"C'est la seule sortie à cette situation": 1200 civils tués à Marioupol, une aide de 1,4 milliard de dollars pour l'Ukraine, une maternité et une université bombardées

Suivez les dernières informations sur la situation en Ukraine, au quatorzième jour de l'invasion russe.

La rédaction (avec Agences)

23h38 : Le FMI entérine une aide d'urgence de 1,4 milliard de dollars pour l'Ukraine

23h37 : Le président Zelensky dénonce un "crime de guerre"

Le bombardement par la Russie d'un hôpital pédiatrique dans le port stratégique de Marioupol en Ukraine représente un "crime de guerre", a estimé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message vidéo. "Le bombardement aérien est la preuve finale. La preuve qu'un génocide d'Ukrainiens est en train de se produire (...) Nous n'avons jamais et n'aurions jamais commis un crime de guerre comme cela dans les villes de Donetsk ou Lougansk ou aucune région", a-t-il déclaré, en faisant référence à deux villes tenues par les séparatistes prorusses.

23h13 : Zelensky et Johnson ont de nouveau discuté des sanctions envers la Russie

"Nouvelle conversation avec le Premier ministre britannique Boris Johnson pour discuter des sanctions et de l'augmentation de la pression sur la Russie", a écrit le Président Zelensky sur Twitter.

22h25 : 1.207 morts à Marioupol en 9 jours de siège russe

Les neuf jours de siège russe sur le port stratégique de Marioupol dans le sud de l'Ukraine ont fait un total de 1.207 morts parmi les civils, a affirmé mercredi soir la mairie dans un court texte sur sa chaîne Telegram.

"Neuf jours. Neuf jours de blocus de Marioupol. Neuf jours de bombardement continu de la population civile. Neuf jours, un demi-million de gens vivant sans électricité, eau, chauffage ni communications. Neuf jours que la ville est coupée du monde extérieur. Neuf jours - 1.207 civils de Marioupol tués. Neuf jours de génocide de la population civile", écrit la mairie dans ce texte.

Interrogée par l'AFP, la présidence ukrainienne a confirmé ces informations: "Nous n'avons pas le chiffre exact, mais le chiffre provisoire est juste", a-t-elle indiqué.

"Nous ne pardonnerons jamais. Nous n'oublierons jamais, nous tenons bon, nous le peuple de Marioupol", indique encore la mairie alors que la ville subit de violents bombardements de l'armée russe, qui ont notamment touché mercredi un hôpital pédiatrique dans un complexe comprenant aussi une maternité.

Port clé ukrainien sur la mer d'Azov, cette ville industrielle comptait plus de 450.000 avant le début de l'invasion russe le 24 février.

21h53 : Washington rejette définitivement un transfert d'avions de combat polonais

Le Pentagone a confirmé ce mercredi soir qu'il n'était pas question d'envoyer d'avions de combat polonais en Ukraine.

21h22 : Amazon suspend toute expédition en Russie

Le géant américain de l'e-commerce Amazon a annoncé la suspension de l'expédition de produits à des particuliers en Russie et au Bélarus, à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine. L'entreprise a aussi indiqué qu'elle allait empêcher l'accès depuis la Russie à son service de streaming Prime Video jusqu'à nouvel ordre. Amazon n'acceptera en outre plus aucune commande pour New World, le seul jeu vidéo qu'elle vend directement en Russie.

Les nouveaux utilisateurs basés en Russie et au Bélarus seront aussi exclus de sa plateforme de cloud computing à la demande AWS. Les vendeurs tiers russes et bélarusses ne pourront également plus vendre leurs produits via Amazon.

L'entreprise a souligné qu'elle n'exploitait pas de centres de données, d'infrastructures ou de bureaux en Russie, et qu'elle avait "une politique de longue de date de ne pas faire d'affaires avec le gouvernement russe".

20h06 : Le gouvernement ukrainien se dit prêt à discuter de la neutralité de l'Ukraine

Le gouvernement ukrainien se dit ouvert à discuter de l'exigence russe que l'Ukraine reste neutre et n'entre pas dans l'Otan notamment. Kiev exige cependant en contrepartie des garanties pour la sécurité des voisins de l'Ukraine, a déclaré mercredi un haut conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Nous sommes certainement prêts pour une solution diplomatique." L'Ukraine ne cèdera pas "un seul centimètre" de territoire, a cependant assuré le chef de cabinet adjoint de M. Zelensky lors d'une interview avec Bloomberg Television. Un cessez-le feu et le retrait des troupes russes d'Ukraine restent également des conditions avant d'entamer toute négociation.

Le président ukrainien Zelensky a de son côté estimé, dans une interview accordée au journal allemand Bild, que la guerre ne pourrait être résolue qu'avec un dialogue direct avec le président russe Vladimir Poutine. Interrogé pour savoir s'il était prêt à reconnaître l'indépendance des républiques du Donbass, situées à côté de Crimée, M. Zelensky a déclaré que "le problème n'est pas ce à quoi je peux m'engager. Le but de tout dialogue est de mettre fin à la guerre avec la Russie", selon des propos rapportés par l'agence de presse russe Tass.

"Je suis prêt à prendre certaines mesures pour (mettre fin à la guerre). Je suis prêt à discuter, aux compromis. Mais ils ne peuvent être une trahison de la population", a-t-il ajouté. "Et l'autre partie doit aussi être prête à faire des compromis". "C'est la seule sortie à cette situation. C'est trop difficile et prématuré pour discuter de détails. Il n'y a eu aucun contact entre les présidents et nous ne pourrons mettre fin à cette guerre qu'en discutant directement entre deux présidents", a-t-il insisté.

20h05 : Antony Blinken "absolument convaincu que Poutine échouera"

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est dit mercredi "absolument convaincu que Poutine échouera" dans son entreprise de conquérir l'Ukraine. "La Russie subira une défaite stratégique [...] Comme nous l'avons déjà dit, vous pouvez gagner une bataille, mais cela ne signifie pas que vous gagnez la guerre, au contraire. Vous pouvez prendre une ville, mais vous ne pouvez pas prendre les cœurs et les esprits de ses habitants et les Ukrainiens le démontrent chaque jour", a-t-il déclaré.

Selon Anthony Blinken, les principaux objectifs de Vladimir Poutine ont déjà échoué: "La Russie ne sera pas en mesure de tenir l'Ukraine à long terme, encore une fois, quelles que soient les victoires tactiques qu'elle puisse remporter".

20h01 : Lavrov arrivé en Turquie pour rencontrer le chef de la diplomatie ukrainienne

Le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov est arrivé mercredi soir en Turquie, où il doit retrouver son homologue ukrainien Dmytro Kuleba, pour la première rencontre diplomatique à ce niveau depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, a indiqué à l'AFP un responsable officiel turc.

