Ukraine: la Russie annonce de nouveaux cessez-le-feu locaux pour ce mercredi matin

Suivez les dernières informations sur la situation en Ukraine, au treizième jour de l'invasion russe.

La Rédaction avec agences

La ville de Soumy (nord-est) théâtre de violents combats, a commencé mardi matin à évacuer ses habitants en direction de Lokhvytsia, à 150km au sud-ouest, selon les autorités régionales, confirmant qu'un couloir humanitaire avait bien été mis en place.

Moscou a annoncé l'instauration mardi de cessez-le-feu pour permettre l'évacuation de civils en provenance de Soumy, ainsi que des villes de Kiev, Kharkiv, Tcherniguiv et Marioupol, menacées par l'avancée des troupes russes.

Ukraine: la Russie annonce de nouveaux cessez-le-feu locaux pour ce mercredi matin
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Le fil info :

Ce direct est terminé. Il reprendra ce mercredi à 6h30, sur Lalibre.be.

22h56 : Washington estime que le gazoduc Nord Stream 2 est "mort"

Le gazoduc controversé Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne, visé par des mesures de rétorsion prises par Berlin et Washington après l'invasion russe de l'Ukraine, est "mort" et ne pourra pas être "ressuscité", a déclaré mardi une responsable américaine.

"Je pense que Nord Stream 2 est maintenant mort", "c'est un gros morceau de métal au fond de la mer, et je ne pense pas qu'il puisse être ressuscité", a dit la numéro trois de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, lors d'une audition parlementaire.

22h37: La Banque Centrale annonce que la vente des devises étrangères est suspendue jusqu'au 9 septembre en Russie

22h02: Le géant des boissons Coca-Cola annonce suspendre ses opérations en Russie

Le géant des boissons gazeuses Coca-Cola a annoncé mardi qu'il suspendait ses opérations en Russie, emboîtant ainsi le pas à plusieurs grands groupes américains à qui il était reproché de tarder à couper les ponts avec Moscou. "Nous continuerons de surveiller et d'évaluer la situation à mesure que les circonstances évoluent", souligne dans un communiqué le groupe qui ne donne pas de détails sur ses activités exactes en Russie.

21h45: Washington se dit "surpris" par la proposition de la Pologne de lui remettre ses avions Mig-29

Les Etats-Unis se sont dits "surpris" mardi par la proposition de la Pologne de leur remettre tous ses avions Mig-29 que l'Ukraine souhaiterait récupérer. "A ma connaissance, ils ne nous avaient pas consultés préalablement", a déclaré la numéro trois de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, lors d'une audition parlementaire. "Je pense que c'est une annonce surprise de la part des Polonais", a-t-elle ajouté.

21h20: Starbucks annonce que ses 130 cafés en Russie vont fermer temporairement

Starbucks a annoncé mardi que les 130 cafés portant son nom en Russie allaient fermer et qu'il allait cesser d'envoyer ses produits dans le pays, devenant ainsi le dernier grand groupe en date aux Etats-Unis à couper les ponts avec Moscou après l'invasion de l'Ukraine. Le groupe koweïtien qui possède la licence pour opérer dans le pays "a accepté de suspendre immédiatement les opérations dans les magasins et fournira un soutien aux près de 2.000 employés qui dépendent de Starbucks pour vivre", a indiqué le directeur général de la chaîne de cafés, Kevin Johnson, dans un message.

21h08: les premiers civils évacués par couloir humanitaire sont arrivés "en sécurité"

20h38: la Pologne "prête" à remettre ses avions de chasse Mig-29 aux Etats-Unis

"Les autorités de la République de Pologne, après des consultations du président et du gouvernement, sont prêtes à déplacer sans délai et gratuitement tous ses avions Mig-29 sur la base de Ramstein et de les mettre à la disposition du gouvernement des Etats-Unis", a annoncé le ministère polonais des Affaires étrangères dans un communiqué.

20h10: Moscou annonce des cessez-le-feu locaux pour mercredi matin

L'armée russe a annoncé mardi une nouvelle trêve pour l'évacuation des civils en Ukraine à partir de 07H00 GMT mercredi, après la mise en oeuvre dans la matinée de couloirs humanitaires.

"La Russie annonce un régime de cessez-le-feu à partir du 9 mars 10H00, heure de Moscou, et est prête à mettre en place les couloirs humanitaires", a annoncé la cellule en charge de ces questions au sein du gouvernement russe, citée par l'agence TASS.

19h55 : Le Pentagone évoque une nouvelle colonne russe avançant vers Kiev depuis le nord-est

Les Etats-Unis ont fait état mardi d'une nouvelle ligne russe avançant vers Kiev depuis le nord-est de la capitale ukrainienne, alors que la colonne principale des forces de Moscou venant du nord se trouve à l'arrêt depuis plusieurs jours. "Je voulais attirer votre attention sur le fait qu'ils (les Russes, ndlr) commencent à tenter d'avancer vers Kiev depuis le nord-est", a dit un haut responsable du ministère américain de la Défense à des journalistes. "Nous estimons qu'ils sont à environ 60 km de la ville", a-t-il précisé, sans être en mesure de dire combien de véhicules étaient concernés.

Il a évoqué la principale colonne russe de centaines de véhicules qui "n'a pas pu se rapprocher davantage que l'aéroport Gostomel", à une vingtaine de kilomètres de Kiev, ainsi qu'une autre ligne qui est "bloquée à Tchernihiv", à 150 km de la capitale.

Cette troisième colonne depuis le nord-est de la ville fait partie de "l'effort" de Moscou pour "encercler Kiev et la forcer à capituler", a estimé ce responsable. "Comme ils n'ont pas fait les progrès géographiques que nous pensons qu'ils s'attendaient à faire, ils ont augmenté les bombardements de la ville par un mélange de missiles, roquettes, tirs d'artillerie et frappes aériennes", a-t-il ajouté, avec comme résultat de plus en plus de civils touchés."Ils renforcent la pression sur Kiev", "nous pensons toujours que c'est l'un de leurs principaux objectifs", a insisté le responsable américain.

19h40 : des bombardements en cours à Jytomyr

Selon un reporter de Paris Match présent en Ukraine, des bombardements "violents" sont en cours ce mardi soir tout près de la ville de Jytomyr, située à 150km à l'ouest de Kiev. La localité a déjà été touchée par les frappes russes plus tôt dans la journée, et il y a quelques jours également.

19h35: Poutine évoque les pourparlers avec l'Ukraine lors d'un appel avec Naftali Bennett

Le président russe, Vladimir Poutine, a fait part mardi au Premier ministre israélien, Naftali Bennett, de son évaluation de la troisième étape des négociations menées entre Russes et Ukrainiens lundi. Naftali Bennet avait exprimé le souhait de s'entretenir par téléphone avec le chef d'État de la Fédération de Russie, selon le Kremlin. La conversation concernait plusieurs aspects de la situation actuelle en Ukraine, que le Kremlin mentionne toujours comme une "opération militaire spéciale visant à protéger la région du Donbass."

Le Kremlin précise que le président russe et le Premier ministre israélien se sont mis d'accord pour "poursuivre le dialogue".

19h02: McDonald's ferme temporairement ses 850 restaurants en Russie

La chaîne américaine de fast-food McDonald's a annoncé mardi avoir décider de fermer temporairement ses 850 restaurants en Russie et de suspendre toutes ses opérations dans le pays, emboîtant ainsi le pas à de nombreuses multinationales ayant décidé de prendre leurs distances avec Moscou.

Le groupe continuera à payer ses 62.000 salariés dans le pays, a affirmé dans un message le directeur général de l'entreprise, Chris Kempczinski.

18h54: L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) veut suspendre la Russie

L'Organisation mondiale du tourisme (OMT), agence de l'ONU chargée de promouvoir le tourisme dans le monde, a annoncé mardi vouloir suspendre la Russie de ses instances, en raison de son invasion de l'Ukraine.

Cette décision, prise par une majorité de membres du conseil exécutif de l'OMT, doit être ratifiée par l'Assemblée générale de l'organisation pour devenir effective, a indiqué dans un communiqué l'agence onusienne, en précisant que cette réunion serait convoquée "dans les prochains jours".

