Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence

18ème jour de combat en Ukraine : suivez les dernières informations.

Plusieurs explosions ont retenti dimanche matin à Lviv, jusqu'en Pologne voisine, a constaté un journaliste de l'agence de presse allemande DPA basé à Przemyśl, à moins de 100 km de la frontière ukrainienne. Selon les médias locaux ukrainiens, cette ville de l'ouest du pays qui sert de refuge à de nombreux civils fuyant la guerre a été la cible de tirs de roquettes. Les troupes russes progressent vers l'ouest du pays et la frontière polonaise.

L'évolution de la situation en direct :

23h54:Zelensky réclame une zone d'exclusion aérienne, sinon les roquettes vont tomber sur l'Otan

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a à nouveau exhorté lundi l'Otan d'instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de son pays, prévenant qu'à défaut l'organisation risquait de voir des "roquettes russes" tomber sur ses Etats membres.

"Si vous ne verrouillez pas notre ciel, ce n'est qu'une question de temps, les roquettes russes vont tomber sur votre territoire, sur le territoire de l'Otan", a déclaré M. Zelensky dans une allocution vidéo diffusé peu après minuit.

23h21: Le ministre de la Santé ukrainien affirme que sept hôpitaux ont été détruits

Sept hôpitaux ont été détruits de manière irrémédiable en Ukraine depuis le début de l'invasion du pays par la Russie, selon le ministre de la Santé ukrainien, Viktor Liashko.

Ces hôpitaux vont devoir être complètement reconstruits après les bombardements russes, a estimé le ministre dimanche soir, selon l'agence de presse Ukrinform. Plus d'une centaine d'autres infrastructures de soins auraient en outre été endommagées par la violence.

Parmi le personnel médical, le bilan mortel est de six décès et douze blessés, selon le décompte fourni par le ministre. L'attaque d'un hôpital pédiatrique et d'une maternité dans la ville assiégée de Marioupol (sud est) a suscité une vague d'indignation la semaine passée. Moscou a affirmé que le bâtiment avait été utilisé par des combattants ukrainiens. Tant l'Ukraine que les Nations unies assurent pourtant que l'infrastructure était toujours en fonction pour fournir des soins de santé.

21h52: 658 Ukrainiens se sont enregistrés à Bordet

658 Ukrainiens se sont enregistrés dimanche à l'hôpital Jules Bordet à Bruxelles, indique Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des étrangers. Depuis le début de l'ouverture du centre d'accueil, 6.048 Ukrainiens se sont enregistrés, dont 2.059 ont indiqué avoir besoin d'un logement.

Ce centre a fermé ses portes dimanche, à la veille de l'ouverture de celui du Heysel.

21h47: "Au moins 12 morts" lors d'attaque contre les soins de santé", selon l'UNICEF

En Ukraine, depuis le début de la guerre, "31 attaques contre les soins de santé ont été documentées", faisant "au moins 12 morts et 34 blessés", selon un décompte communiqué dimanche par l'Unicef, qui met en garde contre un risque d'"effondrement" du système de soins.

"Le système de soins de santé en Ukraine est manifestement mis à rude épreuve, et son effondrement serait une catastrophe", alertent les directeurs généraux de l'Unicef, du FNUAP (Fonds des nations unies pour la population) et de l'OMS, dans une déclaration commune publiée dimanche.

Selon les rapports du système de surveillance des attaques contre les soins de santé de l'OMS, dans 24 de ces incidents, des installations de soins de santé ont été endommagées ou détruites, tandis que dans cinq cas, des ambulances ont été endommagées ou détruites.

Selon ces agences et organisation, 4.300 naissances ont eu lieu en Ukraine depuis le début de la guerre et 80.000 Ukrainiennes devraient accoucher au cours des trois prochains mois.

20h00 : blocage de camions se dirigeant vers le Bélarus

Des camions quittant la Pologne en direction du Bélarus ont été bloqués dimanche à la frontière entre les deux pays par une action spontanée de citoyens appelant au respect des sanctions imposées depuis l'invasion russe en Ukraine, a rapporté l'agence PAP. La file de camions formée sur la route nationale 68 menant vers le poste frontalier de Kukuryki est longue d'environ 15 kilomètres. "Les sanctions introduites par l'Union européenne dans le commerce avec la Russie et le Bélarus (son allié, ndlr) restent très officielles et théoriques", a déclaré à la PAP Viktoria, qui participe au blocage. On restera en place "autant qu'on tiendra", a-t-elle assuré. Selon les autorités polonaises, seules les marchandises libres de sanctions peuvent traverser la frontière avec le Bélarus.

19h34: les pourparlers entre l'Ukraine et la Russie continueront lundi sous forme virtuelle

Une session de négociations par visioconférence entre la Russie et l'Ukraine se tiendra lundi, a confirmé dimanche soir Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Une session de négociations aura lieu lundi pour faire un résumé des résultats préliminaires" des pourparlers, a-t-il écrit sur son compte Twitter. Plus tôt dans la soirée, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov avait annoncé la tenue de cet échange lundi par visioconférence.

