Guerre en Ukraine: près de 100 000 personnes évacuées en deux jours, Moscou annonce des couloirs humanitaires quotidiens

Revivez notre fil info du 10 mars sur la guerre en Ukraine.

La Rédaction (avec agences)

Au quinzième jour de l'invasion en Ukraine, l'armée russe se rapproche de plus en plus de la capitale, Kiev. Plusieurs autres villes du pays sont toujours encerclées. Un accord a cependant été conclu entre négociateurs russes et ukrainiens afin de permettre la mise en place de couloirs humanitaires pour évacuer les civils.

Le bombardement d'une maternité d'un hôpital pédiatrique par l'armée russe à Marioupol ce mercredi a fait l'objet de nombreuses condamnations internationales ce jeudi. Le président ukrainien a dénoncé un "crime de guerre", alors que les Russes ont justifié cette attaque par la présence d'une base pour des nationalistes ukrainiens.

De nouveaux pourparlers ont eu lieu entre Russes et Ukrainiens ce jeudi mais se sont soldés par un échec. "Nous avons évoqué un cessez-le-feu mais aucun progrès n'a été accompli en ce sens", a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba.

Guerre en Ukraine: près de 100 000 personnes évacuées en deux jours, Moscou annonce des couloirs humanitaires quotidiens
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23h53 : PMorgan Chase se retirent aussi de Russie

Les grandes banques Goldman Sachs et JPMorgan Chase ont annoncé jeudi qu'elles étaient en train de se défaire de leurs activités en Russie, devenant ainsi les premiers grands établissements de Wall Street à prendre leurs distances avec Moscou après l'invasion de l'Ukraine. Elles rejoignent ainsi l'exode des quelques multinationales américaines encore présentes dans le pays, Disney et Kimberly-Clark annonçant jeudi limiter leurs activités en Russie après Apple, ExxonMobil ou McDonald's.

23h50 : Environ 100.000 personnes évacuées en deux jours des villes ukrainiennes

Selon le président ukrainien, Zelensky, environ 100.000 personnes ont été évacuées en deux jours des villes ukrainiennes.Zelensky accuse également Moscou d'une "attaque" sur un couloir humanitaire vers Marioupol.

23h27 : Les soldats russes encerclent les villes ukrainiennes, selon le Pentagone

L'armée russe tente d'encercler les villes ukrainiennes telles que Kharkiv, Tchernihiv, Marioupol mais aussi la capitale Kiev, a affirmé jeudi une source haut placée au département américain de la défense. Le Pentagone voit des troupes marchant de diverses directions vers Kiev, a-t-il précisé. Selon les États-Unis, les troupes russes ont avancé de cinq kilomètres au cours des dernières 24 heures en direction de Kiev. Cependant, ils ont encore un long chemin à parcourir, a-t-il été souligné. En plusieurs endroits, l'armée russe se trouve encore à 15 kilomètres du centre de la ville.

Kiev est une grande ville et est fortement défendue, a encore fait savoir le Pentagone. "Les Ukrainiens mettent beaucoup d'énergie à (...) protéger leur capital". Il est donc difficile de dire combien de temps il faudra avant que les Russes puissent éventuellement envahir Kiev.

23h09 : L'hôpital pédiatrique de Marioupol est au moins le troisième détruit en Ukraine, dénonce l'ONU

Avant le bombardement russe mercredi de l'hôpital pédiatrique de Marioupol, deux autres maternités avaient été attaquées et détruites en Ukraine, a affirmé jeudi le responsable dans ce pays du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), Jaime Nadal.

Celle de Marioupol "n'est pas la seule. A Zhytomyr (nord-ouest), la maternité a été complètement détruite. A Saltivsky, dans l'agglomération de Kharkiv (nord-est), la maternité a aussi été détruite", a précisé le responsable lors d'un entretien vidéo avec des journalistes à l'ONU à New York, sans pouvoir dire qui était à l'origine des bombardements et s'ils avaient fait des victimes.

Jaime Nadal n'a pas précisé quand les bombardements à Zhytomyr et Saltivsky s'étaient produits.

La maternité de Marioupol "est la troisième maternité" bombardée "à notre connaissance", a tenu à préciser ensuite un porte-parole de l'agence onusienne, en n'excluant pas que d'autres installations similaires aient été touchées par des tirs dans le pays depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

En Ukraine, il y a "69 maternités et centres prénatals", a ajouté Jaime Nadal, indiquant que l'agence onusienne UNFPA "estimait à 80.000 le nombre de femmes enceintes qui vont accoucher en Ukraine dans les trois mois à venir". Au total, environ 240.000 femmes sont enceintes en Ukraine et entre le 24 février et le 7 mars, 4.311 femmes ont donné naissance à un enfant, a-t-il dit.

22h26 : Washington juge que Kiev n'a pas vraiment besoin d'avions de combat

Les États-Unis ont affirmé jeudi que l'Ukraine n'avait pas vraiment besoin d'avions de combat pour contrer les attaques russes, mais ont envisagé de lui fournir davantage de systèmes de défense sol-air. "Les avions, ce n'est pas ce dont nos partenaires ukrainiens ont principalement besoin en ce moment", a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse.