18h30: "Nous nous battrons jusqu'au bout", affirme le président ukrainien

"Nous nous battrons jusqu'au bout", a déclaré mardi devant le parlement britannique le président ukrainien Volodymyr Zelensky, invoquant l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill.

Le président ukrainien, en tee-shirt kaki et assis près d'un drapeau ukrainien, s'exprimait par lien video, lors d'une intervention historique visant à obtenir davantage de soutien pour son pays après l'invasion russe. Il a été salué par une ovation debout des députés britanniques.

C'est le premier dirigeant étranger à s'adresser au parlement britannique par vidéoconférence. Il a lu un texte écouté avec attention par les députés réunis devant une chambre des Communes pleine à craquer.

Depuis le premier jour de l'invasion russe, "nous n'avons pas dormi. Nous nous sommes tous battus pour notre pays, avec notre armée", a-t-il déclaré.

"Nous n'abandonnerons pas et nous ne perdrons pas", a-t-il déclaré, faisant le récit de l'invasion russe jour après jour. "Nous nous battrons jusqu'au bout, en mer, dans les airs. Nous continuerons à nous battre pour notre terre, coûte que coûte, dans les forêts, dans les champs, sur les rives, dans les rues", a-t-il déclaré.

Ce discours faisait écho à celui de Winston Churchill à la Chambre des communes en juin 1940, après que les forces britanniques aient été forcées de se retirer de France face à une attaque nazie allemande.

M. Zelensky s'exprimait peu après l'annonce du gouvernement britannique que le Royaume-Uni va arrêter d'ici fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes en réaction à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

18h28: La BBC annonce reprendre ses reportages en langue anglaise en Russie à partir de mardi soir

La BBC a annoncé la reprise de ses services en langue anglaise depuis la Russie à partir de mardi soir après les avoir suspendus en raison de l'adoption en Russie d'une loi prévoyant de lourdes peines de prison en cas de diffusion d'"informations mensongères sur l'armée".

"Après mûre réflexion, nous avons décidé de reprendre les reportages en anglais depuis la Russie ce soir (mardi 8 mars), après qu'ils ont été temporairement suspendus à la fin de la semaine dernière", a indiqué le groupe audiovisuel public britannique dans un communiqué.

18h13: Standing ovation pour le président ukrainien Zelensky au Parlement britannique

Les députés britanniques ont accueilli le discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky par une standing ovation, ce mardi en fin de journée.


18h03: Macron s'engage pour que les "crimes" en Ukraine soient "connus" et "jugés"

Le président français Emmanuel Macron s'est engagé à ce que les "atteintes massives aux droits de l'Homme" perpétrées par l'armée russe en Ukraine soient "connues de tous, jugées et punies", en célébrant mardi à l'Elysée des femmes défendant les droits humains. "La liberté n'est jamais acquise, c'est ce que nous rappelle tragiquement l'agression russe en Ukraine, qui non seulement représente un déni inacceptable du droit international" mais aussi "des atteintes massives aux droits de l'Homme", a déclaré le chef de l'Etat.

"Je m'y engage ici: la France oeuvrera pour que ces crimes soient connus de tous, qu'ils soient jugés, qu'ils soient punis", a-t-il ajouté dans un discours lu par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, le président étant "retenu" par un échange téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a approuvé vendredi à une écrasante majorité une résolution en faveur d'une commission d'enquête internationale sur les violations des droits humains et du droit humanitaire en Ukraine.

18h01: Le New York Times rappelle ses journalistes présents en Russie

Le quotidien américain The New York Times a annoncé mardi avoir rappelé ses équipes présentes en Russie. Comme d'autres médias internationaux, le journal est préoccupé par la sécurité de ses journalistes depuis l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi russe prévoyant des amendes et des peines de prison pouvant aller jusqu'à quinze ans pour toute information considérée comme nuisible à l'armée russe. Le quotidien a toutefois déclaré que ses équipes quittaient le pays avec des reportages "solides" sur la guerre et sur les tentatives russes d'empêcher le journalisme indépendant.

L'un des quotidiens les plus connus d'Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), a retiré ses deux correspondants de Russie, plus tôt dans la journée. Les médias publics allemands ARD et ZDF, et plus largement CNN, Bloomberg et la BBC, ont également suspendu totalement ou partiellement leur travail dans le pays.

17h56 : Zelensky dit avoir "tempéré" sa demande d'adhésion de l'Ukraine à l'Otan

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme ne plus vouloir insister pour obtenir l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan, une des questions qui ont officiellement motivé l'invasion russe de son pays, dans un entretien diffusé par la chaîne américaine ABC. "S'agissant de l'Otan, j'ai tempéré ma position sur cette question il y a déjà un certain temps, lorsque nous avons compris" que "l'Otan n'était pas prête à accepter l'Ukraine", a-t-il déclaré dans cette interview diffusée lundi soir.

"L'Alliance a peur de tout ce qui est controversé, et d'une confrontation avec la Russie", a-t-il déploré. Il a ajouté ne pas vouloir être le président d'un "pays qui implore à genoux" pour une telle adhésion.

De son côté, Moscou affirme vouloir la garantie que Kiev n'entrera jamais dans l'Otan, une alliance transatlantique créée pour protéger l'Europe de la menace de l'URSS au début de la Guerre froide et qui s'est ensuite progressivement élargie jusqu'aux portes de la Russie. Le Kremlin juge menaçants ces élargissements, et la posture militaire des Alliés occidentaux près des frontières russes.

17h44: L'Ukraine ne sera jamais synonyme de victoire pour Poutine, assure Biden

En dépit des avancées militaires des forces russes, l'Ukraine ne sera jamais synonyme de victoire pour Poutine, a assuré mardi le président américain Joe Biden.

"Poutine aura beau poursuivre coûte que coûte son avancée à un prix effroyable, il est clair que l'Ukraine ne sera jamais synonyme de victoire pour (lui)", a déclaré M. Biden. "Poutine peut éventuellement s'emparer d'une ville, mais jamais il ne pourra tenir le pays".

17h40: Joe Biden confirme l'embargo américain sur les importations de pétrole et de gaz russes

Le président Joe Biden a annoncé mardi avoir ordonné un embargo sur les importations américaines de pétrole et de gaz russes, afin d'alourdir les sanctions imposées à la Russie et "porter un nouveau coup puissant à Poutine".

Cette décision a été prise "en coordination étroite" avec les alliés des Etats-Unis, a-t-il précisé.

17h30: Le point sur l'offensive russe à Kiev ce mardi après-midi

Ukraine: la Russie annonce de nouveaux cessez-le-feu locaux pour ce mercredi matin
©AFP

Cette infographie transmise par l'AFP fait le point sur l'offensive russe à Kiev ainsi que dans toute l'Ukraine. Les communes de Gostomel, Boutcha et Irpin, situées au Nord-Ouest de Kiev sont particulièrement touchéees par des frappes depuis le dimanche 6 mars.

17h28: Appel entre Lavrov et un représentant du Vatican, prêt à "tout faire" pour la paix

Le numéro 2 du Vatican a affirmé mardi la disponibilité du pape François "à tout faire" pour la paix en Ukraine, au cours d'un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Le cardinal secrétaire d'Etat Pietro Parolin a transmis à M. Lavrov "la profonde inquiétude du pape François concernant la guerre en cours en Ukraine et réitéré (l'appel lancé dimanche par le pape pour que) les attaques armées cessent, que des couloirs humanitaires soient assurés", a annoncé le directeur du service de presse du Vatican.

"Le secrétaire d'Etat a réaffirmé la disponibilité du Saint-Siège 'à tout faire, à se mettre au service de la paix'", a-t-il souligné.

Un peu plus tôt, le ministère russe des Affaires étrangères avait lui-même fait état de cet appel dans un communiqué, précisant qu'"une attention particulière a été accordée aux questions humanitaires liées au conflit, y compris les mesures de protection de la population civile, l'organisation et le fonctionnement des couloirs humanitaires et l'assistance aux réfugiés".