19h13 : le drone qui s'est écrasé à Zagreb portait une bombe aérienne

Le drone militaire de conception soviétique qui s'est écrasé jeudi à Zagreb transportait une bombe aérienne, a dit dimanche le ministre croate de la Défense, qui a déploré des "manquements" dans la réaction de certains alliés au sein de l'Otan. "Nous avons découvert sur l'engin des parties de la bombe aérienne (...) et nous pouvons dire pour l'instant qu'il s'agit d'une bombe aérienne qui était utilisée sur des avions de fabrication soviétique", a déclaré à la presse le ministre croate de la Défense, Mario Banozic.

Les autorités croates ont précisé samedi que l'engin, "lancé sur le territoire de l'Ukraine", était un Tupolev Tu-141 Strizh, un aéronef télécommandé fabriqué dans les années 1970 et 1980 pour les besoins de l'armée soviétique qui l'utilisait pour des missions de reconnaissance.

Selon le ministre, ce drone de plus de 6 tonnes a subi des "modifications (...) selon toute évidence, ces derniers temps".

"Les traces de l'explosif et autres éléments trouvés laissent supposer que cet engin n'était pas destiné à la reconnaissance", a dit M. Banozic.

Il n'a pas indiqué si la bombe avait explosé, et n'a pas su en préciser le type. L'épave du drone et les fragments de la bombe seront transportés "dans une zone militaire où une analyse détaillée sera faite", a-t-il expliqué.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©AFP

L'engin s'est écrasé jeudi soir dans un parc situé à six kilomètres du centre de Zagreb, à côté d'une cité universitaire hébergeant 4.500 étudiants et à quelque 200 mètres d'un quartier résidentiel, sans faire de victimes. Une quarantaine de voitures garées sur un parking ont été endommagées.

Les enquêteurs ont découvert aussi la "boîte noire" de l'engin qui devrait permettre, avec les coordonnées de la trajectoire enregistrées par des radars, de déterminer son point de départ, selon le ministre.

Il a annoncé que la chute du drone serait évoquée lors d'une réunion ministérielle des pays membres de l'Otan mercredi, et notamment des "manquements qui se sont produits en Roumanie et en Hongrie".

Les autorités croates affirment que l'engin a volé pendant environ 40 minutes dans l'espace aérien hongrois et que la Croatie n'en a pas été informée. Avant de s'écraser à Zagreb, le drone a volé pendant sept minutes dans l'espace croate, selon la même source.

Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic a déploré samedi les défauts de coordination au sein de l'Otan dans cet "incident"

18h31: le Pentagone assure qu'il défendra le territoire de l'OTAN en cas d'attaque

"Une attaque armée contre l'un est considérée comme une attaque armée contre tous", a déclaré dimanche à ABC le porte-parole du Pentagone, John Kirby, en réponse aux tirs de roquettes russes près de la frontière polonaise. Et c'est pour la même raison que les États-Unis et l'OTAN renforceraient leur présence à la frontière orientale du territoire de l'OTAN, a déclaré M. Kirby. "Nous avons dit très clairement à la Russie que le territoire de l'OTAN sera défendu non seulement par les Etats-Unis, mais aussi par nos alliés", a déclaré John Kirby. Il a déclaré qu'il existe une ligne de communication directe avec le ministère russe de la Défense afin d'éviter un conflit direct.

L'armée russe a lancé une attaque à la roquette près de la ville ukrainienne de Lviv, tuant au moins 35 personnes et en blessant des dizaines d'autres, non loin de la frontière polonaise.

Jake Sullivan, conseiller du président américain Joe Biden pour la sécurité nationale, a également déclaré dimanche à la chaîne NBC que les États-Unis défendraient chaque partie du territoire de l'OTAN. Cependant, l'armée américaine n'interviendra pas directement sur le sol ukrainien pour éviter une confrontation avec la Russie, a déclaré Jake Sullivan.

18h19 : l'alimentation électrique du site nucléaire de Tchernobyl rétablie

L'alimentation électrique du site nucléaire de Tchernobyl a été rétablie dimanche, a annoncé l'agence nucléaire ukrainienne Energoatom, citant le ministre ukrainien de l'Energie.

"Aujourd'hui, grâce aux efforts incroyables des spécialistes d'Ukrenergo (l'opérateur ukrainien du site), nos ingénieurs nucléaires et nos électriciens ont réussi à rétablir l'alimentation électrique de la centrale de Tchernobyl, saisie par les occupants russes", a indiqué le ministre, Guerman Galouchtchenko, dans un communiqué publié par Energoatom.

"Désormais, les systèmes de refroidissement des assemblages combustibles vont fonctionner de nouveau normalement, et plus grâce à des générateurs de secours", a-t-il ajouté.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©Abacapresse

Mercredi, Ukrenergo avait annoncé que la centrale, à l'origine de la plus grave catastrophe nucléaire civile en 1986, avait "été complètement déconnectée du réseau électrique en raison des actions militaires de l'occupant russe".