"Quand on analyse la destruction semée par le Kremlin sur des régions d'Ukraine, c'est essentiellement dû à des missiles", "à des roquettes", "à des tirs d'artillerie", a-t-il estimé. "Les avions ne sont pas les mieux placés pour éliminer ces armes."

Selon Ned Price, l'armée ukrainienne dispose d'ailleurs encore de "plusieurs escadrons d'avions" en état de voler.

Il a ajouté que "l'efficacité" de la flotte aérienne russe avait été "limitée par les systèmes de défense aérienne au sol", qu'il s'agisse de "missiles sol-air" ou de systèmes portatifs - comme les Stinger fournis par les Américains.

"Nous allons continuer à fournir à nos partenaires ukrainiens des systèmes sol-air", et "nous allons peut-être pouvoir en fournir encore davantage", a-t-il dit.

21h08 : Le FMI va abaisser sa prévision de croissance mondiale

Le Fonds monétaire international (FMI) va abaisser sa prévision de croissance mondiale en raison de la guerre en Ukraine, a annoncé jeudi sa directrice générale Kristalina Georgieva, prévenant qu'un défaut de paiement de la Russie n'était plus "improbable". "Pour résumer, nous avons un impact tragique de la guerre sur l'Ukraine. Nous avons une contraction importante en Russie et nous voyons l'impact probable sur nos perspectives de l'économie mondiale", a-t-elle déclaré à des journalistes. "Nous viendrons le mois prochain (lors des réunions de printemps) avec une révision à la baisse de nos projections de croissance mondiale", a-t-elle ajouté.

20h53 : Les Affaires étrangères en contact avec 130 Belges en Ukraine

Les Affaires étrangères sont actuellement en contact avec 130 Belges encore présents en Ukraine, a indiqué la cheffe de la diplomatie belge Sophie Wilmès sur le plateau de Jeudi en prime (RTBF). Quatre-vingt souhaitent partir tôt ou tard, une vingtaine n'ont pas encore pris leur décision, alors qu'une trentaine ne souhaitent partir en aucun cas. Depuis le déclenchement de l'invasion russe, 160 Belges ont quitté l'Ukraine. Interrogée sur le sommet informel de Versailles qui se déroule ces jeudi et vendredi, Sophie Wilmès a rappelé que les discussions porteraient sur les volets économique, énergétique et de défense. "L'erreur serait de croire que l'on aura immédiatement la réponse à toutes les questions. Mais il est impératif de créer le chemin et de donner le mandat à la Commission pour qu'elle vienne avec des propositions concrètes."

20h18 : Moscou annonce des couloirs humanitaires quotidiens vers la Russie

La Russie a affirmé jeudi qu'elle ouvrirait chaque jour des couloirs humanitaires pour permettre aux Ukrainiens fuyant les combats de rejoindre son territoire, alors que Kiev réclame des couloirs permettant l'évacuation de civils à l'intérieur de l'Ukraine.

"Nous annonçons officiellement que des couloirs humanitaires pour la Fédération de Russie seront désormais ouverts unilatéralement, sans coordination, chaque jour à partir de 10H00 du matin", a déclaré le ministère russe de la Défense cité par les agences de presse russes. Les couloirs allant "dans d'autres directions seront négociés avec la partie ukrainienne", a-t-il ajouté.

20h14 : La Russie suspend ses exportations de céréales vers les pays eurasiatiques

La Russie suspend jusqu'au 31 août l'exportation de blé, d'épeautre, d'orge et de maïs vers les pays de l'espace économique eurasiatique, a fait savoir jeudi le ministère russe des Affaires économiques. Les autorités russes souhaitent disposer de suffisamment de nourriture pour leur propre population. Depuis l'invasion de l'Ukraine, la Russie est frappée de multiples sanctions économiques. Le Bélarus, le Kazakhstan et la Russie ont signé un traité commercial fondant une zone de libre-échange dans la foulée de l'annexion de la Crimée en 2014. Ce traité est entré en vigueur en janvier 2015. L'Arménie et le Kirghizstan ont entre-temps rejoint cette union.

La Russie a également suspendu l'export de sucre jusqu'à la même date.

18h41 : Le G7 appelle les pays producteurs de gaz et pétrole à "augmenter les livraisons"

Les pays du G7 ont appelé jeudi les pays producteurs de gaz et de pétrole à "augmenter leurs livraisons" pour faire face à la hausse des prix de l'énergie et aux risques de pénuries liés à l'invasion de l'Ukraine. L'invasion russe de l'Ukraine a de "fortes répercussions sur les marchés internationaux de l'énergie", en particulier des "hausses importantes" des prix du pétrole, du gaz ou encore du charbon, soulignent dans une déclaration commune les ministres de l'Énergie des pays du G7 à l'issue d'une réunion virtuelle extraordinaire consacrée à l'Ukraine.

18h00 : La Russie qualifie la frappe contre l'hôpital ukrainien de Marioupol de "mise en scène"

L'armée russe a qualifié jeudi de "mise en scène" de "nationalistes" ukrainiens la frappe la veille ayant visé une maternité et un hôpital pédiatrique de la ville encerclée de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine.

"L'aviation russe n'a accompli aucune mission de destruction de cibles dans la région de Marioupol", a assuré le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov. "La prétendue frappe aérienne est une mise en scène totale à des fins de provocation afin d'entretenir l'agitation antirusse du public occidental", a-t-il ajouté.

