Guerre en Ukraine: importante explosion près d'une gare à Kiev, la ville de Kherson serait tombée aux mains des Russes

Ce mercredi, les combats se sont poursuivis entre forces ukrainiennes et russes pour le septième jour consécutif. Revivez le fil de cette journée.

La Rédaction (avec agences)

Depuis l'ordre d'invasion lancé par Vladimir Poutine jeudi 24 février à l'aube, les bombardements se succèdent dans plusieurs villes ukrainiennes et notamment dans la capitale, Kiev.

23h 49 : Le procureur de la CPI ouvre une enquête sur la situation en Ukraine

23h37 : Le média russe RT visé par 12 procédures supplémentaires au Royaume-Uni

Le régulateur britannique des médias a annoncé mercredi l'ouverture de 12 enquêtes supplémentaires pour manque d'impartialité dans les programmes de la chaîne d'Etat russe en anglais RT pour sa couverture de l'invasion russe de Ukraine. Cela porte à 27 le nombre des enquêtes ouvertes par l'organisme.

23h08 : La Banque mondiale annonce la suspension de tous ses programmes d'aide au Bélarus et en Russie

La Banque mondiale a annoncé mercredi la suspension immédiate de tous ses programmes d'aide en Russie et au Bélarus, en rétorsion à l'invasion de l'Ukraine.

"Suite à l'invasion russe de l'Ukraine et aux hostilités contre le peuple ukrainien, le groupe de la Banque mondiale a arrêté tous ses programmes en Russie et au Bélarus avec effet immédiat", a annoncé l'institution de Washington dans un communiqué.

23h00 : La ville de Kherson serait tombée aux mains des Russes ce mercredi, selon des déclarations du maire, Igor Kolykhaev, auprès du New York Times.

Mercredi matin, les Russes affirmaient déjà avoir pris le contrôle de cette ville de 300 000 habitants du sud de l'Ukraine. Mais les autorités ukrainiennes avaient démenti l'information.

Guerre en Ukraine: importante explosion près d'une gare à Kiev, la ville de Kherson serait tombée aux mains des Russes
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22h51: Mercedes-Benz stoppe ses exportations vers la Russie

Le constructeur automobile allemand Mercedes-Benz a annoncé mercredi stopper ses exportations de voitures vers la Russie et la suspension de leur fabrication dans le pays. "Mercedes-Benz va suspendre jusqu'à nouvel ordre les exportations de voitures particulières et de monospaces vers la Russie ainsi que la fabrication locale en Russie", a déclaré l'entreprise dans un communiqué.

Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine le 24 février, plusieurs groupes automobiles allemands et occidentaux ont déjà annoncé leur retrait du marché russe.BMW, entre autres, avait annoncé mardi un arrêt provisoire de ses exportations vers la Russie "en raison de la situation géopolitique actuelle". Le plus grand constructeur de camions au monde, Daimler Truck, a en outre mis fin à sa collaboration avec le constructeur automobile russe Kamaz - ce dernier fabrique également des chars.Le constructeur américain Ford a aussi annoncé mardi cesser ses activités avec son partenaire en Russie.

21h54: La Belgique demande à la CPI d'enquêter sur des présumés crimes de guerre

La Belgique, aux côtés d'autres pays, va demander au procureur de la Cour pénale internationale de La Haye d'ouvrir une enquête sur des présumés crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui auraient été commis en Ukraine, a fait savoir le gouvernement mercredi soir. La Belgique suit ainsi l'initiative du Royaume-Uni. La démarche doit contribuer à accélérer la procédure de la CPI elle-même et permettra à la Cour de La Haye de "procéder immédiatement à une enquête indépendante et objective". "La semaine dernière, plusieurs informations ont fait état d'attaques contre des citoyens et de l'utilisation d'armes à sous-munitions. Le gouvernement belge rappelle que même les guerres ont leurs lois. En période de conflits armés aussi, toutes les parties sont tenues au respect du droit humanitaire international", indiquent dans un communiqué le Premier ministre Alexander De Croo, la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès et le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.

Lundi, le procureur de la Cour pénale internationale a fait savoir qu'il existait une base raisonnable pour procéder à l'ouverture d'une enquête sur des présumés crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis ces dernières années en Ukraine et qu'il avait l'intention d'également inclure les nouvelles allégations de crimes dans cette enquête.

21h44: La situation se dégrade dans le port stratégique de Marioupol, selon des habitants

La situation se dégradait mercredi "d'heure en heure" à Marioupol, principal port ukrainien de la mer d'Azov (sud-est) où le centre-ville et des zones résidentielles ont été bombardés par l'armée russe, selon les autorités locales et des habitants. L'artillerie russe a pilonné des zones résidentielles, y compris une maternité et une école, blessant 42 personnes, selon le conseil municipal.

Le contrôle de Marioupol, ville de 441.000 habitants, revêt un caractère stratégique pour la Russie car il lui permettrait d'assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de Crimée et celles venues des territoires séparatistes du Donbass. Les deux groupes ont fait leur jonction mardi, selon Moscou.

21h25: Importante explosion près d'une gare à Kiev

Une importante explosion a eu lieu près d'une gare de Kiev, a déclaré le conseiller du ministre de l'Intérieur ukrainien Anton Gerashchenko sur l'application Telegram. Plus tôt dans la soirée, l'Ukraine avait déclaré avoir repris le contrôle de plusieurs régions, comme Makariv, une commune urbaine de l'oblast de Kiev. Les forces ukrainiennes auraient également repris le contrôle de la ville à Horlivka, dans la région du Donbass. Toutefois, ces informations ne peuvent pas encore être confirmées.

21h22: H&M suspend toutes ses ventes en Russie

21h20: Alexander De Croo évoque un fonds européen pour contrer l'impact d'une riposte russe

Alexander De Croo estime que l'Union européenne devrait pouvoir mettre sur pied un instrument destiné à contrer l'impact d'une éventuelle réponse russe aux sanctions économiques et autres imposées par l'Union. Le Premier ministre a évoqué la Facilité pour la reprise et la résilience, le principal outil du plan de relance européen lancé dans le contexte de crise sanitaire. "Cet instrument est financé par l'Union européenne, via les marchés de capitaux. C'était assez révolutionnaire car cela n'avait jamais été fait auparavant", a-t-il déclaré sur le plateau de Terzake (Canvas).

Si la Russie devait prendre à son tour des mesures pour contrer les lourdes sanctions infligées par l'Union européenne dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine, l'Europe doit pourvoir mettre sur pied un deuxième instrument similaire, commente le Premier. Un tel fonds serait à nouveau financé par l'Union et servirait spécifiquement à atténuer l'impact de la riposte russe sur les entreprises.

20h50: Le Pentagone redoute une multiplication des victimes civiles en Ukraine

Les Etats-Unis craignent une multiplication des victimes civiles en Ukraine, au moment où l'armée russe parait déterminée à bombarder les grandes villes pour forcer les Ukrainiens à capituler, a indiqué mercredi un haut responsable du Pentagone. "Nous anticipons un usage accru de l'artillerie quand ils s'approcheront des centres urbains et quand ils tenteront de les encercler", a précisé à la presse ce responsable ayant requis l'anonymat.

"C'est typique d'un siège: quand on veut encercler un centre urbain et le soumettre, le forcer à capituler, l'artillerie devient une arme très utile", a-t-il expliqué.

Mais "ce qui nous inquiète, c'est qu'en devant plus agressifs, ils deviennent moins précis et moins sélectifs" dans leurs frappes d'artillerie, a-t-il ajouté.