Cet entretien est intervenu alors que deux cardinaux envoyés par le pape François se trouvaient mardi auprès de réfugiés ukrainiens en Hongrie et en Pologne. Des centaines de milliers de personnes fuient actuellement les bombardements en Ukraine.

17h22: Le Royaume-Uni va arrêter les importations de pétrole russe d'ici fin 2022

Le Royaume-Uni va arrêter d'ici fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes en réaction à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé mardi Kwasi Kwarteng, le ministre britannique des Entreprises et de l'énergie sur Twitter.

Le président américain Joe Biden a par ailleurs ordonné dans la foulée mardi un embargo sur les importations par les Etats-Unis de pétrole et gaz russes.

17h21: Nouvelle discussion entre Macron et Zelensky

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mardi après-midi, pendant 1h30, avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky des derniers développements de l'offensive militaire menée par l'armée russe, a annoncé l'Elysée. Les deux présidents "ont fait un long point sur l'ensemble des sujets humanitaires, sur l'initiative sur la sécurité et sûreté des centrales nucléaires et enfin un point sur les discussions en cours à Gomel", au Bélarus, entre Russes et Ukrainiens, a précisé la présidence.

M. Macron a des échanges téléphoniques très réguliers avec M. Zelensky, les deux hommes s'étant parlé dimanche après une conversation entre le président français et le Russe Vladimir Poutine consacrée en bonne partie à la sécurité nucléaire après la prise de la centrale de Zaporojie, dans le sud de l'Ukraine, par l'armée russe.

M. Macron devait recevoir en fin d'après-midi le secrétaire d'État américain Antony Blinken, actuellement en tournée en Europe.

17h18: Plus de 2,5 millions de personnes en Ukraine auraient demandé à être emmenées en Russie

Plus de 2,5 millions de personnes en Ukraine auraient demandé à être emmenées en Russie depuis plus de 1.900 localités, selon Moscou, indiquent les agences de presse ANP et DPA. Ces personnes auraient approché le pays via divers canaux de communication, selon le ministère russe de la Défense. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante. Les Nations Unies ont indiqué que plus de 2 millions de personnes ont déjà quitté l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe. La plupart ont été en Pologne, Hongrie, Roumanie, Moldavie et Slovaquie.

D'après le ministère russe, 723 étrangers ont été emmenés mardi et mis en sécurité depuis la ville de Soumy, dans le nord-est de l'Ukraine.

Selon des données russes toujours, plus de 174.000 personnes ont fui vers la Russie, dont 44.250 enfants. Une importante minorité de russophones vit en Ukraine.

17h08: "Chacune de vos pauses-café coûte une vie", lance une écrivaine ukrainienne au Parlement européen

L'écrivaine ukrainienne Oksana Zaboujko a appelé mardi les Européens à cesser de tergiverser sur leur riposte à l'invasion de l'Ukraine par les troupes de Vladimir Poutine. "Chaque moment d'hésitation des décideurs occidentaux et de ceux de l'Otan (...), chaque pause-café que vous prenez pendant vos discussions sur la manière d'intervenir (...) coûte une vie, plus probablement celle d'un civil" a lancé l'écrivaine et philosophe, dont le discours a été accueilli par une ovation debout des eurodéputés dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg.

Invitée à s'exprimer à l'occasion de la journée des droits de la femme, alors que le drapeau ukrainien a été hissé devant le Parlement européen, Oksana Zaboujko a comparé le président russe à un "nouvel Hitler", regrettant que des sanctions plus dures n'aient pas été prises dès l'annexion de la Crimée en 2014. "Il ne cessera pas tant qu'il ne sera pas arrêté par un front international de toutes les nations qui croient encore que la liberté et la solidarité humaine valent plus que le gaz et le pétrole", a souligné l'écrivaine sous les applaudissements des eurodéputés.

16h50: Le Pentagone estime que "2.000 à 4.000" soldats russes sont morts en Ukraine

Un haut responsable du Pentagone a estimé mardi qu'entre "2.000 à 4.000" soldats russes étaient morts en Ukraine depuis le début de l'invasion.

S'exprimant devant une commission du Congrès, le lieutenant général Scott Berrier, à la tête de l'Agence américaine du renseignement de la Défense, a précisé que cette estimation approximative était à prendre avec prudence.

16h18: Matteo Salvini, en "mission pour la paix", froidement reçu en Pologne

L'Italien Matteo Salvini, patron de la Ligue, est depuis lundi en visite en Pologne pour une "mission de la paix" dans le cadre de la guerre en Ukraine. Ce mardi, il s'est rendu dans la ville de Przemysl, où les réfugiés ukrainiens affluent depuis le début de l'invasion russe. Mais il a reçu un accueil plutôt glacial de la part du maire de la ville, Wojciech Bakun. Ce dernier s'est présenté devant Matteo Salvini avec un t-shirt à l'effigie de Vladimir Poutine, sur lequel était écrit "Armée de Poutine". Une référence à un t-shirt avec la tête du président russe porté il y a quelques années par Matteo Salvini lors d'un déplacement à Moscou.

"Aucun respect pour vous", a lancé Wojciech Bakun à l'Italien, qui a toujours eu des liens avec Vladimir Poutine et était initialement prorusse. Mais depuis le début de l'invasion en Ukraine, Matteo Salvini semble avoir changé de camp, et au cours de sa "mission pour la paix", il souhaite apporter "une aide concrète" aux Ukrainiens.

16h00 : Trois morts et trois enfants blessés dans l'explosion d'une mine antipersonnel au nord de Kiev

Trois adultes ont été tués et trois enfants blessés dans l'explosion d'une mine antipersonnel dans la région de Tchernihiv, au nord de Kiev, a affirmé mardi Liudmyla Denisova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.

Ces civils étaient tous en voiture : les adultes sont morts sur place et les enfants, blessés à des degrés divers, ont été hospitalisés, a-t-elle précisé, soulignant que l'usage des mines antipersonnel est prohibé par le droit international. C'est la première fois depuis le début du conflit qu'un responsable ukrainien évoque officiellement des personnes tuées par ce type d'armes.

15h47: L'Ukraine aurait approuvé seulement un des 10 couloirs humanitaires proposés par la Russie

"Malheureusement, Kiev n'a accepté qu'un seul itinéraire - de Sumy à la frontière polonaise en passant par Poltava - sur les dix couloirs humanitaires proposés à la partie ukrainienne, à savoir deux de Kiev, Tchernigov, Sumy, Kharkiv et Marioupol, dont un de chaque ville vers la Fédération de Russie, ainsi qu'un à travers les territoires contrôlés par Kiev vers la Pologne, la Moldavie et la Roumanie", a déclaré mardi devant la presse le chef du Centre de gestion de la défense nationale russe, Mikhail Mizintsev, selon des informations relayées par l'agence d'Etat russe Tass.

Selon M. Mizintsev, 723 personnes ont été évacuées jusqu'à présent par cet itinéraire, dont 576 Indiens, 115 Chinois, 20 Jordaniens et 12 Tunisiens, d'après les informations relayées par Tass.

15h40: Le patron de l'Otan estime "crédibles" les accusations de tirs russes sur les réfugiés

Il est très probable que des civils ukrainiens en fuite ont été abattus, a déclaré mardi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse avec le président letton, Egils Levits. Il a rappelé que tirer sur des civils constitue un crime de guerre, qualifiant ces actions de "complètement inacceptables". Jens Stoltenberg n'est pas le premier dirigeant occidental à critiquer ouvertement les violations des lois de la guerre dont se rendrait coupable la Russie en Ukraine. Le secrétaire d'État américain, notamment, a tenu un discours semblable.

"Il existe des informations très crédibles faisant état de civils ayant essuyé des tirs alors qu'ils tentaient d'évacuer", a déclaré M. Stoltenberg mardi, alors qu'il rendait visite au président letton. "Nous avons besoin de véritables corridors humanitaires pleinement respectés", a-t-il martelé.

