Ukraine: Poutine affirme qu'il atteindra ses objectifs "soit par la négociation, soit par la guerre", les civils pris au piège à Marioupol

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La Rédaction (avec agences)
Ukraine: Poutine affirme qu'il atteindra ses objectifs "soit par la négociation, soit par la guerre", les civils pris au piège à Marioupol
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Au 11e jour de l'invasion de l'Ukraine, l'avancée russe vers Kiev dans le nord se fait à grand renfort de bombardements des villes ukrainiennes qui ont tué des dizaines de civils, notamment à Tcherniguiv, à 150 km au nord de la capitale.

Les combats ont également repris à Marioupol, port stratégique du sud-est du pays, où la ville est soumise à "un blocus humanitaire" et à d'intenses bombardements, a affirmé le maire de la ville. Après une tentative d'évacuation reportée ce samedi, une nouvelle tentative a lieu ce dimanche, avant d'être rapidement interrompue.

En fin de matinée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que les Russes se préparaient à bombarder le port d'Odessa. L'aéroport de Vinnytsia dans le centre de l'Ukraine aurait également été détruit par des frappes russes en début d'après-midi.

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Les dernières informations en direct :

23h43:Le ministre français des Affaires étrangères "pense que l'Ukraine gagnera"

"Depuis dix jours, ce qui a été le plus marquant c'est la forte capacité de résistance de l'Ukraine, à un point que les experts n'imaginaient pas", a déclaré M. Le Drian sur la chaîne France 5. "On rentre dans la logique des sièges, et la logique des sièges ça fait partie de notre sinistre expertise du fonctionnement et de l'action des forces russes", a-t-il néanmoins souligné.

"On a l'exemple de Grozny, on a l'exemple d'Alep et ça va recommencer", a ajouté le chef de la diplomatie française, en référence aux très lourds bilans des interventions russes dans la capitale tchétchène et dans la grande ville du nord de la Syrie.

"Je pense que ce qu'on découvrira à Marioupol quand la guerre sera finie, ce sera horrible, il y a Odessa et puis il y a Kiev", a-t-il indiqué.

Lors d'une conversation téléphonique entre les présidents français Emmanuel Macron et russe Vladimir Poutine dimanche, le maître du Kremlin a affirmé qu'il "atteindrait ses objectifs" en Ukraine "soit par la négociation, soit par la guerre", mais a nié s'en prendre aux civils, selon la présidence française.

"Je pense que l'Ukraine gagnera", a déclaré M. Le Drian, citant à l'appui de cette analyse l'isolement diplomatique de la Russie et l'effet des sanctions internationales.

"Nous avons pris des trains de sanctions considérables, dont les effets sont en train d'être lourds et seront à mon avis de plus en plus lourds, ce qui fait que le prix à payer pour la guerre va devenir insupportable et qu'à un moment donné le président Poutine va être confronté au choix d'avoir des effets majeurs sur le fonctionnement de la Russie ou d'ouvrir des négociations", a-t-il expliqué.

22h36: Netflix suspend son service en Russie pour protester contre l'invasion de l'Ukraine

Le géant de la vidéo à la demande avait déjà interrompu, plus tôt cette semaine, ses acquisitions en Russie ainsi que ses productions de programmes originaux. "Compte tenu des circonstances sur le terrain, nous avons décidé de suspendre notre service en Russie", a indiqué un porte-parole au site du magazine américain Variety. Sollicité par l'AFP, Netflix n'a pas donné suite immédiatement. Leader de la vidéo en ligne dans le monde, avec 221,8 millions d'abonnés payants fin 2021, Netflix est un acteur mineur en Russie, où il compte moins d'un million d'abonnés, selon le Wall Street Journal.

22h22 : Plus de 4.600 manifestants en Russie contre l'intervention en Ukraine arrêtés (ONG)

Plus de 4.600 personnes manifestant sans autorisation contre l'intervention militaire en Ukraine ont été arrêtées dimanche dans une soixantaine de villes de Russie, a indiqué l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations.

21h48: La fédération internationale de judo démet Vladimir Poutine de toutes ses fonctions

La fédération internationale de judo (IJF) a démis le président russe Vladimir Poutine de toutes ses fonctions au sein de l'instance, a communiqué l'IJF dimanche. Plus tôt cette semaine, l'IJF avait déjà annoncé que Poutine avait été suspendu de son poste de président d'honneur après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le milliardaire russe Arkady Rotenberg, membre du comité exécutif de l'IJF, a également été démis de ses fonctions avec effet immédiat. Rotenberg est toujours vice-président de la fédération russe de judo. L'IJF et l'EJU, la fédération européenne, avaient annoncé que les judokas russes et bélarusses pouvaient participer aux compétitions sous bannière neutre.

