Conflit en Ukraine: Moscou annonce des cessez-le-feu locaux ce mardi matin

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

La Rédaction (avec agences)

Au douzième jour de l'invasion, les forces russes poursuivaient leur siège de Marioupol, le grand port du sud-est de l'Ukraine. Les lignes de front ont peu évolué au cours des dernières 24 heures, la capitale Kiev restant sous contrôle ukrainien, tout comme Kharkiv (nord-est), malgré d'intenses bombardements russes.

Kharkiv, à 50 km de la frontière russe, était toujours lundi aux mains des troupes ukrainiennes malgré d'intenses bombardements, selon des observateurs occidentaux. La deuxième ville ukrainienne, frappée de plus en plus fort, est désormais encerclée, de mêmes sources. Les forces russes mènent aussi une offensive à partir des territoires séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk (est), mais l'ampleur de leur avancée restait inconnue.

Kiev reste sous contrôle ukrainien, malgré d'importants bombardements.

Une troisième séance de négociations entre Russes et Ukrainiens est en cours ce lundi. Mais les espoirs de succès sont minces, le président russe Vladimir Poutine ayant posé comme condition préalable à tout dialogue l'acceptation par Kiev de toutes les exigences de Moscou, notamment la démilitarisation de l'Ukraine et un statut neutre pour le pays.

Les deux sessions précédentes de pourparlers, à la frontière ukraino-bélarusse puis à la frontière polono-bélarusse, avaient toutefois abouti à un accord sur la mise en place de "couloirs humanitaires" pour l'évacuation des civils.

Conflit en Ukraine: Moscou annonce des cessez-le-feu locaux ce mardi matin
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Les dernières informations en direct :

23h45: Moscou a déployé en Ukraine la quasi-totalité des troupes massées à la frontière, selon le Pentagone

La Russie a envoyé en Ukraine la quasi-totalité des troupes massées ces derniers mois à la frontière entre les deux pays, a estimé lundi le Pentagone, qui a pour sa part dépêché 500 militaires supplémentaires en Europe pour renforcer la sécurité de l'Otan.

Avec l'intensification des opérations russes, les civils sont de plus en plus touchés, et Moscou cherche désormais à "recruter" des combattants étrangers, notamment syriens, a affirmé le ministère américain de la Défense.

Mais à part des avancées dans le sud de l'Ukraine, les forces russes "n'ont pas vraiment fait des progrès notables ces derniers jours", a déclaré son porte-parole John Kirby à des journalistes à Washington.

Le porte-parole de la Défense américaine a dit estimer désormais que le président russe Vladimir Poutine avait "engagé en Ukraine pratiquement toutes les forces de combat" massées ces derniers mois à la frontière russo-ukrainienne, soit plus de 150.000 soldats d'après les estimations américaines.

Selon le Pentagone, Moscou multiplie les bombardements, les missiles et les frappes aériennes pour pallier l'absence d'avancée au sol.

"Nous pensons" que l'armée russe "a des problèmes de moral, d'approvisionnement, de carburant et de nourriture", a assuré John Kirby, évoquant à nouveau une "forte résistance ukrainienne".

Il a relevé que l'intensification des bombardements contre plusieurs villes avait "un impact de plus en plus important sur le bilan humain pour les civils" en détruisant des habitations, des églises, des hôpitaux et des écoles.

"Le résultat, c'est que plus de civils sont tués et blessés", a-t-il déploré.

"M. Poutine a encore le choix d'arrêter l'escalade" et "trouver une voie diplomatique pour sortir de la crise et mettre fin à l'invasion", a-t-il insisté.

L'inquiétude porte maintenant notamment sur le sort d'Odessa, ville portuaire stratégique sur les bords de la mer Noire que les Russes s'apprêtent à bombarder, d'après le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Nous pensons que les Russes veulent prendre Odessa", a affirmé un haut responsable du Pentagone, sans exclure une possible attaque amphibie soutenue par des troupes au sol. Mais Washington ne dispose "à ce stade d'aucune indication d'un possible mouvement" sur ce front, a-t-il ajouté.

22h50: Zelensky accuse les forces russes d'avoir fait échouer l'évacuation des civils

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé lundi l'armée russe d'avoir fait échouer l'évacuation des civils via les couloirs humanitaires qui devaient être mis en place dans le pays à la suite de pourparlers.

"Il y a eu un accord sur les couloirs humanitaires. Est-ce que ça a fonctionné? Les chars russes ont fonctionné à la place, les Grad (lance-roquettes multiples, ndlr) russes, les mines russes", a déclaré M. Zelensky dans une vidéo publiée sur Telegram.

Il a accusé les forces russes d'avoir "miné la route qui avait été convenue pour apporter de la nourriture et des médicaments" dans la ville assiégée de Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, et de "détruire les bus" devant évacuer les civils des zones de combats.

"Ils s'assurent qu'un petit couloir vers le territoire occupé soit ouvert, pour quelques dizaines de personnes. Pas tant vers la Russie que vers les propagandistes, directement vers les caméras de télévision", a poursuivi M. Zelensky, accusant Moscou de "cynisme".

Le président ukrainien a toutefois indiqué que Kiev continuera à négocier avec la Russie jusqu'à trouver un accord de paix.

"Je reste ici, je reste à Kiev (...) Je n'ai pas peur", a encore dit M. Zelensky.

22h13: Poutine annonce qu'il n'enverra pas de conscrits ou de réservistes en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé lundi qu'il n'enverrait pas de conscrits ou de réservistes combattre en Ukraine, assurant que l'offensive y était menée par des "professionnels" remplissant des "objectifs fixés". "Je veux souligner le fait que les soldats passant la conscription ne participent pas et ne participeront pas aux combats. Il n'y aura pas non plus de conscription supplémentaire des réservistes", a déclaré M. Poutine dans un discours à la télévision à l'occasion de la fête du 8 mars qui marque la journée internationale des droits des femmes.

"Les objectifs fixés ne sont mis en oeuvre que par des militaires professionnels. Je suis certain qu'ils assurent de manière efficace la sécurité et la paix pour le peuple russe", a poursuivi M. Poutine.

L'armée russe a aussi incorporé des soldats tchétchènes dans ses forces armées en Ukraine.

Des sources dans l'administration américaine, citées par le quotidien américain The Wall Street Journal, dimanche affirmaient que la Russie recrutait par ailleurs des Syriens entrainés aux combats urbains pour son offensive en Ukraine.

22h11: Le chef d'état major américain cherche à rassurer les voisins de l'Ukraine

De la Baltique à la mer Noire, le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, s'est efforcé ces derniers jours de rassurer les pays de l'ex-bloc soviétique qui se sentent menacés par la Russie après son invasion de l'Ukraine.

Les Etats-Unis ont renforcé leur posture militaire en Europe de l'Est pour "empêcher toute agression supplémentaire de la part des Russes et éviter une guerre entre grandes puissances", a indiqué lundi le général Milley près de Constanta, dans le sud de la Roumanie.

"Entre le début de la Première guerre mondiale en 1914 et la fin de la Deuxième guerre mondiale en 1945, 150 millions de personnes ont été massacrées", a-t-il rappelé à un groupe de soldats américains déployés sur la base aérienne roumaine Mihail Kogalniceanu. "Nous ne voulons plus jamais voir ça".

"Ce que vous faites est vraiment important: assurer à la Roumanie et aux autres alliés que nous sommes là. Les Etats-Unis sont là", a-t-il poursuivi.

Venus directement des Etats-Unis ou redéployés depuis l'Italie ou l'Allemagne, près de 15.000 soldats américains supplémentaires ont été envoyés ces dernières semaines le long d'un arc de cercle de 1.200 km dans les pays voisins de l'Ukraine et du Belarus, qui facilite l'invasion russe, pour dissuader Moscou d'avancer plus loin.

21h58 : La Russie menace d'interrompre les livraisons de gaz par le gazoduc Nord Stream 1

La Russie a pour la première fois depuis le début de son offensive en Ukraine menacé d'interrompre la livraison de gaz par le gazoduc Nord Stream 1 en mer Baltique. "Nous avons pleinement le droit de prendre une décision "en miroir" et de décréter un embargo sur le passage du gaz par le gazoduc Nord Stream 1, qui est aujourd'hui utilisé à 100%", a déclaré le vice-Premier ministre russe, chargé de l'Énergie, Alexandre Novak, lundi soir à la télévision d'Etat.