Le chef de l'Otan a déjà clairement indiqué que l'alliance militaire occidentale n'interviendrait pas pour, par exemple, empêcher les avions de guerre russes de pénétrer dans l'espace aérien ukrainien. Il invoque "la responsabilité de veiller à ce que le conflit ne dégénère pas et ne s'étende pas au-delà de l'Ukraine".

15h17: Une enfant meurt de soif sous des décombres à Marioupol

Une enfant de six ans est morte de déshydratation sous les ruines de sa maison détruite à Marioupol dans le sud-est de l'Ukraine, actuellement assiégée par l'armée russe, selon le maire de la ville Vadim Boïtchenko. On ignore combien de temps la fillette, prénommée Tanya, est demeurée coincée vivante dans les ruines, où sa mère a également été retrouvée morte.

"Dans les dernières minutes de sa vie, (Tanya) était seule, épuisée, effrayée et avait terriblement soif. Ceci est juste l'une des nombreuses histoires qui se passent à Marioupol, qui fait face à un blocus depuis huit jours", a écrit le maire sur la chaîne Telegram de la municipalité.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui aussi évoqué la mort de l'enfant dans une vidéo diffusée mardi matin, appelant une nouvelle fois les pays occidentaux à aider l'Ukraine dans sa lutte face à la Russie.

"Marioupol est encerclée, bloquée, elle est en train d'être épuisée, torturée", a-t-il dit.

"Pour la première fois depuis des décennies, peut-être pour la première fois depuis l'invasion nazie, un enfant est mort de déshydratation. Ecoutez-moi aujourd'hui, chers partenaires ! Un enfant est mort de désydratation en 2022 !"

14h47 : Les États-Unis vont interdire les importations de pétrole russe

Le président Joe Biden va annoncer mardi un embargo sur les importations de pétrole russe aux Etats-Unis, ont rapporté mardi plusieurs médias américains, en réponse à l'invasion de l'Ukraine. Le chef de l'Etat doit s'exprimer à 18h45 (heure belge) pour "annoncer des actions visant à sanctionner la Russie pour sa guerre injustifiée et non provoquée" contre l'Ukraine, a indiqué mardi la Maison Blanche.

14h45 : La justice espagnole ouvre une enquête sur des "violations graves du droit international humanitaire" par la Russie en Ukraine

La justice espagnole a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête sur des "violations graves du droit international humanitaire" découlant de l'"acte de guerre injustifié" de la Russie en Ukraine, a annoncé le parquet dans un communiqué.

Cette enquête "vise à déterminer le caractère délictueux des faits et à pratiquer autant d'investigations qu'il sera nécessaire", précise le texte, publié quelques heures après l'annonce du lancement d'une enquête par le parquet général allemand sur de possibles crimes de guerre commis par les forces russes en Ukraine.

14h40 : Le maire de Kharkiv parle de "génocide"

Ihor Terekhov, le maire de Kharkiv, ville ciblée par les Russes et lourdement touchée par les bombardements ces derniers jours, a donné ce mardi une interview à CNN. Il a dénoncé les tirs constants vers les quartiers résidentiels de sa ville, ainsi que les attaques russes visant à couper l'Ukraine de toutes ses ressources énergétiques.

Pour Ihor Terekhov, la guerre menée par les Russes est "un génocide": "Je ne peux pas considérer cela comme autre chose... Les frappes ont lieu sur des jardins d'enfants, des écoles, des maternités, etc. Il n'y a pas d'installations militaires dans ces endroits. Qu'est-ce que cela peut être d'autre qu'un génocide? Quand il y a des centaines de bâtiments résidentiels touchés, ce n'est pas un accident".

14h23 : La Russie veut poursuivre le dialogue en matière de sécurité avec les Etats-Unis

La Russie souhaite toujours coopérer avec les États-Unis en matière de sécurité, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères, selon l'agence de presse russe Interfax. Même dans "les plus grandes périodes de crise", Moscou s'est engagé à maintenir des canaux de "dialogue constructif sur la sécurité internationale et la stabilité stratégique", a déclaré le ministère. La pression des sanctions sur la Russie ne changera pas sa politique étrangère, toujours selon le ministère, qui affirme que Moscou a toujours été disposée à coopérer pour résoudre les conflits, comme en Afghanistan.

Moscou se préparerait également à la prochaine réunion de la commission bilatérale sur le traité de désarmement New Start. C'est le seul grand traité de maîtrise des armements encore en vigueur entre les États-Unis et la Russie. L'accord de désarmement nucléaire limite les arsenaux d'armes nucléaires des deux pays à 800 systèmes porteurs et 1.550 ogives prêtes à l'emploi.

14h11 : Le système de santé ukrainien mis à rude épreuve, avertit l'OMS

L'approvisionnement en médicaments essentiels et en équipement médical en Ukraine est restreint depuis le début de l'invasion russe, met en garde mardi la branche européenne de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a déjà enregistré 16 attaques contre les services de soins depuis le début de la guerre. "Le système de santé est soumis à de fortes pressions et, à l'extérieur de ses frontières, il s'agit de la crise des réfugiés qui connaît l'expansion la plus rapide en Europe depuis 75 ans", a déclaré mardi le directeur régional de l'OMS, le Belge Hans Kluge, lors d'une conférence de presse virtuelle.

Le directeur de l'OMS Europe a mis en avant trois priorités:

- acheminer des fournitures sanitaires nécessaires et médicaments essentiels en Ukraine et garantir un "système durable de 'passage sûr' pour la livraison des fournitures sanitaires humanitaires là où elles sont nécessaires dans le pays"

- veiller à ce que les pays voisins disposent des infrastructures et des compétences nécessaires pour répondre aux besoins sanitaires des Ukrainiens qui y arrivent (l'OMS a d'ailleurs envoyé des équipes d'experts en Hongrie, en Pologne, en Moldavie et en Roumanie)

- apporter un soutien sur le terrain par le biais d'un centre opérationnel de l'OMS à Lviv

13h50 : Zelensky accepte d'évoquer le Donbass et la Crimée mais rejette les exigences de Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky veut discuter du statut des zones séparatistes de l'est du pays et de la péninsule de Crimée annexées par la Russie. Il a également clairement déclaré à la chaîne américaine ABC lundi soir (heure locale), à laquelle il a accordé un entretien en vidéoconférence depuis son bureau de Kiev, qu'il ne répondrait pas aux demandes de Moscou de reconnaître l'indépendance des républiques auto-proclamées du Donbass et l'administration de la Crimée par la Russie. "C'est un autre ultimatum et nous sommes prêts pour des ultimatums", a-t-il déclaré à propos des demandes de la Russie.

Le président ukrainien a de nouveau appelé son homologue russe à des négociations directes. "Nous avons la solution possible à ces problèmes clés. Ce que Poutine doit faire, c'est entamer une conversation, entamer un dialogue, au lieu de continuer à vivre dans une bulle d'informations sans oxygène. Il est dans sa bulle, il obtient ses informations et nous ne savons pas à quel point les informations qu'il obtient sont réalistes." "Je suis prêt au dialogue, mais nous ne sommes pas prêts à capituler", a déclaré le président ukrainien. "Nous pouvons discuter et trouver un compromis sur la manière dont ces régions peuvent évoluer."

Il a également averti qu'il était important de prendre en considération les résidents locaux qui veulent rester ukrainiens. Selon M. Zelensky, il s'agit donc d'une question beaucoup plus complexe qu'une simple reconnaissance.

13h10 : La Belgique va débloquer 2 millions d'euros supplémentaires pour l'aide humanitaire à l'Ukraine

13h02 : L'Europe a "des solutions pour devenir indépendante du gaz russe"

L'Europe a "des solutions pour devenir indépendante du gaz russe", a affirmé mardi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire, ajoutant souhaiter les "accélérer" pour être en mesure de "relever le défi de l'hiver 2022-2023".

Confirmant que les prix du gaz seraient "bloqués" jusqu'à fin 2022 pour les consommateurs en France, le ministre a évoqué au cours d'un déplacement en Normandie une série de solutions européennes pour faire face au "choc gazier" lié au conflit russo-ukrainien et ses conséquences sur l'économie du continent.