Les discussions prévues jeudi matin à Antalya (sud) participent des efforts du président turc Recep Tayyip Erdogan de jouer un rôle de médiation depuis le début de la crise.

19h21 : Un bâtiment du Parlement européen à Bruxelles à disposition des réfugiés ukrainiens

Le Parlement européen mettra un de ses bâtiments de Bruxelles à disposition des réfugiés de guerre ukrainiens, a annoncé mercredi soir sa présidente Roberta Metsola, lors d'une cérémonie de soutien à l'Ukraine à son siège de Strasbourg où se tient la plénière mensuelle. "Nous soutenons toutes celles et ceux qui sont obligés de fuir l'horreur. Soyons concrets: nous avons décidé de mettre l'un de nos bâtiments à Bruxelles à disposition des citoyens ukrainiens en exil", a indiqué Mme Metsola devant des dizaines d'élus européens réunis dans l'agora Bronislaw Geremek (la cour centrale du complexe parlementaire), ornée des drapeaux européens entrelacés de drapeaux ukrainiens.

Le Parlement européen fournira aussi des outils au Parlement ukrainien pour qu'il puisse continuer à fonctionner malgré la menace russe, "pour continuer à faire vivre la démocratie ukrainienne", a souligné la Maltaise.

19h10 : Kiev et Moscou s'accusent mutuellement de limiter les évacuations de civils

Peu de civils ont pu être évacués mercredi des villes ukrainiennes assiégées par la Russie. Kiev et Moscou s'accusent mutuellement d'être responsables de cette situation qui dure depuis plusieurs jours. Un conseiller du ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré que des citoyens et citoyennes n'avaient pu être évacués qu'à Enerhodar et Soumy, ainsi qu'à certains endroits autour de la capitale Kiev. L'opération a échoué à Kharkiv. Un cessez-le-feu avait pourtant à nouveau été édicté mercredi, pour permettre ces évacuations humanitaires, mais il semble ne pas avoir été respecté partout.

L'armée russe assure avoir respecté strictement le couvre-feu mais a accusé les Ukrainiens d'avoir bombardé des positions russes dans les banlieues de Kiev, Kharkiv, Marioupol et Soumy. Ces informations n'ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante. Toujours selon l'armée russe, Kiev émettrait des "conditions absurdes et clairement irréalisables" pour ouvrir les couloirs humanitaires.

19h06 : L'OMS confirme 18 attaques contre des institutions de santé et des équipes de soins en Ukraine

"Jusqu'à présent, l'OMS a vérifié 18 attaques contre des établissements de santé, des agents de santé et des ambulances, dont dix morts et 16 blessés" a déclaré lors d'une conférence de presse le Directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

18h59 : Une université et un bâtiment administratif également touchés par les frappes aériennes à Marioupol

Selon CNN, un bâtiment de l'administration communale de Marioupol, sans doute la mairie, et l'Université technique d' État Pryazov ont été touchés par les bombardements des forces russes de ce mercredi. Ces deux bâtiments sont situés à moins d'un kilomètre de l'hôpital pour enfants détruit par ces frappes aériennes, presque au même moment.

18h34 : Boris Johnson qualifie d'"immorale" l'attaque d'un hôpital pour enfants à Marioupol

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a qualifié mercredi d'"immoral" le bombardement d'un hôpital pour enfants à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, qui a fait 17 blessés parmi le personnel hospitalier selon un responsable régional. "Il y a peu de choses plus immorales que de cibler les personnes vulnérables et sans défense", a déclaré Boris Johnson en relayant sur Twitter un article sur les frappes russes contre cet hôpital.

"Le Royaume-Uni étudie comment soutenir davantage l'Ukraine pour se défendre contre les frappes aériennes et nous demanderons à Poutine de rendre compte de ses terribles crimes", a ajouté le chef de gouvernement.

18h11 : Les autorités de Marioupol font état de 17 adultes blessés dans le bombardement de l'hôpital pédiatrique

"Il y a 17 blessés confirmés parmi le personnel hospitalier", a annoncé un responsable régional, Pavlo Kirilenko, à la télévision ukrainienne, précisant qu"'il n'y avait aucun enfant" parmi les blessés et "aucun mort", selon un premier bilan après le bombardement par l'armée russe d'un hôpital pédiatrique à Marioupol, port du sud-est de l'Ukraine.

18h03 : Londres appelle l'ensemble du G7 à interdire les importations de pétrole russe

Le Royaume-Uni a exhorté mercredi l'ensemble des pays du G7 à "mettre fin à leur utilisation de pétrole et gaz russes", à l'instar de Londres et de Washington. "Dans notre réponse" à l'invasion russe de l'Ukraine, "nous devons redoubler de sanctions", a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss lors d'une visite aux Etats-Unis. Cela inclut selon elle une déconnection "totale" des banques russes du système international Swift.

17h50 : Les Etats-Unis ont déployé deux batteries anti-aériennes en Pologne

Les Etats-Unis ont déployé deux nouvelles batteries anti-aériennes Patriot en Pologne, conformément à leur engagement à défendre le territoire des pays de l'Otan, a indiqué mercredi un haut responsable du Pentagone. Ces batteries anti-aériennes, habituellement stationnées en Allemagne, ont été repositionnées "à la demande" du gouvernement polonais, a précisé ce haut responsable ayant requis l'anonymat.

17h34 : Poutine et Scholz parlent couloirs humanitaires et "efforts diplomatiques"

Le président russe Vladimir Poutine et le chancelier allemand Olaf Scholz se sont entretenus mercredi au sujet des "efforts diplomatiques" autour du conflit en Ukraine et des couloirs humanitaires pour évacuer les civils, selon le Kremlin. Lors d'une conversation téléphonique, les deux dirigeants ont abordé les "efforts politiques et diplomatiques, en particulier le résultat du troisième round de négociations" entre des représentants russes et ukrainiens qui s'est tenu lundi, a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

Les deux dirigeants ont également "accordé une attention particulière à l'aspect humanitaire de la situation en Ukraine" et M. Poutine a "fourni des informations au sujet des mesures prises pour mettre en place des couloirs humanitaires pour évacuer les civils des zones de combats", selon la même source.

Les deux dirigeants sont convenus de "poursuivre les contacts à différents niveaux", a ajouté le Kremlin.