21h55 : Plus de 700 réfugiés ukrainiens enregistrés lundi à Bruxelles

L'Office des étrangers a enregistré lundi 740 réfugiés ukrainiens, indique en soirée un porte-parole. Ces personnes qui se sont signalées à Bruxelles s'ajoutent aux près de 700 qui avaient déjà été enregistrées vendredi et durant le week-end, ce qui porte leur total à plus de 1.400 (1.439) en l'espace de 4 jours. Un endroit spécifique est prévu pour les personnes fuyant la guerre en Ukraine: l'ancien hôpital Jules Bordet, Boulevard de Waterloo, 121 à 1000 Bruxelles. L'enregistrement y est fait par l'Office des étrangers, et les personnes qui en ont besoin sont ensuite redirigées vers un hébergement d'urgence.

21h44 : Moscou annonce des cessez-le-feu locaux en Ukraine à partir de 07H00 mardi

La Russie a annoncé lundi soir la mise en place de cessez-le-feu locaux dans plusieurs villes ukrainiennes à partir de 07H00 GMT mardi pour permettre l'évacuation de civils via des couloirs humanitaires.

Selon Moscou, les nouveaux itinéraires d'évacuation seront communiqués aux autorités ukrainiennes pour accord avant 00H00 GMT.

"La Fédération de Russie annonce un cessez-le-feu à partir de 10H00, heure de Moscou (07H00 GMT) le 8 mars" pour l'évacuation des civils en provenance de Kiev, ainsi que des villes de Soumy, Kharkiv, Tcherniguiv et Marioupol, a indiqué dans un communiqué la cellule du ministère russe de la Défense, chargée des opérations humanitaires en Ukraine.

Elle a assuré que les autorités ukrainiennes avaient été jusqu'à présent "incapables d'assurer le fonctionnement des couloirs humanitaires", relevant que la situation dans de nombreuses villes ukrainiennes "s'est rapidement détériorée et a acquis le caractère d'une catastrophe humanitaire".

21h30 : "Des couloirs sûrs pour fournir de l'aide humanitaire"

L'ONU a "besoin de couloirs sûrs pour fournir de l'aide humanitaire dans les zones d'hostilités" en Ukraine, a déclaré lundi au Conseil de sécurité le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths. "Les civils dans des endroits comme Marioupol, Kharkiv, Melitopol et ailleurs ont désespérément besoin d'aide, en particulier de fournitures médicales vitales", a-t-il ajouté, lors d'une réunion d'urgence du Conseil consacré à la crise humanitaire provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine. "De nombreuses modalités sont possibles, mais cela doit se faire dans le respect des obligations des parties en vertu des lois de la guerre", a précisé le responsable.

21h22 : Le président ukrainien Zelensky au parlement britannique

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adressera au parlement britannique mardi à 17h heure locale (18h heure belge), a annoncé le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle, lundi soir. L'entretien se déroulera par visioconférence. "Les parlementaires veulent entendre directement le président, qui nous parlera depuis l'Ukraine, c'est donc une occasion importante pour la Chambre", a-t-il déclaré.

La semaine dernière, M. Zelensky s'est adressé au Parlement européen par liaison vidéo.

20h59 : Biden n'a "pas pris de décision à ce stade" sur l'embargo sur le gaz et le pétrole russes

Le président américain Joe Biden "n'a pas pris de décision à ce stade" sur un éventuel embargo sur le gaz et le pétrole russes en réponse à l'invasion de l'Ukraine, a dit lundi sa porte-parole Jen Psaki.

Elle a indiqué que le sujet avait été abordé lundi lors d'une conversation du président américain avec les dirigeants allemand, français et britannique, en soulignant: "Nous avons des capacités et des possibilités différentes".

L'Allemagne en particulier s'oppose à tout embargo sur le gaz russe, dont elle est très dépendante, alors que les Etats-Unis importent peu de brut russe.

20h20: Un bus de 80 réfugiés ukrainiens arrive au Luxembourg

Un bus transportant quelque 80 Ukrainiens arrivera vers 3h00 durant la nuit de lundi à mardi à Maaseik (Limbourg). Les dizaines de personnes fuyant la guerre seront emmenés vers des refuges situés dans le Limbourg ainsi qu'aux Pays-Bas. Il s'agit d'une initiative citoyenne. La démarche humanitaire, belgo-néerlandaise, a été initiée par trois amis, Jurgen, Peer et Pelt. Une compagnie de bus néerlandaise s'est rendue à la frontière polono-ukrainienne pour y récupérer les réfugiés. Le bus reviendra à Maaseik avec des femmes, des enfants, des personnes âgées et même des animaux domestiques à son bord.

"J'ai entendu des deux infirmières dans le bus qu'il y avait des conditions épouvantables là-bas, à la frontière. Il s'agit vraiment d'un chaos organisé", a témoigné Jurgen, ému par le récit des infirmières qui se trouvaient sur place.

Les autorités locales ont prêté main forte à l'opération. Le maire de Kinrooi a notamment fourni une camionnette pour transporter certains des réfugiés à Kessenich, une autre ville du Limbourg prête à les recevoir.

"Il y a quelques jours, l'initiative d'accueil collectif en était encore à ses balbutiements et maintenant, on parle de renouveler l'opération. J'ai déjà contacté quelques compagnies de bus qui ont trouvé des chauffeurs prêts à assurer ces trajets. J'espère que cela stimulera la solidarité", a conclu Jurgen.

20h10 : 500 soldats supplémentaires pour renforcer l'Otan

Les États-Unis ont décidé d'envoyer 500 soldats supplémentaires pour renforcer leur présence en Europe. Les militaires seront envoyés en Allemagne, en Grèce, en Pologne et en Roumanie, a déclaré lundi un haut responsable du département de la Défense lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes. Leur tâche sera notamment de renforcer la protection de l'espace aérien de l'Otan.

Le déploiement n'a pas été déclenché par les développements du week-end concernant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a précisé le responsable.

Les États-Unis ont déployé des milliers de troupes en Europe ces dernières semaines. Au total, environ 100.000 soldats américains sont stationnés temporairement ou de manière permanente en Europe.

20h00 : Les Occidentaux veulent "augmenter" le prix payé par la Russie

Le président américain Joe Biden, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Boris Johnson sont "déterminés à continuer d'augmenter le coût" infligé à la Russie en réponse à l'invasion de l'Ukraine, selon un communiqué publié lundi par la Maison Blanche après une vidéoconférence entre les quatre hommes.

Le front très uni jusqu'ici des Occidentaux en matière de sanctions économiques semblait se fissurer lundi sur la question d'un embargo sur les ventes de gaz et de pétrole russe, une option que rejette l'Allemagne en particulier.

19h53 : Reporters sans-frontières dénonce des tirs russes contre un journaliste

"Le photographe suisse Guillaume Briquet a échappé de peu hier aux balles d'un commando russe, sur une route dans le sud de l'Ukraine. Les marquages "presse" étaient bien visibles sur sa voiture", note l'organisation non-gouvernementale. "RSF rappelle aux autorités russes que le meurtre de journalistes est un crime de guerre ! Devant la multiplication des attaques, nous recommandons la plus grande prudence aux reporters actuellement sur le terrain."

19h30 : Bombardements en cours autour de Jytomyr

18h53 : Le troisième round de négociations russo-ukrainiennes est terminé

Un troisième round de négociations russo-ukrainiennes s'est achevé lundi soir au Bélarus, les Ukrainiens évoquant "certains résultats positifs" sur les couloirs humanitaires tandis que les Russes jugeaient cette session "pas à la hauteur des attentes". "Nous avons obtenu certains résultats positifs concernant la logistique des couloirs humanitaires", a déclaré sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne et membre de la délégation présente aux pourparlers.

"Des changements seront apportés, et on apportera une aide plus efficace aux personnes qui souffrent de l'agression de la Fédération de Russie", a-t-il ajouté.

