Guerre en Ukraine: l'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, un journaliste britannique de Fox News blessé

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Belga/AFP/DPA
Guerre en Ukraine: l'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, un journaliste britannique de Fox News blessé
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La guerre déclenchée le 24 février par l'invasion russe de l'Ukraine a fait des milliers de morts, militaires comme civils.

Kiev faisait état samedi d'"environ 1.300" soldats ukrainiens tués, et Moscou de 498 morts dans ses rangs (unique bilan côté russe, annoncé le 2 mars), alors que le Pentagone parlait de 2.000 à 4.000 morts russes en 14 jours.

Côté civil, aucun bilan n'est disponible. Au moins 630 personnes ont péri, selon le dernier décompte de l'Onu qu'elle estime sans doute très inférieur à la réalité. Un premier journaliste est mort dimanche, l'Américain Brent Renaud, et plusieurs agences onusiennes ont exigé le même jour l'arrêt des attaques contre les personnels et infrastructures de santé en Ukraine.

C'est dans ce contexte que doit reprendre le dialogue entre les deux belligérants, à partir de 10H20 (09H20 HB) via visioconférence.

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Les informations en direct:

23h11: L'Espagne immobilise un yacht d'un oligarque russe à Barcelone

Un yacht d'un oligarque russe d'une valeur de près de 128 millions d'euros a été immobilisé lundi à Barcelone (Espagne) dans le cadre des sanctions contre la Russie après l'invasion de l'Ukraine, a annoncé le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. "Nous avons immobilisé provisoirement un yacht d'un des principaux oligarques russes, d'une valeur estimée à 140 millions de dollars (128 millions d'euros) à Barcelone (nord-est), et de 85 mètres (de long), et d'autres sont à venir", a indiqué Pedro Sanchez, sans plus de précisions.

Selon le quotidien espagnol El Pais, il s'agit du yacht Valérie, qui serait lié à Sergueï Tchemezov, patron du conglomérat russe de l'industrie de défense Rostec, et allié du président russe Vladimir Poutine.

Sergueï Tchemezov figure notamment dans les listes des oligarques russes sanctionnés par les États-unis et le Royaume-Uni depuis le début de l'invasion russe en Ukraine.

21h48: Un journaliste britannique de Fox News blessé en Ukraine

Un journaliste britannique couvrant la guerre en Ukraine pour Fox News a été blessé et hospitalisé lundi près de Kiev, a indiqué la chaîne de télévision américaine sans préciser la gravité de ses blessures. "Plus tôt aujourd'hui, notre correspondant Benjamin Hall a été blessé alors qu'il récoltait des informations en dehors de Kiev", a expliqué la chaîne dans un communiqué.

"Nous avons peu de détails pour l'instant, mais Ben a été hospitalisé et nos équipes sur le terrain tentent de rassembler des informations supplémentaires alors que la situation évolue rapidement", a-t-elle ajouté.

"C'est un rappel difficile pour tous les journalistes qui risquent leur vie chaque jour pour rapporter les informations depuis une zone de guerre", a souligné Fox News.

Benjamin Hall couvre le département d'Etat américain. Il avait pris ses fonctions il y a peu de temps après avoir été en poste à Londres.

L'Association des correspondants au département d'Etat s'est dite "horrifiée" par l'annonce, évoquant la "chaleur, la bonne humeur et le professionnalisme absolu" de Benjamin Hall.

La procureure générale ukrainienne, Irina Venediktova, avait auparavant annoncé sur sa page Facebook qu'un journaliste britannique blessé aux jambes par des éclats d'obus avait été hospitalisé en soins intensifs.

Elle avait également posté une photo de sa carte de presse officielle tout en cachant le nom et une partie du visage du journaliste blessé.

21h12: La Slovaquie expulse trois diplomates russes

La Slovaquie a décidé lundi d'expulser trois diplomates russes, "pour leur activité en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques", a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Selon le quotidien Dennik N, la police a arrêté aussi trois autres personnes soupçonnées d'espionnage au profit de la Russie, dont un employé du ministère de la Défense, un employé des services secrets, et une personne liée au site de fausses nouvelles hlavnespravy.sk récemment bloqué par les autorités slovaques.

"En se fondant sur une estimation des services de renseignements slovaques, la République Slovaque a décidé aujourd'hui d'expulser trois employés de l'ambassade de la Fédération de Russie pour leur activité en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques", selon le communiqué qui ne fournit aucune autre précision sur les rang des diplomates concernés ou les faits qui leur sont reprochés.