17h14 : Le Palais 8 du Heysel servira de centre d'enregistrement de réfugiés ukrainiens

Le Palais 8 du Heysel ouvrira ses portes, d'ici quelques jours, pour l'enregistrement de réfugiés ukrainiens. L'information a été livrée mercredi par la porte-parole du bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS). Le futur centre d'enregistrement fonctionnera en complément de celui qui a été ouvert dans le complexe autrefois occupé par l'Institut Bordet. Le Palais ne servira toutefois pas à l'hébergement de ces personnes. La Ville de Bruxelles contribue actuellement à la recherche de solutions pour cet aspect de la problématique, a-t-elle encore dit.

17h01 : Les forces russes ont bombardé un hôpital pédiatrique de Marioupol

D'après plusieurs reporters présents en Ukraine, les forces russes ont bombardé ce mercredi après-midi un hôpital pour enfants à Marioupol, ville portuaire encerclée par l'armée de Vladimir Poutine. 'Il ne reste plus rien", témoigne un journaliste franco-bélarusse qui partage des images des décombres. Les autorités ukrainiennes parlent de plusieurs morts.

16h50 : Entretien téléphonique entre Poutine et Scholz sur les couloirs humanitaires et les "efforts diplomatiques"

16h42 : La Russie admet la présence de soldats conscrits en Ukraine

La Russie a pour la première fois reconnu mercredi la présence de conscrits en Ukraine et annoncé qu'un certain nombre d'entre eux avaient été faits prisonniers, Moscou affirmant jusque-là que seuls des soldats de métier y combattaient. "Hélas, plusieurs cas (attestant) la présence de conscrits dans les unités des forces armées russes participant à l'opération militaire spéciale sur le territoire de l'Ukraine ont été confirmés. Presque tous ces militaires ont déjà été retirés sur le territoire russe", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov.

Cependant, "un certain nombre de militaires, y compris des conscrits, ont été capturés" lors d'une attaque ukrainienne contre un groupe russe assurant une mission de "soutien logistique", a poursuivi le porte-parole. "Des mesures exhaustives sont en train d'être prises pour prévenir l'envoi de conscrits dans des zones de combats et assurer la libération des militaires capturés", a-t-il ajouté.

Le Kremlin a affirmé mercredi que le président Vladimir Poutine avait donné pour instruction d'"écarter catégoriquement" tout recours aux conscrits, ajoutant que les officiers responsables d'en avoir envoyé en Ukraine seraient "punis". Lundi, M. Poutine avait assuré qu'il n'enverrait pas de conscrits ou de réservistes combattre en Ukraine, affirmant que seuls des "professionnels" avaient pour mission de remplir les "objectifs fixés".

16h20 : L'Onu confirme 516 civils morts en Ukraine

Au moins 516 civils ont perdu la vie en Ukraine depuis l'invasion russe il y a près de deux semaines, ont indiqué mercredi les Nations Unies. Le précédent bilan onusien s'élevait à 474 morts civiles. 908 civils ont également été blessés, principalement à Donetsk et Lougansk, ces régions de l'Est de l'Ukraine où un conflit avec des combattants pro-russes fait rage depuis huit ans déjà. Ces régions ont été reconnues comme indépendantes par le président russe Vladimir Poutine, quelques jours avant le lancement de son invasion.

Selon les chiffres de l'Onu, moins de blessés sont à déplorer dans les autres régions de l'Ukraine mais bien plus de morts. Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu estime que le nombre de victimes doit être en réalité bien plus élevé, tous les rapports n'ayant pas été vérifiés. En outre, les informations arrivent parfois avec un certain délai de retard.

16h08 : Plus de 80.000 réfugiés ukrainiens accueillis en Allemagne

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine il y a près de deux semaines, l'Allemagne a accueilli 80.035 personnes ukrainiennes fuyant la guerre, a indiqué mercredi un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères. Ce nombre se base sur les enregistrements en Allemagne mais étant donné qu'il n'y a pas de contrôles à la frontière allemande avec la Pologne et la Tchéquie, et que beaucoup de réfugiés sont accueillis par des proches, le nombre réel de réfugiés ukrainiens en Allemagne est inconnu. Afin d'obtenir un meilleur aperçu de la situation, la police fédérale allemande a intensifié ses contrôles.

15h34 : "Nous combattrons l'ennemi avec ses propres armes, en plus des nôtres", affirme Zelensky

Dans un message vidéo envoyé depuis Kiev, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que l'armée ukrainienne réussissait à se réapprovisionner en armes et munitions grâce à tout ce qu'elle récupérait des mains des Russes sur le champ de bataille. "Les chars, les véhicules blindés et les munitions de l'ennemi travailleront pour notre défense, notre vie, notre pays", a-t-il affirmé, "Et quoi de plus humiliant pour les occupants? Nous combattrons l'ennemi avec ses propres armes, en plus des nôtres".

Si la menace pesant sur l'Ukraine est "à son niveau maximal", Zelensky a promis que la réponse de son pays le serait aussi.

15h32 : L'armée russe dit avoir détruit 2.786 cibles militaires lors d'une opération en Ukraine

L'armée russe a détruit 2.786 cibles militaires lors d'une opération spéciale en Ukraine, selon des informations d'un porte-parole du ministère russe de la Défense, rapportés mercredi par l'agence de presse russe Tass. Ce porte-parole a mentionné 953 chars et autres véhicules armés, 101 lance-roquettes multipolaires, 351 pièces d'artillerie et mortiers, 718 véhicules motorisés spéciaux et 93 drones, comme cibles détruites.

La Russie a lancé le 24 février une invasion de l'Ukraine, qualifiée d'"opération militaire spéciale" par le président russe Vladimir Poutine. En quatorze jours, plus de 2 millions de personnes ont fui l'Ukraine et des centaines de morts au moins sont à déplorer.

15h30 : Varsovie prête à dire oui pour envoyer ses Mig-29 en Ukraine, mais pas toute seule

La Pologne est prête à transmettre à l'Ukraine ses chasseurs Mig-29 réclamés avec insistance par Kiev, mais demande que la décision soit prise par l'Otan. "La Pologne n'est pas partie prenante dans cette guerre, et l'Otan non plus. Une décision aussi sérieuse que le transfert des avions doit être prise de façon unanime par l'ensemble de l'Otan", a réaffirmé mercredi le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki lors d'une visite à Vienne. "Aujourd'hui cette décision est aux mains de l'Otan (...) Nous ne fournissons que des armes défensives", a-t-il ajouté.

Mardi, Varsovie a affirmé être "prête à déplacer sans délai et gratuitement tous ses avions Mig-29 sur la base de Ramstein (en Allemagne) et à les mettre à la disposition du gouvernement des Etats-Unis", selon un communiqué du ministère polonais des Affaires étrangères. "En même temps, la Pologne demande aux Etats-Unis de lui fournir des avions d'occasion ayant les mêmes capacités opérationnelles. La Pologne est prête à fixer immédiatement les conditions de l'acquisition" de ces appareils, a poursuivi le ministère.