Sur les questions-clé comme celles touchant à un cessez-le-feu "des dialogues intensifs vont continuer", a-t-il poursuivi. Sur ces points, il n'y a à ce jour "pas encore de résultats qui pourraient améliorer la situation", selon lui.

De son côté, le négociateur russe Vladimir Medinski a estimé que cette troisième session, qui s'est tenue à Belovejskaïa Pouchtcha, parc national à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, n'avait pas été "pas à la hauteur des attentes".

"Nous espérons que la prochaine fois, nous pourrons parvenir à une avancée plus importante", a-t-il dit lors d'un point de presse diffusé par la chaîne de télévision publique russe Rossia 24.

18h26 : La fédération internationale de handball suspend à son tour la Russie et le Bélarus

Quelques jours après la fédération européenne (EHF), la fédération internationale de handball (IHF) a décidé de suspendre toutes les équipes, officiels, arbitres et experts russes et bélarusses, a annoncé l'instance lundi. "L'IHF condamne l'invasion de l'Ukraine par la Russie et exprime son soutien et sa solidarité envers tous ceux touchés par cette guerre", a communiqué l'IHF qui a précisé que les équipes russes étaient exclues des Mondiaux U20 et U18 filles ainsi que des Mondiaux de beach handball.

Lundi dernier, l'EHF avait déjà annoncé la suspension de la Russie et du Bélarus. La suspension de la Russie peut avoir des conséquences pour la Belgique. Les Red Wolves affrontent la Slovaquie au premier tour des barrages du Mondial 2023 messieurs les 16 et 19 mars. Le vainqueur est censé affronter la Russie au dernier tour, prévu à la mi-avril.

Le prochain Mondial se jouera en janvier 2023 en Suède et en Pologne. La Belgique vise une première participation à un grand tournoi.

18h30 : Un camion fonce sur le portail de l'ambassade russe en Irlande

Un homme a été arrêté et une enquête ouverte lundi après qu'un camion a foncé sur le portail de l'ambassade russe à Dublin, a indiqué la police irlandaise. L'incident a eu lieu en début d'après-midi dans le sud de la capitale, selon la police.

"Un homme a été arrêté et (...) est actuellement en détention", a indiqué la police, "l'enquête est en cours".

Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent un imposant camion, portant le logo d'une entreprise d'objets religieux, foncer en marche arrière sur le portail de l'ambassade, brisant les portes. Aucun blessé n'a été signalé.

18h05 : Les dernières images de Kharkiv

Des policiers ukrainiens patrouillent dans une rue après un bombardement dans la deuxième ville d'Ukraine, Kharkiv, le 7 mars 2022.

12ème jour d'invasion de l'Ukraine : les images de Kharkiv

18h04 : Au moins 13 morts dans le bombardement d'une boulangerie

Au moins 13 personnes sont mortes lundi dans des bombardements qui ont touché une boulangerie industrielle à Makariv, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Kiev, ont indiqué les services de secours ukrainiens. Dans un message sur Telegram, les services ont indiqué qu'environ 30 personnes se trouvaient dans le périmètre de la boulangerie au moment des bombardements.

Une porte-parole des services de secours, après avoir indiqué dans un premier temps vouloir confirmer le bilan, a ensuite confirmé à l'AFP que le bombardement avait effectivement fait au moins 13 morts. Les services d'urgence ont aussi indiqué avoir secouru cinq personnes coincées dans les décombres de cette usine, qui était à l'arrêt. Aucune autre information sur ce bombardement n'était immédiatement disponible.

17h49 : Zelensky promet une nouvelle fois de ne rien lâcher contre les Russes

Selon le média The Kyiv Independent, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis de "trouver toutes les racailles".

"Nous punirons tous ceux qui ont commis des atrocités dans cette guerre", a déclaré le président. "Nous trouverons toutes les racailles qui bombardaient nos villes, nos gens, qui tiraient les missiles, qui donnaient des ordres. Vous n'aurez pas d'endroit tranquille sur cette terre - à l'exception d'une tombe."


17h16 : L'UE lance l'examen des candidatures de l'Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie

L'Union européenne a lancé lundi la procédure pour l'examen des demandes d'adhésion de l'Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie, a annoncé la présidence française du Conseil de l'UE.

Les 3 pays ont déposé leur demande à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine. La Commission européenne va devoir exprimer un avis officiel et les 27 devront ensuite décider s'ils accordent le statut de candidat aux demandeurs, avant des négociations longues et complexes.

17h11 : Le Conseil de l'Europe réclame des "couloirs humanitaires viables"

Le Conseil de l'Europe, vigie de l'Etat de droit sur le continent, a réclamé lundi la mise en place de "couloirs humanitaires viables" en Ukraine et exhorté Moscou à mettre fin à "la répression sans précédent" de la liberté d'expression. "Je demande instamment un accord sur des couloirs humanitaires viables, essentiels pour permettre le passage en toute sécurité de milliers de personnes déplacées fuyant la mort et la destruction", a déclaré dans un communiqué Marija Pejcinovic Buric, la secrétaire générale du Conseil de l'Europe.

Elle a salué la "solidarité sincère" exprimée par les Etats membres du Conseil de l'Europe, et "en particulier la Pologne", à l'égard des "1,7 million de réfugiés qui ont franchi les frontières ukrainiennes".

Elle a appelé à l'expression d'une attention renforcée à l'égard des femmes et des filles qui, "alors qu'elles tentent d'échapper aux conflits, deviennent encore plus vulnérables, menacées par la violence, les agressions sexuelles et le viol".

Dans le même temps, la Commissaire du Conseil de l'Europe pour les droits de l'homme, Dunja Mijatovic, a déploré l'adoption vendredi par le parlement russe de nouvelles mesures introduisant de lourdes peines de prison pour toute diffusion d'"informations mensongères sur l'armée".

"Des dizaines de médias indépendants et étrangers ont été soumis à la censure en étant soit interdits, soit bloqués, soit contraints de supprimer toute information ne provenant pas de sources officielles", s'est-elle émue dans un communiqué distinct.

"Plus de 13.000 personnes, dont des enfants et des personnes âgées, ont été arrêtées (...) pour avoir exercé leur droit légitime de protester pacifiquement contre la guerre", a-t-elle poursuivi, pointant la responsabilité des autorités russes.

"Je les exhorte à mettre fin à la répression contre les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes, les militants et les citoyens ordinaires et à respecter pleinement leurs droits humains", a-t-elle conclu.

Mardi, dans une précédente prise de position, Dunja Mijatovic avait appelé Moscou à mettre fin "immédiatement" au "carnage" en cours en Ukraine.

Le Conseil de l'Europe réunit 47 Etats membres, dont la Russie et l'Ukraine. Au lendemain du début de l'offensive russe en Ukraine, l'organisation paneuropéenne a suspendu Moscou de toute participation à ses principales instances.

16h56 : L'Institut des sciences physiques de Kharkiv détruit, aucune radioactivité mesurée

L'Institut des sciences physiques de Kharkiv, la deuxième plus grande ville d'Ukraine, a été détruit par l'armée russe, mais aucune radioactivité n'a été mesurée selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), rapportent lundi les agences de presse néerlandaise ANP et économique Bloomberg. Le centre de recherche, en partie financé par les États-Unis, abritait de petites quantités de matériel nucléaire. Kharkiv restait la cible d'intenses bombardements. Selon le ministère de la Défense russe, des "saboteurs" ukrainiens ont truffé d'explosifs le laboratoire scientifique, à dessein de provoquer une fuite radioactive à Kharkiv pour ensuite en accuser Moscou, ont relayé des médias d'État russes.

L'AIEA a à nouveau appelé Kiev et Moscou à négocier pour garantir la sécurité des infrastructures nucléaires en Ukraine, dont nombre d'entre elles sont tombées aux mains des Russes depuis l'invasion du pays par Moscou, le 24 février dernier. Il ne se passe pas un jour sans qu'un incident éclate, a mis en garde le gendarme nucléaire.