L'Agence internationale de l'énergie atomique avait toutefois indiqué que cet incident ne présentait "pas d'impact majeur sur la sécurité", alors que le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba avait averti que la centrale disposait de générateurs de secours d'une capacité de 48 heures seulement.

Le site de Tchernobyl, situé dans une zone d'exclusion, comprend des réacteurs qui ont été déclassés après 1986, dont le réacteur numéro 4 recouvert d'un sarcophage, et des dépôts de déchets radioactifs.

Dans le communiqué, le ministre a souligné que l'Ukraine n'avait "besoin de l'aide de personne pour fournir ou restaurer l'électricité" sur ses infrastructures.

La veille, Energoatom avait indiqué que des responsables du géant russe Rosatom étaient arrivés vendredi sur le site d'une autre centrale nucléaire ukrainienne, celle de Zaporojie, plus au sud, bombardée le 4 mars et également occupée désormais par les Russes.

Rosatom avait confirmé l'envoi de spécialistes pour "conseiller" les équipes ukrainiennes, tout en précisant que le fonctionnement de Zaporojie restait assuré par le personnel ukrainien.

18h11: plus de 800 manifestants contre le conflit en Ukraine arrêté

Plus de 800 personnes manifestant dimanche contre l'opération militaire russe en Ukraine ont été interpellées à travers 37 villes de Russie, selon l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations.

Des journalistes de l'AFP ont vu plusieurs manifestants être arrêtés brutalement à Moscou et à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), la deuxième ville du pays.

Dans la capitale, quelques dizaines de personnes avaient bravé l'interdiction de manifester en se rassemblant sur la place du Manège, près du Kremlin. Au moins 100 manifestants et un journaliste ont été emmenés par des policiers, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©Abacapresse

"La paix dans le monde !", a scandé une femme alors qu'elle était entraînée de force par deux agents.

Plusieurs policiers avaient tracé la lettre "Z" sur leurs casques, signe de reconnaissance exprimant un soutien aux soldats russes déployés en Ukraine.

En début de soirée, le ministère de l'Intérieur a indiqué que près de 300 personnes avaient été interpellées dans la capitale pour "différentes violations de l'ordre public", précisant que des poursuites judiciaires étaient envisagées contre eux.

A Saint-Pétersbourg, où de nombreux autocars de police étaient visibles dans le centre, les manifestants ont tenté de se faire discrets. Selon OVD-Info, au moins 156 personnes y ont quand même été interpellées dans la journée.

Kristina, 20 ans, était venue vêtue d'une veste bleue et d'un chapeau jaune, les couleurs de l'Ukraine, afin, selon elle, de "protester d'une façon ou d'une autre". "Bien sûr que c'est effrayant de sortir (manifester). Tout le monde est emmené, plusieurs de mes amis ont été arrêtés, d'autres ont été virés de l'université", a-t-elle dit à l'AFP.

Une passante, la soixantaine, a vociféré à un moment contre les manifestants : "Vous êtes tous des traîtres, on devrait tous vous arrêter !"

Malgré l'interdiction, des pacifistes se rassemblent quotidiennement en Russie pour dénoncer l'intervention militaire en Ukraine. Bien que leur nombre soit limité, la simple tenue de ces rassemblements est notable, tant la répression est forte.

Ceux qui manifestent s'exposent systématiquement à des amendes, voire à de longues peines d'emprisonnement selon les poursuites engagées contre eux.

En tout, depuis le 24 février, au moins 14.700 personnes ont été interpellées en Russie lors de manifestations contre le conflit, selon OVD-Info. Rien que dimanche dernier, plus de 5.000 manifestants avaient été arrêtés, un chiffre d'une ampleur inédite pour une seule journée.

18h08 : onze morts dans des bombardements à Mykolaïv

Au moins onze personnes ont été tuées dimanche dans des frappes russes sur la ville portuaire de Mykolaïv, proche d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, selon les autorités ukrainiennes. Dans la matinée, le gouverneur de la région, Vitali Kim, avait indiqué que "neuf personnes étaient mortes dans des bombardements" russes, dans donner plus de détails.

Dans l'après-midi, les services d'urgence ukrainiens et le gouverneur ont fait état d'une nouvelle frappe, cette fois contre une école, en publiant sur Telegram des images du bâtiment détruit.

"Selon le premier bilan, deux personnes sont mortes et deux blessées", ont déclaré les services d'urgence.

La ville de Mykolaïv, située à environ 130 km à l'est d'Odessa, subit d'intenses bombardements depuis plusieurs jours. Samedi, les frappes avaient notamment touché des zones d'habitation, y compris un centre de cancérologie et un hôpital ophtalmologique, selon une journaliste de l'AFP sur place.

La ville est désormais désertée et la quasi-totalité des commerces fermés.

Des milliers de civils ont fui ces derniers jours vers Odessa, encore épargnée.

17h26 : le CICR met en garde contre "un scénario du pire" à Marioupol

Le Comité international de la Croix-Rouge a mis en garde dimanche contre "un scénario du pire" dans Marioupol, ville assiégée du sud-est de l'Ukraine, si les belligérants "n'arrivent pas d'urgence à un accord humanitaire". "Le CICR est prêt à agir comme intermédiaire neutre pour faciliter le dialogue entre parties sur ces questions humanitaires", souligne un communiqué.