L'annonce surprise a provoqué un imbroglio diplomatique avec Washington, qui a rejeté l'offre, estimant qu'elle pourrait être la source de "sérieuses préoccupations" pour l'Otan, alors que les négociations sur un envoi éventuel d'avions en Ukraine se poursuivent depuis plusieurs jours au sein de l'Otan et de l'UE.

15h25 : La Tchéquie envoie des troupes en Slovaquie

Le gouvernement tchèque va envoyer 650 soldats vers la Slovaquie voisine, a-t-il annoncé mercredi. Ce déploiement entre dans le cadre du renforcement du flanc oriental de l'Otan, destiné à dissuader la Russie après l'invasion de l'Ukraine. Certains soldats et soldates aideront également à gérer la crise des réfugiés, qui fuient en masse l'Ukraine et la guerre.

Prague veut ainsi prendre le commandement d'un nouveau groupement tactique de l'Otan. Le mandat du gouvernement pour les troupes court jusqu'au 30 juin 2023. La mission devrait coûter 21 millions d'euros.

15h20 : Macron salue "l'unité historique" des Européens avant le sommet de Versailles

Emmanuel Macron a salué mercredi "la rapidité" de décision et "l'unité historique" dont ont fait preuve les Européens après l'invasion de l'Ukraine, en recevant le Premier ministre néerlandais Mark Rutte mercredi à la veille du sommet de l'UE de Versailles. Cette "guerre sur le sol européen (...) nous impose de faire encore davantage et d'en tirer les conséquences à court et à moyen terme", a déclaré le président français au cours d'une déclaration avant le déjeuner avec M. Rutte et plusieurs ministres français et néerlandais.

Le sommet informel des 27 jeudi et vendredi à Versailles "se tiendra dans un contexte particulièrement lourd et tragique qui est celui de l'agression de l'Ukraine par la Russie" le 24 février, a-t-il souligné. "Au cours des deux dernières semaines, la coordination européenne a été très étroite, d'une rapidité et d'une unité historique (...) en lien étroit avec les autres pays membres de l'Otan et les pays du G7".

15h11 : L'orchestre symphonique de Kiev joue symboliquement sur la place de l'Indépendance

Des musiciens de l'Orchestre symphonique Classique de Kiev sous la direction du chef d'orchestre, l'artiste de la paix de l'UNESCO Herman Makarenko, se sont produits ce mercredi sur la place de l'Indépendance à Kiev, pour demander à l'OTAN de fermer le ciel au-dessus de l'Ukraine.

"C'est la seule sortie à cette situation": 1200 civils tués à Marioupol, une aide de 1,4 milliard de dollars pour l'Ukraine, une maternité et une université bombardées
©AP

14h50 : La Russie pourrait bientôt manquer de médicaments

Les pharmacies russes manqueraient déjà d'insuline et d'autres produits pour le traitement du diabète fabriqués à l'étranger, a indiqué, ce mercredi, le quotidien russe Kommersant. Même si les sanctions de l'Europe ne visent pas l'industrie pharmaceutique, les entreprises russes pourraient se retrouver sans matières premières et composants importés pour la fabrication de médicaments.

Selon RNC Pharma, environ 80 à 85 % des médicaments russes sont fabriqués à partir de substances importées.

14h19 : "Pas d'impact majeur sur la sécurité" à Tchernobyl, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

La coupure de l'alimentation électrique dans le site nucléaire de Tchernobyl ne présente "pas d'impact majeur sur la sécurité", a affirmé mercredi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), informée du problème par les autorités ukrainiennes. Compte tenu du temps qui s'est écoulé depuis l'accident de Tchernobyl de 1986, "la charge thermique de la piscine d'entreposage du combustible usé et le volume de l'eau de refroidissement sont suffisants pour assurer une évacuation efficace de chaleur sans électricité", explique l'AIEA sur Twitter.

13h55 : Le forum économique mondial de Davos gèle ses relations avec la Russie

Le Forum économique mondial, qui doit se tenir à Davos, en Suisse, du 22 au 26 mai, a décidé de geler ses relations avec la Russie, a-t-il annoncé mercredi, en précisant qu'il n'entretiendra aucun lien avec des personnes ou entités visées par des sanctions. "Suite à sa condamnation de l'attaque de la Russie en cours en Ukraine, le Forum se conforme aux sanctions internationales qui évoluent", ont indiqué dans un courriel à l'AFP les organisateurs de cet événement connu sous le nom de forum de Davos, confirmant une information du site américain Politico.

13h34 : De Wever veut mobiliser la Défense et la Protection civile pour l'accueil des réfugiés

Le président de la N-VA et bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever, plaide pour une mobilisation de l'armée, de la Protection civile et des autres services de secours pour accompagner l'accueil de réfugiés ukrainiens en Belgique. "Je constate que le secrétaire d'Etat Mahdi est subitement devenu favorable à des systèmes d'accueil collectifs. Cela aurait dû être décidé dès le premier jour de cette crise, à savoir la mise sur pied de grands centres d'accueil collectifs", a commenté le chef de l'opposition nationaliste flamande au Fédéral.

"Il est bon de constater que M. Mahdi réalise enfin après mes interventions de ces derniers jours que cette crise énorme de réfugiés ne peut pas tout simplement être gérée en s'appuyant sur des familles d'accueil de bonne volonté. Mais cela n'écarte toujours pas le risque de voir la situation évoluer vers un chaos inhumain", ajoute le président de la N-VA. Plutôt que de mettre la priorité sur l'enregistrement des réfugiés et l'octroi d'un statut de protection temporaire (qui permet aux réfugiés de bénéficier d'une allocation de survie et d'autres aides), il aurait été plus judicieux, selon M. De Wever, de d'abord chercher à leur fournir un accueil, et puis seulement un statut.

13h29 : Ferrari suspend sa production pour le marché russe

Le fabricant italien de voitures de luxe Ferrari a décidé de suspendre sa production à destination du marché russe à la suite de l'invasion de l'Ukraine par Moscou, a indiqué mercredi un porte-parole. Ferrari ne possède pas d'usine en Russie et tous les véhicules vendus sur ce marché sont produits sur les sites italiens de Maranello et Modène, a précisé ce porte-parole.

La marque au cheval cabré vend moins d'une centaine de voitures chaque année en Russie - sur 11.155 livrées dans le monde en 2021 - et y est représentée par deux concessionnaires indépendants.

Le constructeur a par ailleurs annoncé faire un don d'un million d'euros en soutien aux réfugiés ukrainiens.

