir du système international. Le destin de l'Ukraine est en jeu, mais notre propre destin est également dans la balance. Nous devons montrer la puissance qui réside dans nos démocraties", a-t-elle déclaré.

13h24: Les menaces de Medvedev

Le vice-président du Conseil de sécurité russe et ancien président russe, Dmitry Medvedev a réagi aux propos de Bruno Le Maire. "Un ministre français a dit aujourd'hui qu'ils nous avaient déclaré la guerre économique. Faites attention à votre discours, messieurs ! Et n'oubliez pas que les guerres économiques dans l'histoire de l'humanité se sont souvent transformées en guerres réelles."

13h20: "Ce n'est pas seulement l'Ukraine qui est attaquée"

Le président du Conseil européen, Charles Michel, qui représente les 27 Etats membres de l'UE, a accusé mardi la Russie de "terrorisme géopolitique" pour son invasion de l'Ukraine, dans un discours au Parlement européen.

"Ce n'est pas seulement l'Ukraine qui est attaquée. Le droit international, l'ordre international basé sur des règles, la démocratie, la dignité humaine sont aussi attaqués. C'est du terrorisme géopolitique pur et simple", a-t-il déclaré.

13h17: "Pour certaines personnes, c'est leur dernier jour", s'attriste le président ukrainien

13h02: Au moins 10 morts dans le bombardement russe du centre de Kharkiv

Les secouristes ukrainiens ont fait état d'au moins dix morts dans le bombardement mardi matin du centre-ville de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, non loin de la frontière russe. "Au moins dix personnes ont été tuées, plus de 20 blessées. Les secouristes et les volontaires ont sauvé des décombres 10 personnes, selon un décompte préliminaire", a indiqué le service ukrainien des situations d'urgence, diffusant des images des secours sortant des victimes des gravats d'un bâtiment.

12h56: Le président ukrainien s'est exprimé devant le parlement européen

"Nous voulons être membre de l'UE. Je pense qu'on montre aujourd'hui à tout le monde que nous sommes vos égaux et que l'UE sera beaucoup plus forte avec nous. De votre côté, prouvez que vous êtes à nos côtés, que vous n'allez pas nous laisser tomber, que vous êtes des Européens". Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est intervenu en milieu de journée par vidéo en session plénière du Parlement européen, tenant, face aux élus et aux dirigeants des instances européennes, un plaidoyer vibrant pour l'adhésion de son pays à l'UE.

Il est intervenu durant plusieurs minutes, visiblement fatigué, en ouverture des débats d'une plénière du Parlement européen entièrement consacrée à l'invasion russe de l'Ukraine.

Il s'est montré combatif et patriote, mettant à plusieurs reprises en avant le courage de ses citoyens ayant pris les armes contre les forces russes, des citoyens "fantastiques", qui "peuvent vaincre qui que ce soit". Des vies sont "sacrifiées pour des valeurs, des droits, la liberté, pour avoir ce dont vous jouissez".

Se disant convaincu de la voie européenne de l'Ukraine, il a demandé à entendre le même message du côté de Bruxelles: "j'aimerais entendre ce message de votre bouche, vous entendre dire que ce choix ukrainien, le choix de l'Europe, est également le vôtre", a-t-il lancé.

Dans l'hémicycle bruxellois, le drapeau ukrainien avait été installé pour l'occasion à côté du drapeau de l'UE, derrière le siège de la présidente de l'assemblée Roberta Metsola.

De nombreux élus, et des citoyens (dont des Ukrainiens) venus assister au débat, s'étaient habillés en jaune et bleu ou avec des accessoires aux couleurs du pays attaqué par la Russie, ou arboraient des T-shirts floqués du drapeau ukrainien intégrant les étoiles européennes et une main faisant le signe V de la victoire. La prise de parole du président ukrainien a été saluée par une standing ovation.

12h51: La Russie prépare un décret pour enrayer le départ d'investisseurs étrangers

12h50: Kiev propose l'amnistie et une indemnité aux soldats russes qui se rendent

Les autorités ukrainiennes proposent aux soldats russes de l'argent et promettent qu'ils ne seront pas poursuivis s'ils se rendent. "Prenez une décision. Venez sans arme, avec un drapeau blanc", a écrit le ministre ukrainien de la Défense Oleksii Resnikov mardi soir sur Facebook. Chaque soldat se voit offrir l'équivalent de plus de 40.000 euros. La campagne est financée par l'industrie technologique internationale.