20h40: Le bilan humain de la guerre en Ukraine est déjà "ahurissant", dit Blinken

Le bilan humain de l'invasion russe de l'Ukraine est déjà "ahurissant" et ne va que continuer à s'alourdir, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Les infrastructures détruites par les frappes russes "ne sont pas des cibles militaires", a-t-il déploré dans une conférence de presse.

20h20: Près de 15.000 touristes russes bloqués en République dominicaine

Près de 15.000 touristes russes sont bloqués en République dominicaine en raison des restrictions entraînées par la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine, selon le gouvernement dominicain, qui a "garanti" leur hébergement "jusqu'à ce qu'une solution définitive soit trouvée". 1.900 Ukrainiens sont également bloqués.

En représailles à l'invasion russe, 27 pays de l'Union européenne ont fermé leur espace aérien aux compagnies et avions russes. En réponse, la Russie a fermé, "sauf autorisation spéciale", son espace aérien aux transporteurs de 36 pays européens et du Canada.

20h09: Macron dénonce une guerre "nourrie d'une lecture révisionniste de l'histoire de l'Europe"

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé mercredi l'invasion de l'Ukraine par la Russie comme une guerre "nourrie d'une lecture révisionniste de l'Histoire de l'Europe".

"La Russie n'est pas agressée, elle est l'agresseur", "cette guerre n'est pas un conflit entre l'Otan et la Russie" et "encore moins une lutte contre le nazisme, c'est un mensonge", a-t-il ajouté dans une allocution à la télévision.

20h00: Quatre avions de combat russes ont violé l'espace aérien suédois

Quatre avions de combat russes ont brièvement violé mercredi l'espace aérien suédois à l'est l'île du Gotland en mer Baltique, a annoncé l'état-major, sur fond de tension russo-occidentales autour de la guerre en Ukraine.

"Ce sont deux Soukhoï Su-27 et deux Soukhoï Su-24 qui ont violé l'espace aérien suédois", a annoncé l'armée suédoise dans un communiqué, alors que l'invasion de l'Ukraine a relancé le débat sur l'adhésion de la Suède à Otan.

19h50: Nombreuses interpellations en Russie lors de rassemblements contre l'invasion de l'Ukraine

Des dizaines de personnes ont été interpellées mercredi soir lors de rassemblements contre l'invasion de l'Ukraine organisés à Moscou et à Saint-Pétersbourg à l'appel de l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny, ont constaté des journalistes de l'AFP. Dans la capitale russe, au moins sept personnes ont été interpellées près de la place du Manège, à deux pas du Kremlin, où une manifestation anti-guerre avait été annoncée pour 17H00 HB. D'importants dispositifs de police ont été déployés sur les lieux bien à l'avance, et des barrières métalliques ont été installées pour empêcher toute entrée sur la place.

19h35: Le Bélarus et l'industrie de défense russe visés par de nouvelles sanctions américaines

La Maison Blanche a annoncé mercredi dans un communiqué de nouvelles sanctions économiques "dévastatrices" contre le Bélarus, en réponse au "soutien" apporté par le pays à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Washington a également pris des mesures ciblées contre l'industrie de la défense russe, selon un communiqué.

19h26: Roman Abramovich, propriétaire de Chelsea, va vendre le club

Roman Abramovich, le propriétaire de Chelsea, a annoncé qu'il va vendre le club londonien, via une lettre ouverte aux supporters publiée mercredi sur le site des Blues. "Dans la situation actuelle, j'ai décidé de vendre le club. Je pense que c'est dans le meilleur intérêt du club, des fans, des employés ainsi que les sponsors et partenaires du club", a confié Abramovich sur le site de Chelsea.

19h25: Prix record aussi pour le charbon

Le prix du charbon en Europe a atteint lui aussi un record absolu, à la suite des sanctions prises contre la Russie dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine. La Russie est le premier fournisseur de charbon à l'Union européenne, dont elle fournit environ la moitié de la consommation. Les contrats à terme pour livraison l'année prochaine sont en hausse de 51%, à 288 dollars la tonne. C'est davantage que le record de 2008. Pour livraison le mois prochain, en avril, le prix atteint même 455 dollars la tonne (+50%).

19h10: La Hongrie ouvre les bras aux réfugiés fuyant l'Ukraine mais pas aux migrants illégaux

Le chef de la diplomatie hongroise a affirmé mercredi lors d'une réunion à l'ONU à Genève que son pays ouvrait ses portes aux réfugiés venus d'Ukraine mais continuait à barrer la route aux migrants illégaux "agressifs". "La Hongrie a déjà accepté plus de 100.000 réfugiés venus d'Ukraine, plus de 100.000 en moins d'une semaine", a déclaré Peter Szijjarto, devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies.

Tant l'ONU que des défenseurs des droits des migrants ont critiqué à plusieurs reprises la politique anti-migrant du Premier ministre souverainiste Viktor Orban, et ont accusé le pays de refuser l'accès à son territoire à des personnes ayant un réel besoin de protection.

18h37: Un débat sur l'Ukraine sera organisé au Parlement wallon mercredi prochain

Un débat sur la situation en Ukraine va avoir lieu en plénière au Parlement de Wallonie mercredi prochain (le 9 mars), à la suite de nombreuses questions déposées par les différents groupes. L'organisation d'un tel débat avait été sollicitée par le groupe cdH, dès le 24 février, jour où Moscou avait lancé à l'aube l'invasion de l'Ukraine. Si la demande avait d'abord été rejetée, selon le chef de groupe François Desquesnes, la situation a entre-temps évolué et une séance sera donc consacrée au conflit et à ses implications wallonnes le mercredi après-midi. Il s'agit tout d'abord de voir comment "exprimer la solidarité de la Wallonie envers l'Ukraine" et d'examiner les efforts concrets qui peuvent être réalisés, en termes de fournitures humanitaires par exemple, selon François Desquesnes.

Mais les élus humanistes souhaitent aussi interroger les ministres compétents (le ministre-président Elio Di Rupo, mais aussi ceux en charge de l'Économie et de l'Agriculture, Willy Borsus, et des Aéroports, Adrien Dolimont) sur les impacts économiques que le sud du pays devrait ressentir à la suite des sanctions européennes, et les soutiens prévus pour les secteurs touchés. François Desquesnes évoque par exemple le secteur agricole, avec des producteurs de fruits (poires) qui exportent habituellement vers la Russie, ou encore l'aéroport de Liège qui a d'importantes connexions avec la Chine et pourrait souffrir de la fermeture de l'espace aérien russe aux appareils européens.

18h30: L'Assemblée générale de l'ONU "exige" de la Russie l'arrêt de la guerre

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mercredi une résolution qui "exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine", lors d'un vote approuvé massivement par 141 pays, 5 s'y opposant, et 35 s'abstenant dont la Chine, sur les 193 membres que compte l'Organisation. Le résultat a été salué par une salve d'applaudissements.

Les cinq pays ayant voté contre sont la Russie, le Belarus, la Corée du Nord, l'Erythrée et la Syrie.

La résolution, ponctuant plus de deux jours d'interventions à la tribune de l'ONU, réclame à Moscou qu'il "retire immédiatement, complètement et sans conditions toutes ses forces militaires" d'Ukraine et "condamne la décision de la Russie d'accentuer la mise en alerte de ses forces nucléaires".

Intitulée "Agression contre l'Ukraine", la résolution appelle par ailleurs à accorder à l'aide humanitaire un accès sans entrave - sur fond de discussions ardues au Conseil de sécurité sur un projet franco-mexicain de résolution sur le même sujet - et "déplore l'implication du Belarus" dans l'attaque de l'Ukraine.

