Des journalistes du New York Times témoins de tirs russes sur des civils : "Un obus est tombé dans la rue, laissant une famille étalée sur le sol"

L'Ukraine accuse la Russie de viser délibérément des civils.

Des journalistes du New York Times témoins de tirs russes sur des civils : "Un obus est tombé dans la rue, laissant une famille étalée sur le sol"
©AFP

En Ukraine, la guerre bat encore son plein. Avec son lot d'horreur et ses pertes humaines. Ce dimanche, certains journalistes du New York Times ont été les témoins d'une scène d'une violence inouïe. A Irpin, une attaque était menée dans l'ouest de la capitale Kiev. Samedi, les autorités ukrainiennes avaient décidé de faire sauter un pont afin de ralentir les armées russes qui sont en route vers Kiev.

Le pont endommagé était également utilisé par des civils qui tentaient de quitter la ville et les conflits. Alors qu'ils empruntaient la route, des obus de mortiers ont déferlé sur les civils. "Ils sont d'abord tombés à une centaine de mètres du pont. Puis se sont déplacés en une série d'explosions tonitruantes dans une section de la rue où les gens fuyaient", écrit le célèbre journal.

Présent sur place une équipe du NY Times composée de la photojournaliste Lynsey Addario, un conseiller en sécurité et Andriy Dubchak, un journaliste indépendant, ont filmé cette scène épouvantable.

Des journalistes du New York Times témoins de tirs russes sur des civils : "Un obus est tombé dans la rue, laissant une famille étalée sur le sol"
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Lorsque les tirs se sont rapprochés des civils, la panique a été totale. "Les gens ont couru en tirant les enfants pour essayer de trouver un endroit sûr. Mais il n'y avait rien pour se cacher", écrit la photojournaliste Lynsey Addario. "Un obus est tombé dans la rue, soulevant un nuage de poussière de béton et laissant une famille - une femme, son fils adolescent et sa fille, qui semblait avoir environ 8 ans, ainsi qu'un ami de la famille - étalée sur le sol."

Bilan de cette attaque meurtrière: 4 morts et d'innombrables blessés. Les autorités ukrainiennes accusent la Russie d'avoir délibérément de n'avoir pas tenu compte des pertes civiles. Depuis trois jours, l'armée de Poutine charge trois petites villes de la périphérie nord-ouest de Kiev, Hostomel, Bucha et Irpin. Ce qui a poussé les habitants à l'exil vers la capitale. Dimanche matin, Oleksiy Kuleba, le commandant militaire ukrainien, avait déclaré dans une allocution télévisée que personne ne pouvait sortir "à moins d'un cessez-le-feu".