13h26 : Plus de 140.000 réfugiés ont continué d'affluer d'Ukraine en 24 heures

Plus de 140.000 réfugiés sont venus s'ajouter aux deux millions de personnes qui ont déjà fui l'Ukraine et les combats déclenchés par l'invasion de l'armée russe, selon le dernier décompte de l'ONU publié mercredi.

Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 2.155.271 réfugiés sur son site internet dédié vers 11H00 GMT. Ce sont 143.959 de plus que lors du précédent pointage mardi.

La barre des deux millions a été franchie la veille, seulement 12 jours après le début du conflit, faisant dire à Filippo Grandi, le Haut-commissaire aux réfugiés, que c'est le flux le plus rapide sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale.

13h23 : "14.500 personnes se sont rendues en Ukraine pour prendre les armes"

Quelque 14.500 personnes se sont rendues en Ukraine ces derniers jours pour prendre les armes contre les troupes russes, a déclaré mercredi l'armée ukrainienne. Quelque 12.000 Ukrainiens sont rentrés dans leur pays pour rejoindre l'armée nationale. En outre, Kiev s'attend à ce que de nombreux étrangers se portent volontaires pour former une légion internationale.

Depuis que la guerre a éclaté le 24 février, la Russie a déjà perdu plus de 12.000 soldats, selon l'état-major ukrainien. Moscou, en revanche, a affirmé il y a quelques jours que les pertes se limitaient à moins de 500 soldats, mais depuis lors, aucun chiffre récent n'est disponible. L'Ukraine elle-même n'a pas encore donné de chiffres concernant les pertes subies de son côté. Les séparatistes de la région de Donetsk ont parlé mardi de 47 morts dans leurs propres rangs.

Selon l'armée ukrainienne, 49 avions russes, 81 hélicoptères et 317 chars ont également été détruits ou endommagés. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.

13h00 : L'UE ajoute 160 oligarques et sénateurs russes à sa liste noire

Les Vingt-Sept ont décidé mercredi d'élargir leurs sanctions contre Moscou et Minsk à la suite de l'invasion de l'Ukraine, notamment en débranchant trois banques bélarusses de la plateforme financière internationale Swift et en ajoutant 14 oligarques et 146 sénateurs russes à leur liste noire.

Ils ont également décidé d'interdire l'exportation vers la Russie de pièces et de technologies destinées au secteur maritime et d'inclure les cryptomonnaies dans le champ des sanctions financières, a indiqué sur Twitter la Commission européenne.

12h45 : La Chine envoie une aide humanitaire à l'Ukraine

La Chine, qui n'a pas condamné l'invasion russe en Ukraine, a envoyé mercredi une aide humanitaire d'une valeur de 720.000 euros vers ce pays, a annoncé la diplomatie chinoise. Proche du régime du président russe Vladimir Poutine, Pékin se refuse depuis l'intervention du 24 février à employer le mot "invasion" et rejette volontiers la faute du conflit sur les Occidentaux et "l'expansion" de l'Otan.

Dans un entretien avec les dirigeants français Emmanuel Macron et allemand Olaf Scholz, le président chinois Xi Jinping a cependant appelé mardi à "la plus grande retenue" en Ukraine et annoncé l'envoi d'une aide humanitaire.

Le porte-parole de la diplomatie chinoise Zhao Lijian a précisé mercredi devant la presse que cette aide, adressée par la Croix-Rouge chinoise, portait sur une valeur de 5 millions de yuans (720.000 euros).

La cargaison, envoyée mercredi, comprend des secours alimentaires et d'autres produits d'usage quotidien, a indiqué M. Zhao.

Le nombre de réfugiés qui ont fui l'Ukraine depuis l'invasion augmente de jour en jour et est désormais estimé entre "2,1 et 2,2 millions de personnes", a déclaré mercredi le Haut Commissaire aux réfugiés, Filippo Grandi.

12h10 : Le Kremlin dénonce une "guerre économique" menée par Washington

Le Kremlin a dénoncé mercredi la "guerre économique" déclarée par les Etats-Unis à la Russie, suite à l'annonce par Washington d'un embargo sur les importations américaines de pétrole et de gaz, entre autres sanctions. "Les États-Unis ont déclaré la guerre économique à la Russie et ils mènent cette guerre", a indiqué aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Des sanctions économiques massives ont été adoptées par de nombreux pays, notamment occidentaux, contre la Russie après l'entrée de soldats russes en Ukraine il y a près de deux semaines.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé mardi l'interdiction des importations d'hydrocarbures russes, tandis que le Vieux continent est plus réticent à frapper un secteur dont il est très dépendant.

Depuis des jours, la liste d'entreprises occidentales quittant la Russie s'allonge, promettant une vague de licenciements massive.

En plus des groupes fermant en raison des sanctions - visant notamment les banques et les hydrocarbures, entre autres - de nombreux groupes du secteur de la consommation ont annoncé la suspension de leurs activités.

11h50 : La centrale de Tchernobyl totalement coupée du réseau électrique

L'alimentation électrique de la centrale nucléaire de Tchernobyl et de ses équipements de sécurité est "complètement" coupée en raison d'actions militaires russes, a annoncé mercredi l'opérateur ukrainien Ukrenergo.

La centrale de Tchernobyl, à l'origine de la plus grave catastrophe nucléaire civile en 1986, "a été complètement déconnectée du réseau électrique en raison des actions militaires de l'occupant russe. Le site "n'a plus d'alimentation électrique", a-t-il déclaré sur sa page Facebook.

L'offensive étant en cours, "il n'y a pas de possibilité de rétablir les lignes", précise encore l'opérateur.

Le site de Tchernobyl, situé dans une zone d'exclusion, comprend des réacteurs déclassés et des installations de déchets radioactifs.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA), gendarme onusien du nucléaire basé à Vienne, n'avait pas réagi dans l'immédiat.

"C'est la seule sortie à cette situation": 1200 civils tués à Marioupol, une aide de 1,4 milliard de dollars pour l'Ukraine, une maternité et une université bombardées
©DR

Quelques heures plus tôt, elle avait "indiqué que la transmission à distance des données des systèmes de contrôle" installés sur place "avait été coupée".

L'Agence faisait ainsi référence aux caméras et autres outils placés par l'Agence dans le cadre de sa mission de surveillance du caractère pacifique des programmes nucléaires dans le monde.

Plus de 200 techniciens et gardes sont bloqués sur le site, travaillant 13 jours d'affilée sous surveillance russe.

L'AIEA a demandé à la Russie de les autoriser à effectuer des rotations, le repos et les horaires fixes étant essentiels à la sécurité du site.