21h30: Plus d'un million de réfugiés d'Ukraine sont arrivés en Pologne

21h02: La France envoie "des produits médicaux", dont de l'iode, à l'Ukraine

La France a envoyé à l'Ukraine "différents produits médicaux", dont de l'iode, pour se prémunir contre le risque d'un accident nucléaire lors des combats avec l'armée russe, a indiqué dimanche soir son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. "Oui, on a envoyé différents produits médicaux", a déclaré M. Le Drian sur la chaîne France 2, en réponse à une question sur l'éventuel envoi d'iode à l'Ukraine. Auparavant, l'ambassadeur de France en Ukraine avait fait état, sur la chaîne BFMTV, de la fourniture dans les prochains jours de "2,5 millions de doses d'iode pour pouvoir parer à tout danger nucléaire".

20h25: Le réseau social TikTok suspend la création de nouvelles vidéos en Russie

Le réseau social TikTok a annoncé dimanche suspendre la possibilité de poster de nouvelles vidéos sur sa plateforme en Russie, en raison d'une nouvelle loi pénalisant la diffusion d'informations visant à "discréditer" l'armée et son invasion de l'Ukraine. "Au regard de la nouvelle loi sur les 'informations mensongères', nous n'avons pas d'autre choix que de suspendre les directs et la mise en ligne de nouveaux contenus (...) le temps d'étudier les conséquences possibles pour la sûreté" des employés de TikTok et de ses utilisateurs, a expliqué le réseau social dans une série de tweets.

20h15: L'AIEA "profondément" inquiète à propos de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a exprimé dimanche sa "profonde inquiétude" à la suite d'informations concernant l'interruption des communications avec la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d'Europe, dont la Russie s'est emparée vendredi.

L'AIEA, organisme de surveillance des Nations unies dans le domaine du nucléaire, a déclaré dans un communiqué que l'Ukraine l'avait informée que la direction de cette centrale, située dans le sud-est du territoire ukrainien, était désormais sous les ordres des forces russes.

Kiev a également dit que les militaires russes avaient coupé certains réseaux mobiles et internet et que les lignes téléphoniques, les boîtes aux lettres électroniques et les fax ne fonctionnaient plus.

D'après les autorités ukrainiennes, seules les communications par téléphone mobile y sont encore possibles, mais de mauvaise qualité, a précisé l'AIEA.

"Je suis extrêmement préoccupé par ces évènements qui m'ont été rapportés aujourd'hui", a déclaré le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi. "Afin d'être en mesure d'exploiter la centrale en toute sécurité, la direction et le personnel doivent être autorisés à effectuer leurs tâches vitales dans des conditions stables, sans ingérence ou pression extérieure indue".

Il s'est à cet égard dit "profondément préoccupé" par "la détérioration de la situation concernant les communications vitales entre l'autorité de régulation et la centrale nucléaire de Zaporojie".

"Des communications fiables entre le régulateur et l'exploitant sont un élément essentiel de la sûreté et de la sécurité nucléaires globales", a-t-il noté.

19h44: American Express suspend ses opérations en Russie et au Bélarus

L'émetteur américain de cartes de paiement American Express a annoncé dimanche "suspendre toutes ses opérations" en Russie et au Bélarus en raison de l'invasion en Ukraine, après des décisions similaires de Visa et Mastercard.

"Les cartes American Express émises dans le monde entier ne fonctionneront plus chez les commerçants ou distributeurs de billets en Russie. En outre, les cartes émises en Russie par des banques russes ne fonctionneront plus hors du pays dans le réseau mondial American Express", détaille l'entreprise dans un communiqué, qui précise mettre fin à toutes ses opérations commerciales au Bélarus.

19h30: La Russie bloque Mediazona et d'autres médias indépendants

Le site d'information Mediazona, l'une des dernières voix indépendantes en Russie, a indiqué dimanche avoir été bloqué par les autorités en raison de sa couverture de l'invasion en Ukraine.

Le régulateur russe de l'internet "Roskomnadzor a commencé à bloquer Mediazona", a indiqué le média dans un communiqué. L'AFP a par ailleurs constaté que ce dernier était désormais sur la liste officielle des sites bloqués en Russie.