"Toute personne qui refuse d'être un occupant apporte la paix. Pour ceux qui choisissent la voie de l'occupation par contre, il n'y aura pas de pitié", a ajouté M. Resnikov.

Il n'était pas possible de vérifier si les Russes qui se rendaient percevaient bien la somme promise.

Selon des sources ukrainiennes, quelque 200 soldats russes auraient été capturés depuis le début de l'invasion russe jeudi. Au cours d'interrogatoires, beaucoup ont indiqué qu'ils pensaient prendre part à des manoeuvres alors qu'ils étaient en réalité envoyés en Ukraine pour se battre.

Les Ukrainiens affirment avoir été touchés par au moins 113 missiles balistiques russes alors que le camp russe se défend de toute attaque contre les civils. Les autorités russes affirment que certains militaires ukrainiens utilisent des civils comme boucliers humains.

Plus de 130 civils ont perdu la vie dans le conflit jusqu'à présent, selon un décompte de l'Onu.

12h33: L'Ukraine émet des obligations "militaires"

L'Ukraine a annoncé mardi l'émission d'obligations pour financer son armée et les dépenses de l'Etat pendant la guerre avec la Russie, invitant Ukrainiens et étrangers à participer aux enchères.

"Chacun peut soutenir le financement des besoins de l'armée et du budget d'Etat en acquérant nos obligations militaires", a écrit le ministre des Finances Serguiï Martchenko sur sa page Facebook, précisant que les premières enchères se tiendraient mardi.

Ces obligations, d'une valeur nominale de 1.000 hryvnias (environ 30 euros), seront émises pour un an, et leur rendement sera déterminé lors des enchères, a précisé le ministère des Finances dans un communiqué.

Le montant total de cette émission n'a pas été précisé.

12h27: L'ONU estime à un million le nombre de déplacés à l'intérieur du pays

L'ONU estime à un million le nombre de personnes déplacées à l'intérieur de l'Ukraine du fait de l'invasion russe, en plus des centaines de milliers ayant fui le pays, a annoncé mardi une responsable du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR). "Il y a eu beaucoup d'attention sur ceux qui fuient vers les pays voisins, mais il est important de rappeler que la plupart des gens affectés se trouvent en Ukraine. Nous n'avons pas encore de chiffre sûr sur le nombre de gens déplacés à l'intérieur de l'Ukraine, mais nous estimons que c'est environ un million de personnes qui ont fui à l'intérieur du pays", a déclaré Karolina Lindholm Billing, la responsable du HCR pour l'Ukraine lors d'une conférence de presse du gouvernement suédois.

11h52: Le bombardement russe de Kharkiv est un "crime de guerre", selon le président ukrainien

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mardi que le bombardement russe de Kharkiv constituait un "crime de guerre", et souligné que la défense de la capitale Kiev était la "priorité".

"La frappe contre Kharkiv est un crime de guerre. C'est du terrorisme d'Etat", a affirmé M. Zelensky dans une adresse vidéo publiée sur Telegram. "Ils avancent sur la capitale comme sur Kharkiv. Voilà pourquoi la défense de la capitale est aujourd'hui la priorité clé" de l'Ukraine, a-t-il ajouté.


11h47: Lavrov aussi massivement boycotté devant le Conseil des droits de l'homme

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, désormais visé par des sanctions américaines et européennes, a aussi été été massivement boycotté au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a constaté l'AFP mardi.

Comme à la Conférence du Désarmement, les diplomates ont quitté en très grand nombre le Conseil quelques secondes avant la diffusion du discours du chef de la diplomatie russe. Ce dernier aurait dû venir en personne à Genève, mais il a annulé lundi sa venue en invoquant les "sanctions anti-russes" lui interdisant le survol de l'Union européenne.

11h45: L'acteur français Gérard Depardieu, proche de Poutine, appelle à "arrêter les armes et négocier"

L'acteur français Gérard Depardieu, proche du président russe Vladimir Poutine, a appelé à "arrêter les armes et négocier" dans une déclaration à l'AFP mardi, au sixième jour de l'invasion russe de l'Ukraine. "La Russie et l'Ukraine ont toujours été des pays frères. Je suis contre cette guerre fratricide. Je dis: +Arrêtez les armes et négociez !+", a-t-il déclaré.