Jusqu'à présent, les troupes russes ont pris le contrôle de l'ancienne centrale de Tchernobyl, théâtre d'un accident nucléaire en 1986, ainsi que du site de Zaporijjia, la plus grande centrale d'Europe. L'assaut de cette dernière avait provoqué un incendie au sein d'un bâtiment annexe. La Russie y voit la main de "saboteurs" ukrainiens, tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky parle d'une attaque ciblée des réacteurs par les tanks russes.

16h27 : Au moins 13 morts dans le bombardement d'une boulangerie industrielle à l'ouest de Kiev

Au moins 13 personnes sont mortes lundi dans des bombardements qui ont touché une boulangerie industrielle à Makariv, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Kiev, ont indiqué les services de secours ukrainiens.

Dans un message sur Telegram, les services ont indiqué qu'environ 30 personnes se trouvaient dans le périmètre de la boulangerie au moment des bombardements. Le message a cependant été effacé peu après, sans autre précision.

16h23 : Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre 10 "complices" de l'invasion russe en Ukraine

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé lundi de nouvelles sanctions contre 10 "complices" de l'invasion russe en Ukraine, responsables gouvernementaux et oligarques.

"Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre 10 individus complices de cette invasion injustifiée", a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à Londres avec ses homologues britannique Boris Johnson et néerlandais Mark Rutte. Les noms de ces personnes proviennent d'une liste compilée par l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny, parmi lesquels d'"anciens et actuels hauts responsables gouvernementaux, oligarques et soutiens" du pouvoir russe, a précisé M. Trudeau.

16h18 : L'armée ukrainienne reprend le contrôle de l'aéroport de Mykolaiv

Les troupes russes ont pénétré l'aéroport de Mykolaiv, dans le sud de l'Ukraine, selon les autorités locales. Les troupes ukrainiennes ont toutefois repris l'aéroport lundi, affirme le gouverneur de la région. "Nous les avons chassés", a déclaré le gouverneur Vitaliy Kim dans un message vidéo. Aucun avion ne peut actuellement décoller. "Mais l'aéroport est à nous", a ajouté M. Kim. Quelques heures plus tôt, il avait déclaré que des forces russes avait pénétré l'aéroport, situé au nord de la ville. Toutes les autres attaques dans la région auraient été repoussées.

Mykolaiv, ville stratégique de près de 500.000 habitants, est située près de l'embouchure du Boug dans la mer Noire. Si les troupes russes parvenaient à contourner ou à isoler la ville, la voie terrestre vers Odessa leur serait ouverte et cette importante ville portuaire du sud-ouest pourrait être coupée du reste du pays.

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16h15 : Le troisième round de négociations a commencé

La troisième session de négociations russo-ukrainiennes visant à trouver un règlement au conflit en Ukraine a commencé lundi soir au Bélarus, ont rapporté les agences de presse russes et bélarusse.

"Le troisième round de pourparlers a commencé à Belovejskaïa Pouchtcha", parc national à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, a indiqué l'agence de presse bélarusse Belta sur son compte Telegram, en publiant une photo de délégations russe et ukrainienne assises à la table de négociations.

16h08 : Au moins 1,7 million de personnes ont fui l'Ukraine depuis l'invasion russe

Quelque 1,7 million de personnes ont quitté l'Ukraine depuis le début de l'offensive militaire russe dans ce pays, d'après le dernier recensement de l'agence pour les réfugiés des Nations unies (UNHCR). En une journée, ce nombre a augmenté de 200.000 personnes.

Des millions d'autres réfugiés pourraient quitter le pays dans les prochains jours "à moins qu'il n'y ait une fin immédiate à ce conflit insensé", a tweeté l'organisation.

15h59 : L'Europe peut s'attendre à recevoir "cinq millions d'exilés"

L'Europe peut s'attendre à recevoir cinq millions d'exilés si l'invasion de l'Ukraine par la Russie et les bombardements des villes se poursuivent, a estimé lundi à Montpellier (sud de la France) le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

"Si les bombardements continuent, si on continue à bombarder les villes, de manière indiscriminée, on peut s'attendre à cinq millions d'exilés", a précisé le Haut-représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, lors d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères et du développement.

15h48 : Moscou ouverte à une rencontre sur le nucléaire avec l'AIEA et Kiev, mais pas à Tchernobyl

La Russie s'est dite lundi favorable à la proposition de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de mener des discussions trilatérales avec Kiev sur la sécurité des infrastructures nucléaires en Ukraine, 12 jours après l'invasion du pays par les troupes russes et alors que Moscou a pris le contrôle de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia. Le Kremlin exclut toutefois que la rencontre ait lieu à Techenobyl, théâtre d'un accident nucléaire majeur en 1986. Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a partagé vendredi sa vive inquiétude à la suite d'informations concernant l'interruption des communications avec la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, désormais sous contrôle russe. Il a appelé Moscou et Kiev à s'asseoir autour d'une table le plus rapidement possible, tandis que le monde retient son souffle après qu'un incendie s'est déclaré dans la centrale vendredi lors de l'irruption des troupes russes.

L'AIEA craint en effet que l'invasion russe débouche sur un accident nucléaire.

Les consultations seront probablement menées par de hauts responsables des services de sécurité nucléaire de chaque pays, a déclaré Mikhaïl Oulianov, l'ambassadeur russe auprès de l'agence nucléaire. Par contre, il a écarté l'idée émise par M. Grossi d'organiser la rencontre à Tchernobyl. "Je ne pense pas que ce soit le site le plus indiqué pour une entrevue" alors qu'"il y a de nombreuses capitales dans le monde", a souligné M. Oulianov. Tchernobyl est tombée sous le contrôle des troupes russes peu après l'invasion du l'Ukraine, lancée le 24 février.

L'ambassadeur russe auprès de l'AIEA a ajouté attendre à présent la décision de Kiev pour cette rencontre trilatérale.

L'Ukraine accuse la Russie de viser délibérément ses installations nucléaires, alors que le pays a déjà été durement touché par la catastrophe de Tchernobyl. De son côté, Moscou rejette ces accusations et affirme que des "saboteurs" ukrainiens veulent faire porter à la Russie la responsabilité d'un accident nucléaire.

15h35 : Les Etats-Unis déploient des troupes supplémentaires en Lituanie

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a annoncé le déploiement de troupes américaines supplémentaires dans les pays baltes. Dans les prochains jours, 400 soldats devraient arriver en Lituanie, a-t-il déclaré lundi après une rencontre avec son homologue Gabrielius Landsbergis à Vilnius. Après l'attaque russe contre l'Ukraine, les Etats-Unis avaient déployé environ 7.000 soldats supplémentaires en Europe. Une partie de ce contingent doit désormais être déployée en Lituanie, pays membre de l'UE et de l'Otan. Parallèlement, Blinken a assuré la Lituanie et les deux autres pays baltes de la solidarité des Etats-Unis. L'obligation d'assistance mutuelle de l'Otan serait "intangible".

Depuis 2014, les Etats-Unis déploient des unités pour des manœuvres à la frontière orientale de l'Otan. Selon des données lituaniennes, environ 500 soldats américains sont actuellement stationnés en Lituanie. Des troupes allemandes sont présentes également, sur la base de Rukla précisément.

Les trois États baltes ont une frontière commune avec la Russie, la Lituanie et la Lettonie avec la Biélorussie, alliée de la Russie. "Nous sommes très préoccupés par la détérioration de la situation sécuritaire dans les pays baltes", a déclaré le président lituanien Gintanas Nauseda. L'"agression impitoyable de la Russie contre l'Ukraine" montre une fois de plus qu'elle constitue une menace à long terme pour la sécurité européenne.

Nauseda et Landsbergis se sont prononcés en faveur d'un nouveau renforcement du flanc est de l'Otan. Tous deux ont en outre souligné que l'Ukraine devait être soutenue avec tout ce dont elle a besoin pour se défendre. "Nous ne pouvons pas permettre que des villes ukrainiennes deviennent un autre Srebrenica, Grozny ou Alep. L'aide à l'Ukraine doit se poursuivre", a déclaré M. Landsbergis.