18h14: Réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'UE vendredi avec Blinken

Les ministres des Affaires étrangères des 27 États membres de l'UE se réuniront à nouveau en urgence vendredi à 15h sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Ce dernier a invité à cette réunion extraordinaire le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, le secrétaire d'État américain Antony Blinken, la ministre britannique Liz Truss, la ministre canadienne Melanie Joly et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg. Vendredi en matinée, les ministres des Affaires étrangères des 30 États membres de l'OTAN doivent déjà se retrouver au siège de l'Alliance, à Evere (Bruxelles). La plupart des États membres de l'UE sont aussi membres de l'OTAN.

18h01: 498 militaires russes tués, selon un premier bilan du ministère de la Défense russe

La Russie a dévoilé mercredi son tout premier bilan depuis le début de son offensive en Ukraine, annonçant que 498 de ses soldats y avaient été tués et 1.597 autres blessés. "Malheureusement nous avons eu des pertes parmi nos camarades participant aux opérations militaires spéciales. 498 militaires russes sont morts en accomplissant leur devoir" lors de l'invasion russe lancée le 24 février, a déclaré le porte-parole de l'armée russe Igor Konachenkov, lors d'un briefing diffusé à la télévision publique russe.

"Les familles des disparus reçoivent toute l'aide possible. 1.597 de nos camarades ont été blessés", a-t-il ajouté.

Selon lui, les pertes du côté des "militaires et des nationalistes ukrainiens" s'élèvent à "2.870 tués et environ 3.700 blessés".

18h00: L'Assemblée générale de l'ONU "exige" massivement de la Russie l'arrêt de la guerre en Ukraine

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mercredi une résolution qui "exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine", lors d'un vote approuvé massivement par 141 pays, 5 s'y opposant, et 35 s'abstenant dont la Chine, sur les 193 membres que compte l'Organisation.

Le résultat a été salué par une salve d'applaudissements. La résolution, ponctuant plus de deux jours d'interventions à la tribune de l'ONU, réclame à Moscou qu'il "retire immédiatement, complètement et sans conditions toutes ses forces militaires" d'Ukraine et "condamne la décision de la Russie d'accentuer la mise en alerte de ses forces nucléaires".

17h48: La délégation ukrainienne se dirige vers le lieu des négociations avec les Russes au Bélarus

La délégation ukrainienne se dirige vers le Bélarus pour un deuxième round de négociations avec la Russie, en pleine invasion russe de l'Ukraine, a annoncé mercredi la présidence ukrainienne.

"La délégation ukrainienne se dirige vers le lieu des négociations" au Bélarus, a indiqué le service de presse de la présidence alors que selon Moscou, les pourparlers doivent commencer jeudi non loin de la frontière bélarusso-polonaise.

17h47: L'UE renforce les sanctions économiques contre le Bélarus après l'invasion de l'Ukraine

L'Union européenne a annoncé mercredi de nouvelles sanctions économiques contre Minsk, en représailles de son aide à la Russie dans son invasion de l'Ukraine, ciblant désormais plus de 70% des exportations du Bélarus.

Le Conseil européen (États membres) va durcir les restrictions visant le commerce du Bélarus dans les secteurs du tabac, des minéraux, des substances bitumineuses, certains hydrocarbures, la potasse, le bois, le ciment, la sidérurgie et le caoutchouc, et restreindre ses importations de biens à double usage (militaire et civil).

17h42: La Géorgie va "immédiatement" demander l'adhésion à l'UE

La Géorgie va "immédiatement" demander son adhésion à l'Union européenne, a déclaré le parti au pouvoir dans ce pays ex-soviétique du Caucase qui entretient des relations délicates avec Moscou, après que l'Ukraine a demandé son intégration à l'UE face à l'invasion russe.

Le président du parti Rêve géorgien, Irakli Kobakhidze, a annoncé lors d'une conférence de presse la "décision de faire acte de candidature immédiatement pour l'entrée dans l'UE", ajoutant que la Géorgie demandait à Bruxelles d'examiner "urgemment" cette demande et de conférer à la Géorgie le statut de candidat à l'entrée dans l'Union.

17h35: Un cessez-le-feu au menu de nouveaux pourparlers russo-ukrainiens, selon un négociateur russe

Une délégation ukrainienne est attendue pour des pourparlers russo-ukrainiens au Bélarus jeudi matin, a déclaré mercredi le négociateur russe Vladimir Medinski, en précisant qu'un cessez-le-feu serait au menu de ces nouvelles discussions entre Moscou et Kiev, en pleine invasion russe de l'Ukraine.

"La délégation ukrainienne est déjà partie de Kiev. Nous nous attendons à ce qu'ils soient ici demain matin", a déclaré M. Medinski, en assurant que les deux parties avaient choisi "ensemble" pour les négociations un site au Bélarus situé "non loin de la frontière avec la Pologne".

17h30: Washington charge plus de dix procureurs de poursuivre les oligarques russes "corrompus"

Le ministère américain de la Justice a chargé mercredi une dizaine de procureurs de poursuivre "les oligarques russes corrompus" et tous ceux qui violeraient les sanctions adoptées par Washington contre Moscou après l'invasion de l'Ukraine. "Nous ne ménagerons aucun effort pour enquêter, arrêter et poursuivre tous ceux dont les actes criminels permettent au gouvernement russe de poursuivre cette guerre injuste", a déclaré le ministre Merrick Garland dans un communiqué qui précise les contours d'une unité dédiée annoncée la veille par le président Joe Biden.

17h20: L'Ukraine dénonce un "génocide" à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU

L'ambassadeur de l'Ukraine à l'ONU, Sergiy Kyslytsya, a dénoncé mercredi un "génocide" en cours dans son pays, perpétré par la Russie, lors d'un discours à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, à la clôture d'un débat exceptionnel de plus de deux jours.

"Il est facile de signer la Charte des Nations unies en temps de paix. Venez la signer en temps de guerre" après le vote attendu de l'Assemblée générale, a-t-il lancé en brandissant le petit fascicule bleu, à l'intention des 193 pays membres de l'Organisation assistant à son intervention, ponctuée par de vifs applaudissements.

17h18: Le point sur les attaques ce mercredi 2 mars (situation à 15h30)

Guerre en Ukraine: importante explosion près d'une gare à Kiev, la ville de Kherson serait tombée aux mains des Russes
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16h55: "Rien n'est exclu", assure Biden à propos d'un arrêt des achats de pétrole russe

Le président américain Joe Biden a assuré mercredi que "rien n'était exclu", à une journaliste qui lui demandait si les Etats-Unis comptaient interdire les importations de pétrole russe.

Il fait cette déclaration après avoir déjà pris une volée de mesures économiques contre la Russie en réponse à l'invasion de l'Ukraine, allant de l'interdiction de l'espace aérien américain à des sanctions lourdes contre la banque centrale russe.

16h47: L'Ukraine demande l'aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

L'Ukraine a demandé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) une assistance d'urgence pour assurer la sécurité de ses installations nucléaires. Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, l'a rapporté mercredi lors d'une réunion spéciale à Vienne. Rafael Grossi a déclaré être en contact avec Kiev et Moscou pour analyser comment soutenir les infrastructures, les opérations et le personnel. Cependant, il est peu probable que des experts de l'AIEA se rendent en Ukraine à court terme. "Accéder à une zone de guerre est une question extrêmement délicate", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

Plus tôt dans la journée, le directeur de l'AIEA a partagé des informations selon lesquelles les forces russes ont pris le contrôle de la plus grande centrale nucléaire d'Ukraine à Zaporijia. D'après des diplomates russes, le personnel ukrainien garantit le fonctionnement normal des installations.