"Le temps est compté pour les centaines de milliers de personnes piégées dans les combats. L'histoire jugera avec horreur ce qui est en train de se passer à Marioupol si aucun accord n'est trouvé le plus vite possible entre les parties", insiste le texte.

"Nous appelons toutes les parties impliquées dans les combats à donner la priorité aux impératifs humanitaires", a déclaré Peter Maurer, le président du CICR, dans le communiqué, réclamant que l'on assure la sécurité des centaines de milliers d'habitants piégés dans la ville portuaire, soumise à des bombardements incessants des forces russes.

"La souffrance humaine est immense", souligne le communiqué, indiquant que la population - y compris les gens du CICR - sont forcés de se réfugier dans des abris souterrains sans chauffage et doivent risquer leur vie lors de brèves sorties pour chercher de la nourriture et de l'eau.

Le CICR réclame "un accord précis, fonctionnel et sans délais pour que les civils qui souhaitent partir puissent se mettre en sûreté et pour que l'aide vitale puisse atteindre ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas partir", insiste le CICR.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©AFP

17h06 : Moscou dit avoir tué des "mercenaires étrangers" lors de frappes

L'armée russe a affirmé avoir tué des "mercenaires étrangers" lors de frappes dimanche contre "la localité de Staritchi et la base militaire de Yavoriv" dans l'ouest de l'Ukraine, près de la frontière polonaise.

"En conséquence de cette frappe, jusqu'à 180 mercenaires étrangers et une importante quantité d'armes étrangères ont été éliminés", a affirmé lors d'un briefing le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, sans que ce chiffre ne puisse être confirmé de source indépendante par l'AFP.

16h54 : Chelsea pas sûr de pouvoir finir la saison, admet Petr Cech, directeur technique du club

Le directeur technique et de la performance de Chelsea, Petr Cech, a admis que les Blues n'avaient pas la certitude de pouvoir finir la saison, avec les restrictions imposées par le gouvernement britannique, dans le cadre des sanctions contre leur propriétaire russe Roman Abramovitch. "Il faut admettre que nous avançons au jour le jour parce que tout cela n'est pas entre nos mains", a déclaré l'ancien gardien de but du club à Sky Sports, avant le match contre Newcastle.

Chelsea cherche à obtenir un assouplissement des conditions posées jeudi par le gouvernement britannique pour poursuivre son activité. Le club n'a plus le droit de vendre de nouveaux billets ni d'article de merchandising et tous les revenus liés aux droits de diffusions ou aux primes de compétition sont gelés. "Les discussions se poursuivent pour que l'on puisse fonctionner d'une façon qui nous permette de finir la saison", a indiqué Cech.

Le salut du club pourrait venir d'une vente engagée avant même l'annonce des sanctions contre Abramovitch pour ses liens supposés avec le président russe Vladimir Poutine qui a ordonné l'invasion de l'Ukraine.

Mais, en dépit du nombre d'acquéreurs potentiels qui se sont manifestés, la procédure prendra plusieurs semaines encore et le gouvernement britannique sera très vigilant à ce que l'oligarque, qui avait racheté le club en 2003 pour le porter au sommet du football anglais et européen à coups de centaines de millions d'euros investis, n'en tire aucun profit.

16h50: discussion entre hauts responsables américains et chinois lundi à Rome

Des hauts responsables américains et chinois doivent se rencontrer lundi à Rome, a annoncé dimanche la Maison Blanche, qui s'inquiète d'une possible assistance de Pékin à Moscou, visée par des sanctions occidentales depuis l'invasion de l'Ukraine. Le conseiller à la sécurité nationale du président américain Joe Biden, Jake Sullivan, doit rencontrer Yang Jiechi, le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie.

Les deux responsables et leurs équipes "discuteront des efforts en cours visant à gérer la compétition entre nos deux pays et discuteront de l'impact de la guerre de la Russie contre l'Ukraine pour la sécurité régionale et mondiale", a indiqué Emily Horne, la porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, dans le communiqué.

"Nous surveillons étroitement la mesure dans laquelle la Chine fournit, d'une manière ou d'une autre, qu'elle soit matérielle ou économique, une assistance à la Russie", a dit dimanche sur CNN Jake Sullivan, ajoute que "c'est un sujet de préoccupation pour nous".

"Et nous avons fait savoir à Pékin que nous ne resterons pas passifs et ne laisserons aucun pays compenser les pertes de la Russie dues aux sanctions économiques", imposées depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février, a-t-il ajouté.

"Il y aura absolument des conséquences en cas d'importantes actions visant à contourner les sanctions", a prévenu Jake Sullivan.

16h 48 : Moscou et Kiev prudemment positifs à propos de leurs négociations

Moscou et Kiev sont tous deux prudemment positifs quant aux négociations de paix qu'ils mènent. Les deux délégations attendent des "résultats concrets" dans les prochains jours, selon plusieurs membres. Les deux pays négocient depuis deux semaines, mais n'ont jusqu'à présent pas obtenu de percée. "Si nous comparons les positions des deux délégations aujourd'hui avec celles qu'elles occupaient du début, nous voyons des progrès significatifs", a déclaré Leonid Sloutsky, membre de la délégation russe.