Cette mesure a été prise "parce que nous couvrons honnêtement ce qui se passe en Ukraine et appelons l'invasion une invasion et la guerre une guerre", a estimé Mediazona, soulignant que le pouvoir russe vient de mettre en place une "censure militaire et (qu'il) ne reste presque plus de médias indépendants dans le pays".

Les autorités ont également bloqué d'autres sites comme Republic, Snob.ru - tous deux dédiés à l'actualité chaude et à l'analyse - et le média d'investigation Agentstvo, ainsi que des journaux régionaux, a indiqué l'ONG de défense des droits numériques Roskomsvoboda.

"Merci de rester avec nous, la nuit passera", a réagi Republic dans un communiqué, précisant que ses lecteurs pourraient encore accéder à ses contenus via un VPN.

19h15: Les nouvelles sanctions du G7 doivent surtout "toucher les oligarques" russes, insiste Berlin

Les nouvelles sanctions du G7 contre la Russie pour son invasion de l'Ukraine devront surtout "toucher les oligarques" qui ont "profité de Poutine", a jugé dimanche le ministre allemand des Finances, Christian Lindner.

"Nous travaillons sur d'autres sanctions", a-t-il expliqué à la télévision publique ARD, interrogé sur l'action du G7, dont l'Allemagne exerce actuellement la présidence.

"Je tiens particulièrement à ce que celles-ci touchent les oligarques", a détaillé M. Lindner. "Ceux qui ont profité (du président russe Vladimir) Poutine et qui ont dérobé la richesse du peuple russe, notamment à travers la corruption, ne peuvent pas profiter de leur richesse dans nos démocraties occidentales."

Les pays du G7 ont annoncé vendredi dans un communiqué leur intention d'imposer de "nouvelles sanctions sévères" contre Moscou, "en réponse à l'agression russe" contre l'Ukraine.

Interrogé sur le spectre d'un conflit nucléaire entre la Russie et certains pays occidentaux, M. Lindner a par ailleurs assuré que "le gouvernement fédéral allemand fait tout son possible pour éviter ce scénario horrible et effrayant".

19h01: La Pologne dément envisager d'envoyer des avions de combat en Ukraine

Le gouvernement polonais a démenti dimanche sur Twitter envisager d'envoyer des avions de combats vers l'Ukraine. Plusieurs médias américains ont rapporté samedi que les États-Unis planchaient sur la possibilité d'un accord avec la Pologne pour qu'elle fournisse à l'Ukraine des avions de guerre de l'ère soviétique en échange d'avions de chasse américains F-16, citant notamment un responsable de la Maison Blanche. "La Pologne n'enverra pas d'avions de combats en Ukraine et ne laissera pas (l'Ukraine) utiliser ses aéroports", a cependant démenti sur Twitter le gouvernement polonais.

18h42: Les civils pris au piège à Marioupol

La population était prise au piège dimanche dans le port assiégé de Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, où une deuxième tentative d'évacuation humanitaire a échoué.

Pour la deuxième journée consécutive, la population a dû renoncer à quitter la ville portuaire de Marioupol, sur la mer d'Azov, où depuis cinq jours elle vit un "blocus humanitaire", selon le maire Vadim Boïtchenko, privée d'eau, de nourriture, de chauffage ou d'électricité.

"Au milieu de scènes dévastatrices de souffrances humaines, une deuxième tentative aujourd'hui de commencer à évacuer quelque 200.000 personnes de la ville a été interrompue", a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Ce couloir humanitaire devait permettre une évacuation jusqu'à Zaporojie, à environ trois heures de route.

Mais "la colonne pour évacuer la population civile n'a pas pu sortir de Marioupol car les Russes ont regroupé leurs forces et commencé à bombarder la ville", a accusé sur Facebook Pavlo Kirilenko, gouverneur ukrainien de la région.

Le président russe Vladimir Poutine a mis l'échec des évacuations sur le compte des "nationalistes ukrainiens", qui selon lui, ont empêché celle programmée samedi de Marioupol et de Volnovakha, une ville proche.

La chute de Marioupol serait un tournant dans l'invasion russe, lancée le 24 février.

Elle permettrait la jonction entre les troupes en provenance de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les ports clés de Berdiansk et de Kherson, et celles du Donbass. Ces forces consolidées pourraient ensuite remonter vers le centre et le nord de l'Ukraine.