L'Ukraine, envahie par la Russie la semaine dernière, compte 15 réacteurs nucléaires dans quatre centrales. Rafael Grossi a mis en garde contre le risque d'un grave accident nucléaire alors que les combats se poursuivent à travers le pays. "Nous voulons nous assurer qu'aucune substance radioactive ne soit libérée et ne cause des souffrances supplémentaires", a déclaré le directeur général. "La sécurité des installations nucléaires et des personnes en Ukraine sera mieux assurée si ce conflit armé prend fin tout de suite."

Jusqu'à présent, des dommages dus au conflit ont été signalés dans deux sites de stockage de déchets nucléaires. Aucune substance radioactive n'aurait cependant été libérée.

L'AIEA a par ailleurs répété qu'aucune preuve ne permettait d'établir que l'Ukraine a manipulé des matières pour développer des armes nucléaires, contrairement à ce qu'affirme la Russie.

16h36: Un millier de manifestants ont appelé à la paix devant le parlement européen

Environ un millier de manifestants, selon la dernière estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, ont manifesté mercredi de 12h30 à 14h00 sur la place du Luxembourg, devant le parlement européen à Bruxelles, en solidarité avec le peuple ukrainien. Ce rassemblement, derrière le slogan de ralliement "#unitedforpeace (unis pour la paix), était organisé par la communauté lituanienne de Belgique. Des drapeaux de la Pologne et de la Géorgie flottaient parmi les drapeaux ukrainiens et européens. Alors que la foule scandait des slogans comme "Gloire à nos héros" et "Poutine, rentre chez toi", des manifestants agitaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Stop à la guerre", "Stop Poutine", "Paix" ou "L'Ukraine, c'est l'Europe".

16h03: L'UE sanctionne 22 officiers supérieurs du Bélarus pour avoir aidé la Russie à envahir l'Ukraine

L'Union européenne a ajouté mercredi 22 officiers supérieurs des forces armées du Bélarus à sa liste noire des personnes sanctionnées pour leur soutien à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, selon un communiqué.

"Compte tenu de la gravité de la situation et du fait que le Bélarus participe à une invasion russe non provoquée contre l'Ukraine en autorisant une agression militaire à partir de son territoire, le Conseil estime qu'il convient d'ajouter vingt-deux personnes à la liste des personnes physiques et morales, entités et organismes faisant l'objet de mesures restrictives", indique le communiqué publié avec la liste des noms, leurs grades et leurs fonctions au Journal officiel de l'UE.

15h44: Les comités des anciens camps nazis dénoncent l'utilisation du mot "génocide"

Plusieurs comités internationaux représentant d'anciens déportés en camps de concentration nazis ont signé un appel demandant l'arrêt "immédiat" de la guerre menée par la Russie et dénonçant "l'utilisation des mots 'dénazification' et 'génocide' pour justifier l'attaque contre l'Ukraine". "Porteurs de la mémoire des victimes du nazisme, les signataires de cet appel dénoncent l'utilisation des mots 'dénazification' et 'génocide' pour justifier l'attaque contre l'Ukraine", écrivent-ils dans un texte transmis mercredi à l'AFP. "Nous sommes légitimes à faire valoir le poids de tragédie qu'ils recouvrent. Nous ne pouvons accepter que ces mots soient ainsi galvaudés", poursuivent-ils.

Cet "appel du monde mémoriel de la déportation" est signé par des dirigeants des comités internationaux des camps d'Auschwitz, Buchenwald-Dora, Dachau, Mauthausen, Natzweiler-Struthof, Neuengamme, Sachsenhausen et Ravensbrück, qui représentent d'anciens déportés ou leurs descendants.

15h43: Quatorze légionnaires d'origine ukrainienne en route pour la Pologne interpellés en France

Quatorze légionnaires ukrainiens ont été interpellés mardi à Paris dans un bus partant pour la Pologne, dans lequel d'autres passagers partaient vraisemblablement combattre en Ukraine, a-t-on appris mercredi de sources militaires françaises. Neuf de ces légionnaires bénéficiaient d'une permission qui ne leur permettait toutefois pas de quitter le territoire, quand les cinq autres se trouvaient en situation d'"absence irrégulière", dont quatre étaient déjà considérés comme "manquants", a déclaré à l'AFP le général Alain Lardet, le commandant de la Légion étrangère.

Il était dans l'immédiat impossible de déterminer si les 14 hommes comptaient combattre ou simplement assister leurs familles ayant fui l'Ukraine. Aucune arme ni équipement prohibé n'ont été retrouvés dans leurs bagages.

A l'inverse, parmi les autres passagers civils du bus, certains étaient en possession de matériels indiquant qu'ils partaient au combat, a détaillé l'une de ces sources.

15h35: L'invasion russe affectera la relance économique UE sans la faire dérailler

Plusieurs facteurs économiques liés à l'invasion de l'Ukraine par la Russie ralentiront la relance post-Covid de l'UE mais ne la feront pas dérailler, a affirmé mercredi le commissaire européen à l'Économie Paolo Gentiloni. Parmi les facteurs de risque qu'il a cités figurent l'impact sur les marchés financiers des sanctions européennes contre la Russie et d'éventuelles représailles russes, des goulets d'étranglement qui se confirmeront dans la chaîne d'approvisionnement, la pression sur les prix de l'énergie et l'impact sur la confiance des consommateurs. En février, la Commission avait estimé à 4% la croissance économique pour 2022.

Compte tenu des incertitudes élevées, la Commission pourrait prolonger à nouveau la suspension de ses règles de rigueur budgétaire: elle va réévaluer en mai prochain l'opportunité de désactiver le 1er janvier 2023, comme envisagé jusqu'ici, la clause qui a suspendu ces règles (3% de déficit public par rapport au PIB, 60% de dette publique) pour cause de crise du coronavirus, a indiqué le commissaire italien, confirmant ce que le vice-président Valdis Dombrovskis avait déjà laissé entendre il y a quelques jours.

15h10: Kiev rejette tout "ultimatum" russe

Dans un contexte d'offensive généralisée, le porte-parole du Kremlin a annoncé qu'une délégation russe attendrait mercredi soir dans un lieu indéterminé "les négociateurs ukrainiens". Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba a cependant indiqué qu'aucune date n'avait été convenue, et accusé la Russie d'émettre des "ultimatums".

Des premières négociations lundi étaient restées sans résultat tangible. Kiev réclamait l'arrêt immédiat de l'invasion, alors que Moscou semblait attendre une reddition.

15h07: "Il ne reste plus de zone à Kharkiv où un obus d'artillerie n'a pas encore frappé"

La Russie pilonnait mercredi une série de villes ukrainiennes, notamment Kharkiv avec l'envoi de troupes aéroportées et de nouveaux bombardements, Kiev rejetant par avance tout "ultimatum" avant d'éventuels nouveaux pourparlers.

Au septième jour de l'invasion lancée par Vladimir Poutine, des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv, deuxième ville du pays, a annoncé à l'aube l'armée ukrainienne, sans donner une idée de leur nombre.

Après plusieurs bombardements au centre-ville mardi qui ont fait au moins 21 morts selon le gouverneur régional, des frappes ont touché mercredi les sièges régionaux des forces de sécurité et de police ainsi que l'université et la mairie de cette métropole située à 50 km de la frontière russe. Les services d'urgence ont fait état d'au moins quatre morts et neuf blessés.