Selon lui, les deux parties pourraient s'entendre sur une position commune "déjà dans les prochains jours".

Le conseiller présidentiel ukrainien Mikhailo Podoliak s'attend également à "des résultats concrets d'ici quelques jours". Il a déclaré dans une vidéo publiée sur Twitter que la Russie ne lancerait pas d'ultimatums pendant les négociations, mais écouterait les propositions de l'Ukraine.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré dimanche à la télévision d'Etat russe qu'une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Volodimir Zelensky n'était pas exclue. Selon lui, les modalités des négociations directes devraient alors être déterminées à l'avance. "Nous devons comprendre quel devrait être le résultat de cette réunion et ce qui y sera discuté", a déclaré Peskov

16h28 : la Russie n'a plus accès à la moitié de ses réserves en devises, selon un ministre russe

La Russie ne peut plus accéder à la moitié de ses réserves de devises étrangères, d'or et d'autres actifs. Les sanctions occidentales empêchent la banque centrale du pays d'accéder à 300 milliards de dollars de réserves, a déclaré le ministre russe des Finances, Anton Silouanov. "Notre volume total de réserves est d'environ 640 milliards de dollars et nous ne pouvons utiliser actuellement environ 300 milliards de dollars en raison des circonstances", a expliqué M. Silouanov dimanche. "Nous voyons également des pays occidentaux faire pression sur la Chine", a-t-il ajouté. Certains pays exhorteraient le gouvernement chinois à ne pas autoriser la Russie à accéder à ses réserves internationales en yuan chinois. Mais selon Anton Silouanov, les relations avec la Chine sont à ce point bonnes que la Russie pourrait même augmenter ses réserves en monnaie chinoise.

L'Union européenne, les États-Unis et d'autres alliés ont bloqué l'accès aux actifs étrangers de la banque centrale russe, ce qui rend plus difficile pour le président Vladimir Poutine de financer sa guerre contre l'Ukraine. Sans devises étrangères, il est également plus difficile d'empêcher une nouvelle dévaluation du rouble. En raison des sanctions économiques et financières, la monnaie russe a déjà perdu de la valeur

16h22: les soldats russes enlèvent le maire de la ville de Dniprorudne

Des soldats russes ont enlevé un autre maire d'une ville qu'ils occupent dans le sud de l'Ukraine. Selon un porte-parole du commandement de l'armée ukrainienne dans la région de Zaporizhzhya, le maire Yevjen Matviiv, de la petite ville de Dniprorudne, a été emmené dimanche matin vers une destination inconnue. Yevjen Matviiv est le deuxième maire à disparaître. Vendredi, les troupes russes ont enlevé le maire Ivan Fedorov de Melitopol, lui reprochant de refuser de coopérer et ont installé un nouveau maire samedi. Commentant l'enlèvement de Yevjen Matviiv, le chef de l'administration régionale de Zaporijjia a déclaré que "les crimes de guerre deviennent systématiques" dans la région. Le maire de Dniprorudne a fait la une des journaux fin février lorsqu'il a réussi à chasser les chars russes de sa ville en parlant aux chauffeurs.

16h00 : plus de 2.100 habitants de Marioupol tués depuis le début de l'offensive

Plus de 2.100 habitants de Marioupol, ville portuaire assiégée dans le sud-est de l'Ukraine, ont été tués depuis le début de l'offensive russe, a annoncé dimanche la mairie de la ville. "Les occupants frappent cyniquement et délibérément des bâtiments résidentiels, des zones densément peuplées, détruisent des hôpitaux pour enfants et infrastructures urbaines (...). A ce jour, 2.187 habitants de Marioupol ont péri dans les attaques russes", a indiqué la mairie de Marioupol sur Telegram.

14h04 : un journaliste américain tué par balle

Un journaliste américain a été tué et un autre blessé par balles dimanche à Irpin, dans la banlieue nord-ouest de Kiev, théâtre de violents combats depuis plusieurs jours, a-t-on appris de sources concordantes. Brent Renaud, un photographe et réalisateur indépendant de 50 ans, est le premier journaliste étranger à être tué depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février. Un journaliste de la télévision publique ukrainienne avait été tué le 1er mars dans le bombardement russe de la tour de télévision de Kiev.

Les deux journalistes américains ont été touchés à la mi-journée alors qu'ils circulaient en voiture avec un civil ukrainien, également blessé, a précisé à l'AFP Danylo Shapovalov, un médecin engagé auprès des forces ukrainiennes qui a pris en charge les victimes.

Brent Renaud "a reçu une balle dans la nuque et a été tué sur le coup", a-t-il précisé. Un journaliste de l'AFP a vu le corps du journaliste tué, qui avait ses papiers d'identité sur lui, y compris une ancienne carte d'accréditation du New York Times. Le quotidien américain a précisé dans un communiqué que ce journaliste "talentueux" avait travaillé pour lui dans le passé, dernièrement en 2015, mais que ce n'était pas le cas en Ukraine.