17h45: Environ 20.000 volontaires pour constituer une légion étrangère en Ukraine

Près de 20.000 personnes issues de 52 pays se sont présentées volontairement pour s'engager comme combattants étrangers aux côtés des Ukrainiens. "Le monde entier est de notre côté aujourd'hui, pas seulement en paroles, mais aussi en actes", a commenté dimanche le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba. Selon le ministre, il s'agit aussi bien d'anciens militaires que de personnes sans expérience de combat. Il n'a pas souhaité préciser la provenance de ces renforts ni le nombre déjà présent sur le territoire ukrainien.

Plus tôt dans la journée, les garde-frontières ukrainiens ont fait savoir sur Facebook que depuis le début de l'invasion russe dans leur pays le 24 février, plus de 143.000 Ukrainiens expatriés étaient revenus dans leur nation d'origine, dont 80% d'hommes.

17h30: La Russie met en garde les pays voisins de l'Ukraine contre l'accueil de ses avions de combat

La Russie a mis en garde dimanche les pays voisins de l'Ukraine contre l'accueil d'avions de combat de Kiev qui seraient ensuite utilisés contre les forces de Moscou, accusant la Roumanie d'avoir autorisé de tels atterrissages.

"L'utilisation du réseau d'aérodromes de ces pays pour servir de base à des avions militaires ukrainiens et leur utilisation subséquente contre les forces armées russes pourraient être considérées comme une implication de ces pays dans un conflit armé", a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

17h15: Etats-Unis et UE discutent d'une interdiction des importations de pétrole russe

Les Etats-Unis et l'Union européenne Europe "discutent très activement" de la possibilité d'interdire les importations de pétrole russe en réponse à l'invasion de l'Ukraine, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

"Nous parlons à nos partenaires et alliés européens pour envisager, de façon coordonnée, l'idée d'interdire l'importation de pétrole russe tout en s'assurant que subsiste un stock suffisant de pétrole sur les marchés mondiaux", a-t-il dit sur la chaîne CNN.

Interrogée dimanche sur CNN, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est montrée plus prudente.

Evoquant l'objectif de "rendre impossible pour (Vladimir) Poutine de financer ses guerres", elle a estimé que l'Union européenne devait "se débarasser de (sa) dépendance aux énergies fossiles russes".

"Nous discutons donc dans l'UE d'une approche stratégique sur la façon d'accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, sur la façon de diversifier notre approvisionnement énergétique", a-t-elle expliqué sans mentionner d'interdiction des importations d'hydrocarbures russes.

Cette question est plus complexe pour l'Europe, dont la Russie fournit 40% du gaz, que pour les Etats-Unis, gros producteurs de pétrole. La Russie ne fournit qu'environ 8% des importations américaines de produits pétroliers russes, bruts ou raffinés.

16h50: Poutine dit à Macron qu'il atteindra ses objectifs "soit par la négociation, soit par la guerre"

Vladimir Poutine a affirmé dimanche à Emmanuel Macron qu'il "atteindrait ses objectifs" en Ukraine, "soit par la négociation, soit par la guerre", a indiqué l'Elysée, à l'issue d'un entretien téléphonique d'1H45 entre les présidents russe et français.

Emmanuel Macron l'a trouvé "très déterminé à atteindre ses objectifs", dont "ce que le président russe appelle la 'dénazification' et la neutralisation de l'Ukraine" ainsi que la reconnaissance de l'indépendance de la Crimée et du Donbass, exigences qui sont, selon Paris, "inacceptables pour les Ukrainiens".

Lors de cet échange, le président russe a également assuré à Emmanuel Macron qu'il n'était "pas dans son intention" d'attaquer les centrales nucléaires ukrainiennes, dont celle de Tchernobyl.

"Le président Poutine a dit qu'il n'était pas dans son intention de procéder à des attaques de ces centrales. Il a dit aussi qu'il était prêt à respecter les normes de l'AIEA pour la protection des centrales", a dit la présidence à la presse, après le bombardement le 4 mars de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d'Europe.

16h20: La chaîne BBC World News a cessé d'émettre en Russie

La BBC a indiqué dimanche que sa chaîne télévisée d'information internationale, BBC World News, avait cessé d'émettre en Russie, après le tour de vis radical des autorités russes contre les médias depuis le début de l'invasion de l'Ukraine.

"La diffusion de BBC World News, la chaîne que vous regardez si vous êtes en dehors du Royaume-Uni en ce moment, et qui est la chaîne d'information mondiale de la BBC, vient d'être arrêtée", a annoncé la présentatrice Victoria Derbyshire.