"Il ne reste plus de zone à Kharkiv où un obus d'artillerie n'a pas encore frappé", a affirmé Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur.

Dans la capitale Kiev, quelque 500 km plus à l'ouest, où les habitants qui n'ont pas fui se préparent depuis des jours à un assaut, un calme relatif règne mercredi, après des frappes la veille sur la tour de télévision, qui ont fait cinq morts.

14h44: L'Ukraine fait état de la mort de plus de 2.000 civils

Au moins 2.000 civils sont morts depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie la semaine dernière, selon le service d'urgence de l'État ukrainien. Dix secouristes figurent parmi les victimes, a-t-il rapporté dans un message publié sur Facebook. Les Nations unies avaient précédemment évoqué la mort de 142 civils.

Depuis le début de l'invasion russe jeudi dernier, plus de 400 incendies provoqués "par des tirs ennemis" ont été éteints, selon le même communiqué.

"Chaque heure coûte la vie à nos enfants, femmes et défenseurs", alerte-t-il.

14h43: L'Ukraine appelle les mères de soldats russes capturés à venir les chercher

L'armée ukrainienne a invité mercredi "les mères de soldats russes capturés" sur son territoire à venir les chercher, Kiev affirmant avoir fait des dizaines de prisonniers depuis le début de l'invasion du pays par Moscou. "Décision a été prise de rendre les soldats russes capturés à leurs mères si celles-ci viennent les chercher en Ukraine, à Kiev", a déclaré le ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué.

Il a publié les numéros de téléphone et un courriel via lesquels les mères peuvent obtenir des informations sur leurs fils prisonniers en Ukraine.

Dans le cas où la détention de leur fils est confirmée, les femmes russes sont invitées à se rendre en Pologne, puis à entrer en Ukraine via un point de passage frontalier.

"Vous allez être accueillies et raccompagnées à Kiev où votre fils vous sera rendu", a souligné le ministère ukrainien.

"A la différence des fascistes de Poutine, nous, les Ukrainiens, nous ne faisons pas la guerre contre les mères et leurs enfants capturés", a-t-il encore ajouté.

Lors du conflit entre Moscou et des indépendantistes tchétchènes dans les années 1990 et 2000, de nombreux jeunes conscrits russes avaient été envoyés au front et certains faits prisonniers.

Des mères de soldats s'étaient alors mobilisées pour les faire revenir vivants ou ramener leurs cadavres, en n'hésitant pas à aller sur place, un mouvement qui avait nourri les protestations anti-guerre en Russie.

13h52: Les alentours de la mairie de Kharkiv touchés par une frappe militaire, selon CNN

La deuxième plus grande ville d'Ukraine est victime de bombardements depuis quelques jours. Selon nos confrères de CNN, après avoir touché l'université de la ville, les frappes ont cette fois ciblé la mairie de Kharkiv. Un missile de croisière aurait endommagé le bâtiment municipal.


13h08 : Ukraine: Boris Johnson appelle tous les membres de l'ONU à exiger un retrait russe

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé les pays membres de l'ONU à condamner, lors du vote de l'Assemblée générale prévu mercredi, l'invasion russe de l'Ukraine et à "exiger" un retrait.

"L'Assemblée générale des Nations unies votera plus tard dans la journée et nous appelons toutes les nations à se joindre à nous pour condamner la Russie et exiger que Poutine fasse rentrer ses tanks", a déclaré M. Johnson devant les députés, ajoutant: "Si, au contraire, Poutine redouble d'efforts, nous continuerons à augmenter la pression économique."


12h39 : Sept banques russes exclues de Swift, l'UE épargne les paiements de gaz et de pétrole

Les sanctions européennes supplémentaires annoncées ces derniers jours ont été formalisées durant les dernières heures par des représentants des 27 Etats membres, et publiées mercredi au Journal officiel de l'UE. Elles comprennent l'exclusion de sept banques russes du système de messagerie financière Swift, et l'interdiction de diffusion en Europe, avec effet immédiat, des médias russes RT et Sputnik. Destinée à couper en partie l'économie russe de la finance mondiale, l'exclusion de Swift vise VTB, la deuxième plus grosse banque de Russie, ainsi que Bank Otkritie, Novikombank (financement de l'industrie), Promsvyazbank, Rossiya Bank, Sovcombank et VEB (banque de développement du régime). Ces établissements "sont les premiers concernés par le financement de l'effort de guerre" de Moscou en Ukraine, a expliqué un responsable européen, affirmant qu'environ un quart du volume du système bancaire russe est concerné par cette exclusion.

La mesure sera effective à partir du 12 mars.

12h35: La Russie affirme avoir pris le contrôle de la plus grande centrale nucléaire d'Ukraine

Les forces russes contrôlent désormais la plus grande centrale nucléaire d'Ukraine, a déclaré mercredi le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), citant des informations en provenance de Moscou. Des diplomates russes à Vienne ont informé le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, de l'évolution de la situation en Ukraine. Selon la lettre de l'ambassade de Russie à l'AIEA, le personnel de la centrale nucléaire de Zaporijia continue d'assurer un fonctionnement normal des installations. Les niveaux de radiation y sont normaux, d'après ces mêmes informations.

L'Ukraine, envahie par la Russie la semaine dernière, compte 15 réacteurs nucléaires dans quatre centrales. Rafael Grossi a déjà mis en garde contre le risque d'un grave accident nucléaire alors que les combats se poursuivent à travers le pays.

12h22: L'appel du maire de Kiev

Le maire de Kiev s'est adressé aux pays alliés pour demander leur "soutien". "Sans ça, il sera difficile de survivre", a affirmé Vitali Klitschko sur CNN. Il s'est dit "très fier d'être ukrainien". "Nous avons résisté face à l'une des armées les plus fortes du monde", a-t-il continué sur CNN. "Notre indépendance est notre priorité. Nous défendons nos familles, notre ville, notre pays et notre avenir."

Guerre en Ukraine: importante explosion près d'une gare à Kiev, la ville de Kherson serait tombée aux mains des Russes
©AP



12h05: L'opposant Alexeï Navalny appelle les Russes à protester quotidiennement

Le leader de l'opposition russe Alexeï Navalny appelle les Russes via son compte Twitter à manifester massivement contre l'invasion de l'Ukraine. "Poutine n'est pas la Russie. S'il y a une chose dont la Russie peut être fière en ce moment, c'est des 6.824 personnes qui sont actuellement incarcérées pour être descendues dans la rue protester contre la guerre", écrit-il. Navalny appelle les Russes, non seulement en Russie et au Bélarus, mais aussi ailleurs dans le monde, à protester contre l'invasion de l'Ukraine tous les jours de la semaine sur les principales places des villes et dans les ambassades russes, et à le faire chaque week-end à 14 heures.

"Ne devenons pas une nation de gens silencieux et effrayés. Ou de lâches prétendant ne pas remarquer la guerre d'agression contre l'Ukraine déclenchée par notre tsar clairement devenu fou", poursuit l'opposant.


12h04: Le transporteur DHL annonce suspendre les livraisons vers la Russie et le Bélarus


11h57: Poutine souhaiterait remplacer Zelensky par Viktor Ianoukovytch à la présidence de l'Ukraine

Vladimir Poutine souhaiterait mettre fin à la présidence de Zelensky, pour mettre à sa place l'ancien chef d'Etat ukrainien, Viktor Ianoukovytch, qui a été évincé suite à la révolution de 2014. C'est ce qu'affirment des sources d'Ukrainska Pravda.