La formule diplomatique du communiqué sur la violation de la Convention de Vienne est souvent utilisée pour signaler des activités d'espionnage.

Les diplomates sont tenus de quitter le territoire slovaque dans les 72 heures.

Le ministère russe des Affaires étrangères a aussitôt réagi par un communiqué laconique: "Cette mesure infondée ne restera pas sans réponse", ont rapporté les agences de presse russes.

20h32 : Brussels Airlines reporte ses vols vers Moscou

L'invasion russe de l'Ukraine a contrecarré les projets de Brussels Airlines de desservir la capitale russe, Moscou, à partir d'avril. Le début des vols a été reporté, a confirmé lundi la compagnie aérienne. La nouvelle n'est pas une réelle surprise puisque la compagnie avait déjà annoncé, il y a une dizaine de jours, lors de la présentation de ses chiffres annuels 2021, que la liaison avec Moscou était "susceptible d'être modifiée". Depuis lors, aucune solution au conflit russo-ukrainien n'est intervenue. En réponse aux sanctions occidentales, la Russie a même fermé son espace aérien aux compagnies de l'Union européenne, entre autres.

La décision a donc été prise de reporter les vols. Selon le planning actuel, Brussels Airlines desservira la capitale russe au plus tôt à la fin du mois de mai, si la situation le permet.

Des vols vers Saint-Pétersbourg sont également programmés par la compagnie belge avant la fin du mois de mai. Ce planning restera inchangé pour l'instant.

La fermeture de l'espace aérien russe n'a pas d'autres conséquences directes pour Brussels Airlines, la compagnie ne desservant pas les destinations asiatiques pour lesquelles la Russie doit habituellement être survolée.

20h18: Washington juge "profondément préoccupante" la position de la Chine envers la Russie

Les Etats-Unis jugent "profondément préoccupante" la position "d'alignement de la Chine avec la Russie" face à la guerre en Ukraine, a fait savoir lundi une haute responsable de la Maison Blanche, après une rencontre à haut niveau à Rome. La discussion menée par le conseiller à la sécurité nationale américain, Jake Sullivan, et Yang Jiechi, plus haut responsable de la diplomatie du Parti communiste chinois, a duré sept heures, a-t-elle souligné, en la qualifiant d'"intense" et de "très franche".

20h04: Verdict de la CIJ mercredi dans l'affaire entre Kiev et Moscou sur l'invasion de l'Ukraine

La Cour internationale de justice (CIJ) a indiqué lundi qu'elle rendrait son verdict mercredi dans la procédure lancée par Kiev, qui demande au plus haut tribunal de l'ONU d'ordonner à Moscou d'arrêter son invasion de l'Ukraine. La Russie avait refusé de comparaître la semaine dernière lors des audiences en l'affaire devant la CIJ, qui fera connaître son ordonnance à partir de 16H00 (15H00 GMT) à La Haye.

19h51: Environ 150.000 personnes évacuées par des couloirs humanitaires en Ukraine, selon Kiev

Près de 150.000 personnes ont pu quitter des régions bombardées grâce à des couloirs humanitaires depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a affirmé lundi un haut responsable ukrainien. "Nous avons mis en place 26 couloirs humanitaires. Grâce à eux, des bus ont pu évacuer un très grand nombre de gens. On peut dire qu'il s'agit d'environ 150.000 personnes", a déclaré l'adjoint au chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Kyrylo Timochenko, cité par l'agence de presse Interfax-Ukraine.

Ces couloirs humanitaires ont été instaurés dans les régions de Kiev, Soumy (à 350 km au nord-est de la capitale), Kharkiv, dans le nord-est du pays, et Zaporojie (est), selon M. Timochenko.

De même, dans les régions de Donetsk et Lougansk, deux territoires séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, des couloirs ont permis d'aider des civils à fuir les combats, a-t-il assuré.

A Marioupol, port stratégique assiégé par les troupes russes, quelque 160 voitures ont pu quitter la ville lundi via un couloir humanitaire en direction de Zaporojie, selon la municipalité de cette ville du sud-est de l'Ukraine.

M. Timochenko a confirmé que des personnes avaient pu quitter Marioupol à bord de leur propre voiture.

Vendredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait estimé qu'environ 100.000 personnes avaient quitté depuis mercredi d'autres villes ukrainiennes en proie aux combats via des couloirs humanitaires.

19h48: Les émissaires américain et chinois ont eu une "discussion substantielle" sur la Russie et l'Ukraine à Rome

Le conseiller à la sécurité nationale américain, Jake Sullivan, et Yang Jiechi, plus haut responsable de la diplomatie du Parti communiste chinoise, ont eu lundi à Rome une "discussion substantielle à propos de la guerre de la Russie contre l'Ukraine", selon un communiqué succinct de la Maison Blanche.