L'autre journaliste américain, apparemment légèrement blessé, a de son côté témoigné dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

13h38 : 250 manifestants contre la guerre en Ukraine arrêtés

Plus de 250 personnes manifestant dimanche contre la guerre russe en Ukraine ont été arrêtées à travers la Russie, selon une ONG. "Au moins 268 personnes ont déjà été arrêtées dans 23 villes", a rapporté sur son site OVD-Info, une ONG spécialisée dans le suivi des manifestations.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©AFP

Des journalistes de l'AFP ont vu plusieurs manifestants être arrêtés manu militari à Moscou et à Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays.

A Moscou, quelques dizaines de personnes ont bravé l'interdiction de manifester en se rassemblant sur la place du Manège, près du Kremlin. Au moins 30 manifestants et un journaliste ont été emmenés par des policiers, selon l'AFP.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©AFP

13h05 : Moscou accusé d'utiliser des bombes au phosphore dans l'est

Des frappes sur un grand monastère de la région de Donetsk ont fait dans la nuit de samedi à dimanche une trentaine de blessés, tandis que des bombes au phosphore ont frappé une localité de la région de Lougansk, ont affirmé des responsables ukrainiens de ces régions de l'est de l'Ukraine

12h21 : Le pape François demande à faire cesser le "massacre" en Ukraine

Le pape François a appelé dimanche à la fin du "massacre" en Ukraine, envahie par des troupes russes depuis le 24 février, estimant qu''il n'y a aucune justification à l'attaque de civils.

S'exprimant après son angélus dominical, le pape a jugé que la ville de Marioupol, port stratégique du sud de l'Ukraine situé sur la mer d'Azov, "est devenue une ville martyre dans la guerre atroce qui est en train de dévaster l'Ukraine".

Cette ville, assiégée depuis des jours, continue d'être pilonnée par les forces russes. Ses habitants sont à court de nourriture, privés d'eau, de gaz, d'électricité et de communications.

"Face à la barbarie qui consiste à tuer des enfants, des innocents, des civils sans défense, il n'y a aucune raison stratégique. L'agression armée inacceptable doit simplement cesser, avant qu'elle ne réduise les villes en cimetières", a déclaré le souverain pontife.

Appelant à des négociations et à la mise en place effective de couloirs humanitaires, le pape a exhorté: "Au nom de Dieu, je vous demande d'arrêter ce massacre!"

11h40 : La Croix-Rouge met du matériel d'accueil à disposition des communes pour les réfugiés

Alors que l'accueil des personnes fuyant la guerre en Ukraine se verra transféré lundi matin de l'ancien hôpital Jules Bordet au plateau du Heysel, à Bruxelles, pour augmenter la capacité d'enregistrement, la Croix-Rouge de Belgique a annoncé dimanche renforcer son appui logistique et mettre à disposition des communes demandeuses du matériel d'accueil (literie, couvertures). "Les communes peuvent adresser leurs demandes a notre numéro d'appel gratuit 105, où les équipes ont également été renforcées", précise l'organisme dans un communiqué.

Au Palais 8 du Heysel, les équipes de la Croix-Rouge de Belgique seront présentes tous les jours, de 08h00 à 20h00.

11h30 : Quatorze corridors humanitaires prévus dimanche

Quatorze couloirs humanitaires sont prévus depuis les villes ukrainiennes bombardées dimanche, ont annoncé les autorités ukrainiennes. Ces corridors doivent permettre aux civils d'être évacués en sécurité. À Marioupol, la ville portuaire du sud-est du pays, une autre tentative d'évacuation de civils a échoué samedi. Cinquante bus n'ont pas pu partir à cause des bombardements. L'Ukraine et la Russie se reprochent mutuellement l'échec des évacuations de Marioupol.

L'Allemagne a indiqué avoir acheminé 20 camions avec un total de 440 tonnes de nourriture en Ukraine dimanche, notamment des aliments pour bébés, du poisson et de la viande en conserve, de l'eau et des jus de fruits.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©AFP

11h54 : Nouveau bilan après les frappes sur une base militaire ukrainienne

Trente-cinq personnes sont mortes et 134 ont été blessées dans les frappes russes qui ont touché dimanche une base militaire ukrainienne proche de la frontière polonaise, selon un nouveau bilan fourni par le gouverneur de la région, Maxim Kozitsky. Un premier bilan avait fait état de neuf morts et 57 blessés sur cette base située à Yavoriv, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Lviv et à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec la Pologne. Elle a servi ces dernières années de terrain d'entraînement aux forces ukrainiennes sous l'encadrement d'instructeurs étrangers, notamment américains et canadiens.

11h29 : La Turquie a réclamé l'aide de la Russie pour évacuer ses citoyens

La Turquie a appelé la Russie à l'aide pour évacuer ses citoyens coincés dans la ville assiégée de Marioupol en Ukraine, a annoncé dimanche le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu devant la presse.