Un porte-parole du groupe audiovisuel public britannique a précisé que la chaîne n'était plus disponible en Russie depuis samedi.

"Nous regrettons que nos téléspectateurs russes se voient refuser l'accès à des informations fiables et impartiales au moment où ils en ont le plus besoin", a-t-il ajouté.

La BBC avait annoncé vendredi suspendre "temporairement" le travail de ses journalistes en Russie pour assurer leur "sécurité", après l'adoption d'une loi prévoyant de lourdes peines de prison en cas de diffusion d'"informations mensongères sur l'armée".

Le groupe avait précisé qu'il continuerait à informer en russe depuis l'extérieur de la Russie.

15h40: Le bilan des manifestants arrêtés en Russie revu à la hausse

Contrairement à ce qui avait été annoncé plus tôt dans la journée, ce ne sont pas 1.000 mais bien plus de 2.500 manifestants contre l'intervention en Ukraine qui ont été arrêtés en Russie ce dimanche. Les protestataires ont été arrêtées dans une cinquantaine de villes russes, a indiqué l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations. Selon cette source, près de 11.000 manifestants ont été arrêtés dans le pays depuis le 24 février, date du début des opérations militaires.

Malgré les intimidations des autorités et la menace de lourdes peines de prison, des actions de protestation, certes limitées, ont eu lieu quotidiennement depuis 10 jours dans différentes villes du pays.

15h30: Poutine accuse Kiev d'empêcher les évacuations humanitaires à Marioupol

Le président russe Vladimir Poutine a accusé les autorités ukrainiennes de mettre en échec les opérations d'évacuation humanitaire de Marioupol, grand port du sud-est de l'Ukraine encerclé par les forces russes, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron dimanche.

Lors de cet entretien, M. Poutine "a attiré l'attention sur le fait que Kiev continue de ne pas respecter les accords trouvés sur ces questions humanitaires", ajoutant que "les nationalistes ukrainiens ont empêché l'évacuation" samedi de Marioupol et de Volnovakha, une ville proche, a rapporté le Kremlin.

Les Ukrainiens ont pour leur part affirmé que les Russes avaient poursuivi leurs tirs alors que les civils se rassemblaient pour former un convoi.

15h23: Des informations "très crédibles" que la Russie a commis des crimes de guerre en Ukraine

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a jugé dimanche "très crédibles" des informations faisant état de "crimes de guerre" commis par la Russie en Ukraine, lors d'un entretien à la chaîne américaine CNN.

"Nous avons vu des informations très crédibles concernant des attaques délibérées sur des civils qui constitueraient un crime de guerre", a-t-il dit, assurant que les Etats-Unis "examinaient" ces informations.

Le secrétaire d'Etat américain, qui s'exprimait depuis la Moldavie après s'être notamment rendu en Pologne à la frontière ukrainienne, a jugé que la guerre pourrait "durer un certain temps" mais que le président russe Vladimir Poutine "était condamné à perdre" en Ukraine.

"Gagner une bataille n'est pas gagner la guerre. Conquérir une ville ne signifie pas qu'il (Poutine, ndlr) conquiert le coeur et l'âme du peuple ukrainien", a-t-il affirmé. "Le peuple ukrainien a démontré qu'il ne laisserait pas assujettir et gouverner par Vladimir Poutine ou la Russie".

15h00: Tchernihiv est devenue une ville fantôme

La ville ukrainienne de Tchernihiv, située au nord de Kiev, est le théâtre d'intenses bombardements par les forces russes depuis vendredi. Les images font état de batiments éventrés, de voitures calcinées et de rues complètement dévastées.

Les terribles images de la ville de Tchernihiv bombardée par les Russes.

14h49 : La deuxième tentative d'évacuation de Marioupol interrompue

Une deuxième tentative d'évacuation des habitants de Marioupol, port stratégique du sud-est de l'Ukraine encerclé par les forces russes et leurs alliés, a été "interrompue", a annoncé dimanche le CICR, qui avait ouvert un peu plus tôt le passage. Une précédente tentative d'évacuer les civils de cette ville d'environ 450.000 habitants, bombardée depuis plusieurs jours par les Russes et leurs alliés des deux territoires séparatistes du Donbass, avait échoué samedi, les deux parties s'accusant mutuellement de ne pas respecter leurs engagements.

