Vladimir Poutine, "plus isolé que jamais", continue à frapper

Au septième jour de la guerre déclenchée par Vladimir Poutine contre son voisin ukrainien, les forces russes ont continué à pilonner mercredi une série de villes du pays, dont Kharkiv.

Vladimir Poutine, "plus isolé que jamais", continue à frapper
©AFP
Certains le pensent probablement tout bas, mais de là à le dire tout haut… Jean Asselborn, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, a franchi le pas, mercredi, dans un entretien à la radio publique 100,7. Si le peuple russe, coupé des médias indépendants, "voyait ce que Poutine fait en Ukraine, à quel point les Ukrainiens ont peur et combien de vies humaines il pourrait avoir sur la conscience, alors il renverserait le Kremlin", a estimé le ministre. "Peut-être tout ce que l'on pourrait souhaiter, c'est que Poutine soit réellement physiquement éliminé pour arrêter tout ça."

Physiquement éliminé ? Cela m'a "échappé", "c'était une erreur". "Je sais qu'un ministre des Affaires étrangères ne devrait jamais utiliser de tels mots", a tenté de rattraper M. Asselborn par voie de communiqué. Mais, "même après dix-huit ans en tant que ministre des Affaires étrangères, je n'arrive pas à réprimer mes émotions et mon sens de la justice, face à une souffrance humaine aussi incommensurable infligée à des innocents".

Car, au septième jour de la guerre déclenchée par Vladimir Poutine contre son voisin ukrainien, les forces russes ont continué à pilonner mercredi une série de villes du pays, dont Kharkiv. Alors que des troupes aéroportées y débarquaient, des frappes ont touché des bâtiments des forces de sécurité et de police, ainsi que l'université et la mairie de la grande ville russophone de l'est du pays. Dans le Sud, après la prise de Kherson par les soldats russes, le maire, Igor Kolykhaïev, a crié à la "catastrophe humanitaire"...

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