Cet appel intervient alors que l'armée russe continue de se déployer pour tenter de prendre le contrôle de Kiev et que le centre de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine non loin de la frontière russe, est bombardé par l'armée russe, selon le gouverneur de la région.

Le monstre sacré du cinéma français, qui possède la nationalité française et russe, a appelé l'AFP au téléphone pour faire cette déclaration. Il avait obtenu un passeport russe en janvier 2013, sur fond de désaccord avec la politique fiscale du président François Hollande.

"Je trouve ça normal de payer, mais pas à des cons qui pensent qu'ils font le bien", déclarait-il en 2014 à l'hebdomadaire Le Point.

Depuis, Gérard Depardieu n'a eu de cesse de vanter sa nouvelle patrie, la Russie, une "grande démocratie", et de faire les éloges de Vladimir Poutine, qu'il a notamment comparé au pape Jean-Paul II.

11h36: Le chef de l'Otan accuse Poutine d'avoir "brisé" la paix en Europe



11h33: Le Kremlin juge prématuré de "donner une appréciation" des pourparlers avec l'Ukraine

11h32: L'Occident prêt à "intensifier" les sanctions "aussi longtemps que nécessaire", selon Boris Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a assuré mardi que les pays occidentaux se tenaient prêts à "intensifier" les sanctions "aussi longtemps que nécessaire" contre la Russie en représailles à l'invasion en Ukraine.

"Vladimir Poutine a sous-estimé l'unité et la détermination de l'Occident et du reste du monde. Et nous maintiendrons la pression économique (...) Il est clair qu'elle a déjà un effet spectaculaire. Nous sommes prêts à intensifier et à continuer aussi longtemps qu'il le faudra", a déclaré le dirigeant conservateur lors d'un déplacement en Pologne.

11h13: L'Ukraine attaquée désormais par deux pays, affirme le parlement ukrainien

Les troupes biélorusses seraient entrées en Ukraine par la région de Tchernihiv, selon des informations du parlement ukrainien relayées par Politico. Selon le média, un convoie de 33 unités biélorusses serait entré dans la région située au nord de Kiev.

"Les troupes biélorusses sont entrées dans la région de Tchernihiv. L'information a été confirmée au public par Vitaliy Kyrylov, porte-parole des Forces de Défense du Territoire du Nord. Plus de détails plus tard", peut-on lire sur le compte officiel du parlement ukrainien.

11h11: Plus de 660.000 réfugiés ont fui l'Ukraine en six jours, selon l'ONU

Près de 670.000 Ukrainiens ont quitté leur pays depuis le début de l'offensive russe, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Cette crise devrait devenir la plus importante en Europe au moins depuis des décennies, a affirmé mardi à la presse une porte-parole de l'agence onusienne. Certains mettent jusqu'à 60 heures pour arriver jusqu'en Pologne. Comme d'autres agences onusiennes, le HCR apporte une assistance. En Roumanie, les files atteignent jusqu'à 20 km.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 470.000 ressortissants étrangers se trouvent en Ukraine. La situation sécuritaire rend difficile de distribuer une aide dans le pays, mais le HCR reste présent, affirme la porte-parole.

10h48: La Russie continuera son offensive en Ukraine "jusqu'à ce que tous les objectifs" soient atteints, annonce un ministre russe

La Russie poursuivra son offensive en Ukraine jusqu'à ce que ses objectifs soient atteints, a annoncé mardi le ministre de la Défense Sergueï Choïgou, accusant une fois encore l'armée ukrainienne d'utiliser les civils comme "boucliers humains".

"Les forces armées de la fédération de Russie continueront l'opération militaire spéciale jusqu'à ce que les objectifs fixés soient atteints", a-t-il dit, selon des propos retransmis à la télévision. Le ministre a invoqué la "démilitarisation" et la "dénazification" de l'Ukraine, affirmant que l'armée russe "n'occupe pas l'Ukraine" et que l'Occident "cherche à utiliser le peuple ukrainien" contre Moscou.