Les deux responsables ont "souligné l'importance de maintenir des lignes de communication ouvertes entre les Etats-Unis et la Chine", y lit-on encore, à un moment où Washington fait monter la pression sur Pékin, qui s'est jusqu'ici abstenu de demander à Vladimir Poutine de retirer ses troupes d'Ukraine.

19h34: La Slovaquie expulse trois diplomates russes

La Slovaquie a décidé lundi d'expulser trois diplomates russes, "pour leur activité en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques", a annoncé le ministère des Affaires étrangères. "En se fondant sur une estimation des services de renseignements slovaques, la République slovaque a décidé aujourd'hui d'expulser trois employés de l'ambassade de la Fédération de Russie pour leur activité en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques", selon le communiqué qui ne fournit aucune autre précision sur les rang des diplomates concernés ou les faits qui leur sont reprochés.

La formule diplomatique du communiqué sur la violation de la Convention de Vienne est souvent utilisée pour signaler des activités d'espionnage.

Ces expulsions interviennent en pleine tension entre Moscou et l'Occident en raison de l'invasion russe qui a commencé le 24 février en Ukraine.

Fin février, douze membres de la mission diplomatique russe auprès de l'ONU ont reçu l'ordre de quitter les Etats-Unis avant le 7 mars.

Le 2 mars, c'est la Bulgarie qui a annoncé l'expulsion de deux diplomates russes pour espionnage.

19h12: L'UE adopte un outil pour obtenir l'accès aux marchés publics étrangers

19h05: La base de Yavoriv touchée par des missiles de croisière tirés depuis la Russie

La frappe meurtrière du week-end contre la base militaire ukrainienne de Yavoriv, près de la Pologne, a été menée avec des missiles tirés depuis l'espace aérien russe, a déclaré lundi un haut responsable du Pentagone, y voyant la preuve qu'une zone d'exclusion aérienne ne serait pas la panacée. "Il s'agissait d'une frappe aérienne de missiles de croisière --et je dirais plus de deux douzaines de missiles de croisières-- qui ont endommagé au moins sept structures", a déclaré à la presse ce responsable ayant requis l'anonymat.

"Je noterais que nous estimons que tous ces missiles de croisière air sol ont été tirés par des bombardiers à long rayon d'action russes depuis l'espace aérien russe, et non depuis l'espace aérien ukrainien", a-t-il ajouté.

"Pour les défenseurs d'une zone d'exclusion aérienne, c'est un exemple de ce sur quoi une zone d'exclusion aérienne n'aurait aucun effet", a-t-il ajouté, alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a à nouveau exhorté lundi l'Otan d'instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de son pays.

La base militaire touchée est située à Yavoriv, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Lviv et à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec la Pologne, pays membre de l'Otan.

Elle a servi ces dernières années de terrain d'entraînement aux forces ukrainiennes sous l'encadrement d'instructeurs étrangers, notamment américains et canadiens.

La base de Yavoriv était l'un des principaux centres servant aux exercices militaires conjoints entre les forces ukrainiennes et celles de l'Otan.

Le haut responsable du Pentagone a démenti que ce soit sur cette base qu'arrive une partie de l'aide militaire livrée à l'Ukraine par les pays occidentaux. "Yavoriv n'était pas utilisée pour l'assistance militaire" des Occidentaux à l'Ukraine, a-t-il assuré.

18h46: Un changement de régime n'est plus sur la "liste" de Poutine, selon Helsinki

Le président russe Vladimir Poutine semble avoir renoncé à un changement de régime à Kiev dans le cadre des objectifs de sa guerre en Ukraine, a affirmé lundi le président finlandais dans une interview sur CNN. Sauli Niinistö, interlocuteur fréquent de Vladimir Poutine ces dernières années, s'était à nouveau entretenu vendredi dernier avec le président russe, dans le cadre des efforts européens pour maintenir ouvert le canal diplomatique.

"Poutine a sa liste, on le sait tous", a affirmé le chef de l'Etat du pays nordique dans un extrait de cet entretien diffusé par CNN International.

"Mais il semble que changer le gouvernement en Ukraine ne soit plus sur la liste", a-t-il affirmé.

L'Ukraine a dit craindre vendredi un encerclement de Kiev et promis une "défense acharnée" de sa capitale face aux forces russes, qui pilonnent le sud du pays.

Mais l'exécutif mené par le président Volodymyr Zelensky a tenu bon jusqu'ici.