15h29 : Le maire de Kiev s'attend à "une attaque d'une minute à l'autre"

Vitali Klitschko, maire de Kiev, s'est exprimé au micro de BFMTV ce lundi. Il a dit s'attendre à une attaque russe "d'une minute à l'autre". Alors que la ville est encerclée par les troupes russes depuis plusieurs jours, il a assuré que la capitale tenait bon, tout en sachant que le plus redoutable restait à venir. "Les combats peuvent commencer n'importe quand", a-t-il déclaré.

15h12 : Nouveaux records historiques de faiblesse pour le rouble

Le rouble a battu de nouveaux records historiques de faiblesse face aux devises occidentales lundi, sur fond d'un possible embargo sur le pétrole russe. La devise russe a atteint le niveau jamais vu de 140 roubles pour un dollar à 11H20 GMT, tandis qu'un record a été atteint face à la devise européenne peu après, à 12H00 GMT, avec près de 152 roubles pour un euro.

Ce possible embargo occidental, sanction ultime qui mettrait la Russie à genoux, a également fait de nouveau flamber les prix de l'or noir, tandis que les marchés boursiers craignent une inflation tenace et un ralentissement économique.

La Bourse russe est fermée depuis le 25 février, le lendemain de l'entrée des troupes russes en Ukraine, et ne doit rouvrir que le mercredi 9 mars.

Depuis cette date, la devise russe a perdu près de la moitié de sa valeur.

Les Etats-Unis envisagent d'interdire les importations de pétrole russe. Une possibilité en discussion avec l'Union européenne. L'Allemagne s'oppose pour sa part à un embargo sur gaz, pétrole et charbon russes.

14h40 : La délégation ukrainienne est arrivée au Bélarus pour les négociations avec Moscou

La délégation ukrainienne est arrivée lundi au Bélarus pour la troisième session de négociations avec des représentants de Russie visant à trouver une solution pour mettre fin au conflit armé en Ukraine, ont rapporté les agences de presse russes.

"La délégation ukrainienne est arrivée à Belovejskaïa Pouchtcha (un parc national à la frontière entre le Bélarus et la Pologne) à bord de deux hélicoptères pour des négociations avec la Russie", a indiqué l'agence de presse officielle russe TASS.

14h20 : Biden s'entretiendra avec Macron, Scholz et Johnson à 15h30

Le président américain Joe Biden s'entretiendra de la situation en Ukraine à 15h30 GMT avec le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Boris Johnson, a annoncé lundi la Maison Blanche.

Cet appel téléphonique aura lieu après une nouvelle nuit de violents bombardements de l'Ukraine par la Russie, et sur fond de débats entre Occidentaux sur les prochaines mesures à prendre contre Moscou.

14h18 : Charles Michel a appelé Poutine à mettre fin aux hostilités et garantir le passage de l'aide humanitaire

Le président du Conseil européen Charles Michel a annoncé lundi avoir demandé au président russe Vladimir Poutine de "cesser immédiatement les hostilités" en Ukraine et de "garantir le passage sûr de l'aide humanitaire", lors d'une conversation téléphonique.

"L'UE condamne avec la plus grande fermeté l'agression menée par la Russie contre l'Ukraine", a indiqué sur Twitter le responsable belge, ajoutant avoir lors de sa discussion avec Vladimir Poutine "souligné la nécessité d'assurer la sûreté et la sécurité des installations nucléaires".


14h17 : Le négociateur russe accuse l'Ukraine de bloquer les "couloirs humanitaires"

Le représentant russe dans les pourparlers entre Moscou et Kiev a accusé lundi l'Ukraine d'empêcher l'évacuation de civils de zones de combats, assurant que l'instauration de couloirs humanitaires sera abordée lors de nouvelles négociations prévues lundi.

"Les nationalistes ayant pris position dans les villes continuent d'y retenir des civils et les utilisent directement et indirectement, y compris comme bouclier humain, ce qui est bien sûr un crime de guerre", a affirmé Vladimir Medinski à la télévision publique russe.

13h30 : Une route d'évacuation de Marioupol était "minée" affirme le CICR

Une route d'évacuation de Marioupol était "minée", a indiqué la Croix Rouge internationale lundi, après l'échec de tentatives pour évacuer des civils de ce port assiégé dans le sud-est de l'Ukraine, Kiev et Moscou s'accusant mutuellement de violer les conditions de l'évacuation. Dominik Stillhart, directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a expliqué à la BBC au sujet des couloirs humanitaires que "le problème ou le défi est d'amener les deux parties à un accord qui soit concret, exploitable et précis".

"Nous leur parlons depuis des jours et des jours pour les amener à un accord suffisamment précis pour qu'il puisse ensuite être mis en oeuvre", a-t-il expliqué, soulignant que des problèmes persistaient, par exemple sur les itinéraires.

Citant une équipe du CICR qui se trouve à Marioupol, il a expliqué qu' "ils étaient prêts hier (dimanche) malgré le fait que ce que constituait l'accord n'était pas entièrement clair. Et dès qu'ils ont atteint le premier poste de contrôle, ils se sont rendu compte que la route qui leur était indiquée était en fait minée."

"C'est pourquoi il est si important que les deux parties aient un accord précis pour que nous puissions ensuite faciliter cela sur le terrain", a-t-il ajouté.

L'armée russe a annoncé l'ouverture lundi de plusieurs couloirs humanitaires et l'instauration de cessez-le-feu locaux pour évacuer des civils des villes ukrainiennes de Kharkhiv, Kiev, Marioupol et Soumy, en proie à de violents combats.

Moscou indique avoir transmis ces informations aux structures de l'ONU, de l'OSCE et du CICR.

13h08 : Macron dénonce le "cynisme moral et politique" de Poutine sur les couloirs humanitaires

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé lundi "le cynisme moral et politique" de Vladimir Poutine qui propose des couloirs humanitaires aux habitants de plusieurs villes d'Ukraine pour "les amener en Russie".

Ce qui est nécessaire, "ce ne sont pas simplement des couloirs, qui sont tout de suite menacés, ce n'est pas ce discours hypocrite qui consiste à dire: 'On va aller protéger les gens pour les amener en Russie'", a déclaré le président dans une interview à la chaîne française LCI. "Tout ça n'est pas sérieux, c'est du cynisme moral et politique, qui m'est insupportable", a-t-il ajouté.

12h49 : Rencontre des chefs des diplomaties russe et ukrainienne en Turquie en fin de semaine

Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a annoncé qu'il allait tenir une réunion trilatérale jeudi avec ses homologues russe et ukrainien à Antalya dans le sud de la Turquie.

"À la suite des initiatives de notre président et de nos intenses efforts diplomatiques, les ministres des Affaires étrangères de la Russie (Sergueï Lavrov) et de l'Ukraine (Dmytro Kuleba) ont décidé de se réunir avec ma participation en marge" du Forum diplomatique d'Antalya, le 10 mars, a précisé M. Cavusoglu dans un message sur Twitter. Ankara avait confirmé la venue de M. Lavrov dans la station balnéaire ce week-end. Ce sera son premier voyage hors de Russie depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février.

Membre de l'Otan et alliée de l'Ukraine, la Turquie a aussi des liens proches avec la Russie et a veillé depuis le début du conflit à maintenir la ligne ouverte avec les deux capitales. Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est entretenu dimanche au téléphone avec son homologue russe auquel il a réclamé un "cessez-le-feu général urgent" en Ukraine, mais Vladimir Poutine en retour a exigé d'abord que les conditions de la Russie soient remplies. "Un cessez-le-feu urgent et général permettra de rechercher une solution politique et de répondre aux inquiétudes humanitaires", a affirmé le chef de l'Etat turc. Il a également réclamé l'ouverture "urgente" de couloirs humanitaires en Ukraine.

12h44 : Moscou adopte une liste de pays "hostiles" qui seront remboursés en roubles

Les autorités russes ont établi une liste de pays "hostiles" à la Russie, auxquels les particuliers et les entreprises russes pourront rembourser leurs dettes en roubles, monnaie dont la valeur a perdu 45% depuis janvier, a indiqué lundi le gouvernement.

Cette liste de pays comprend entre autres les pays de l'Union européenne, l'Australie, le Royaume-Uni, le Canada, Monaco, la Corée du Sud, les États-Unis, la Suisse et Japon.