"Je suis profondément préoccupé par la situation difficile et stressante dans laquelle se trouve le personnel de la centrale nucléaire de Tchernobyl et par les risques potentiels que cela comporte pour la sécurité nucléaire", a averti le directeur général Rafael Grossi.

Ce dernier a proposé à plusieurs reprises de se rendre en Ukraine pour établir un cadre garantissant la sécurité des sites nucléaires pendant le conflit, le premier à se dérouler dans un pays doté d'un vaste programme nucléaire.

"C'est la seule sortie à cette situation": 1200 civils tués à Marioupol, une aide de 1,4 milliard de dollars pour l'Ukraine, une maternité et une université bombardées
©AP

11h35 : Zelensky appelle les Occidentaux à "décider au plus vite" concernant les avions Mig-29 offerts par Varsovie, le Kremlin s'inquiète

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mercredi les Occidentaux à "décider au plus vite" la question de l'envoi d'avions Mig-29 proposés par la Pologne pour aider l'Ukraine à faire face à l'invasion russe.

"Prenez une décision au plus vite, envoyez nous des avions !", a-t-il exhorté dans une vidéo sur sa chaîne Telegram, appelant à "traiter immédiatement" la proposition polonaise. Varsovie a demandé à pouvoir transférer ces avions de combat à Washington, pour les envoyer ensuite à Kiev, mais Washington a jugé cette proposition "pas viable".

Le Kremlin a de son côté dénoncé cette proposition de la Pologne, estimant qu'une telle démarche créait un "scénario potentiellement dangereux". "C'est un scénario très indésirable et potentiellement dangereux", a déclaré le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

11h00 : La Russie constate "des progrès" dans les négociations avec l'Ukraine et affirme ne pas chercher à "renverser le gouvernement" ukrainien

La Russie a constaté "des progrès" dans les négociations menées avec l'Ukraine, a déclaré mercredi la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

"Parallèlement à l'opération militaire spéciale (nom donné par les autorités russes à l'entrée des troupes russes en Ukraine, ndlr), des négociations sont également en cours avec la partie ukrainienne afin de mettre fin dès que possible à l'effusion de sang insensée et à la résistance des forces armées ukrainiennes... Certains progrès ont été réalisés", a déclaré Mme Zakharova.

Les objectifs de la Russie "n'incluent ni l'occupation de l'Ukraine, ni la destruction de son État, ni le renversement du gouvernement actuel" a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, réitérant ne pas viser la population civile.

La Russie a fait entrer des dizaines de milliers de soldats en Ukraine depuis près de deux semaines.

Ce conflit a provoqué l'exode de millions de réfugiés et fait des centaines de morts, dont de nombreux civils.

10h15 : L'UE élargit ses sanctions contre Moscou et Minsk

Les représentants des États membres de l'UE ont approuvé mercredi à Bruxelles de nouvelles sanctions à l'encontre de dirigeants et oligarques russes et de membres de leurs familles impliqués dans l'agression russe contre l'Ukraine, a annoncé la présidence française du Conseil de l'UE sur Twitter. Ces sanctions consistent traditionnellement en un gel des avoirs et une interdiction d'entrée dans l'UE. Ils ont également approuvé des sanctions pour compléter et aligner les mesures UE par rapport aux sanctions déjà adoptées. En particulier, les mesures approuvées visent à exclure trois banques bélarusses du système SWIFT (communications interbancaires simplifiées). Elles clarifient la question des cryptomonnaies et complètent la liste des technologies et biens qui ne peuvent pas être exportés. Des sanctions ciblant le secteur maritime ont également été approuvées.

Toutes ces sanctions seront formellement adoptées par le Conseil par procédure écrite, en vue de leur publication rapide au Journal officiel de l'Union européenne.

Les multiples trains de sanctions approuvés par l'UE depuis l'invasion russe du 24 février dernier sont sans précédent. Ils ont été coordonnés avec plusieurs alliés occidentaux de l'UE.

10h10 : Alstom suspend ses livraisons en Russie

Alstom a annoncé jeudi qu'il suspendait toutes ses livraisons vers la Russie et tous ses investissements dans le pays, mais qu'il conservait sa participation dans le constructeur ferroviaire local Transmashholding, dont il doit réévaluer la valeur comptable. "Le groupe se conformera évidemment à toutes les sanctions et à toutes les lois applicables et a décidé de suspendre toute livraison vers la Russie", a précisé Alstom dans un communiqué, confirmant également la "suspension de tout investissement futur en Russie".

10h00 : "Il est important pour notre sécurité que Poutine s'enlise en Ukraine", assure le président de DéFi François De Smet

Le président de DéFi, François De Smet, a plaidé mercredi pour un soutien massif, militaire notamment, de l'Europe à l'Ukraine afin d'arrêter le président russe Vladimir Poutine qui menace, selon lui, la sécurité et la démocratie en Europe. "Voici dix, quinze ans que cet homme (M. Poutine) pirate les élections démocratiques des autres (pays). Qu'il a annexé la Crimée. A attaqué la Géorgie. A attaqué Alep avec Bachar El Assad en bombardant même des hôpitaux. Qu'il emprisonne et empoisonne ses opposants", a souligné M. De Smet.

9h45 : Fort rebond des Bourses, le prix du pétrole à la hausse, celui du gaz à la baisse

Les Bourses européennes ont ouvert en nette hausse mercredi, malgré la poursuite du conflit en Ukraine. À Bruxelles, le Bel20 était en hausse de plus de 3% après une demi-heure d'échanges. A Paris et à Francfort également, des gains de plus de 3,5 % ont été enregistrés. Le prix du gaz restait inférieur mercredi matin à son niveau de mardi, malgré la décision du gouvernement américain de ne plus importer de combustibles fossiles russes (gaz, pétrole et charbon). Londres cessera également d'importer du gaz russe à la fin de cette année.

9h40 : La Russie craint de manquer bientôt de médicaments

Les pharmacies russes manqueraient déjà d'insuline et d'autres produits pour le traitement du diabète fabriqués à l'étranger, a indiqué mercredi le quotidien russe Kommersant, qui décrit une pénurie de matières premières pour la fabrication de médicaments. L'Agence fédérale russe de surveillance médicale (Roszdravnadzor) et l'association des pharmacies attribuent les pénuries d'insuline à une "demande urgente des consommateurs", tout en notant que la plupart des médicaments pour diabétiques sont produits en Russie et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, cite Kommersant.

9h20 : Accord russo-ukrainien sur une série de "couloirs" d'évacuation des civils pour ce mercredi

Russes et Ukrainiens sont tombés d'accord mercredi matin sur la mise en place d'une série de couloirs humanitaires afin d'évacuer les civils de villes assigées et bombardées, a annoncé la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk.