"Nous avons appelé hier (le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov) et nous lui avons demandé son aide pour l'évacuation de nos citoyens", a-t-il précisé.

11h10 : Neuf morts dans des bombardements à Mykolaïv, dans le sud

10h45 : Les incendies de samedi

Cette image satellite, prise et publiée le 12 mars 2022, montre des incendies dans une zone industrielle dans l'ouest de Mariupol, en Ukraine.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©AFP

9h40 : Premier bilan de la frappe sur une base militaire près de Lviv

Les frappes qui ont visé dimanche une base militaire dans l'ouest de l'Ukraine, près de Lviv, ont fait neuf morts et 57 blessés, selon un premier bilan communiqué par les autorités militaires régionales et le maire de Lviv.

"Malheureusement, 57 personnes ont été blessées et hospitalisées, neuf héros sont morts", a indiqué le gouverneur militaire de la région de Lviv, Maxim Kozitsky sur Telegram. Andriy Sadovy, le maire de Lviv, située à une quarantaine de kilomètres de la base, a fourni le meme bilan, également sur Telegram.

9h38 : Des instructeurs étrangers "travaillent" sur la base militaire bombardée près de Lviv

Des instructeurs étrangers "travaillent" sur la base militaire bombardée dans la nuit de samedi à dimanche par la Russie près de Lviv, à une vingtaine de kilomètres de la frontière polonaise, a déclaré le ministre ukrainien de la Défense Oleksii Reznikov.

"La Russie a attaqué le Centre international pour le maintien de la paix et de la sécurité. Des instructeurs étrangers travaillent là-bas. L'information sur les victimes est en train d'être clarifiée", a déclaré le ministre dans un tweet.

9h29 : la procureure générale britannique appelle à transmettre toute preuve de crime de guerre

La procureure générale britannique espère voir atterrir derrière les barreaux les dirigeants, mais aussi les soldats, russes coupables de crimes de guerre en Ukraine. Dimanche, Suella Braverman a souligné, auprès du Sunday Telegraph, l'urgence de récolter des preuves de ces possibles crimes et appelé quiconque possédant des éléments pouvant servir de preuves directes à transmettre ces documents à la police londonienne. La police britannique avait déjà lancé un appel en ce sens début mars.

"Les crimes de la Russie pourraient être jugés à Kiev, La Haye (où siège la Cour internationale de justice, NDLR) ou même au Royaume-Uni. Mais, quelle que soit l'instance, il est essentiel de rassembler des preuves maintenant", a-t-elle insisté. "Les preuves sont là, le monde entier peut les voir s'amonceler. Notre travail consiste à présent à les recueillir et les préserver pour les utiliser le moment venu."

8h56 : Biden estime que Poutine a sous-estimé l'Otan et l'Ukraine

Le président des Etats-Unis estime que Vladimir Poutine doit faire face à une opposition plus sérieuse que ce qu'il espérait. "Poutine comptait sur une OTAN divisée, un Occident divisé et, très franchement, une Amérique divisée. Mais il n'a rien eu de tout cela", a écrit cette nuit Joe Biden sur Twitter, alors que le troupes russes continuent d'avancer vers l'ouest de l'Ukraine.

7h57 : Kiev se prépare au siège

L'Ukraine craint un encerclement de Kiev et promet une "défense acharnée" de sa capitale face aux forces russes, qui ont, selon les autorités locales, bombardé dimanche matin une base militaire dans la région de Lviv, située près de la frontière polonaise et jusque-là relativement épargnée.

7h37 : Plusieurs explosions à Lviv dimanche matin

Plusieurs explosions ont retenti dimanche matin à Lviv, jusqu'en Pologne voisine, a constaté un journaliste de l'agence de presse allemande DPA basé à Przemyśl, à moins de 100 km de la frontière ukrainienne. Selon les médias locaux ukrainiens, cette ville de l'ouest du pays qui sert de refuge à de nombreux civils fuyant la guerre a été la cible de tirs de roquettes. Dans un communiqué, l'administration régionale de Lviv a déclaré que "les occupants (russes) ont mené une frappe aérienne sur le Centre international pour le maintien de la paix et la sécurité. D'après les informations préliminaires, ils ont tiré huit missiles". L'armée ukrainienne a rapporté les mêmes informations, sans faire état de victimes dans un premier temps.

L'AFP, dont un reporter se trouvant à Lviv n'a pas entendu d'explosions, n'avait pas pu vérifier ces affirmations dimanche matin.

La base militaire en question est située à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Lviv, grande ville de l'ouest de l'Ukraine où plusieurs pays ont déplacé leur ambassade, jugeant cette ville plus sûre que Kiev, la capitale.

Par ailleurs, le maire d'Ivano-Frankivsk, ville située à une centaine de kilomètres au sud de Lviv, a affirmé qu'une "frappe" avait visé tôt dimanche l'aéroport de cette localité. "Les explosions survenues ce matin sont dues à une frappe sur l'aéroport. Nous sommes en train d'établir l'ensemble des faits", a déclaré Ruslan Martsinkiv sur sa page Facebook.