Ce texte a été préparé à la suite d'un décret présidentiel de vendredi, qui établissait en termes vagues une "procédure provisoire" de remboursement des dettes "envers certains créanciers étrangers".

Pour ce faire, un débiteur pourra désormais demander à une banque russe de créer un compte spécial en roubles au nom du créancier étranger et de lui envoyer un paiement en équivalent rouble, au taux de change du jour de la Banque centrale.

Cette nouvelle procédure temporaire s'applique aux paiements supérieurs à 10 millions de roubles par mois en équivalent à la devise étrangère.

12h33 : De nouvelles négociations entre l'Ukraine et la Russie prévues à 15h (heure belge), annonce Kiev

Le troisième round des négociations avec la Russie doit commencer lundi à 14H00 GMT (15h heure belge) au Bélarus, a annoncé sur Twitter un négociateur ukrainien. "Troisième round. Début à 16H00 heure de Kiev. Délégation inchangée", a écrit Mykhaïlo Podoliak, membre de la délégation ukrainienne en publiant sa photo avec un hélicoptère en fond de toile. La Russie n'a pas encore confirmé de son côté la tenue de ce troisième round de négociations.

12h27 : La diplomatie russe demande la protection de ses représentations en France

La Russie a exigé lundi la protection "adéquate" de ses représentations diplomatiques en France, après avoir signalé une "attaque" au cocktail molotov contre l'un de ses centres culturels à Paris, en pleine offensive russe contre l'Ukraine.

La Maison russe des sciences et de la culture, située dans le centre de la capitale française, a été visée dans la nuit de dimanche à lundi par un jet de "bouteille enflammée" qui s'est écrasée contre la grille du bâtiment, sans faire de victime, a indiqué sur Telegram la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

11h47 : Plus d'un million de personnes se sont réfugiées en Pologne depuis le début de la guerre

Plus d'un million de réfugiés provenant de l'Ukraine voisine sont entrés en Pologne depuis le début de l'invasion russe, ont indiqué les gardes-frontières polonais. Rien que dimanche, 142.300 personnes ont franchi la frontière, ont rapporté les autorités sur Twitter. Il s'agit du nombre le plus élevé pour une seule journée depuis le début de la guerre.

Les informations fournies par le ministère polonais des Affaires étrangères montrent que la majorité sont des citoyens ukrainiens, mais des personnes originaires d'Ouzbékistan, de Biélorussie, d'Inde, du Nigéria, du Maroc, des États-Unis et d'autres pays font également partie des réfugiés qui ont fui le conflit.

11h16 : Une plateforme européenne d'emploi mise en place pour les réfugiés ukrainiens

Deux entrepreneurs ukrainiens installés à Berlin ont mis en place une plateforme européenne d'emploi pour les réfugiés ukrainiens. Les entreprises de toute l'Europe peuvent y publier leurs offres d'emploi pour les Ukrainiens qui ont perdu leur travail à cause de la guerre. La plateforme d'Ivan Kychatyi et Nikita Overchyk se concentre dans un premier temps sur les emplois dans le secteur technologique, mais elle devrait rapidement s'étendre à d'autres secteurs. Elle est destinée à la fois aux Ukrainiens qui ont fui leur pays et aux personnes déplacées à l'intérieur de l'Ukraine.

La plateforme "UA Talents" (www.uatalents.com) a été lancée lundi, avec plus de 5.000 postes vacants selon ses initiateurs. Des entreprises telles que Meta (Facebook), Zalando, StepStone, Bolt et Gorillas ont promis leur soutien.

11h04 : Paris dit n'avoir pas demandé l'ouverture de couloirs humanitaires vers la Russie

Au lendemain d'un entretien téléphonique entre le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine, l'Elysée rappelle que la demande de Paris "comme du reste des alliés et partenaires est que l'offensive russe cesse".

Mais "tant que l'offensive est en cours, car les Russes refusent d'y mettre un terme", il faut "respecter le droit international humanitaire, la protection des populations civiles et l'acheminement de l'aide", ajoute la présidence.

Emmanuel Macron a dit à Vladimir Poutine que "cela signifiait que la protection des civils devait être organisée et que l'accès humanitaire devait être permis", selon un conseiller, en rappelant "à chaque fois que c'est la Russie qui fait la guerre à l'Ukraine et pas l'Ukraine qui fait la guerre à la Russie".

L'Elysée souligne que M. Macron n'a pas demandé que des couloirs humanitaires soient ouverts vers la Russie, alors que l'armée russe a annoncé lundi l'instauration de cessez-le-feu locaux pour évacuer des civils des villes ukrainiennes de Kharkhiv, Kiev, Marioupol et Soumy, en proie à de violents combats. Pour Kiev, le couloir serait dirigé vers le nord, c'est-à-dire vers la ville bélarusse de Gomel, non loin de la frontière ukrainienne.

10h50 : Le maire d'une municipalité proche de Kiev abattu par les Russes, selon les autorités

Le maire d'Hostomel, une municipalité située au nord-ouest de Kiev, a été délibérément abattu par les troupes russes, ont indiqué les autorités locales lundi sur Facebook. Youri Prylypko "distribuait du pain et des médicaments à la population lorsqu'il a été tué", comme deux autres collaborateurs, selon le conseil communal. La Russie n'a pas réagi à ces déclarations, qui n'ont par ailleurs pas pu être vérifiées indépendamment.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a une semaine et demie, Hostomel s'est vidée de la plupart de ses 16.000 habitants pour fuir l'avancée russe.

10h14 : La Russie absente lors d'audiences devant la CIJ sur la guerre en Ukraine

La Russie était absente lundi lors de l'ouverture des audiences devant la Cour internationale de justice (CIJ) dans une procédure initiée par l'Ukraine, qui demande au plus haut tribunal de l'ONU d'ordonner à Moscou de stopper son invasion militaire.

"La cour déplore la non-comparution de la Fédération de Russie lors de cette procédure orale", a déclaré Joan Donoghue, juge présidente de la CIJ, indiquant avoir été notifiée de cette absence par l'ambassadeur russe aux Pays-Bas, où siège la cour.

10h11 : Kiev refuse les couloirs humanitaires vers le Bélarus et la Russie proposés par Moscou

Kiev refuse les couloirs humanitaires vers le Bélarus et la Russie proposés par Moscou pour l'évacuation des civils de villes bombardées, a annoncé lundi la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. "Ce n'est pas une option acceptable", a-t-elle déploré. Selon elle, les civils appelés par les Russes à être évacués des villes de Kharkiv, Kiev, Marioupol et Soumy "n'iront pas au Bélarus pour ensuite prendre l'avion et aller en Russie".

L'armée russe avait indiqué lundi matin qu'elle allait ouvrir un couloir entre la capitale Kiev et la ville bélarusse de Gomel, non loin de la frontière ukrainienne.

Selon cette source, deux autres couloirs partiraient de Marioupol et permettront soit une évacuation en direction de la Russie jusqu'à la ville de Rostov-sur-le Don, soit vers l'Ouest jusqu'à la ville ukrainienne de Zaporojie.

Moscou a précisé qu'un autre couloir partirait de Kharkiv jusqu'à la ville russe de Belgorod.

Enfin, deux trajets doivent permettre aux civils de quitter la ville ukrainienne de Soumy : soit vers Belgorod en Russie, soit vers Poltava en Ukraine

9h51 : Neuf personnes tuées dans le bombardement de l'aéroport de Vinnytsia

Neuf personnes ont été tuées dimanche dans le bombardement par l'armée russe de l'aéroport de Vinnytsia, à quelque 200 km au sud-ouest de Kiev, ont annoncé lundi les secours ukrainiens.

"Lundi, à 05H00 GMT, quinze personnes ont été dégagées des décombres, dont neuf personnes décédées: cinq civils et quatre soldats", ont-ils indiqué sur Telegram, précisant que "les recherches continuaient" pour retrouver d'autres victimes éventuelles.