12h11 : Xi Jinping appelle à la "plus grande retenue" lors d'un appel avec Macron et Scholz

Le président chinois Xi Jinping a appelé mardi à "la plus grande retenue" dans le conflit ukrainien et fait part de sa "profonde préoccupation" lors d'un appel avec les dirigeants français Emmanuel Macron et allemand Olaf Scholz, a rapporté la télévision chinoise.

La Chine, qui garde de bonnes relations avec Moscou, s'est jusqu'à présent refusée de parler d'invasion de l'Ukraine et se contente de "regretter" le conflit dans ce pays, tout en disant "comprendre" les préoccupations russes en matière de sécurité.

12h05 : Les villes dévastées

Après les bombardements russes, les villes ukrainiens ne sont plus que champs de ruines. Aperçu de Kharkiv et Sumy, théâtre de violents combats ce mardi.



11h50 : Le ministère ukrainien de la Défense accuse les Russes de ne pas respecter le couloir humanitaire à Marioupol

Le ministère ukrainien de la Défense a accusé mardi les Russes de ne pas respecter le couloir humanitaire à Marioupol, port assiégé du Sud-Est de l'Ukraine, au treizième jour de l'invasion russe. "L'ennemi a lancé une attaque exactement en direction du couloir humanitaire", a dénoncé le ministère sur sa page Facebook, assurant que l'armée russe n'avait "pas laissé les enfants, les femmes et les personnes âgées quitter la ville".

"De telles actions (...) ne sont rien d'autre qu'un génocide", a dénonce le ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué.

"Violation du cessez-le-feu!", a tweeté de son côté le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Selon Kiev, des "dispositions" avaient été prises en amont par les Ukrainiens, dont "le déminage des routes" vers Zaporojie à 250 km au nord-ouest de Marioupol, pour permettre l'évacuation des civils de cette ville portuaire de près de 450.000 habitants.

Depuis plusieurs jours, l'armée russe assiège Marioupol, cité d'importance stratégique pour sa proximité avec la Crimée annexée et le Donbass (Est), où se trouvent les troupes séparatistes prorusses.

Des tentatives d'évacuation de quelque 300.000 civils de Marioupol ont échoué à plusieurs reprises ces derniers jours, Kiev et Moscou se rejetant mutuellement la responsabilité de ces échecs.

Un peu plus tôt dans la matinée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré que "des garanties" avaient été données sur l'évacuation des habitants de Marioupol mais que cela n'avait "pas fonctionné".

11h40 : La justice allemande enquête sur de possibles crimes de guerre

Le parquet général allemand a lancé une enquête sur de possibles crimes de guerre commis par les forces russes depuis l'invasion de l'Ukraine décidée par Vladimir Poutine, a indiqué mardi une source judiciaire.

Cette source judiciaire a confirmé à l'AFP l'ouverture de cette enquête qui vise, selon des propos dans la presse du ministre de la Justice Marco Buschmann, "à collecter et sécuriser toutes les preuves" en vue d'éventuelles poursuites.

11h31 : Le nombre de réfugiés d'Ukraine a dépassé les 2 millions

Le nombre de réfugiés qui ont fui l'Ukraine depuis l'invasion par l'armée russe le 24 février, a dépassé mardi les deux millions, selon le site internet du Haut commissariat aux réfugiés qui en fait le décompte.

Le nombre s'établissait précisément à 2.011.312 personnes et la Pologne en a reçu plus de la moitié (1.204.403), selon le site.

Ukraine: la Russie annonce de nouveaux cessez-le-feu locaux pour ce mercredi matin
©AFP

11h20 : Navalny appelle les Russes à continuer les manifestations pacifistes

Le principal opposant du Kremlin Alexeï Navalny a exhorté mardi les Russes opposés à l'opération militaire de Moscou en Ukraine à continuer de manifester, en dépit des interdictions. "L'élan anti-guerre ne va cesser de croître dans la société, donc les manifestations contre la guerre ne doivent pas s'arrêter, quelles que soient les circonstances", a déclaré M. Navalny sur Twitter.

Il a estimé que l'opinion publique russe était en train de basculer dans le camp anti-guerre et que "le Kremlin peut voir cette dynamique, d'où sa nervosité et ses efforts désespérés pour terminer cette campagne militaire le plus vite possible".

M. Navalany, qui est emprisonné depuis plus d'un an dans le cadre d'une affaire de fraude qu'il juge politique, est farouchement opposé à l'intervention militaire que mène la Russie en Ukraine depuis le 24 février.

Malgré la menace de lourdes peines de prison, des actions de protestation, certes limitées, ont eu lieu quotidiennement dans différentes villes de Russie depuis le déclenchement de l'offensive.

Dimanche, plus de 5.000 manifestants ont été arrêtés, dont environ 2.300 à Moscou, selon l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations. Au total, plus de 13.500 manifestants ont été arrêtés depuis le 24 février, selon cette source.

Dans le même temps, des Russes exprimaient leur soutien à l'opération militaire en inscrivant la lettre "Z", peinte sur les blindés russes en Ukraine, sur leurs véhicules, leurs vêtements ou leurs photos publiées sur les réseaux sociaux.

Pour dissuader toute critique, les autorités russes ont adopté la semaine dernière une loi réprimant "les informations mensongères" sur les activités de l'armée russe en Ukraine. Selon ce texte, les peines encourues vont d'amendes à 15 ans de prison.

Ceux qui manifestent ou appellent à manifester contre la présence militaire russe en Ukraine s'exposent aussi à des amendes, conformément à un nouvel article du code administratif qui interdit les actions publiques "discréditant les forces armées". En cas de récidive, ces infractions peuvent être passibles de trois ans de prison.

11h15 : 135 soldats Belges sont partis pour la Roumanie

Un groupe de 135 soldats belges a quitté mardi matin l'aéroport militaire de Melsbroek pour Constanta, sur la mer Noire en Roumanie. Le Premier ministre fédéral Alexander De Croo (Open Vld) et la ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS) sont venus saluer les soldats.

"Dans le contexte de la guerre en Ukraine, il est important de montrer la présence des troupes de l'OTAN", a déclaré le Premier ministre De Croo. "Nous voulons répondre à la menace importante à la frontière de l'OTAN, en montrant notre solidarité et en prenant nos responsabilités dans ce domaine. Il n'y a pas de menace directe contre les pays de l'OTAN pour le moment, mais nous voulons montrer que nous sommes prêts à défendre les 30 États membres."

11h13 : Un nouveau bilan fait état de 21 personnes tuées dans un bombardement à Soumy

Au moins 21 personnes ont été tués lundi dans des frappes aériennes russes contre Soumy, à 350 km au nord-est de Kiev, selon un nouveau bilan annoncé mardi par les autorités ukrainiennes.

"Les corps de 21 personnes dont deux enfants ont été découverts" sur le site accidenté, a indiqué le parquet régional sur Facebook. Le précédent bilan publié par les services de secours faisait état de neuf morts.

11h05 : Zelensky dénonce les "promesses" non tenues des Occidentaux

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé mardi les "promesses" non tenues des Occidentaux pour protéger l'Ukraine des attaques russes. "Cela fait treize jours qu'on entend des promesses. Treize jours qu'on nous dit qu'on nous aidera dans le ciel, qu'il y aura des avions, qu'on nous les livrera", a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur Telegram.

"Mais la responsabilité pour cela repose aussi sur ceux qui n'ont pas été capables de prendre une décision en Occident depuis 13 jours. Sur ceux qui n'ont pas sécurisé le ciel ukrainien des assassins russes", a-t-il ajouté.

10h41 : L'ONU dénonce la nouvelle loi russe sur le discrédit de l'armée

L'ONU est "inquiète" de la nouvelle loi russe qui punit tout discrédit de l'armée, violation supplémentaire des obligations internationales de ce pays selon elle. Elle a aussi dénoncé mardi à Genève des violences contre les personnes favorables à la Russie en Ukraine. Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet s'en est prise à plusieurs reprises à l'attitude russe, accusée de ne pas honorer le droit international. Devant le Conseil des droits de l'homme, elle a à nouveau relayé sa préoccupation.