Des employés et des volontaires des services d'urgence ukrainiens transportent une femme enceinte blessée depuis une maternité endommagée par des bombardements à Mariupol, en Ukraine, mercredi 9 mars 2022.
Des employés et des volontaires des services d'urgence ukrainiens transportent une femme enceinte blessée depuis une maternité endommagée par des bombardements à Mariupol, en Ukraine, mercredi 9 mars 2022. ©AP

17h45 : La CEDH demande à Moscou de respecter la liberté d'expression de Novaïa Gazeta

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), saisie en vertu d'une procédure d'urgence, a demandé jeudi à Moscou de respecter la liberté d'expression du journal indépendant Novaïa Gazeta, après la loi votée en Russie qui prévoit de lourdes sanctions en cas de diffusion "d'informations mensongères" sur la guerre en Ukraine.

La CEDH invite les autorités russes "à s'abstenir, jusqu'à nouvel avis, de toute action et décision visant à faire totalement obstacle et à mettre fin aux activités de Novaïa Gazeta", et de toute autre action susceptible de priver le journal de son droit à la liberté d'expression, selon un communiqué.

17h43 : Il n'existe "pas de procédure rapide d'adhésion à l'UE", rappelle Mark Rutte

Il n'existe "pas de procédure rapide d'adhésion à l'UE", a rappelé jeudi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à Versailles, alors que l'Ukraine a déposé une candidature dans l'espoir de rejoindre "sans délai" le bloc des Vingt-Sept.

"Nous ne pouvons pas donner l'impression aux Ukrainiens que tout peut se produire d'un jour à l'autre", a également averti son homologue luxembourgeois, Xavier Bettel, en arrivant pour un sommet européen près de Paris, qui entend réaffirmer le soutien de l'UE au pays attaqué par la Russie et lui donner une perspective de rapprochement avec l'Europe sur le long terme.

17h06 : Poutine a fait "une grave erreur" et "va perdre cette guerre", affirme Justin Trudeau

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a estimé jeudi à Varsovie que le président russe Vladimir Poutine "a fait une grave erreur" en attaquant l'Ukraine et va perdre la guerre qu'il a déclenchée.

"Vladimir Poutine a fait une grave erreur et va perdre cette guerre qu'il a commencée, à cause du courage et de la résilience et de l'inspiration qu'offrent ces braves Ukrainiens. Mais aussi à cause de l'unité, de la fermeté des pays alliés" qui ne peuvent pas le permettre, a dit M. Trudeau, répétant la même phrase en français et en anglais, lors d'une conférence de presse avec le président polonais Andrzej Duda.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau s'adresse aux journalistes lors d'une conférence de presse conjointe avec le président polonais Andrzej Duda à l'occasion de leur rencontre au palais Belwelder, à Varsovie, ce jeudi.
Le premier ministre canadien Justin Trudeau s'adresse aux journalistes lors d'une conférence de presse conjointe avec le président polonais Andrzej Duda à l'occasion de leur rencontre au palais Belwelder, à Varsovie, ce jeudi. ©AP

16h14 : Poutine met en garde contre une inflation mondiale des prix alimentaires

Le président russe Vladimir Poutine a estimé jeudi que les sanctions imposées à cause du conflit en Ukraine risquent d'entraîner une inflation mondiale des prix alimentaires, car la Russie ne pourra plus exporter suffisamment d'engrais.

"Si ça continue comme ça, cela aura des conséquences sérieuses (...) pour le secteur alimentaire dans l'ensemble, la hausse de l'inflation sera inévitable", a-t-il dit, lors d'une réunion gouvernementale, alors que les exportations d'engrais russes doivent être suspendues.

16h10 : Déjà 100 milliards de dollars de dégâts en Ukraine, selon un conseiller de Zelensky

Les dégâts provoqués par la guerre en Ukraine sont pour l'heure estimés à 100 milliards de dollars, selon des évaluations préliminaires, a indiqué jeudi Oleg Ustenko, le conseiller économique du président ukrainien.

"Des estimations très préliminaires que nous avons effectuées (...) montrent que la valeur des actifs que nous avons déjà perdus, qui ont été détruits [par la Russie] s'élève à environ 100 milliards de dollars américains", a-t-il déclaré lors d'une conversation en ligne avec le Peterson Institute for International Economics (PIEE), un centre de réflexion américain.

M. Ustenko a toutefois estimé que le système financier ukrainien s'en sortait plutôt bien "compte tenu des circonstances actuelles", citant "un taux de change plus ou moins stable".

"Environ 50% de nos entreprises ne fonctionnent plus et celles qui tournent encore, ne sont pas à 100% de leurs capacités", a-t-il également détaillé.

Le conseiller de Volodymyr Zelensky a également souligné que l'Ukraine vivait "un vrai désastre" et c'est bien "plus grave que n'importe lequel d'entre nous aurait pu l'imaginer".

Il a aussi évoqué l'important travail de reconstruction à venir alors que routes, ponts, hôpitaux ont été détruits.

15h20 : La Russie maintient toutes ses exportations énergétiques, y compris via l'Ukraine, assure Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a souligné jeudi que son pays maintenait toutes ses livraisons d'hydrocarbures en dépit du conflit en Ukraine et des sanctions occidentales, jugeant la Russie pas responsable de l'envolée des cours mondiaux.