11h36:L'ONU recense près de 836.000 réfugiés venus d'Ukraine

11h27: La Russie et l'Ukraine rapportent des succès dans les combats

Moscou et Kiev ont fait part mercredi de nouveaux succès dans les combats qui les opposent sur le territoire ukrainien. Le ministère russe de la Défense a déclaré que les attaques contre l'infrastructure militaire ukrainienne se poursuivaient, à l'aide notamment d'armes de précision contre les bâtiments des services secrets à Kiev. Le matériel de diffusion des tours de télévision a été désactivé. Depuis le début de l'invasion jeudi dernier, les forces russes ont déclaré avoir détruit plus de 1.500 pièces d'équipement de l'armée ukrainienne, dont 58 avions et plus de 470 chars et autres véhicules blindés. Ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de façon indépendante.

Le ministère ukrainien de la Défense affirme pour sa part que plus de 5.840 soldats russes ont été tués. Selon lui, au moins 200 véhicules blindés, 860 autres véhicules militaires, des avions et 31 hélicoptères ont également été détruits depuis le début de la guerre.

L'Ukraine accuse par ailleurs la Russie de graves crimes de guerre. "Les attaques d'avions et de roquettes par la Russie et le Bélarus contre des bâtiments civils et des écoles, le bombardement de maternités, ce sont des actes lâches commis par des personnes sans honneur", a ajouté le ministère. "Ce ne sont pas des militaires mais des terroristes, des représentants d'un Etat terroriste."

Moscou a vigoureusement démenti l'attaque de civils et de zones résidentielles.

11h17: Les combats se poursuivent à Marioupol

Selon nos confrères de CNN, des combats acharnés sont en cours dans la ville de Marioupol. Les Ukrainiens résisteraient actuellement aux attaques russes. Le maire de la ville, Vadym Boychenko, a fait état de 128 personnes actuellement hospitalisées. "Le nombre de civil blessés augmente chaque jour", a-t-il confié, selon des informations relayées par CNN.

11h08: Au moins quatre morts dans un bombardement à Kharkiv selon les secours

Au moins quatre personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans des bombardements russes ayant visé mercredi matin le siège des services de sécurité et une université à Kharkiv en Ukraine, ont indiqué les secours ukrainiens. "Pour l'instant dix personnes ont pu être sorties des décombres, le bilan préliminaire est de 4 morts et neuf blessés", a poursuivi cette source, dans un message sur les réseaux sociaux au moment où la deuxième ville du pays subit une attaque des forces armées russes.

Vingt-et-une personnes avaient été tuées la veille dans des bombardements, notamment celui du siège de l'administration locale.


Guerre en Ukraine: importante explosion près d'une gare à Kiev, la ville de Kherson serait tombée aux mains des Russes
©afp

10h45 : Emmanuel Macron va s'exprimer ce mercredi soir

L'Elysée annonce qu'Emmanuel Macron va s'exprimer ce mercredi soir à 20h00 sur la guerre en Ukraine.


10h32 : La délégation russe prête à reprendre mercredi soir les pourparlers avec l'Ukraine

Une délégation de négociateurs russes est prête à poursuivre mercredi des pourparlers avec des représentants de Kiev, a indiqué le porte-parole du Kremlin, près d'une semaine après le début de l'invasion russe du pays.

"Aujourd'hui, vers le début de la soirée, notre délégation sera sur place, nous allons attendre les négociateurs ukrainiens", a affirmé M. Peskov à la presse, disant "espérer" que ces derniers viennent aux négociations, sans en préciser le lieu.

10h15 : une maternité bombardée

Selon Stéphane Siohan, correspondant en Ukraine, les Russes ont bombardé une maternité à Jitomir (ouest de Kiev) la nuit dernière. "Les Russes frappent désormais les infrastructures civiles, hôpitaux et maternités", écrit le journaliste présent sur place. Il fait deux constats ce mercredi matin : "les Russes connaissent des pertes majeures, leurs colonnes de chars se font défoncer en plusieurs endroits" et "les Russes frustrés augmentent leurs frappes sur des infrastructures civiles faisant de plus en plus de victimes dans la population."


Selon ce même journaliste, l'armée russe menace de détruire une nouvelle ville. "À Konotop, [ville de ] 86 000 habitants, au nord-est de l'Ukraine, une ville historique cosaque, les Russes ont envoyé un ultimatum au maire: 'vous vous rendez ou nous détruisons la ville'. Actuellement se déroule une assemblée populaire des habitants en plein air pour prendre une décision."




9h43: "Effacer l'Ukraine"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mercredi Moscou de chercher à "effacer" l'Ukraine et son histoire, appelant les Juifs "à ne pas rester silencieux", après des frappes russes près de Babi Yar, site d'un massacre nazi.

"Ils ont l'ordre d'effacer notre histoire, d'effacer notre pays, de nous effacer tous", a-t-il lancé dans une vidéo, exhortant les pays du monde entier à ne pas rester neutres.

Le président ukrainien, qui est lui-même juif, a appelé "les Juifs du monde" à se faire entendre du fait de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, au lendemain d'un bombardement russe ayant visé la tour de télévision à Kiev, mitoyenne du site du massacre nazi de Babi Yar où près de 34.000 juifs avaient été massacrés en deux jours par les nazis en 1941.

"Il est important que des millions de Juifs à travers le monde ne restent pas silencieux", a-t-il dit, "le nazisme est né dans le silence. Criez que des civils sont tués. Criez que des Ukrainiens sont assassinés".

Le président russe Vladimir Poutine accuse son homologue ukrainien, malgré son ascendance juive, d'être un néo-nazi et a ainsi justifié son opération militaire en Ukraine, pointant un prétendu génocide de Russes chez son voisin.

9h30 : L'Espagne annonce qu'elle enverra du "matériel militaire offensif" à la "résistance ukrainienne"

L'Espagne a décidé d'envoyer du "matériel militaire offensif" à la "résistance ukrainienne", a affirmé mercredi le chef du gouvernement de gauche espagnol, Pedro Sanchez, lors d'une intervention devant la Chambre des députés.

"Comme je vois qu'il y a des groupes (politiques) qui remettent en question l'engagement du gouvernement" à participer à l'aide militaire à l'Ukraine, "je veux également vous annoncer que l'Espagne livrera du matériel militaire offensif à la résistance ukrainienne", a déclaré M. Sanchez.

9h19 : "Tous ceux qui fuient les bombes de Poutine sont les bienvenus en Europe"

"L'Europe est aux côtés de ceux qui ont besoin de protection", a écrit ce matin la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "Tous ceux qui fuient les bombes de Poutine sont les bienvenus en Europe. Nous fournirons une protection à ceux qui cherchent un abri et nous aiderons ceux qui cherchent un moyen sûr de rentrer chez eux."

9h00: 150 lits d'hôpitaux belges disponibles pour des patients venant d'Ukraine

La Belgique a mis 150 lits d'hôpitaux à la disposition de patients - victimes de guerre ou autres - en provenance d'Ukraine, a indiqué mercredi le chef du département de l'aide médicale urgente au SPF Santé publique, Marcel Van der Auwera, au micro de la VRT radio. Les hôpitaux belges ont été avertis la semaine dernière afin qu'ils se préparent à l'accueil de victimes de guerre mais aussi à celui de patients en provenance d'Ukraine dont le traitement sur place serait compromis en raison de dommages infligés aux infrastructures hospitalières, a-t-il précisé lors de l'émission De Ochtend sur Radio 1.