10h42: Boycott massif du discours de Lavrov à la Conférence du Désarmement

10h29: Londres sanctionne la première banque russe, Sberbank

Le gouvernement britannique a placé mardi la plus grande banque russe, le géant public Sberbank, sur la liste des entités soumises à des sanctions du Royaume-Uni, en réponse à l'invasion de l'Ukraine par l'armée de Vladimir Poutine. Après avoir visé plusieurs institutions financières la semaine dernière puis lundi la banque centrale et le ministère des Finances russes, le Royaume-Uni avait annoncé lundi de nouvelles mesures visant les banques russes ainsi que la fermeture de ses ports aux navires russes.

Ces nouvelles annonces visent à "affamer la machine de guerre (du président russe) Poutine et mettre aussi la pression sur de nombreux oligarques qui ont besoin d'accéder au système (financier) international", a assuré mardi le vice-Premier ministre britannique, Dominic Raab, à la BBC.

Même si les sanctions ne sont "absolument pas" destinées à cibler le peuple russe, "cela montre aussi au peuple russe dans son ensemble (...) le coût financier de s'enliser dans cette guerre injustifiée et injustifiable", a ajouté le ministre.

Londres avait indiqué lundi son intention de geler "dans les jours à venir" les avoirs sur son territoire de toutes les banques russes, dans le cadre d'une nouvelle législation qui permettra d'empêcher des banques de commercer en livres sterling et de bloquer l'accès aux marchés financiers, longtemps prisés des milieux d'affaires russes, à trois millions d'entreprises russes.

10h26: Le président ukrainien va s'adresser ce mardi au Parlement européen

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui réclame une intégration "sans délai" de son pays à l'UE à la suite de l'invasion russe, va s'adresser mardi à 12H30 (11H30 gmt) au Parlement européen par visioconférence, a annoncé sa présidente Roberta Metsola.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell, interviendront également lors de cette session extraordinaire consacrée à l'intervention de l'armée russe en Ukraine.

10h25: Réunion du kern

Le comité ministériel restreint ("kern") du gouvernement fédéral se réunissait mardi matin avec les chefs de la Défense et du renseignement militaire pour envisager la situation et le soutien de la Belgique à l'Ukraine, au sixième jour de l'invasion russe. Des livraisons supplémentaires d'armes ne semblent pas à l'ordre du jour. La candidature de l'Ukraine à l'Union européenne devait aussi être discutée. Ces derniers jours, la Belgique a déjà décidé de livrer 5.000 fusils automatiques, 3.800 tonnes de carburant et 200 armes antichars à l'Ukraine. Trois cents soldats belges seront envoyés en Roumanie dans le cadre d'une mission de protection et de dissuasion sur le territoire de l'OTAN. De plus, les quatre F-16 actuellement actifs dans les pays baltes se verront attribuer un champ d'action plus large. Sur le plan humanitaire, la Belgique a dégagé 3 millions d'euros pour l'Ukraine, en plus de l'aide apportée via des instruments internationaux, et met des lits d'hôpitaux à disposition.

"On va pour commencer prendre le pouls de la situation et examiner la manière dont nous pouvons aider au maximum", a indiqué le vice-Premier ministre Frank Vandenbroucke (Vooruit) à son arrivée au "kern". "Ce ne passera pas, je crois, par une livraison supplémentaire d'armes. Cette décision a déjà été prise. Nous devons voir ce que nous pouvons faire au plan humanitaire, au niveau de la santé publique et de la diplomatie internationale", a-t-il ajouté.

Le vice-Premier ministre Ecolo Georges Gilkinet ne se dit pas non plus convaincu que des armes supplémentaires seront proposées. "Des pistes sont envisagées, mais l'Ukraine n'est pas membre de l'OTAN, donc nous devons être prudents dans ce que nous faisons", a-t-il commenté.

Un autre point de débat sera la demande de l'Ukraine d'accélérer son adhésion à l'Union européenne. Pour Georges Gilkinet, c'est une piste qui doit être étudiée, sous certaines conditions". L'Ukraine est actuellement candidate déclarée à l'UE mais n'a pas de statut de candidate reconnue ni même potentielle. "Il faut aussi montrer que l'on partage nos valeurs pour être membre de l'UE", a fait observer l'écologiste.