Selon elle, Moscou a confirmé son accord pour respecter une trêve de 9h00 à 21h00 locales (8h00 à 20h00 en Belgique) autour de six zones frappées par les combats. Des couloirs ont notamment été définis pour évacuer les civils d'Energodar vers Zaporojie (sud), de Izioum à Lozova (est), de Volnovakha à Pokrovsk (est) et de Soumy à Poltava (nord-est), où un corridor avait déjà permis l'évacuation de milliers de civils mardi.

Plusieurs couloirs doivent également être instaurés pour évacuer vers Kiev les civils depuis plusieurs villes violemment bombardées au nord-ouest de la capitale, dont Boutcha, Irpin et Gostomel.

Les évacuations vers la capitale doivent commencer à 11h30 locales (10h30 en Belgique), a précisé l'administration de la région de Kiev. Depuis Kiev, les déplacés peuvent ensuite fuir vers l'ouest de l'Ukraine puis vers les pays voisins, où le flot de réfugiés n'a cessé de grandir ces derniers jours pour atteindre plus de deux millions de personnes mardi, dont plus d'un million en Pologne. Dans la ville portuaire stratégique de Marioupol (sud-est), que 300.000 personnes cherchent à fuir depuis vendredi, un couloir est aussi prévu en direction de Zaporojie. Mais selon les autorités ukraniennes, les Russes empêchent toujours l'évacuation via le couloir convenu. "Marioupol reste assiégée. Les Russes ont de nouveau empêché les habitants de sortir et l'aide humanitaire d'arriver en ville", a affirmé le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kirilenko, sur Facebook.

Plusieurs tentatives d'évacuation depuis Marioupol ont échoué ces derniers jours, notamment mardi, Kiev et Moscou se rejetant mutuellement la responsabilité de ces échecs. La vice-Première ministre s'est aussi dite inquiète pour le couloir humanitaire depuis Volnovakha, petite ville de 20.000 habitants au nord de Marioupol. "J'ai reçu des appels d'habitants de Volnovakha qui demandent que les promesses de la Russie soient tenues et que les gens puissent quitter leur ville, où ils se cachent des tirs d'artillerie et des bombardements", a déclaré Iryna Verechtchouk. La prise de Marioupol et Volnovakha permettrait à la Russie de faire la jonction entre ses forces provenant de Crimée, péninule annexée par Moscou en 2014, et les troupes séparatistes prorusses dans le Donbass (est).

8h35 : 10 morts dans des bombardements sur Severodonestk

Au moins 10 personnes sont mortes mardi dans des tirs russes sur la ville de Severodonetsk, dans l'Est de l'Ukraine, a affirmé mercredi le responsable de la région administrative de Lougansk dans un communiqué sur Telegram.

Selon lui, Serguïi Gaïdaï, l'armée russe a "ouvert le feu" sur des maisons d'habitation et d'autres bâtiments. Le communiqué ne précisait pas immédiatement s'il s'agissait de tirs d'artillerie. Cette région est le théâtre de violents combats depuis plusieurs jours.

8h30 : La Bourse de Tokyo a de nouveau flanché face aux inquiétudes sur l'Ukraine

La Bourse de Tokyo a clôturé dans le rouge mercredi pour la quatrième séance d'affilée, effaçant ses gains de la matinée alors que l'incertitude liée à la situation en Ukraine a finalement repris le dessus sur les échanges.

L'indice vedette Nikkei, qui avait déjà lâché 6,7% sur l'ensemble des trois précédentes séances, a encore reculé de 0,3% à 24.717,53 points.

L'indice élargi Topix a stagné (-0,06%) à 1.758,89 points.

8h00 : La première Dame d'Ukraine condamne un "massacre de civils"

La Première dame ukrainienne, Olena Zelenska, a dénoncé mardi un "massacre de civils ukrainiens" et notamment d'enfants suite à l'invasion de la Russie, dans une lettre ouverte aux médias internationaux. "Ce qui s'est produit il y a juste un peu plus d'une semaine était impensable. Notre pays était en paix, nos villes et nos villages étaient pleins de vie", écrit dans cette lettre au ton ardent l'épouse du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Le 24 février nous nous sommes réveillés à l'annonce d'une invasion russe. Des chars ont traversé la frontière ukrainienne, des avions sont entrés dans notre espace aérien, des lance-missiles ont cerné nos villes. Malgré les assurances des groupes de propagande soutenus par le Kremlin qui parlent d'+opération spéciale+, il s'agit en fait d'un massacre de civils ukrainiens", souligne-t-elle.

"Ce qui est peut-être le plus terrifiant et dévastateur dans cette invasion, ce sont les enfants qui en sont victimes", poursuit-elle, citant les noms de plusieurs d'entre eux, Alice huit ans ou Arseniy, 14 ans.

"Quand la Russie dit qu'elle +ne fait pas la guerre aux civils+, je veux d'abord dire le nom de ces enfants tués", note-t-elle, décrivant les souffrances de son peuple, les nombreux femmes et enfants contraints de s'abriter dans des stations de métro et les routes "encombrées de réfugiés".

"L'agresseur (Vladimir) pensait pouvoir mener une guerre-éclair contre l'Ukraine. Mais il a sous-estimé notre pays, notre peuple et leur patriotisme", dit-elle, appelant comme son mari à la mise en place de corridors d'évacuation pour les civils et d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine.

"Fermez le ciel et nous gérerons nous-mêmes la guerre au sol", conclut-elle.

Mme Zelenska, 44 ans, est l'épouse de Volodymyr Zelensky, un ancien acteur, avec qui elle a eu deux enfants. Avant le conflit, elle a mené une campagne pour une amélioration de la nutrition dans les écoles du pays et a accompagné le président lors de ses voyages à l'étranger.

Sollicitée par l'AFP pour savoir si la première Dame se trouve toujours à Kiev, la présidence ukrainienne n'a pas immédiatement répondu.

7h00 : Le "chantage" nucléaire de Poutine est "extrêmement dangereux"

Le président russe Vladimir Poutine exerce un "chantage" nucléaire pour empêcher le monde d'aider l'Ukraine, un exercice "extrêmement dangereux", a dénoncé mardi la responsable d'ICAN, récompensée du prix Nobel de la Paix en 2017.

"Je pense que c'est un des moments les plus effrayants en termes d'armes nucléaires", a confié Béatrice Fihn, qui dirige la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), dans un entretien à l'AFP.

Pour cette Suédoise de 40 ans, le niveau de menace nucléaire n'a jamais été aussi élevé et elle avoue que "c'est incroyablement inquiétant et pesant".