"Au milieu de scènes épouvantables de souffrances humaines à Marioupol, une deuxième tentative aujourd'hui de commencer à évacuer quelque 200.000 personnes de la ville a été interrompue", a indiqué dans un communiqué le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Le CICR demande aux parties de s'entendre sur les "termes particuliers" des accords d'évacuation.

Les Ukrainiens ont affirmé que les Russes avaient poursuivi leurs tirs alors que les civils se rassemblaient pour former un convoi, tandis que les Russes ont accusé les défenseurs de la ville d'avoir utilisé les civils comme "boucliers humains".

14h08 : Fin de l'appel téléphonique d'1H45 entre Macron et Poutine

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu pendant 1H45 avec son homologue russe, a déclaré dimanche la présidence française au moment où l'Ukraine affirme que les troupes russes ont détruit l'aéroport de Vinnytsia et qu'elles vont bombarder le port d'Odessa.

"L'appel était à l'initiative" d'Emmanuel Macron. "Il a duré de 12H00 à 13H45", a affirmé la présidence dans un message à la presse. Le chef de l'État français a déjà eu plusieurs entretiens téléphoniques avec Vladimir Poutine depuis le lancement de l'offensive russe contre l'Ukraine le 24 février.

13h44 : L'aéroport de Vinnytsia dans le centre de l'Ukraine détruit par des frappes russes

Des frappes russes ont détruit dimanche l'aéroport de la ville de Vinnytsia, à quelque 200 kilomètres au sud-ouest de Kiev, a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Je viens d'être informé de frappes de missiles contre Vinnytsia", une ville qui compte près de 370.000 habitants, a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo sur Telegram. "L'aéroport a été complètement détruit", a-t-il ajouté.

12h53 : Erdogan s'entretient au téléphone avec Poutine et réclame un "cessez-le-feu général urgent"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est entretenu dimanche au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine et a réclamé un "cessez-le-feu général urgent" en Ukraine, selon un communiqué de la présidence turque.

Les deux chefs d'Etat se sont entretenus à quelques jours du Forum de diplomatie d'Antalya, prévu du 11 au 13 mars dans le sud de la Turquie, où le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est aussi attendu.

12h25 : Le pape déplore "des fleuves de sang" et demande des couloirs humanitaires

Le pape François a déploré dimanche "des fleuves de sang et de larmes" coulant en Ukraine après l'invasion russe et a demandé l'instauration de couloirs humanitaires.

"Des fleuves de sang et de larmes coulent en Ukraine, il ne s'agit pas seulement d'une opération militaire mais d'une guerre qui sème la mort, la destruction et la misère", a-t-il dit après la prière de l'Angélus appelant à instaurer "de vrais couloirs humanitaires" pour aider les populations.

12h16 : Russie: plus de 1.000 arrestations de manifestants contre l'intervention en Ukraine

Au moins 1.000 personnes manifestant contre l'intervention militaire en Ukraine ont été arrêtées dimanche dans une trentaine de villes de Russie, a indiqué l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations. Selon cette source, près de 10.000 manifestants ont été arrêtés en Russie depuis le 24 février, date du début des opérations militaires. L'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny a appelé les Russes à se réunir tous les jours pour demander la paix, malgré les intimidations des autorités.

12h14 : Macron va s'entretenir de nouveau avec Poutine, annonce la présidence française

Le président français Emmanuel Macron "s'apprête" à s'entretenir de nouveau au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine, a annoncé dimanche la présidence française, alors que Kiev affirme que les troupes russes vont bombarder le port d'Odessa.

Emmanuel Macron "s'apprête à avoir le Président Poutine au téléphone", a affirmé la présidence française sans plus de précision.

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11h39 : Les Russes se préparent à bombarder le port ukrainien d'Odessa, selon Zelensky

Les troupes russes se préparent à bombarder Odessa, une ville stratégique et le principal port d'Ukraine, situé sur les bords de la mer Noire, a averti dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Ce sera un crime militaire. Ce sera un crime historique", a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo, au moment où l'armée russe, partie de la Crimée annexée, poursuit sa progression dans le sud de l'Ukraine.

11h34 : Les Etats-Unis "travaillent activement" à un accord avec la Pologne pour l'envoi d'avions de guerre à l'Ukraine

Les Etats-Unis "travaillent activement" à un accord avec la Pologne pour l'envoi d'avions de guerre à l'Ukraine, a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken lors d'une visite en Moldavie.

"Impossible de parler d'un calendrier mais je peux juste dire que nous regardons cela de manière très, très active", a indiqué M. Blinken à des journalistes.