10h22: TotalEnergies annonce qu'"il n'apportera plus de capital à de nouveaux projets en Russie"

9h57: L'orchestre philharmonique de Munich "se sépare" du chef pro-Poutine Valery Gergiev

9h41: Marioupol, ville de l'est ukrainien, sans électricité après une offensive russe

La ville de Marioupol, dans l'est de l'Ukraine sur la mer d'Azov, était sans électricité mardi après une offensive russe, a déclaré sur Facebook Pavlo Kirilenko, gouverneur de la région de Donetsk.

"Marioupol et Volnovakha sont à nous! Les deux villes subissent la pression de l'ennemi mais elles tiennent. A Marioupol, la ligne d'électricité a été coupée, la ville est sans électricité", a-t-il déclaré sur sa page Facebook.

Selon lui, Volnovakha, qui compte environ 20.000 habitants, est largement "détruite".

La prise de ces deux cités ukrainiennes par l'armée russe permettrait de faciliter la jonction des forces russes qui avancent le long de la côte de la mer d'Azov depuis la Crimée annexée par Moscou, et des troupes dans le territoire séparatiste prorusse de Donetsk et la frontière avec la Russie.

Marioupol, ville portuaire stratégique d'un demi-million d'habitants, a déjà connu la guerre. Dernière grande cité du sud-est de l'Ukraine à être restée sous le contrôle de Kiev, elle a été brièvement occupée par les séparatistes prorusses au début du conflit en 2014, avant d'être reprise par les troupes régulières ukrainiennes.

9h30: YouTube annonce le blocage des chaînes russes RT et Sputnik dans toute l'Europe

Les chaînes YouTube des médias russes RT et Sputnik ont été bloquées dans toute l'Europe par la plateforme de vidéos "compte tenu de la guerre en cours en Ukraine", a annoncé YouTube mardi dans un courriel transmis à l'AFP.

"Nous bloquons les chaînes YouTube de RT et Sputnik dans toute l'Europe, avec effet immédiat. Nos systèmes nécessitent un peu de temps avant d'être complètement opérationnels. Nos équipes continuent de surveiller la situation 24 heures sur 24 pour agir le plus rapidement possible", a indiqué YouTube, filiale du géant américain de l'internet Google.

9h10 : Le centre de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, bombardé par l'armée russe

Le centre de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine non-loin de la frontière russe, est bombardé par l'armée russe, a annoncé mardi sur Telegram le gouverneur de la région, Oleg Sinegoubov.

"L'occupant russe continue d'user d'armes lourdes contre la population civile", a-t-il écrit, publiant des images d'une énorme explosion sur la place centrale de la ville, où se trouve le siège de l'administration locale.

"Aujourd'hui, notre ennemi à sournoisement commencé à bombarder le centre-ville de Kharkiv et de quartiers résidentiels", a-t-il dit dans une vidéo, où il porte casque et gilet pare-balles.

Kharkiv, une ville largement russophone à la frontière avec la Russie, a une population d'environ 1,4 million d'habitants. Elle est ciblée par les forces russes depuis le début de l'assaut lancé jeudi sur ordre du président russe Vladimir Poutine.

Au moins 70 soldats ukrainiens auraient été tués dans des bombardements lundi dans une autre ville du nord-est, Okhtyrka, dans la région de Soumy, selon le gouverneur régional, un bilan que l'armée, contacté par l'AFP, n'était pas en mesure de confirmer.

"Hier, l'artillerie de l'ennemi a frappé l'unité militaire. Nous continuons de trouver des corps sous les décombres", a déclaré sur Telegram le chef de l'administration régionale Dmytro Zhyvytskyy.

Il y a aussi "beaucoup de corps russes dans la ville", a-t-il écrit.

Il a publié des images de bâtiments calcinés et de personnels de secours retournant les décombres.

Moscou affirme ne pas viser les zones civiles, alors que des quartiers résidentiels sont bombardés.

L'Ukraine a, elle, annoncé que 350 civils étaient morts depuis le début de la guerre jeudi. La Russie a admis que des soldats russes étaient morts en Ukraine, sans en préciser le nombre.