"Nous respectons toutes nos obligations en matière d'approvisionnements énergétiques", a-t-il souligné lors d'une réunion gouvernementale, soulignant que "tous les volumes" étaient livrés à l'Europe comme ailleurs et que même le "système de transport de gaz de l'Ukraine est rempli à 100%".

Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion avec les membres du gouvernement russe par vidéoconférence à Moscou, le 10 mars 2022.
Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion avec les membres du gouvernement russe par vidéoconférence à Moscou, le 10 mars 2022. ©AFP

15h05 : Rencontre entre les présidents Loukachenko et Poutine vendredi à Moscou

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko se rendra vendredi à Moscou pour y rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine, rapporte jeudi l'agence officielle biélorusse BelTA. Les deux chefs d'Etat évoqueront la situation en Ukraine et dans la région mais aborderont aussi les relations et la coopération économique à la lumière des sanctions internationales qui frappent les deux pays, a ajouté Belta.

14h12 : Des tanks russes atteignent la lisière nord-est de Kiev

Des tanks russes sont arrivés jeudi à la lisière nord-est de la capitale ukrainienne Kiev, qu'ils menacent d'encercler après être déjà parvenus dans ses faubourgs au nord et à l'ouest. Une équipe de l'AFP a vue des colonnes de fumée s'échapper du village de Skybyn, à quelques centaines de mètres du dernier barrage des forces ukrainiennes avant l'entrée de Kiev au nord-est.

Des soldats ukrainiens ont raconté à l'AFP avoir intensément combattu dans la nuit pour y garder le contrôle de la dernière portion d'autoroute avant la capitale, sa principale entrée au nord-est.

"Des opérations militaires sont en cours à Skybyn", a indiqué à l'AFP un soldat prénommé Sergiy, affirmant qu'une colonne de chars russes avait été partiellement détruite.

14h10 : Maternité bombardée : l'UE condamne un "crime de guerre odieux"

Le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, a qualifié jeudi de "crime de guerre odieux" le bombardement russe d'un établissement abritant une maternité et un hôpital pédiatrique à Marioupol en Ukraine, qui a fait trois morts, dont une fillette.

"Marioupol est assiégé. Le bombardement par la Russie d'un hôpital comprenant une maternité est un crime de guerre odieux", a-t-il réagi sur Twitter.

"Les attaques aériennes contre des quartiers résidentiels et le blocage des convois d'aide (vers la ville) par les forces russes doivent cesser immédiatement", a ajouté M. Borrell, rappelant la "nécessité" d'organiser "immédiatement" des corridors humanitaires.

13h53 : 71 enfants tués en Ukraine depuis le début de l'offensive russe, selon une responsable ukrainienne

Au moins 71 enfants ont été tués en Ukraine depuis le début de l'offensive russe le 24 février, a annoncé jeudi Liudmyla Denisova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.

"Du début de l'invasion russe au 10 mars 11H00 (09H00 GMT) inclus, 71 enfants ont été tués et plus de 100 blessés", a-t-elle indiqué dans un communiqué sur Telegram.

13h51 : La BCE prendra "toutes les mesures nécessaires" pour garantir la stabilité financière

La Banque centrale européenne s'est dite déterminée jeudi à prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité des prix et a décidé d'accélérer le retrait progressif de ses soutiens monétaires, face aux conséquences économiques de la guerre en Ukraine.

"Le Conseil des gouverneurs prendra toutes les mesures nécessaires pour remplir le mandat de la BCE consistant à rechercher la stabilité des prix et à préserver la stabilité financière", selon un communiqué à l'issue de la réunion des gardiens de l'euro, qui ont décidé d'avancer de quelques mois le calendrier de diminution du programme d'achats de dettes afin de lutter contre l'inflation.

13h43 : La Russie interdit d'exporter certaines marchandises et équipements étrangers

La Russie a interdit jeudi l'exportation de certaines marchandises et équipements du pays, pour faire face aux sévères sanctions économiques adoptées à son encontre par les Occidentaux pour le conflit en Ukraine.

Cette mesure concerne des biens et équipements précédemment importés en Russie depuis l'étranger.

Selon le gouvernement, cette interdiction vise certaines technologies liées aux télécommunications, à la médecine, des machines agricoles ou encore des équipements électriques. Il s'agit aussi des locomotives, turbines, machines de traitement des métaux et des pierres, des moniteurs et projecteurs.

13h23 : La moitié de la population de Kiev a fui depuis le début de l'invasion russe, selon le maire de la ville

La moitié de la population de l'agglomération de Kiev a fui depuis le début de l'invasion russe en Ukraine le 24 février, a annoncé jeudi le maire de la capitale ukrainienne Vitali Klitschko.

"D'après nos informations, un habitant de Kiev sur deux a quitté la ville. Aujourd'hui, un peu moins de deux millions d'habitants s'y trouvent", a-t-il déclaré à la télévision ukrainienne.

"Cependant, Kiev s'est transformée en forteresse", a martelé M. Klitschko, au quinzième jour de l'invasion russe: "Chaque rue, chaque bâtiment, chaque checkpoint s'est fortifié".

L'agglomération de Kiev comptait 3,5 millions d'habitants avant le début du conflit avec la Russie.