9h40 : La CEO d'Engie met en garde contre de possibles pénuries en Europe sans le gaz russe

La CEO du groupe énergétique français Engie, Catherine MacGregor, prévient lundi que sans le gaz russe, il sera difficile de reconstituer les approvisionnements en gaz cet été. Selon la CEO, qui donnait une interview à France Inter, le vrai problème est pour l'hiver prochain. S'il est décidé de ne plus importer de gaz russe, il sera difficile de trouver suffisamment de gaz pour les stocks européens.

Dans un tel scénario, il faudrait, selon elle, une intervention gouvernementale, comme le plafonnement des prix et la limitation de la demande.

La Russie fournit 40% du gaz naturel en Europe. En Belgique, le gaz vendu par Engie, leader du marché, provient à 20% de Russie.

9h34 : L'Ukraine introduit des quotas d'exportation de certains produits agricoles

Le gouvernement ukrainien a introduit des restrictions à l'exportation de certains produits agricoles pour 2022, en pleine invasion russe, a indiqué l'agence de presse Interfax Ukraine, citant une décision des autorités.

Selon un décret publié dimanche soir, une licence décernée par les autorités est désormais nécessaire pour exporter le blé, la viande de volaille, les oeufs, l'huile de tournesol. Des quotas ont également été introduits pour l'exportation de bétail, de viande de bétail, de sel, sucre, avoine, sarrasin, seigle, millet. L'Ukraine est un producteur agricole de rang mondial.

L'offensive militaire russe en cours perturbe les exportations et menace les cours des produits agricoles, la Russie et l'Ukraine étant deux pays majeurs dans l'approvisionnement de matières premières agricoles. Dans la flambée générale des matières premières provoquée par les combats en Ukraine, le blé et le maïs ont également battu des records sur le marché européen.

9h16 : Les renseignements du ministère britannique de la Défense indiquent que la Russie cherche à limiter l'accès des Ukrainiens à l'information

Le ministère britannique de la Défense a déclaré lundi que les renseignements suggèrent que la Russie cherche à limiter l'accès des Ukrainiens à des informations indépendantes.

"La Russie cible probablement les infrastructures de communication de l'Ukraine afin de réduire l'accès des citoyens ukrainiens à des nouvelles et des informations fiables", a déclaré le ministère dans un communiqué publié sur Twitter. "La Russie aurait frappé une tour de télévision à Kharkiv hier, suspendant la production de la diffusion. Cela fait suite à une frappe similaire sur une tour de télévision à Kiev le 1er mars 2022", a déclaré le ministère. "Il est également très probable que l'accès ukrainien à Internet soit perturbé en raison des dommages collatéraux des frappes russes sur les infrastructures. Au cours de la semaine dernière, des pannes d'Internet ont été signalées à Marioupol, Sumy, Kiev et Kharkiv."

La semaine dernière, la Russie a adopté une loi criminalisant la publication d'informations considérées comme fausses par les autorités, ce qui renforce la censure de la presse russe et limite les voix dissidentes.

9h13 : Nouvelle chute des Bourses européennes à l'ouverture

Les Bourses européennes ont de nouveau chuté à l'ouverture lundi, face aux conséquences économiques de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, dont une envolée des prix du pétrole qui pourrait accentuer l'inflation déjà élevée.

La Bourse de Francfort lâchait 3,67%, Paris 2,88%, Milan 2,45% et la place de Londres, qui est plus résiliente depuis le début de cette crise, perdait 1,05% dans les premiers échanges.

8h46 : Médecins du Monde envoie des équipes aux frontières de l'Ukraine

Plusieurs équipes de Médecins du Monde seront déployées dès cette semaine aux frontières polonaises, slovaques, hongroises, roumaines et moldaves, afin d'évaluer les besoins des populations déplacées et d'apporter une aide médicale d'urgence, indique lundi l'ONG. Celle-ci lance un appel aux dons. "Dès les premières hostilités, Médecins du Monde a tout mis en œuvre pour protéger ses équipes présentes sur place depuis 2015 et a réduit les activités pour sécuriser matériel et personnel", précise l'organisation.

Médecins du monde appelle les parties au conflit "à protéger les personnes et les installations civiles, telles que les écoles et les hôpitaux, conformément au droit international humanitaire".

L'ONG participe par ailleurs à l'appel conjoint aux dons du Consortium 1212 pour l'Ukraine.

8h34 : L'amitié entre la Chine et la Russie "solide comme un roc", dit Pékin

L'amitié entre Pékin et Moscou est "solide comme un roc" a assuré lundi le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en dépit de la condamnation internationale de l'invasion russe de l'Ukraine.

"L'amitié entre les deux peuples est solide comme un roc et les perspectives de coopération future sont immenses", a affirmé devant la presse M. Wang, précisant que la Chine était prête à participer "en cas de besoin" à une médiation internationale pour résoudre le conflit en Ukraine.

8h10 : Fast Retailing (Uniqlo) ne prévoit pas de suspendre ses ventes en Russie

Le géant japonais de l'habillement Fast Retailing (Uniqlo) ne prévoit pas "pour le moment" de suspendre ses opérations en Russie, a déclaré lundi à l'AFP un porte-parole du groupe, contrairement à certains de ses concurrents comme l'espagnol Inditex (Zara). "Nous continuons à surveiller la situation en Russie, mais nous ne prévoyons pas pour le moment de suspendre nos opérations" dans le pays, selon ce porte-parole.

Le groupe compte actuellement 49 magasins Uniqlo en Russie, ce qui en fait un marché mineur pour la marque qui comptait en novembre dernier plus de 2.350 magasins dans le monde entier. Le PDG-fondateur de Fast Retailing, Tadashi Yanai, s'est montré à la fois pacifiste et neutre dans un entretien accordé au quotidien économique Nikkei publié lundi. "Il ne devrait jamais y avoir de guerre. Chaque pays devrait s'y opposer. Cette fois-ci toute l'Europe s'oppose clairement à la guerre et a affiché son soutien à l'Ukraine. Toute tentative de diviser le monde va au contraire renforcer l'unité", a déclaré M. Yanai. Avant d'ajouter aussitôt: "S'habiller est une nécessité de la vie. Les Russes ont le même droit de vivre que nous".

7h28 : Les prix du pétrole atteignent leur plus haut niveau depuis 2008

Les prix du pétrole ont encore augmenté lundi matin en raison des inquiétudes concernant d'éventuelles sanctions occidentales supplémentaires contre la Russie, qui pourraient mettre les exportations de pétrole de Moscou dans le collimateur. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a augmenté de quelque 18% pour atteindre 139,13 dollars. Cela signifie que le prix record de 150 dollars par baril de l'été 2008 n'est plus très loin. Le prix a ensuite légèrement baissé pour atteindre environ 130 dollars le baril (+11%).

Le prix du baril de pétrole américain West Texas Intermediate (WTI) a dépassé les 130 dollars pour la première fois depuis 2008. Ensuite, le prix a de nouveau légèrement baissé pour atteindre 126 dollars par baril (+9%). C'est le secrétaire d'État américain Antony Blinken qui a suggéré des sanctions supplémentaires sur CNN.

6h36 : Moscou annonce ouvrir plusieurs couloirs humanitaires lundi

L'armée russe a annoncé l'ouverture lundi de plusieurs couloirs humanitaires et l'instauration de cessez-le-feu locaux pour évacuer des civils des villes ukrainiennes de Kharkhiv, Kiev, Marioupol et Soumy, en proie à de violents combats. "Les forces russes, dans un but humanitaire, déclarent un +régime de silence+ à partir de 10H00 le 7 mars et l'ouverture de couloirs humanitaires", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Le communiqué ne précise pas si les couloirs ouvriront à l'heure locale en Ukraine (08H00 GMT) ou à celle de Moscou (07H00 GMT) et combien de temps ils resteront ouverts. L'armée russe précise que cette décision a été prise après une "demande personnelle" du président français Emmanuel Macron adressée à son homologue russe Vladimir Poutine. Les deux dirigeants se sont entretenus pendant deux heures dimanche par téléphone.

Cette annonce intervient alors qu'un troisième round de pourparlers entre Kiev et Moscou doit avoir lieu lundi, selon Kiev. Ces derniers jours, deux tentatives pour évacuer des civils du port assiégé de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, ont échoué, Kiev et Moscou s'accusant mutuellement de violer les conditions de l'évacuation.