L'approche vague sur "l'extrémisme" et "l'incitation à la haine" aboutit à des abus dans la répression des libertés fondamentales, insiste Mme Bachelet. Au total, plus de 12.000 manifestants ont été arrêtés depuis le début des assauts russes en Ukraine.

La Haute commissaire dénonce également les détentions arbitraires d'activistes ukrainiens dans l'Est de leur propre pays contrôlé par les séparatistes. Mais elle n'exonère pas Kiev pour autant. "Nous avons reçu des indications que des personnes considérées comme pro-russes étaient battues dans les territoires contrôlés par le gouvernement", selon elle.

La Haute commissaire demande aussi aux parties de faire tout leur possible pour permettre aux civils de quitter les villes affectées par les violences, notamment les plus vulnérables. La Russie avait annoncé pour mardi des cessez-le-feu locaux dans plusieurs régions. Mais Kiev estime déjà que ce dispositif est violé par Moscou.

10h27 : L'Ukraine rappelle des troupes en déploiement à l'étranger

Près de deux semaines après le début de l'invasion russe en Ukraine, Kiev rappelle ses troupes des missions internationales à l'étranger. Un décret à cet effet du président Volodymyr Zelensky a été publié lundi soir. Selon les chiffres officiels, l'Ukraine compte actuellement plus de 300 soldats stationnés à l'étranger dans huit missions.

Il y a près de quinze jours, la Russie a lancé une guerre contre son voisin. Selon l'ONU, les combats ont déjà fait plus de 400 morts parmi les civils et plus de 800 blessés. Environ 1,7 million de personnes ont également fui l'Ukraine vers d'autres pays.

10h15 : L'Ukraine affirme avoir tué un général russe

Le service de renseignements du ministère ukrainien de la Défense affirme que le général-major russe Vitaly Gerasimov a été tué dans la guerre qui fait rage en Ukraine, rapportent le journal britannique The Guardian et la chaîne publique BBC. Si l'information venait à être confirmée par le camp adverse, il s'agirait du deuxième chef militaire de haut rang russe mort dans le conflit. Vitaly Gerasimov aurait été tué lors de combats dans la ville ukrainienne de Kharkiv. Selon une communication du ministère ukrainien, la victime était un général de haut rang, vice-commandant de la 41e armée du district militaire central de Russie.

Vitaly Gerasimov avait participé à la Seconde guerre de Tchétchénie et à l'opération militaire russe en Syrie, d'après les services de renseignement ukrainiens. Il avait également reçu une médaille pour le "Retour de la Crimée" à la Russie.

Des fonctionnaires ukrainiens ont partagé une photo du général sur les réseaux sociaux, avec la mention "liquidé" en lettres capitales.

Les agences de presse russes n'ont pour le moment pas fait état du décès. La BBC précise pour sa part qu'elle n'a pas encore pu vérifier l'information de manière indépendante. De son côté, The Guardian fait référence à la plateforme de journalisme d'investigation Bellingcat, dont le directeur Christo Grozev a souligné sur Twitter qu'ils étaient parvenus à confirmer la mort du général par l'intermédiaire d'une source russe.

Le directeur précise cependant que Vitaly Gerasimov ne doit pas être confondu avec Valery Gerasimov, l'actuel chef d'état-major de l'armée russe.

10h05 : Le prix du gaz européen n'en finit plus d'augmenter

Le prix du gaz européen a encore bondi de plus de 30% mardi en raison des craintes d'approvisionnement en gaz russe en raison de la guerre en Ukraine. Cette hausse fait suite aux déclarations du vice-Premier ministre russe Aleksandr Novak qui a menacé de fermer les vannes du gazoduc Nord Stream 1 si l'Ouest interdit l'importation de pétrole russe. A la Bourse gazière d'Amsterdam, le prix du gaz a bondi de 32% à l'ouverture avant de retomber. Vers 09h00, la hausse était revenue à 12% à 255 euros par mégawattheure de gaz. Lundi, le mégawattheure a culminé à plus de 335 euros après des informations selon lesquelles les États-Unis et leurs alliés envisageaient d'interdire les importations de pétrole russe.

En Europe, Allemagne et Royaume-Uni hésitent à opter pour une telle interdiction car les deux pays sont dépendants du pétrole russe. L'Union européenne doit présenter ce mardi un plan visant à réduire de deux tiers les importations de gaz russe au cours de l'année à venir, a rapporté le journal économique britannique Financial Times. L'UE veut réduire sa dépendance au gaz russe.

9h58 : Les Russes confirment un cessez-le-feu et l'ouverture de 5 couloirs humanitaires

L'armée russe a déclaré mardi qu'elle avait imposé un nouveau cessez-le-feu en Ukraine et ouvert des "couloirs humanitaires" dans cinq villes. Dans la capitale Kiev ainsi que dans les grandes villes de Tcherniguiv, Soumy, Kharkiv et la ville portuaire de Marioupol, les gens devraient ainsi pouvoir se mettre en sécurité. Le cessez-le-feu est entré en vigueur à 7h00 GMT (8h00 en Belgique), a indiqué le ministère russe de la Défense.

La cessation des combats est considérée comme une condition préalable au fonctionnement des couloirs d'évacuation humanitaires. L'un des points d'attention est la ville portuaire de Marioupol sur la mer d'Azov, actuellement assiégée par les forces russes. Selon la Croix-Rouge, 200.000 personnes environ y attendent de sortir de la ville par divers itinéraires. Il s'agit déjà de la quatrième tentative de mise en sécurité des habitants qui devraient être évacués en bus et en voiture.

Selon les autorités ukrainiennes, des points de rassemblement sont mis en place dans la ville à cet effet.

Selon Kiev, les représentants de l'Ukraine et de la Russie se sont mis d'accord sur les détails de cette opération lors d'un troisième cycle de négociations lundi.

9h50 : La situation médicale en Ukraine est préoccupante

La guerre en Ukraine rend de plus en plus difficile l'aide aux blessés, a déclaré mardi Médecins sans frontières (MSF). L'approvisionnement des hôpitaux n'est plus aussi performant qu'avant le début des combats, a ainsi déclaré le directeur général de l'organisation humanitaire, Christian Katzer, à la chaîne de télévision publique allemande ZDF.

À Odessa, par exemple, l'approvisionnement en nourriture s'est effondré. "En outre, les médicaments importants ne peuvent même plus être commandés", a déclaré Katzer.

MSF a plusieurs équipes en Ukraine, notamment dans la capitale Kiev ainsi qu'à Marioupol et Odessa. Fournir une aide efficace est néanmoins difficile, a encore assuré Christian Katzer. "Pour le moment, la situation dans de nombreuses régions de l'Ukraine est encore à ce point confuse qu'il n'est pas vraiment possible de travailler."

9h26 : Le seuil des deux millions de réfugiés franchi "aujourd'hui ou demain"

Le cap des deux millions de réfugiés provoqué par l'offensive militaire russe en Ukraine devrait être franchi "aujourd'hui" ou "demain", a estimé mardi le Haut Commissaire de l'Onu aux réfugiés, Filippo Grandi.

"Je pense que nous allons passer la barre des deux millions aujourd'hui ou peut-être, au plus tard, demain", a déclaré M. Grandi lors d'une conférence de presse à Oslo. "Ca n'arrête donc pas".

8h53 : L'Ukraine confirme un corridor humanitaire pour les résidents de Soumy

Le couloir humanitaire destiné aux habitants de la ville de Soumy, dans le nord-est de l'Ukraine, ouvrira à 9 heures, heure belge. Les citoyens pourront partir d'abord en bus, puis dans leurs propres véhicules, rapporte Irina Vereshchuk, vice-première ministre ukrainienne. Elle indique que des accords ont été conclus avec la Russie. Ce pays avait proposé un cessez-le-feu pour cinq villes, afin que les habitants puissent être évacués.