Des membres des Forces de défense territoriale ukrainiennes tiennent une arme anti-char dans un parc de la banlieue de Kiev, en Ukraine, mercredi 9 mars 2022.
Des membres des Forces de défense territoriale ukrainiennes tiennent une arme anti-char dans un parc de la banlieue de Kiev, en Ukraine, mercredi 9 mars 2022. ©AP

13h10 : Les universités belges rompent les contacts avec les unifs russes soutenant l'invasion

Les rectrices et recteurs des universités belges, réunis au sein du Conseil des recteurs (CReF) et du Vlaamse interuniversitaire raad (VLIR) ont décidé jeudi de suspendre formellement les relations académiques avec les universités russes soutenant l'invasion de l'Ukraine. En fin de semaine dernière, l'Union russe des recteurs et rectrices (RUR) a publié une déclaration ferme soutenant l'armée russe et la décision de Vladimir Poutine d'envahir le pays voisin. Dans la déclaration, l'organisation reprenait le langage du président russe; parlant d'une "opération spéciale" nécessaire pour "réaliser la démilitarisation et de la dénazification de l'Ukraine".

12h45 : Sony et Nintendo suspendent leurs expéditions vers la Russie

Les géants japonais du jeu vidéo Sony et Nintendo ont annoncé la suspension de leurs expéditions à destination de la Russie, rejoignant un nombre croissant d'entreprises se désengageant du pays après l'invasion russe de l'Ukraine. "Sony Interactive Entertainment (SIE) rejoint la communauté mondiale dans son appel à la paix en Ukraine", a déclaré le fabricant de la PlayStation mercredi sur Twitter.

"Nous avons suspendu toutes les expéditions de jeux et de consoles, le lancement de Gran Turismo 7 et les opérations du PlayStation Store en Russie", a ajouté Sony.

12h42 : Scholz et Macron à Poutine: la solution doit venir de "négociations entre l'Ukraine et la Russie"

Une solution à la guerre en Ukraine doit passer par des "négociations entre l'Ukraine et la Russie", ont déclaré au président russe Vladimir Poutine les dirigeants français et allemand lors d'un entretien téléphonique jeudi.

"MM. Macron et Scholz ont insisté sur le fait que toute solution à cette crise devait passer par des négociations entre l'Ukraine et la Russie", a indiqué une source gouvernementale allemande. Lors de cet entretien, la France et l'Allemagne ont également "exigé de la Russie un cessez-le-feu immédiat".

12h24 : Appel à vider les files du centre Bordet: seuls 36% des Ukrainiens sont en demande d'abri

Depuis l'ouverture du centre Bordet vendredi, 3.067 Ukrainiens ont été enregistrés et 36% d'entre eux (1.129) ont demandé un hébergement, a indiqué jeudi matin la porte-parole de l'Office des Étrangers Dominique Ernould sur base des données clôturées de la veille au soir. Sur la seule journée de mercredi, 822 personnes ont été enregistrées et 320 ont sollicité une place d'accueil. Jeudi matin, il y avait déjà quelque 800 Ukrainiens qui faisaient la file devant le centre d'enregistrement, selon la première estimation du jour de la police de Bruxelles-Ixelles.

12h18 : La Russie veut parler avec l'Ukraine, prématuré d'évoquer un sommet

La Russie est disposée à poursuivre les négociations avec l'Ukraine dans le cadre du format existant au Bélarus, a indiqué jeudi le chef de la diplomatie russe, mais a jugé prématuré l'idée d'un sommet des présidents. "La rencontre d'aujourd'hui a confirmé que le format russo-ukrainien au Bélarus n'a pas d'alternative", a dit le Sergueï Lavrov après avoir rencontré en Turquie son homologue ukrainien Dmytro Kouleba, une première depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février.

Il a indiqué par contre qu'une rencontre entre les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, n'était pas à l'ordre du jour dans l'immédiat.

11h58 : Une nouvelle loi autorise les civils ukrainiens à tirer sur les combattants ennemis

Les civils ukrainiens sont désormais autorisés à ouvrir le feu sur des troupes identifiées comme des forces hostiles en vertu d'une nouvelle loi entrée en vigueur cette semaine, rapportent jeudi les médias ukrainiens. Selon la loi, qui est entrée en vigueur lundi, les étrangers et les apatrides vivant légalement dans le pays peuvent également obtenir des armes et les utiliser contre les soldats russes impliqués dans l'invasion de l'Ukraine.

11h46: Le Premier ministre espagnol accuse la Russie de "crimes de guerre"

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a qualifié jeudi de "crimes de guerre" le bombardement d'hôpitaux par les forces russes en Ukraine, où une maternité a été touchée mercredi à Marioupol, faisant trois morts, dont une fillette, et 17 blessés. "Nous voyons comme ils sont en train de bombarder des hôpitaux. Ils s'attaquent précisément à la société civile de manière indiscriminée, violant clairement les droits humains et très probablement commettant des crimes de guerre, et ces crimes de guerre ne peuvent rester impunis", a déclaré M. Sanchez lors d'une visite dans un centre d'accueil pour réfugiés ukrainiens à Pozuelo de Alarcon, près de Madrid.