10h45 : Plus de 1,5 million de réfugiés ont fui l'Ukraine en 10 jours, selon l'ONU

Le nombre de personnes fuyant le conflit en Ukraine a dépassé la barre de 1,5 million, constituant la crise de réfugiés la plus rapide depuis la Seconde Guerre mondiale, a alerté l'ONU dimanche.

"Plus de 1,5 million de réfugiés venant d'Ukraine ont traversé vers les pays voisins en dix jours. Il s'agit de la crise des réfugiés qui connaît la croissance la plus rapide en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale", a indiqué dans un tweet le Haut Commissaire aux réfugiés Filippo Grandi.

09h22 : Un responsable ukrainien espère la création d'un couloir humanitaire à Kharkiv

Le chef de la délégation ukrainienne chargée des pourparlers avec la Russie espère qu'un couloir humanitaire pourra être instauré dimanche pour sortir de la ville de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine. David Arachamija, chef du groupe parlementaire du parti du président Volodymyr Zelensky, a évoqué cet espoir sur Facebook, en réponse à une femme originaire de Kharkiv qui lui demandait de parvenir à un cessez-le-feu avec la Russie, soulignant vivre l'enfer depuis 10 jours.

Des représentants ukrainiens et russes se sont entretenus jeudi à la frontière entre le Bélarus et la Pologne. Ils ont convenu d'établir des couloirs humanitaires lors de leur deuxième cycle de négociations.

09h13 : La banque centrale russe intime la discrétion aux banques sur leurs bilans

La banque centrale russe a dit dimanche aux banques de ne plus publier leurs bilans financiers du fait des sanctions occidentales après l'invasion de l'Ukraine, qui menacent de décimer le secteur bancaire et les économies de la population.

Certaines des plus grandes banques russes ont été coupées du système interbancaire international Swift, limitant leurs capacités de transaction avec l'étranger. La monnaie russe s'est, elle, écroulée et des restrictions sur l'achat de devises ont été imposées pour soutenir le rouble.

"La Banque de Russie a pris la décision de temporairement limiter le volume de publication des bilans par les organisations de crédit sur leurs sites et celui de la Banque de Russie", a indiqué cette dernière. "Il s'agit de limiter les risques pour les organisations de crédit du fait des sanctions des pays occidentaux", a-t-elle ajouté.

Ces institutions devront toujours transmettre à la banque centrale leurs bilans comptables, mais ils ne seront désormais plus rendus publics.

9h08 : La ville de Marioupol annonce vouloir évacuer ses civils

Le port stratégique de Marioupol, assiégé par les troupes russes, a annoncé dimanche vouloir évacuer ses civils, au lendemain d'une tentative infructueuse à cause de la poursuite d'intenses bombardements russes. "L'évacuation des civils commencera à 12h00" (11h00 HB), a indiqué cette municipalité de l'Est de l'Ukraine, sur Telegram, précisant qu'un corridor humanitaire sera mis en place jusqu'à la ville de Zaparojie, à environ trois heures de route et qu'un cessez-le-feu temporaire avait été conclu.

Une précédente tentative d'évacuer les civils de cette ville d'environ 450.000 habitants, bombardée depuis plusieurs jours par les Russes et leurs alliés des deux territoires séparatistes du Donbass, avait échoué samedi, les deux parties s'accusant mutuellement de ne pas respecter leurs engagements.

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04h53 : De hauts responsables américains se sont rendus au Venezuela

De hauts responsables américains se sont rendus au Venezuela samedi pour rencontrer le gouvernement de Nicolas Maduro, Washington cherchant à isoler la Russie alors que la guerre fait rage en Ukraine, a rapporté le New York Times.

L'invasion de l'ancienne république soviétique par Moscou a poussé les États-Unis à accorder une plus grande attention aux alliés du président russe Vladimir Poutine en Amérique latine, a indiqué le journal, citant des sources anonymes au fait de la question.

04h14 : La Russie veut s'emparer du barrage d'une importante centrale électrique, selon l'Ukraine

Dans un rapport publié dimanche, l'état-major des forces armées ukrainiennes a indiqué que la Russie prévoyait de s'emparer du barrage de la centrale hydroélectrique de Kaniv, située à quelque 150 kilomètres au sud de Kiev, sur le fleuve Dniepr. Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, les forces russes ont détruit, attaqué ou conquis plusieurs infrastructures énergétiques, dont la plus grande centrale nucléaire d'Europe à Zaporojie.