L'armée russe a indiqué lundi qu'elle allait ouvrir un couloir entre la capitale Kiev et la ville bélarusse de Gomel, non loin de la frontière ukrainienne. Selon cette source, deux autres couloirs partiront de Marioupol et permettront soit une évacuation en direction de la Russie jusqu'à la ville de Rostov-sur-le Don, soit vers l'Ouest jusqu'à la ville ukrainienne de Zaporojie. Moscou a précisé qu'un autre couloir partira de Kharkiv jusqu'à la ville russe de Belgorod. Enfin, deux trajets doivent permettre aux civils de quitter la ville ukrainienne de Soumy : soit vers Belgorod en Russie, soit vers Poltava en Ukraine. Moscou indique avoir transmis ces informations aux structures de l'ONU, de l'OSCE et du CICR.

5h33 : L'Australie exhorte la Chine à condamner la guerre

Le Premier ministre australien Scott Morrison a estimé lundi que la Chine se trouve face à "l'heure du choix" devant l'invasion de l'Ukraine par la Russie et a exhorté Pékin à mettre fin à son soutien politique et économique tacite à la guerre. "Aucun pays n'aurait plus grand impact en ce moment sur l'agression violente de la Russie envers l'Ukraine que la Chine", a déclaré M. Morrison à l'Institut Lowy, un groupe de réflexion sur la politique étrangère basé à Sydney. "La crise qui frappe actuellement l'Europe" met la Chine face à "l'heure du choix", a-t-il ajouté.

Scott Morrison a sommé la Chine de faire pression sur son allié russe et prouver qu'elle est attachée à la paix mondiale et au principe de souveraineté.

Les présidents Vladimir Poutine et Xi Jinping se sont rencontrés à Pékin quelques jours avant le début de la guerre en Ukraine, scellant une amitié "sans limites". Depuis, la Chine a évité de critiquer ouvertement la guerre, a exprimé sa sympathie pour la Russie et refusé de se joindre aux sanctions occidentales.

M. Morrison a accusé Pékin de lancer une "bouée de sauvetage économique" à la Russie en assouplissant les restrictions commerciales sur les importations de blé russe. "Aujourd'hui, nous entendons même parler de la participation potentielle d'UnionPay, depuis la Chine, au soutien d'un système de paiement en Russie", a-t-il déclaré.

Des banques russes ont annoncé dimanche travailler à l'émission de cartes bancaires du réseau chinois UnionPay pour répondre à la décision des géants Visa et Mastercard de suspendre leurs opérations avec la Russie après l'intervention militaire en Ukraine.

5h26 : Plusieurs pays réclament la suspension de la Russie d'Interpol

Plusieurs pays occidentaux, dont la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ont demandé à Interpol de suspendre la Russie des rangs de cette organisation internationale de coopération policière, a indiqué la ministre britannique de l'Intérieur, Priti Patel. Outre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont réclamé "la suspension immédiate de l'accès de la Russie à tous les systèmes" de l'organisation qui regroupe 194 pays membres, a tweeté Mme Patel.

"Les actes de la Russie constituent une menace directe pour la sécurité des individus et la coopération internationale en matière d'application de la loi", a-t-elle ajouté.

Cette initiative intervient alors que les alliés occidentaux cherchent à isoler diplomatiquement et économiquement Moscou en raison de l'invasion de l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a déclaré dimanche avoir vu "des informations très crédibles concernant des attaques délibérées sur des civils qui constitueraient un crime de guerre".

4h22 : Le Japon va livrer casques et gilets pare-balles à l'Ukraine

En dépit de sa constitution pacifique, le Japon compte mettre à disposition de l'Ukraine, envahie par la Russie, des casques, munitions, gilets pare-balles et autres nécessités. "Je tiens à livrer les fournitures nécessaires dès que possible", a déclaré le Premier ministre Fumio Kishida au parlement lundi, selon les médias japonais.

La communauté internationale est unie dans son soutien à l'Ukraine et prend des mesures "sans précédent", a noté M. Kishida. Il souhaite donc que le Japon contribue aussi.

M. Kishida s'est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et a affirmé que le Japon verserait 90 millions d'euro pour contribuer à l'aide humanitaire. Ce montant porte aussi sur la fourniture de matériel de protection, comme des casques et gilets pare-balles, mais aussi des tentes et vêtements chauds.

Selon le gouvernement japonais, cette décision ne va pas à l'encontre de la constitution, alors que l'article 9 permet de participer à des règlements de conflits internationaux.

4h17 : L'armée ukrainienne affirme que la Russie se prépare à envahir la capitale Kiev

L'état-major général des forces armées ukrainiennes a déclaré que les troupes russes se préparaient à prendre d'assaut la capitale ukrainienne Kiev, dans un bulletin publié à l'aube lundi, cité par l'agence de presse allemande dpa. Selon l'état-major ukrainien, les troupes russes visent à prendre le contrôle entier des villes d'Irpin et Bucha, juste en dehors de Kiev.

Les troupes russes tentaient aussi de "fournir un avantage tactique pour atteindre la périphérie à l'est de Kiev via les districts de Brovarsky et Boryspil", selon ce bulletin.

"Une très large quantité d'équipements russes et de troupes ruses est concentrée à l'approche de Kiev", a aussi déclaré le conseiller du ministère ukrainien de l'Intérieur, Vadym Denysenko, à la télévision ukrainienne, cité par le portail d'information Ukrayinska Pravda

"Nous comprenons que la bataille pour Kiev est une bataille clé, qui sera menée dans les jours prochains", a-t-il ajouté.

3h04 : La Russie recrute des combattants syriens entrainés aux combats de rue, selon des médias américains

La Russie recrute des Syriens entrainés aux combats urbains pour son offensive en Ukraine, rapporte dimanche le quotidien américain The Wall Street Journal, citant des sources dans l'administration américaine. Selon ces responsables, la Russie a besoin de tels Syriens expérimentés alors que l'invasion de l'Ukraine se déroule de plus en plus dans des terrains urbains. Les Syriens devraient aider les Russes à s'emparer de la capitale ukrainienne, Kiev.

Il n'est pas encore déterminé combien de combattants ont été enrôlés depuis la Syrie par Moscou, mais certains d'entre eux seraient déjà présents en Russie pour se préparer à joindre les combats.

Ces responsables américains ne voulaient pas déterminer au quotidien le rôle précis que ces combattants syriens pourraient jouer.

The Wall Street Journal cite en outre des informations publiées sur un site d'information syrien, qui avancent que la Russie offre aux volontaires syriens entre 200 et 300 dollars (185 euros et 275 euros environ) pour "aller en Ukraine et être déployés comme gardiens" pour une période allant jusqu'à six mois.

L'armée russe ne cherche pas seulement l'appui de Syriens, mais a aussi incorporé des soldats tchétchènes dans ses forces armées en Ukraine.

1h17 : Selon Moscou, l'Ukraine compte faire exploser une centrale nucléaire et accuser la Russie

Le ministère de la Défense russe assure que l'armée ukrainienne prévoit de faire exploser un réacteur dans un centre de recherche physique dans la ville ukrainienne de Kharkiv et de lancer des projectiles contre un réacteur nucléaire expérimental, tout en en accusant Moscou de ces faits, rapportent les agences de presse russess publique TASS et Sputnik. "Les forces de sécurité ukrainienne de même que les militants du bataillon Azov ont pour complot une provocation avec une contamination radioactive possible près de la ville de Kharkiv. Les nationalistes ont miné un réacteur dans un système nucléaire expérimental situé dans le centre de recherche physique et technologique de Kharkiv. Ils prévoient de faire exploser un réacteur et d'accuser les forces armées russes d'avoir lancé une frappe par missiles sur un système nucléaire expérimental", fait part la déclaration du ministère russe de la Défense, cité par ces médias d'Etat.

La Russie avait déjà accusé vendredi que des "saboteurs" ukrainiens avaient causé l'incendie dans une centrale nucléaire de Zaporijja durant des combats.