Il s'agit de 120 lits d'hospitalisation, de quinze lits réservés à des patients souffrant de brûlures graves et de quinze lits de soins intensifs.

8h16 : Wizz Air offre des vols aux réfugiés ukrainiens

La compagnie aérienne à bas coûts Wizz Air met à disposition 100.000 billets de vol gratuits pour les réfugiés ukrainiens. Ils pourront les utiliser pour des vols depuis la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie ou la Roumanie; soit les pays frontaliers où se sont rendus des centaines de milliers d'Ukrainiens depuis le début de l'invasion russe.

8h00 : L'armée russe affirme avoir conquis la ville de Kherson dans le Sud de l'Ukraine

L'armée russe a affirmé mercredi matin s'être emparé de la ville portuaire ukrainienne de Kherson, située au sud du pays, près de la péninsule de Crimée, après des combats acharnés ces dernières heures. "Des unités de l'armée russe ont pris le contrôle total de la capitale régionale de Kherson", a affirmé le porte-parole des forces armées russes, Igor Konachenkov.

Quelques minutes plus tôt, à 6h43 GMT (7h43, heure de Bruxelles), le maire ukrainien de la ville, Igor Kolykhaïev, avait indiqué que la localité était toujours sous contrôle ukrainien.

"Nous sommes encore l'Ukraine. Nous résistons toujours", a-t-il indiqué sur son compte Facebook. "Aujourd'hui, je vais essayer de trouver des solutions pour rassembler les morts, pour rétablir l'électricité, le gaz, l'eau et le chauffage dans les endroits où cela a été coupé. Mais je vous préviens : réussir à faire cela aujourd'hui, ce serait accomplir un miracle", a-t-il poursuivi.

La ville et sa périphérie ont subi ces dernières heures d'intenses bombardements. La région de Kherson, frontalière de la Crimée, avait été attaquée dès le début de l'invasion russe, le 24 février à l'aube.

L'armée russe s'est déjà emparé d'un autre port clé de l'Ukraine, celui de Berdiansk, et attaque actuellement celui de Marioupoul.

7h20 : La Belgique envoie du matériel humanitaire à destination de l'Ukraine

La Belgique envoie du matériel humanitaire - de l'équipement de protection et de première nécessité, dont des tentes, des couvertures et des kits sanitaires - à destination de l'Ukraine, agressée par la Russie, ont annoncé mercredi les Affaires étrangères. Cet envoi se fera en recourant au mécanisme d'aide d'urgence B-FAST, un dispositif interministériel d'intervention en cas de catastrophes à l'étranger, a précisé le Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères dans un communiqué.

Il s'agit d'équipement de protection et de première nécessité, adapté aux conditions de froid, notamment des tentes, des couvertures et des kits sanitaires.

La Belgique "répond ainsi à la demande d'assistance adressée par l'Ukraine via le mécanisme de protection civile de l'Union européenne (MPUC) à la suite de l'invasion militaire de l'Ukraine par la Russie", précise le communiqué.

"La Belgique tient à exprimer sa solidarité avec les autorités et la population ukrainienne, durant des circonstances très difficiles", ajoute le texte.

La valeur totale de cette aide est de 230.000 euros. Le SPF Affaires étrangères et Coopération au développement coordonne cette mission B-FAST, un mécanisme dans lequel sont impliqués le cabinet du Premier ministre ainsi que le SPF Santé publique, la Défense, le SPF Intérieur et le SPF Bosa pour le soutien logistique et administratif.

Cette aide humanitaire s'ajoute à une autre, militaire, annoncée la semaine dernière sous la forme de 5.000 fusils automatiques FNC et 200 armes antichars. Un convoi de matériel était déjà parti fin de semaine dernière, composé de matériel de protection et d'orientation de la Défense belge, comme des casques.

7h09 : La principale banque russe Sberbank quitte le marché européen

Le groupe Sberbank, la principale banque de Russie, a annoncé mercredi se retirer du marché européen, après avoir été touché par des sanctions financières massives en représailles à l'invasion de l'Ukraine par Moscou. "Dans la situation actuelle, Sberbank a décidé de se retirer du marché européen. Les banques filiales du groupe sont confrontées à des sorties de fonds anormales et à des menaces concernant la sécurité de leurs employés et de leurs bureaux", a indiqué le groupe dans un communiqué cité par les agences de presse russe.

5h40 : D'un bloc, Biden et le Congrès américain se lèvent pour l'Ukraine

Les larmes aux yeux, l'ambassadrice ukrainienne aux Etats-Unis a répondu d'un poing levé aux salves d'applaudissements de l'ensemble du Congrès américain, qui à l'appel de Joe Biden s'est levé d'un bloc mardi pour offrir son soutien au peuple ukrainien.

Installée à la droite de l'épouse du président américain, Oksana Markarova était l'une des invitées d'honneur de Joe Biden, qui a mis la guerre en Ukraine au cœur de son premier discours sur l'état de l'Union.

4h28 : des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv

Des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv dans la nuit de mardi à mercredi, a indiqué l'armée ukrainienne, en faisant état de combats en cours dans cette ville de l'est de l'Ukraine peuplée de 1,4 million d'habitants. "Des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv (...) et attaqué un hôpital" local, a déclaré l'armée ukrainienne dans un communiqué sur Telegram. "Un combat est en cours entre les envahisseurs et les Ukrainiens", a-t-elle précisé.

"Un combat est en cours entre les envahisseurs et les Ukrainiens", selon le communiqué. D'après Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l'Intérieur ukrainien, un incendie s'est déclaré mercredi dans la caserne d'une école de pilotage à Kharkiv après une frappe aérienne.

"Pratiquement, il ne reste plus de telle zone à Kharkiv où un obus d'artillerie n'a pas encore frappé", a-t-il affirmé, cité dans un communiqué sur Telegram. Cette annonce intervient au septième jour de l'offensive russe en Ukraine, lancée le 24 février et qui s'est intensifiée mardi.

Kharkiv, ville de 1,4 million d'habitants proche de la frontière avec la Russie, a été visée par plusieurs bombardements mardi, qui ont fait au moins dix morts et plus de 20 blessés selon les autorités locales.

A Marioupol, port sur la mer d'Azov, plus d'une centaine de personnes ont été blessées mardi dans des tirs russes, selon le maire de la ville, Vadim Boïtchenko, cité par des médias ukrainiens.

A Kherson, dont les entrées étaient déjà contrôlées par les forces russes, ces dernières ont pris dans la nuit le contrôle de la gare ferroviaire et du port, selon le maire de la ville Igor Kolykhaïev, cité par des médias locaux.

A Borodianka, à 50 km de Kiev, des frappes aériennes russes ont détruit deux immeubles résidentiels dans la journée de mardi, selon la première vice-ministre ukrainienne des Affaires étrangères, Eminé Djaparova, qui a partagé une vidéo des immeubles gris partiellement en ruines, avec des appartements en flammes.

Le ministère ukrainien de la Défense a par ailleurs indiqué dans la nuit redouter une attaque du Bélarus.

"Les troupes bélarusses ont été mises en état d'alerte et se trouvent dans les zones de concentration les plus proches de la frontière de l'Ukraine", a affirmé le ministère dans un communiqué sur Facebook.