11h30 : La maternité de Marioupol servait de base à des nationalistes ukrainiens, selon Lavrov

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a justifié jeudi le bombardement d'une maternité dans la ville ukrainienne assiégée de Marioupol, dont le bâtiment servait selon lui de base à un bataillon nationaliste. "Cette maternité a été reprise depuis longtemps par le bataillon Azov et d'autres radicaux, et toutes les femmes en couches, toutes les infirmières et tout le personnel de soutien ont été mis à la porte", a assuré M. Lavrov à l'issue de pourparlers avec son homologue ukrainien en Turquie.

Le ministre russe des Affaires étrangères a par ailleurs jugé jeudi "dangereuses" les livraisons d'armes par les Occidentaux à l'Ukraine qui combat une invasion de l'armée russe, à l'issue de premiers pourparlers avec son homologue ukrainien.

"Ceux qui gorgent d'armes l'Ukraine doivent bien sûr comprendre qu'ils porteront la responsabilité de leurs actes", a déclaré Serguei Lavrov devant la presse, dénonçant en particulier les livraisons de missiles sol-air portables.

11h27 : La Russie juge "dangereuses" les livraisons d'armes à l'Ukraine

Le ministre russe des Affaires étrangères a jugé jeudi "dangereuses" les livraisons d'armes par les Occidentaux à l'Ukraine qui combat une invasion de l'armée russe, à l'issue de premiers pourparlers avec son homologue ukrainien.

"Ceux qui gorgent d'armes l'Ukraine doivent bien sûr comprendre qu'ils porteront la responsabilité de leurs actes", a déclaré Serguei Lavrov devant la presse, dénonçant en particulier les livraisons de missiles sol-air portables.

11h19 : Le Samusocial double ses équipes en rue pour assurer une veille humanitaire à Bruxelles

Face aux difficultés à absorber les flux d'Ukrainiens devant se faire enregistrer pour accéder aux solutions d'accueil déployées, le Samusocial constate que les personnes dormant en rue sont en augmentation dans la capitale. En conséquence, l'association annonce jeudi matin avoir mis sur pied une seconde équipe d'intervention mobile pour effectuer des maraudes dans la capitale. Le Samusocial vise à assurer une veille humanitaire à Bruxelles le temps que durera la vague d'arrivées des Ukrainiens qui fuient la guerre. Ses deux équipes mobiles iront à la rencontre des personnes sans-abri et des réfugiés qui passent la nuit dehors, leur distribueront couvertures, nourriture et boissons chaudes et proposeront un hébergement d'urgence à ceux identifiés comme extrêmement vulnérables.

11h05 : Pourparlers d'Antalya: "Pas de progrès sur un cessez-le-feu" selon le ministre ukrainien

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a regretté jeudi l'absence de progrès sur un cessez-le-feu dans son pays, lors des entretiens avec son homologue russe Serguei Lavrov dans le sud de la Turquie.

"Nous avons évoqué un cessez-le-feu mais aucun progrès n'a été accompli en ce sens", a-t-il déclaré devant la presse, ajoutant cependant qu'avec M. Lavrov, ils avaient décidé de "poursuivre leurs efforts".

"L'Ukraine ne se rendra pas " a encore prévenu le ministre. "Nous sommes ouverts à la diplomatie mais si ça ne marche pas, nous protègerons notre pays et notre peuple".

"Nous voulions obtenir un cessez-le-feu de 24 heures. Lavrov a dit que Moscou voulait parler des corridors humanitaires", a-t-il précisé, espérant un corridor pour évacuer la ville de Marioupol dans le sud de l'Ukraine, visée par d'intenses bombardements russes dont un a touché l'hôptal pédiatrique.

10h49: Trois journaux nordiques vont publier en russe pour contrer le Kremlin

Trois grands journaux nordiques ont annoncé jeudi la traduction en russe d'une partie de leurs articles sur la guerre en Ukraine, afin de pouvoir atteindre le public en Russie et contrer la "propagande" du Kremlin. "Notre but est de donner aux Russes accès à une couverture non partisane et fiable", écrivent les rédacteurs en chef des quotidiens de référence Politiken (Danemark), Dagens Nyheter (Suède) et Helsingin Sanomat (Finlande) dans une tribune commune.

10h25 : Trains polonais gratuits pour les Ukrainiens allant en Allemagne

La société polonaise des chemins de faire PKP a décidé de rendre gratuits pour les citoyens ukrainiens tous les trains reliant plusieurs grandes villes à l'Allemagne, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

10h18 : Nouvelles sanctions du Royaume-Uni contre des oligarques russes dont Abramovitch

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre sept oligarques russes dont le propriétaire du club de Chelsea Roman Abramovitch et son ancien partenaire commercial Oleg Deripaska qui vont subir un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager.

"Les sanctions d'aujourd'hui montrent une fois de plus que les oligarques et les kleptocrates n'ont pas leur place dans notre économie ou notre société. Avec leurs liens étroits avec Poutine, ils sont complices de son agression", a déclaré dans un communiqué la ministre des Affaires étrangères Liz Truss à propos de l'invasion russe de l'Ukraine.

10h07 : Le Kremlin va demander "des informations" à l'armée sur le bombardement de la maternité de Marioupol

09h26 : La France suspend les procédures d'adoption pour les enfants d'Ukraine et Russie

La France a décidé de suspendre les procédures d'adoption internationale d'enfants résidant en Russie et en Ukraine en raison de la guerre. Deux arrêtés en ce sens, datés du 7 mars, ont été publiés jeudi au Journal officiel.