8h50 : Au moins neuf personnes tuées dans un bombardement à Soumy, selon les secours

Au moins neuf personnes ont péri lundi soir dans une frappe aérienne sur la ville de Soumy, à quelque 350 km à l'est de Kiev, où un couloir humanitaire devrait être mis en place mardi matin, selon les autorités ukrainiennes. "Des avions ennemis ont attaqué insidieusement des bâtiments d'habitation", ont indiqué sur Telegram les services de secours ukrainiens, arrivés sur les lieux du bombardement vers 23h00 locales (22h00 en Belgique). Les secours ont retrouvé les corps de neuf civils, dont deux enfants, tandis qu'une femme a pu être dégagée vivante des décombres, ont-ils précisé

Soumy, proche de la frontière russe, est le théâtre de violents combats depuis plusieurs jours.

Selon la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, le ministère russe de la Défense s'est engagé dans une lettre à la Croix-Rouge à respecter un couloir humanitaire pour évacuer les civils mardi, avec un cessez-le feu de 9h00 à 21h00 locales (8h00 à 20h00 en Belgique) et un premier convoi d'évacuation à partir de 10h00 (9h00 en Belgique).

Mais cette responsable a immédiatement dénoncé un non-respect de cet engagement.

"Nous avons des informations selon lesquelles le côté russe prévoit de perturber ce corridor, et qu'il y a des manipulations pour obliger les gens à prendre un autre itinéraire, qui n'est pas coordonné (avec les Ukrainiens) et est dangereux", a-t-elle affirmé.

Elle a également fait état de demandes de couloirs humanitaires pour évacuer les civils depuis d'autres villes dont Kiev, Kharkiv, Marioupol et Volnovakha, et appelé la Russie à se "coordonner urgemment avec les Ukrainiens" pour assurer un cessez-le-feu sur ces zones.

8h45 : Le barrage des qualifications du Mondial de football Ecosse-Ukraine reporté

Le match de barrage de l'Ukraine contre l'Écosse comptant pour les demi-finales de la qualification au Mondial-2022 au Qatar a été reporté à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine, a annoncé la BBC. La rencontre devait avoir lieu au Hampden Park de Glasgow , le 24 mars, mais l'Ukraine a demandé à la FIFA de la reporter, avait-on appris le 3 mars.

Ainsi, la finale de ces barrages durant laquelle le gagnant sera opposé au vainqueur du match entre le Pays de Galles et l'Autriche, sera également reportée.

Des discussions sont en cours pour fixer la nouvelle date, probablement au mois de juin, selon la BBC.

Le média public britannique précise que le président de la fédération écossaise (SFA) Rod Petrie était tout à fait favorable à ce report compte tenu des circonstances. ""Le football est sans importance dans un conflit. [La SFA] a proposé de soutenir les préparatifs de nos collègues ukrainiens du mieux que nous pouvons dans ces circonstances inimaginablement difficiles", avait déclaré la semaine dernière M. Petrie.

"Jusqu'à ce que nous nous rencontrions, nous vous envoyons notre amour", avait écrit le compte Twitter de l'équipe nationale écossaise de football à l'adresse de son homologue ukrainienne le 28 février.

Le Mondial 2022 réunira 32 nations au Qatar du 21 novembre au 18 décembre 2022.

La Russie, qui devait affronter la Pologne en demi-finales des barrages le 24 mars à Saint-Pétersbourg, a été suspendue de toutes les compétitions par la FIFA et l'UEFA après l'invasion de l'Ukraine par les forces armées russes. La fédération russe a l'intention de faire appel devant le Tribunal arbitral du sport de Lausanne.

7h59 : La Russie menace de couper l'approvisionnement en gaz de l'Europe

Le Kremlin a menacé de couper l'approvisionnement en gaz de l'Europe et a averti que le prix du pétrole pourrait atteindre 300 dollars le baril si les alliés occidentaux intensifiaient leur guerre économique contre la Russie en interdisant les importations d'énergie.

"Nous avons parfaitement le droit d'imposer un embargo", a déclaré le vice-Premier ministre Alexander Novak.

7h15 : Selon HRW, l'armée russe s'en prend à des personnes cherchant à fuir

Des soldats russes ont mené plusieurs attaques dimanche à un carrefour dans une ville à l'ouest de Kiev, où des centaines de civils tentaient de fuir la capitale, affirme l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) sur la base de déclarations de témoins oculaires et d'analyses d'images. Selon le maire local, huit personnes ont été tuées, dont deux enfants. Il y avait aussi des militaires ukrainiens à l'intersection, mais ils étaient en infériorité numérique, selon HRW. Les soldats ukrainiens qui se trouvaient au carrefour ont aidé les réfugiés avec leurs bagages. A quelques centaines de mètres de là, des troupes russes et ukrainiennes se battaient. Selon HRW, les Russes auraient délibérément tiré des projectiles vers le carrefour.

"Le bombardement pendant des heures d'un site où se trouvent des civils en train d'évacuer renforce nos inquiétudes quant au fait que les troupes russes mènent des attaques aveugles ou disproportionnées et qu'elles ne prennent pas toutes les précautions possibles pour éviter la mort de civils", a déclaré Richard Weir, enquêteur à HRW.

Lundi soir, la Russie a annoncé un cessez-le-feu local dans plusieurs villes d'Ukraine, lequel devrait entrer en vigueur mardi à 10h00 heure de Moscou (8h00 en Belgique) et permettre l'évacuation des civils ukrainiens par des couloirs humanitaires

6h05 : Plus de 10 décès dans les combats dans la ville ukrainienne de Soumy

Des frappes aériennes russes ciblant la ville de Soumy à l'ouest de l'Ukraine, ont tué au moins dix résidents, selon les autorités locales. Quatre enfants figurent parmi les victimes. "En certains endroits, des habitations ont été bombardées. Et près du centre de la ville, plusieurs maisons ont été détruites par des attaques à la bombe", a communiqué la direction de l'administration régionale.

Quatre soldats ukrainiens auraient aussi péri dans des combats avec l'armée russe, selon les autorités ukrainiennes. Les informations ne pouvaient pas être vérifiées par des sources indépendantes.

4h34 : Des milliards de dollars de dégâts en infrastructure en Ukraine

L'évaluation chiffrée des dégâts au système de transport en Ukraine grimpe désormais à un près d'un 10 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d'euros) après l'invasion par la Russie voisine, a affirmé le ministre de l'Infrastructure Alexander Kubrakov mardi au média ukrainien Ukrajinska Pravda. Des ponts, lignes ferroviaires et aéroports sont touchés, a-t-il ajouté estimant qu'il faudrait au moins deux ans pour un retour en état.

Il compte sur l'aide étrangère: "Cette guerre n'est pas la nôtre. L'Ukraine défend les intérêts de l'ensemble du monde civilisé", a-t-il déclaré. "Nous ne restaurerons pas le pays par nos propres moyens."

3h19 : Un deuxième centre nucléaire pilonné, selon l'AIEA

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) a déclaré lundi qu'elle avait reçu des informations selon lesquelles des obus d'artillerie avaient endommagé une installation de recherche nucléaire dans la deuxième ville assiégée d'Ukraine, Kharkiv, sans "conséquences radiologiques". Selon cet organisme des Nations unies basé à Vienne, les autorités ukrainiennes ont signalé qu'une attaque avait eu lieu dimanche, ajoutant qu'aucune augmentation des niveaux de radiation n'avait été signalée sur le site.

L'installation touchée fait partie de l'Institut de physique et de technologie de Kharkiv, un institut de recherche qui produit du matériel radioactif pour des applications médicales et industrielles.

Mais "l'inventaire de matières radioactives du site est très faible" a fait valoir l'AIEA, assurant que "les dommages (...) signalés n'auraient eu aucune conséquence radiologique."

"Nous avons déjà connu plusieurs épisodes compromettant la sécurité des sites nucléaires ukrainiens", a dit le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi.

Ces derniers jours, Kharkiv a été la cible d'intenses bombardements et de tirs de missiles russes, Moscou tentant d'accroître la pression sur l'Ukraine pour qu'elle capitule.

L'armée russe occupe depuis vendredi la centrale nucléaire de Zaporojie, dans le sud-est de l'Ukraine, où des frappes de son artillerie, selon les Ukrainiens, ont provoqué un incendie - dont Moscou nie être à l'origine.

Seuls deux des six réacteurs de la centrale sont actifs.