6h30 : La situation à la centrale nucléaire de Tchernobyl se "détériore"

Les systèmes permettant de contrôler à distance les matériaux nucléaires de la centrale de Tchernobyl en Ukraine ont cessé de transmettre des données à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA), a-t-elle indiqué mardi.

La Russie a envahi l'Ukraine le 24 février, prenant le contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl, lieu de la pire catastrophe nucléaire de l'histoire en 1986.

Rafael Grossi, le chef de l'AIEA - organisme de surveillance des Nations unies dans le domaine du nucléaire - "a indiqué que la transmission à distance des données des systèmes de contrôle des garanties installés à la centrale nucléaire de Tchernobyl avait été coupée", a affirmé l'AIEA dans un communiqué.

L'AIEA utilise le terme "garanties" pour décrire les mesures techniques qu'elle applique aux matières et activités nucléaires, dans le but de dissuader la propagation des armes nucléaires par la détection précoce de l'utilisation abusive de ces matières.

Plus de 200 techniciens et gardes sont bloqués sur le site, travaillant 13 jours d'affilée sous surveillance russe.

L'organisme a demandé à la Russie de les autoriser à effectuer des rotations, le repos et les horaires fixes étant essentiels à la sécurité du site.

"Je suis profondément préoccupé par la situation difficile et stressante dans laquelle se trouve le personnel de la centrale nucléaire de Tchernobyl et par les risques potentiels que cela comporte pour la sécurité nucléaire", a averti M. Grossi.

Avec une transmission de données à distance coupée et le régulateur ukrainien ne pouvant contacter la centrale que par courrier électronique, M. Grossi a réitéré son offre de se rendre sur le site, ou ailleurs, pour obtenir de toutes les parties un "engagement en faveur de la sûreté et de la sécurité" des centrales électriques ukrainiennes.

L'armée russe occupe depuis vendredi également la centrale nucléaire de Zaporojie, dans le sud-est de l'Ukraine, où des frappes de son artillerie, selon les Ukrainiens, ont provoqué un incendie - dont Moscou nie être à l'origine.

L'agence de presse russe RIA Novosti a publié mercredi plusieurs vidéos avec des déclarations à la presse d'un responsable de la Garde nationale russe, tournées devant la centrale de Zaporojie.

"Actuellement, la centrale fonctionne normalement. L'administration du site remplit ses fonctions. La situation est entièrement contrôlée par la Garde nationale russe", a-t-il assuré sur ces images.

"Un grand nombre d'armements et de munitions, y compris des armes lourdes, ont été découverts dans les réacteurs de la centrale", a-t-il également affirmé.

Zaporojie est la plus importante centrale d'Europe. Ses réacteurs ont été mis en service entre 1984 et 1995. Ils sont de conception moderne comparé à Tchnernobyl, première centrale construite dans le pays, en 1970, où les réacteurs étaient bien moins sécurisés.

6h00 : des milliers de civils évacués à Soumy

Plus de 5.000 personnes ont été évacuées à ce jour de la ville de Soumy, située à 350 km au nord-est de Kiev, a indiqué mercredi l'adjoint au chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Kyrylo Timochenko, cité par des médias ukrainiens.

Une soixantaine de bus, en deux convois, sont parvenus à mettre en sécurité ces civils, femmes, enfants et personnes âgées pour la plupart, avait-il déjà indiqué mardi sans toutefois donner de chiffres.

Les autorités ukrainiennes avaient annoncé la mise en place d'un couloir humanitaire mardi matin pour évacuer les civils de Soumy, ville de plus de 250.000 habitants située près de la frontière russe et théâtre de violents combats depuis plusieurs jours.

"Mais ce n'est qu'un pourcent de ce que nous devons faire, de ce qui est attendu par mon peuple, par les Ukrainiens qui sont coincés" dans les zones de combat, a jugé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un message vidéo mardi soir.

5h00 : nouvelle trêve mercredi

Mercredi, une nouvelle trêve doit entrer en vigueur pour permettre l'évacuation d'autres civils, a assuré l'armée russe.

Ce qui ne l'a pas empêché, selon les services ukrainiens de secours d'urgence, de bombarder mardi soir la petite ville de Malyn, dans la région de Zhytomyr, à l'ouest de Kiev, où cinq personnes dont deux bébés nés l'an dernier sont morts après la destruction de sept maisons.

2h00 : Washington ne veut pas des MIG-29 polonais

Les Etats-Unis ont jugé mardi irréalisable de récupérer des avions MIG-29 polonais au bénéfice de l'Ukraine. Les Etats-Unis, tout en poursuivant leurs discussions avec la Pologne, ont estimé que la proposition de Varsovie de livrer à l'armée américaine ses avions MIG-29 pour ensuite les remettre à l'Ukraine n'est pas "viable", a déclaré mardi le porte-parole du Pentagone.

La Pologne s'est dite mardi prête à "déplacer sans délai et gratuitement tous ses avions MIG-29 sur la base de Ramstein (en Allemagne, ndlr) et de les mettre à la disposition du gouvernement des Etats-Unis".

Une décision qui a d'abord "surpris" les Etats-Unis avant qu'ils ne l'enterrent, au moins provisoirement, en jugeant qu'elle n'était "pas viable".

1h05 : La Russie met en garde contre des conséquences à l'échelle mondiale à l'embargo américain

Moscou a dénoncé la décision des Etats-Unis d'imposer un embargo sur les importations de pétrole russe sur leur sol, menaçant que la démarche aura des conséquences à l'échelle mondiale. "Les sanctions américaines pour mettre la pression sur la Russie ont depuis longtemps dépassé toutes les limites du raisonnable politique et économique", a réagi l'ambassade russe à Washington.

"Comme d'habitude, les États-Unis ne réflechissent pas au fait que les restrictions sont toujours une arme à double tranchant".

"Le rejet de nos ressources entraînera des fluctuations importantes sur les marchés mondiaux de l'énergie. Cela aura un impact négatif sur les intérêts des entreprises et des consommateurs, en premier lieu aux États-Unis même", poursuit le communiqué de la diplomatie russe.

00h15 : le risque d'un défaut de la Russie est "imminent", selon l'agence Fitch

L'agence de notation Fitch a de nouveau abaissé mardi la note qu'elle accorde à la dette de la Russie, une décision signifiant que le risque d'un défaut souverain est à ses yeux "imminent".

Fitch, comme les autres grandes agences, avait déjà placé début mars la note de la dette à long terme du pays dans la catégorie des pays risquant de ne pas pouvoir rembourser leur dette, mais a décidé de la rétrograder encore au vu des "évolutions qui ont sapé davantage la volonté de la Russie de rembourser la dette publique".