Toutes les procédures d'adoption internationale concernant des enfants ayant leur résidence habituelle en Ukraine et Russie par toute personne résidant en France sont suspendues pour une durée de trois mois, énoncent-ils.

09h24 : La rencontre des chefs des diplomaties russe et ukrainienne en Turquie a commencé


Les pourparlers entre les ministres des Affaires étrangères de Russie Serguei Lavrov et d'Ukraine Dmytro Kuleba ont commencé dans le sud de la Turquieen présence de leur homologue turc, a confirmé à l'AFP un diplomate turc.

Il s'agit de la première rencontre à ce niveau depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, il y a tout juste deux semaines.

Les pourparlers entre les ministres russe et ukrainien ont débuté dans le sud de la Turquie pour essayer de parvenir à un cessez-le-feu, a indiqué un diplomate turc à l'AFP.

Avant le début de la réunion trilatérale, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a accueilli et s'est entretenu séparément avec chacun des deux ministres, arrivés la veille au soir et descendus dans des hôtels différents.

Il a d'abord reçu M. Kuleba, souriant, qu'il a salué d'une accolade chaleureuse, puis M. Lavrov, apparu le visage fermé.

09h16 : Moscou accuse le Pentagone d'avoir financé en Ukraine des recherches sur des armes biologiques

Le ministère russe de la Défense a accusé jeudi les Etats-Unis d'avoir financé un programme d'armes biologiques en Ukraine, affirmant avoir trouvé des preuves en ce sens dans des laboratoires ukrainiens.

"L'objectif de ces recherches biologiques financées par le Pentagone en Ukraine était de créer un mécanisme de propagation furtive de pathogènes meurtriers", a dit dans son briefing matinal sur le conflit en Ukraine le porte-parole du ministère, Igor Konachenkov.

08h31 : La Russie cesse de participer au Conseil de l'Europe

La Russie ne participera plus au Conseil de l'Europe, a annoncé jeudi le ministère russe des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse d'Etat Tass. Selon lui, "les pays de l'UE et de l'Otan, qui sont hostiles à la Russie, continuent sur la voie de la destruction du conseil et de l'espace humanitaire et juridique commun en Europe".

08h30 : Trois personnes dont une fillette ont été tuées à l'hôpital pédiatrique de Marioupol, selon les autorités ukrainiennes

Trois personnes, dont un enfant, ont été tuées dans le bombardement russe d'un hôpital pédiatrique à Marioupol (est) mercredi, a annoncé jeudi la mairie de cette ville portuaire. "Trois personnes ont péri, dont une fillette", a indiqué la municipalité sur Telegram. Le précédent bilan publié la veille par les autorités faisait état de 17 personnes blessées.

07h34 : Les Pays-Bas prolongent leur engagement dans la défense aérienne de l'Europe de l'Est

Les huit avions de combat - quatre F-16 et quatre appareils F-35 de cinquième génération - que les Pays-Bas ont mis à la disposition de l'Otan pour la protection de l'espace aérien polonais seront disponibles au moins jusque fin mars, a annoncé mercredi soir le ministère de la Défense à La Haye. Ces chasseurs opèrent quotidiennement, par paires, au départ de leur base respective - Volkel, au sud des Pays-Bas pour les F-16 et Leeuwarden, dans le nord-ouest pour les F-35 - au-dessus de l'Europe de l'Est avant de revenir à leur base de départ à l'issue de missions effectuées à l'aide d'avions ravitailleurs en vol.

06h29 : Le secrétaire général de l'ONU juge épouvantable l'attaque russe d'un hôpital pédiatrique

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a jugé que l'attaque russe d'un hôpital pédiatrique dans la ville portuaire de Marioupol en Ukraine était épouvantable.

05h18 : Premier vote au Congrès pour le budget américain avec 14 milliards pour l'Ukraine

Les élus de la Chambre des représentants ont adopté mercredi soir un nouveau budget fédéral américain qui comprend une enveloppe pharamineuse de près de 14 milliards de dollars pour la crise ukrainienne.Le texte, qui comprend un volet économique et humanitaire, mais aussi des armes et des munitions pour Kiev, doit désormais être voté au Sénat avant d'être promulgué par Joe Biden.

04h00 : L'UE en sommet de crise à Versailles pour s'affirmer face à la guerre

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE vont tenter jeudi et vendredi à Versailles de poser les fondations d'une Europe plus souveraine après le choc de l'invasion russe en Ukraine qui a exposé ses faiblesses.

La guerre déclenchée par Vladimir Poutine a souligné le manque de capacités militaires européennes, les 27 Etats membres ayant très largement réduit leurs budgets depuis la fin de la guerre froide.

03h44 : Tirs dans diverses villes, des couloirs humanitaires prévus depuis Soumy

Les autorités locales en Ukraine ont à nouveau fait état de tirs dans diverses villes du pays. Des avions russe auraient ciblé les environs de la ville du Soumy, au nord est du pays. Les autorités ukrainiennes prévoient d'ouvrir trois couloirs humanitaires à partir de cette région, a confirmé le président de l'administration régionale, Dmitro Zjivitski. Il annonçait que mardi et mercredi, 50.000 personnes avaient déjà pris la fuite.