Parmi les autres percées russes, les troupes ont également tenté de s'approcher de l'autoroute à proximité de l'aéroport international de Kiev, selon le rapport.

04h04 : Poutine menace de priver l'Ukraine de son "statut d'Etat" et compare les sanctions à une "déclaration de guerre"

L'armée russe maintenait dimanche la pression sur le sud de l'Ukraine et sur Kiev au onzième jour de l'invasion, le président Vladimir Poutine menaçant de priver le pays de son "statut d'Etat" et comparant les sanctions internationales qui frappent la Russie à une "déclaration de guerre".

Selon un rapport de l'état-major ukrainien publié dimanche sur Facebook, l'armée russe poursuivait son offensive, "concentrant ses principaux efforts sur les environs des villes de Kiev, Kharkiv (est) et Mykolaïv (sud)".

04h00 : "La ville de Marioupol n'existe plus"

La situation est "très difficile" à Marioupol, soumise à "un blocus humanitaire" et à d'intenses bombardements, a affirmé pour sa part le maire de ce port stratégique du sud-est du pays assiégé par les forces russes.

"Cela fait cinq jours que nous vivons sans électricité, nous n'avons pas de chauffage ni de réseau mobile", a raconté le maire, Vadim Boïtchenko, dans une interview diffusée samedi soir sur YouTube.

Selon lui, les bombardements des derniers jours ont fait des "milliers de blessés" et les forces russes empêchent l'arrivée d'aliments et de médicaments.

"La ville de Marioupol n'existe plus", a-t-il lancé. "Je demande à nos partenaires américains et européens: aidez-nous, sauvez Marioupol!"

La chute de Marioupol, ville d'environ 450.000 habitants, constituerait un tournant. Elle permettrait la jonction entre les troupes en provenance de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les autres ports clés de Berdiansk et de Kherson, et celles du Donbass, puis à ces forces consolidées de remonter vers le centre et le nord de l'Ukraine.

Ukraine: Poutine affirme qu'il atteindra ses objectifs "soit par la négociation, soit par la guerre", les civils pris au piège à Marioupol
©AP

01h55 : Volodymyr Zelensky remercie Elon Musk pour son aide

Volodymyr Zelensky a remercié le milliardaire Elon Musk d'avoir soutenu l'Ukraine avec le service internet par satellite Starlink. "La semaine prochaine, nous recevrons un autre lot de systèmes Starlink pour les villes détruites", a expliqué le président ukrainien dans un tweet, remerciant le patron de SpaceX de "soutenir l'Ukraine avec des paroles et des actes". Le dirigeant ukrainien ajoute que, lors d'une conversation avec Elon Musk, ils "ont également discuté de possibles projets spatiaux". "Mais j'en parlerai après la guerre", poursuit Zelensky.

Construit par la société SpaceX, Starlink aidera les Ukrainiens à accéder à Internet si les réseaux de télécommunication sont indisponibles ou sont détruits en raison du conflit armé.

Le service Internet par satellite consiste à transmettre des données Internet depuis l'espace via des signaux radio. Les stations au sol transmettent les signaux aux satellites en orbite, qui relaient les données aux utilisateurs sur Terre.

01h12 : Le Canada recommande à ses ressortissants de quitter la Russie

Le Canada a appelé samedi ses ressortissants à éviter tout voyage en Russie à cause du conflit armé en Ukraine et les Canadiens se trouvant en Russie à quitter le pays.

Dans une mise à jour de ses conseils aux voyageurs, le ministère canadien des affaires étrangères a indiqué avoir augmenté le "niveau de risque" pour la Russie, demandant à ses ressortissants "d'éviter tout voyage en Russie en raison des impacts du conflit armé avec l'Ukraine".

Londres prévoit un "plan d'action" pour faire "échouer" Poutine

00h30 : Londres prévoit un "plan d'action" pour faire "échouer" Poutine

Le Premier ministre britannique Boris Johnson va présenter un "plan d'action" international visant à faire "échouer" l'invasion russe de l'Ukraine et multiplier les rencontres diplomatiques à cette fin la semaine prochaine à Londres, ont indiqué ses services samedi.

Après une vague "sans précédent" de sanctions des Occidentaux contre des intérêts russes en réponse à l'offensive armée en Ukraine, Boris Johnson va appeler la communauté internationale à renouveler "son effort concerté" contre Moscou via ce "plan d'action en six points", qu'il doit détailler dimanche, a précisé Downing Street dans un communiqué.

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