4h06 : Visa, Mastercard et AmEx écartent des banques russes de leur réseau de cartes

Les émetteurs américains de cartes de paiements Visa, Mastercard et American Express ont indiqué avoir pris des mesures pour mettre en oeuvre les sanctions imposées à la Russie après l'invasion de l'Ukraine, empêchant des banques russes d'utiliser leur réseau. Mastercard a ainsi "bloqué de multiples institutions financières" sur son réseau de paiements "en réponse aux ordres imposant des sanctions", a indiqué le directeur général de l'entreprise dans un message posté sur son site lundi soir.

3h33 : Vladimir Poutine, "le dictateur"

Le président russe Vladimir Poutine, qualifié de "dictateur", est "plus isolé que jamais", a affirmé mardi le président amércain Joe Biden devant le Congrès américain à Washington pour son premier discours sur l'état de l'Union Le président démocrate a assuré que "les Etats-Unis sont aux côtés du peuple ukrainien", quelques jours après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les élus du Congrès américain se sont levés mardi pour une ovation au peuple ukrainien au début du discours sur l'état de l'Union.

Le fait qu'un dictateur russe ait envahi un pays étranger a un coût sur toute la planète", a lancé Joe Biden. Mais "dans la bataille entre la démocratie et l'autocratie, les démocraties sont au rendez-vous, et le monde choisit clairement le côté de la paix et de la sécurité", a poursuivi l'élu. Le président américain a par conséquent menacé les oligarques russes de saisir leurs "yachts, appartements de luxe, et jets privés", issus de gains selon lui malhonnêtes.

Le dirigeant américain a confirmé que les Etats-Unis allaient fermer leur espace aérien "à tous les vols russes", emboîtant le pas à l'UE et au Canada.

2h30 : Boeing annonce suspendre son soutien opérationnel aux compagnies aériennes russes

Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé mardi qu'il allait suspendre ses services opérationnels aux compagnies aériennes russes (pièces détachées, maintenance et soutien technique) ainsi que des "opérations majeures" à Moscou. "Alors que le conflit se poursuit, nos équipes se concentrent sur la sécurité de nos co-équipiers dans la région", a souligné dans un message transmis à l'AFP Boeing, qui a aussi fermé temporairement son bureau à Kiev.

Cette annonce s'ajoute à cette d'autres grandes compagnies américaines qui ont annoncé leurs retrait de Russie, tel que Ford ou ExxonMobile, en représailles à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

2h09 : Le Japon ferme son ambassade dans la capitale ukrainienne Kiev

Le Japon a annoncé fermer son ambassade la capitale ukrainienne Kiev jusqu'à nouvel ordre, dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par son voisin russe. Le ministère des Affaires étrangères japonais a signalé qu'un bureau de liaison serait toutefois établi dans la ville de Lviv près de la frontière avec la Pologne. Les ressortissants japonais pourront y obtenir une assistance, de même que ceux qui souhaitent fuir le pays.

La Belgique a annoncé mardi fermer son ambassade à Kiev, tout en offrant un appui d'équipes consulaires en divers points frontaliers avec d'autres pays bordant l'Ukraine. Les autres compétences de l'ambassade de Belgique à Kiev sont reprises par l'ambassade de Belgique en Pologne.

1h23 : "Nous devons arrêter l'agresseur au plus vite"

"Nous devons arrêter l'agresseur au plus vite", a tweeté le président ukrainien Volodymyr Zelensky après avoir discuté avec Joe Biden.

De son côté, la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a appelé dans une vidéo les ONG à en faire plus pour assurer des couloirs humanitaires afin d'évacuer les civils du Donbass.

"Je dois avouer que nous nous nous attendions à un soutien et une plus grande aide des organisations internationales, notamment du Comité international de la Croix-Rouge, de l'ONU et de l'OSCE", a-t-elle souligné.

Une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l'Otan a été convoquée en "présentiel" pour vendredi à Bruxelles.

1h13 : ExxonMobil, Apple, Boeing... Les géants américains coupent les ponts avec Moscou

Plusieurs géants de l'économie américaine, d'ExxonMobil à Apple en passant par Boeing et Ford, ont annoncé mardi qu'ils prenaient leurs distances avec la Russie après l'invasion de l'Ukraine.

Ces décisions ont des conséquences diverses, allant du report de la sortie d'un film en salle pour Disney au retrait d'un projet à plusieurs milliards de dollars pour ExxonMobil.

Mais Moscou a provoqué une onde de choc internationale en lançant ses forces armées en Ukraine, déclenchant une batterie de sévères sanctions économiques de l'Occident et les réactions de nombreuses entreprises ayant des liens avec la Russie.

ExxonMobil est ainsi devenu le dernier grand groupe pétrolier en date à annoncé qu'il allait se retirer du pays, en quittant progressivement le champ d'exploitation pétrolière et gazière Sakhalin-1.

00h42 : Frappes aériennes nocturnes sur la ville de Jytomyr

Au sixième jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, une frappe aérienne russe visant la ville de Jytomyr est rapportée mardi soir par l'agence de presse ukrainienne Unian. La ville se situe à 140 kilomètres de la capitale Kiev. Il est question de missiles de croisière russes qui ont visé des cibles civiles, dont des buildings résidentiels et un hôpital, selon l'agence de presse.

Le conseiller au ministère de l'intérieur ukrainien, Anton Herashchenko, évoque le décès de quatre personnes, citant les autorités locales.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux témoignent de maisons en feu et d'opération de secours.

M. Herashchenko affirme qu'une autre attaque aérienne russe a aussi visé la ville de Kharkiv, ville de 1,4 million d'habitants proche de la frontière avec la Russie, dont les assaillants essaient de s'emparer.

Dans la journée de mardi, le siège de l'administration régionale y a été en partie détruit, a déclaré le gouverneur Oleg Sinegoubov, dans une vidéo montrant une explosion. Au moins 10 personnes ont été tuées et plus de 20 blessées,

Mais ces développements militaires ne pouvaient pas être vérifiés indépendamment.

00h01: Le géant pétrolier italien Eni compte se retirer d'un gazoduc reliant la Russie à la Turquie

Le groupe italien des hydrocarbures Eni compte céder sa part de 50% dans le gazoduc Blue Stream, qu'il contrôle à égalité avec le géant russe Gazprom, dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par Moscou, a annoncé mardi soir un porte-parole de la société à l'AFP.

"Eni a l'intention de vendre sa part" dans le gazoduc Blue Stream qui relie la Russie à la Turquie via la mer Noire, a-t-il déclaré. Eni suit ainsi l'exemple de majors pétrolières comme les britanniques Shell ou BP, qui ont annoncé se retirer de projets en Russie.

"La présence actuelle d'Eni en Russie est marginale. Les coentreprises existantes" avec le géant russe semi-public Rosneft, "liées à des licences d'exploration dans la zone arctique, sont déjà gelées depuis des années, notamment en raison des sanctions internationales imposées depuis 2014", a assuré le porte-parole.

23h34: "Poutine avait tort. Nous étions prêts", selon Biden

Le président russe Vladimir "Poutine avait tort. Nous étions prêts", va clamer Joe Biden mardi devant le Congrès, pour vanter l'unité de l'Occident face à l'invasion de l'Ukraine, et en espérant sans doute rallier des Américains qui doutent profondément de lui.

"Au cours de notre histoire nous avons appris cette leçon: si les dictateurs ne paient pas le prix de leur agression, ils causent encore plus de chaos", doit également déclarer le président américain dans son premier "discours sur l'état de l'Union", dont la Maison Blanche a diffusé à l'avance un court extrait.

Le président russe "pensait que l'Occident et l'Otan ne répondraient pas. Et il pensait pouvoir nous diviser chez nous" aux Etats-Unis, dira-t-il à partir de 21H00 (02H00 GMT mercredi).