02h57 : Quelque 35.000 civils évacués mercredi de villes ukrainiennes

Au moins 35.000 civils ont été évacués mercredi de plusieurs villes ukrainiennes assiégées, a annoncé le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky.

Le dirigeant a annoncé dans un message vidéo mercredi soir que des habitants des villes de Soumy, d'Enerhodar et de zones proches de la capitale Kiev avaient pu être évacués par trois couloirs humanitaires.

02h50 : L'armée ukrainienne assure ralentir l'offensive russe

L'armée ukrainienne a assuré jeudi à l'aube qu'elle ralentissait et retenait l'offensive russe, deux semaines après le début du conflit. L'Etat major ukrainien a assuré dans un bulletin que dans certaines zones d'opérations, les unités russes avaient perdu leur force de combat et appelaient des réserves.

Les forces russes étaient toujours à l'oeuvre dans les alentours de la capitale ukrainienne Kiev et renforçaient aussi leurs unités près de la ville de Mykolaiv, au sud du pays.

00h49 : Le président Zelensky dénonce un "crime de guerre" avec le bombardement d'un hôpital

Le bombardement par la Russie mercredi d'un hôpital pédiatrique dans le port stratégique de Marioupol en Ukraine représente un "crime de guerre", a estimé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message vidéo. "Aujourd'hui est le jour qui définit tout. Qui est de quel côté. Des bombes russes sont tombées sur un hôpital et sur une maternité à Marioupol (...) Les bâtiments sont détruits. A ce stade il y a 17 blessés. Les débris sont en train d'être fouillés", a-t-il dit.

"Quel genre de pays, la Russie, a peur d'hôpitaux et de maternités et les détruit ?", a-t-il ironisé, dénonçant les "atrocités" infligées à Marioupol, soumise à un blocus russe depuis plus d'une semaine.

00h30 : Plus d'un million d'enfants ukrainiens ont déjà fui le pays, selon Unicef

Plus d'un million d'enfants ont fui l'Ukraine en deux semaines depuis l'offensive russe dans le pays, selon un décompte de l'Unicef qui recense 7,5 mineurs dans le pays. Au moins 37 enfants ont été tués et 50 blessés dans le conflit, affirme la directrice Catherine Russell mercredi. Elle a en outre dénoncé l'attaque d'un hôpital pédiatrique à Marioupol, théâtre d'âpres combats. "Je suis horrifiée par l'attaque perpétrée aujourd'hui contre une maternité à Marioupol, en Ukraine - une attaque à la suite de laquelle de jeunes enfants et des femmes en train d'accoucher se seraient retrouvés enterrés sous les décombres. Nous ne connaissons pas encore le nombre de victimes, mais nous craignons le pire", a-t-elle commenté.

Lundi, l'Unicef assurait que des habitations, des écoles, des orphelinats et des hôpitaux avaient été pris pour cible dans les combats. "De nombreuses familles se terrent désormais dans des abris, des tunnels de métro ou des caves, parfois des heures durant. Les femmes accouchent dans des services de maternité de fortune qui disposent de fournitures médicales limitées".

00h27 : Plus de 1200 civils tués à Marioupol en 9 jours de siège russe, selon la mairie

Les neuf jours de siège russe sur le port stratégique de Marioupol dans le sud de l'Ukraine ont fait un total de 1.207 morts parmi les civils, a affirmé mercredi soir la mairie dans un court texte sur sa chaîne Telegram. "Neuf jours. Neuf jours de blocus de Marioupol. Neuf jours de bombardement continu de la population civile. Neuf jours, un demi-million de gens vivant sans électricité, eau, chauffage ni communications. Neuf jours que la ville est coupée du monde extérieur. Neuf jours - 1.207 civils de Marioupol tués. Neuf jours de génocide de la population civile", écrit la mairie dans ce texte.

00h25: Le Congrès américain veut débloquer 14 milliards de dollars pour l'Ukraine

Les élus de la Chambre américaine des représentants vont se prononcer mercredi soir sur une enveloppe pharamineuse de près de 14 milliards de dollars pour la crise ukrainienne, qui comprend un volet économique et humanitaire, mais aussi des armes et des munitions. Ces fonds doivent permettre à Kiev de protéger son réseau électrique, combattre les cyberattaques et s'équiper en armes défensives. Le paquet comprend également plus de 2,6 milliards de dollars d'aide humanitaire et plus d'un milliard de dollars soutenir les réfugiés fuyant l'Ukraine.

00h23 : Aide d'urgence du FMI de 1,4 milliard de dollars, le pays en récession cette année

Le FMI a approuvé mercredi une aide d'urgence d'un montant de 1,4 milliard de dollars en faveur de l'Ukraine qui est confrontée "à une très grave crise humanitaire et économique" depuis l'invasion du pays par l'armée russe. "Les besoins de financement sont importants, urgents et pourraient augmenter considérablement à mesure que la guerre se poursuit", a réagi la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

Elle a aussi prévenu que l'Ukraine allait connaître une "profonde récession" cette année.

Avant la guerre, l'institution de Washington tablait sur une croissance de l'économie ukrainienne de 3,6% cette année.