Les Russes à l'arrêt en périphérie de Kiev, Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine
©AFP


9h00 : La Russie et le Bélarus écartés des compétitions internationales de hockey sur glace

8h45 : "Nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe", a affirmé le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire

"Nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe" à travers les sanctions économiques occidentales imposées en réponse à l'invasion russe en Ukraine, a affirmé mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Le rapport de force économique et financier est totalement en faveur de l'Union européenne qui est en train de découvrir sa puissance économique", a ajouté le ministre sur France Info.

8h37 : Boeing ferme des bureaux à Kiev et arrête des activités à Moscou

8h35 : Près de 520.000 réfugiés ukrainiens dans les pays frontaliers

Près de 520.000 réfugiés ukrainiens fuyant l'invasion de leur pays par la Russie ont afflué depuis jeudi dans des pays frontaliers, selon le dernier recensement de l'ONU.

8h10 : La Chine commence à évacuer ses ressortissants

La Chine a commencé à évacuer ses ressortissants piégés par l'invasion russe en Ukraine, a rapporté mardi un quotidien chinois, dans un contexte de tensions lié aux bonnes relations entre Pékin et Moscou. Quelque 600 étudiants chinois ont été évacués lundi de Kiev et d'Odessa (sud) en direction de la Moldavie, a précisé le Global Times, citant l'ambassade de Chine dans la capitale ukrainienne.

Les ressortissants chinois ont voyagé à bord d'autocars, escortés par du personnel de l'ambassade et des policiers ukrainiens, a ajouté le journal, qualifiant le trajet de six heures de "sûr et calme".

Sur les réseaux sociaux chinois, des internautes ont fait état ces derniers jours d'incidents invérifiables entre des Ukrainiens et des Chinois présents dans le pays.

8h05 : Le président kazakh appelle la Russie et l'Ukraine à trouver un accord

Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, appelle la Russie et l'Ukraine à se mettre d'accord, a indiqué l'agence de presse russe Tass. Le Kazakhstan se dit prêt à jouer le rôle de médiateur, selon son président. "En tant qu'État ayant accueilli le sommet de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) en 2010, nous insistons sur le principe d'indivisibilité de la sécurité eurasienne. Je l'ai fait savoir lors de ma visite à Moscou, le 10 février dernier", a ajouté Kassym-Jomart Tokayev.

"Nous appelons les deux pays (Russie et Ukraine) à trouver un terrain d'entente et à conclure des accords. Pour sa part, le Kazakhstan est prêt à fournir toute aide possible, en ce compris des services de médiation", a-t-il ajouté.

7h50 : L'Ukraine accuse la Russie de crimes de guerre, avec des centaines de victimes civiles

Kiev a accusé Moscou de commettre des crimes de guerre alors que de nombreuses victimes civiles sont recensées après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. "La Russie attaque des hôpitaux, des brigades mobiles et des ambulances.(...) C'est l'action d'un État déterminé à tuer des civils. Il n'y a pas de débat. Ce sont des crimes de guerre", a affirmé l'ambassadeur ukrainien au Conseil de Sécurité lors d'une réunion d'urgence.

Selon l'Ukraine, 350 civils ont été tués dans les combats, mais la Russie assure que les civils ne sont pas pris pour cibles.

7h00 : L'armée russe aux portes de la ville ukrainienne de Kherson

L'armée russe est arrivée aux portes de la ville ukrainienne de Kherson, dans le sud du pays, au nord de la Crimée, a déclaré le maire de la ville dans la nuit de lundi à mardi.

"Aux entrées de Kherson, l'armée russe a installé des checkpoints. Il est difficile de dire comment la situation va se développer", a écrit sur sa page Facebook Igor Kolikhaïev, maire de Kherson, ajoutant que "Kherson est et reste ukrainienne (...) Kherson résiste!"

6h30 : Un convoi long de 64 kilomètre de l'armée russe se rapproche de Kiev

Des photos satellites montrent mardi un convoi russe s'étirant sur des dizaines de kilomètres et progressant lentement vers la capitale ukrainienne: selon l'état-major ukrainien, Moscou regroupe ses forces en vue d'un assaut sur Kiev et d'autres grandes villes.