Le directeur général de l'AIEA avait dit vendredi être prêt à se rendre à Tchernobyl, théâtre d'un accident nucléaire majeur en 1986 et premier site ukrainien à être tombé aux mains des soldats russes le 24 février.

1h53 : Le chef de la diplomatie ukrainien confirme un entretien avec son homologue russe

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitro Koeleba, a confirmé qu'une entrevue avec son homologue russe Sergueï Lavrov est prévue. "Pour le moment la date du 10 mars est à l'agenda. S'il veut voler vers Antalya (Turquie), alors je viens aussi", a déclaré lundi soir le diplomate ukrainien dans un message vidéo. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu avait annoncé plus tôt en journée qu'une réunion trilatérale avec ses collègues russe et ukrainien aurait lieu à Antalya, au sud de son pays.

M. Koeleba assure que si M. Lavrov est prêt à discuter sérieusement, ils se parleront de diplomate à diplomate. "S'il compte répéter la propagande absurde de ces derniers temps, il entendra la vérité crue de ma part, telle qu'il la mérite".

Selon les Affaires étrangères russes, la réunion est prévue en marge du Forum sur la diplomatie qui a lieu à Antalya et réuni des décideurs, diplomates et experts de divers domaines.

La Turquie s'est déjà proposée comme médiatrice dans le conflit russo-ukrainien.

M.Koeleba assure en outre que son président Volodymyr Zelensky est prêt à s'entretenir directement avec le président russe Vladimir Poutine. "Notre président n'a peur de rien, pas non plus d'une rencontre directe avec M. Poutine. Si ce dernier n'est pas effrayé non plus, laissons-le se joindre à une réunion et discuter".

1h49 : La Banque mondiale approuve une aide immédiate de 489 millions de dollars

Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé lundi un programme d'aide supplémentaire immédiat pour l'Ukraine baptisé "Financement de la reprise après une urgence économique en Ukraine" ou "Libérez l'Ukraine", avec un décaissement immédiat de 489 millions de dollars. Le 1er mars, l'institution de Washington avait annoncé qu'elle préparait une aide d'urgence de trois milliards de dollars en faveur de l'Ukraine dont au moins 350 millions devaient être débloqués immédiatement.

Son conseil d'administration a donc décidé de décaisser dès lundi un montant plus important.

"Le montage approuvé par le Conseil consiste en un prêt supplémentaire de 350 millions de dollars et des garanties d'un montant de 139 millions de dollars", a détaillé la Banque mondiale dans un communiqué.

"L'aide à décaissement rapide aidera le gouvernement à fournir des services essentiels aux Ukrainiens, notamment les salaires des travailleurs hospitaliers, les pensions pour les personnes âgées et les programmes sociaux pour les personnes vulnérables", a précisé l'institution.

Par ailleurs, un financement sous forme de dons de 134 millions de dollars et un financement parallèle de 100 millions de dollars ont été approuvés.

Ainsi au total, ce sont 723 millions de dollars qui sont mobilisés.

1h12 : Zelensky promet de rester dans la capitale Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis de rester dans la capitale de son pays, Kiev, en dépit des combats en cours. "Je reste à Kiev", a-t-il déclaré dans un message vidéo, assurant qu'il ne se cacherait pas et n'avait pas peur de qui que ce soit.

"Cette nuit est la 12e de nos ennuis, de notre défense. Nous sommes sur le terrain, tout le monde travaille. Tout le monde doit. Je suis à Kiev et mon équipe est avec moi", a poursuivi M. Zelensky.

Selon le bureau présidentiel, Volodymyr Zelensky a rappelé les soldats ukrainiens en mission à l'étranger.

Ces "militaires hautement professionnels" sont nécessaires dans la lutte contre "l'agression russe", ajoute la déclaration. Selon les médias ukrainiens, le pays est impliqué dans des missions au Kosovo, au Congo et en Côte d'Ivoire.

M. Zelensky a ajouté que les discussions avec la Russie se poursuivraient. "Nous sommes réalistes. C'est pourquoi nous allons continuer à parlementer. Nous allons insister sur les négociations jusqu'à ce que l'on trouve une façon de dire à notre peuple: 'C'est de cette manière que l'on arrive à la paix'", a également déclaré dans la vidéo le président ukrainien.

Chaque jour de combats crée de "meilleures conditions" pour l'Ukraine, est-il d'avis.

00h35 : La Russie recrute des Syriens pour combattre en Ukraine, confirme le Pentagone

La Russie recrute des mercenaires syriens ayant l'expérience de la guérilla urbaine pour combattre en Ukraine, a confirmé lundi un porte-parole du Pentagone, confirmant des informations publiées dans la presse la veille. "Nous croyons que les informations selon lesquelles ils (les Russes) recrutent des combattants syriens pour étoffer leurs forces en Ukraine sont véridiques", a affirmé le porte-parole du ministère américain de la Défense, John Kirby.

"Il est intéressant que M. Poutine se retrouve à avoir recours à des combattants étrangers", a-t-il poursuivi, sachant que selon le Pentagone la Russie a engagé en Ukraine pratiquement toutes les forces de combat massées ces derniers mois à la frontière russo-ukrainienne, estimées par Washington à plus de 150.000 soldats.

Le Wall Street Journal avait rapporté dimanche que Moscou, qui a lancé une invasion de l'Ukraine le 24 février et a rencontré une résistance inattendue, avait commencé ces derniers jours à recruter des combattants syriens pour les utiliser dans la prise de contrôle des zones urbaines.

Un responsable américain avait par ailleurs affirmé au quotidien économique que certains combattants syriens étaient déjà en Russie, se préparant à rejoindre les combats en Ukraine.

Le Pentagone n'a toutefois pas de "visibilité parfaite" sur les personnes recrutées pour rejoindre l'offensive russe ou leur nombre, a reconnu M. Kirby.

La Russie est impliquée depuis 2015 dans le conflit syrien aux côtés du régime du président Bachar al-Assad.

Des combattants étrangers sont par ailleurs déjà présents des deux côtés du front en Ukraine.

L'homme fort de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, un ancien rebelle devenu allié du Kremlin, a partagé des vidéos de combattants tchétchènes en Ukraine et a déclaré que certains avaient été tués dans les combats.

00h03 : L'ONU réclame des accès sécurisés pour l'aide humanitaire dans les zones de combats

L'ONU a "besoin de couloirs sûrs pour fournir de l'aide humanitaire dans les zones d'hostilités" en Ukraine, a déclaré lundi au Conseil de sécurité le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths. "Les civils dans des endroits comme Marioupol, Kharkiv, Melitopol et ailleurs ont désespérément besoin d'aide, en particulier de fournitures médicales vitales", a-t-il ajouté, lors d'une réunion d'urgence publique du Conseil sur la crise humanitaire en Ukraine, qui a duré deux heures trente et a été parfois marquée par des échanges très tendus, voire des insultes, entre ambassadeurs russe et ukrainien.

Une session à huis clos a suivi, réclamée par la France et le Mexique qui ont indiqué continuer à préparer un projet de résolution pour réclamer une cessation des hostilités et un accès humanitaire sans entraves. Ce projet, dont la date de mise au vote reste inconnue, semble voué à un veto de la Russie.

Pour un accès humanitaire sécurisé, "de nombreuses modalités sont possibles, mais cela doit se faire dans le respect des obligations des parties en vertu des lois de la guerre", a précisé Martin Griffiths, sans autre précision. "Les parties doivent veiller en permanence à épargner les civils, les habitations et infrastructures civiles dans leurs opérations militaires", a-t-il aussi déclaré.

"Cela comprend l'autorisation d'un passage sûr pour les civils quittant les zones d'hostilités actives sur une base volontaire, dans la direction de leur choix", a insisté le responsable onusien, alors que des couloirs humanitaires prévus par Moscou conduisent à la Russie ou au Bélarus.

A ce jour, l'ONU n'a aucune implication dans les "couloirs humanitaires" négociés entre Russie et Ukraine, pour que les civils puissent fuir en sécurité les combats, selon son porte-parole, Stéphane Dujarric.