D'après le média ukrainien de langue anglaise The Kyiv Independent, des bombardements ont touché toutes les régions de l'Ukraine dans la nuit de samedi à dimanche. Les sirènes anti-aériennes, appelant la population à s'abriter rapidement, ont retenti à Lviv, Poltava (centre-est), Kharkiv (est), Kramatorsk (est), Jytomyr (nord-ouest), Odessa (sud), Zaporijjia (sud-est), Tchernihiv (nord), Dnipro (est) et dans la capitale Kiev.

Le président russe Vladimir Poutine a lancé une invasion de l'Ukraine le 24 février à partir des territoires séparatistes pro-russes de l'est, sous prétexte de "dénazifier" sa voisine et le régime pro-occidental du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

7h09 : 350 livres par mois pour accueillir des réfugiés ukrainiens

Les Britanniques qui mettent leur logement à la disposition des Ukrainiens fuyant l'invasion russe peuvent bénéficier de 350 livres par mois, soit environ 418 euros, a annoncé le secrétaire d'Etat au Logement, Michael Gove, ont rapporté samedi les médias britanniques. "La crise en Ukraine a provoqué une onde de choc dans le monde entier. Des centaines de milliers de personnes innocentes ont été contraintes de quitter leur foyer, de laisser derrière elles tout ce qu'elles connaissent et aiment", a déclaré M. Gove, qui a appelé à un "effort national" pour accueillir les réfugiés.

7h05 : Frappe russe contre une base près de la frontière polonaise

Les forces russes ont bombardé dimanche une base militaire située dans la région de Lviv (ouest de l'Ukraine), près de la frontière polonaise et jusque-là relativement épargnée par le conflit, ont affirmé les autorités locales.

"Les occupants ont mené une frappe aérienne sur le Centre international pour le maintien de la paix et la sécurité. D'après les informations préliminaires, ils ont tiré huit missiles. Des informations sur les (potentielles) victimes sont en train d'être recueillies", a déclaré l'administration régionale de Lviv dans un communiqué.

Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens reprendront lundi par visioconférence
©AFP

6h50 : Le président ukrainien met en garde les éventuels collaborateurs de la Russie en Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a menacé, dans un message vidéo dont l'agence de presse allemande DPA a pris connaissance dimanche, les éventuels collaborateurs et partisans de la Russie en Ukraine de suivre le même destin que "plus de 12.000 occupants qui n'ont pas compris à temps pourquoi l'Ukraine ne devait pas être attaquée", en référence au nombre de soldats russes morts depuis l'invasion du pays, selon un décompte ukrainien. Ce nombre n'a cependant pas pu être vérifié de source indépendante. Volodymyr Zelensky a ainsi réagi à la "mise en scène par les Russes", selon plusieurs responsables ukrainiens, d'un référendum visant à créer une république indépendante à Kherson, ville proche de la Crimée dont les troupes russes ont pris le contrôle le 3 mars. Kherson, dans le sud du pays, est la première grande ville dont s'est emparée Moscou après son invasion de l'Ukraine lancée le 24 février.

6h00 : Crainte d'un déploiement d'armes chimiques par la Russie en Ukraine

La Russie pourrait utiliser des armes chimiques dans la guerre en Ukraine, craint le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, dans une interview parue dimanche dans le journal allemand Welt am Sonntag. Il s'agirait, en tout état de cause, d'un crime de guerre, a rappelé M. Stoltenberg. Dans cette interview, le chef de l'Otan fait référence aux affirmations du gouvernement russe selon lesquelles les États-Unis financeraient des laboratoires en Ukraine pour développer des armes biologiques secrètes. "Absurde", déclare M. Stoltenberg. Les États-Unis, eux aussi, ont catégoriquement nié ces allégations. En début de semaine, la Maison Blanche a averti que la Russie pourrait chercher une justification pour elle-même mener des attaques chimiques en Ukraine.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg
Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg ©AP

5h25 : La Russie place un nouveau maire dans la ville occupée de Melitopol

L'armée russe aurait placé un nouveau maire dans la ville ukrainienne occupée de Melitopol. Selon la chaîne d'information américaine CNN, il s'agit de Galina Danilshenko, un ancien membre du conseil municipal. Le maire précédent, Ivan Fedorov, a été enlevé par les troupes russes vendredi, selon l'armée ukrainienne. Des images vidéo le montrent en train d'être évacué d'un bâtiment gouvernemental par des hommes armés. M. Fedorov aurait refusé de coopérer avec les Russes.

Melitopol, dans le sud de l'Ukraine, est tombé sous le contrôle de la Russie après l'invasion russe.

3h50 : Zelensky remet pour la première fois un titre honorifique à une femme à titre posthume

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a adopté un décret faisant du sergent Derusova Inna Nikolaevna la première femme à recevoir le titre de "Héros de l'Ukraine", le plus haut titre honorifique en Ukraine. Cette femme, médecin militaire, a reçu le titre à titre posthume. Elle est morte après avoir sauvé plus de dix soldats blessés à Ochtyrka, a déclaré M. Zelensky dans un message vidéo. Mme Nikolaevna est morte à la suite d'un bombardement russe.