Les Russes à l'arrêt en périphérie de Kiev, Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine
©AFP
Les Russes à l'arrêt en périphérie de Kiev, Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine
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Les Russes à l'arrêt en périphérie de Kiev, Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine
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Les Russes à l'arrêt en périphérie de Kiev, Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine
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Les Russes à l'arrêt en périphérie de Kiev, Loukachenko va déployer des forces supplémentaires à la frontière Bélarus-Ukraine
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6h00 : "Marioupol fermement dans les mains de l'armée ukrainienne"

L'armée ukrainienne a pris contrôle la ville portuaire de Marioupol au sud de l'Ukraine depuis mardi matin, rapporte l'agence de presse ukrainienne Unian citant le gouvernement. La ville dans la région du Donetsk était le théâtre de combats entre militaires russes et ukrainiens depuis plusieurs jours. Selon le bourgmestre de Marioupol, une large partie de la ville est désormais privée d'électricité après les attaques aériennes russes. Une partie des raccordements téléphoniques et internet sont également en panne.

5h30 : Disney et Sony suspendent la sortie de leurs films en Russie

Les géants du divertissement Disney et Sony Pictures ont suspendu la sortie de leurs films dans les salles de cinéma en Russie après l'invasion de l'Ukraine, imitant ainsi d'autres entreprises ayant choisi de se désengager, temporairement ou non, du pays. "Compte tenu de l'invasion non provoquée de l'Ukraine et de la crise humanitaire tragique, nous suspendons la sortie de films en salles en Russie, y compris le prochain Alerte rouge de Pixar", a déclaré lundi Disney dans un communiqué.

"Nous prendrons des décisions commerciales futures en fonction de l'évolution de la situation", est-il ajouté.

3h00 : Russie et Bélarus suspendus par World Rugby "jusqu'à nouvel ordre"

La Russie et le Bélarus ont été suspendus mardi de toute participation au rugby international "jusqu'à nouvel ordre", a indiqué l'instance dirigeante mondiale World Rugby, des sanctions "complètes et immédiates" après l'invasion de l'Ukraine.

"La décision a été prise en ayant à coeur les intérêts des valeurs de solidarité, d'intégrité et de respect du rugby", a déclaré l'instance, qui a assuré "un soutien total à la communauté du rugby" en Ukraine.

1h30 : Des terminaux du service internet Starlink d'Elon Musk sont arrivés en Ukraine

Une cargaison de terminaux du service internet par satellite Starlink d'Elon Musk est arrivée lundi en Ukraine, selon un ministre ukrainien qui en avait fait la requête au milliardaire américain face à l'invasion russe.

Le réseau de satellites Starlink pourrait ainsi aider à apporter une connexion à internet aux zones frappées par les assauts de l'armée russe qui a envahi l'Ukraine jeudi dernier.

1h00 : Des dizaines de morts signalés à Kharkiv et Soumy

Des victimes sont signalées dans les villes ukrainiennes de Kharkiv (est) et Soumy (nord-est), causées par des attaques menées par l'armée russe. Dans un message vidéo posté sur Facebook, le maire de la ville de Kharkiv, Ihor Terekhov, assure que neuf personnes ont été tuées et 37 blessées. En outre, 87 bâtiments résidentiels ont été détruits dans des bombardements russes.

Les combats dans la ville de Soumy ont aussi fait de multiples victimes, tant dans les rangs ukrainiens que russes, selon le portail Antikor qui évoque environ 70 tués Ukrainiens et de nombreux tués russes également. L'agence de presse Unian rapporte aussi qu'une centaine de véhicules militaires russes ont été détruits.

Non loin de la capitale Kiev lundi soir, de nombreux buildings ont également été détruits par des attaques de roquettes russes, rapporte l'agence dpa qui signale que ces informations et les précédentes ne pouvaient pas être vérifiées indépendamment.

00h30 : Les géants de la tech s'attaquent aux médias proches du pouvoir russe

Facebook les bloque, Twitter les rend moins visibles, Microsoft les retire de sa boutique d'application; des géants de la tech ont franchi un nouveau palier lundi pour limiter l'influence de médias proches du pouvoir russe, accusés de désinformation depuis l'invasion de l'Ukraine. Depuis le début du conflit, jeudi, ils avaient pris des initiatives mesurées pour limiter la diffusion d'informations émanant d'organes de presse affiliés au gouvernement russe.