Interrogé sur les volontés prêtées à Vladimir Poutine d'installer à Kiev un régime vassal de Moscou, le président finlandais a renvoyé à son échange avec le président russe vendredi.

"Il a été très clair quand je lui ai demandé: avez-vous renoncé à cette exigence? Et il m'a dit: Je ne l'ai jamais exigé", a relaté M. Niinistö.

Les objectifs réels de M. Poutine dans cette guerre restent une des grandes inconnues des discussions diplomatiques.

Avec le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz, le président finlandais a été un des rares interlocuteurs européens de Vladimir Poutine ces derniers jours.

La Finlande, voisine de la Russie, tient traditionnellement un rôle de dialogue entre l'Occident et Moscou. Vendredi, M. Niinistö s'était également entretenu avec M. Zelensky.

18h42: L'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, vu le déroulement de la guerre en Ukraine. Le fait que les forces nucléaires russes soient état d'alerte maximale est "un horrible développement", a-t-il déclaré lundi à New York. "La perspective d'un conflit nucléaire, autrefois impensable, figure bien aujourd'hui parmi les possibilités", a ajouté Antonio Guterres.

Guerre en Ukraine: l'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, un journaliste britannique de Fox News blessé
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Le secrétaire général de l'ONU a pointé du doigt la Russie. "L'écrasante majorité des victimes civiles et des destructions d'infrastructures ont été causées par les forces armées russes", a-t-il dit. M. Guterres n'est pas favorable à une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine car cela conduirait à une escalade vers un conflit mondial, selon lui

18h38: La Régie des bâtiments met son patrimoine inoccupé à disposition des communes

La Régie des bâtiments met son patrimoine immobilier inoccupé à disposition des communes afin de les aider à héberger des réfugiés ukrainiens, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat Mathieu Michel. À court terme, pour pallier l'urgence, la Régie, en charge du patrimoine immobilier fédéral, peut mobiliser une cinquantaine de logements disponibles pour les villes et communes concernées. Elle peut également mettre à disposition certains bâtiments administratifs. Mais ceux-ci sont peu, voire, pas du tout adaptés à l'accueil résidentiel, a précisé le secrétaire d'Etat.

À moyen et long terme, la Régie pourrait, en fonction des besoins, mobiliser près de 1.000 logements, 54.000m² de surfaces couvertes et 60 hectares de terrains. Par exemple, les terrains de Zandvliet et de Jumet, prévus pour la construction de centres fermés, pourraient être rapidement mis en œuvre afin d'accueillir près de 600 personnes. La Régie analyse également le recours à l'utilisation d'habitats légers, de containers sanitaires et de cuisines mobiles.

La situation est toutefois délicate en raison de la pénurie actuelle de main d'oeuvre et de matériaux.

"L'accueil des réfugiés ukrainiens est un défi important pour notre pays. Dans ce contexte, le soutien aux villes et communes est essentiel. Car, une fois de plus, elles sont en première ligne dans la gestion d'une crise majeure. Même si le fédéral n'a pas la compétence du logement, j'estime qu'il est de notre devoir de faire preuve de solidarité institutionnelle", a souligné M. Michel dans un communiqué.

18h28: Scholz et Erdogan sur la même ligne à Ankara

Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont réaffirmé lundi à Ankara la nécessité d'un cessez-le-feu rapide entre la Russie et l'Ukraine et la volonté de poursuivre leur coopération militaire avec Kiev. Il s'agissait de la première rencontre entre les deux dirigeants, dont les pays sont tous deux membres de l'Otan, depuis l'arrivée à la chancellerie allemande du successeur d'Angela Merkel (2005-2021), avec laquelle M. Erdogan avait noué une relation particulière.

Devant la presse, MM. Scholz et Erdogan ont fait valoir la qualité de leurs échanges, dans une "atmosphère de sincérité" pour M. Erdogan, lors de cette rencontre "constructive et productive" pour M. Scholz, qui a salué "les efforts de la Turquie en faveur d'une solution diplomatique".

Interrogé sur la neutralité qu'observe son pays dans ce conflit, M. Erdogan a dit vouloir "conserver ses liens d'amitié avec (le président ukrainien Volodymyr) Zelensky et (le président russe Vladimir) Poutine".

"Nous avons envoyé l'aide nécessaire à l'Ukraine, et nous allons continuer", a-t-il répété.

Ankara fournit depuis 2019 des drones de combats à Kiev, utilisés dès les premières heures du conflit contre les colonnes de chars russes: "La Turquie a envoyé des armes à l'Ukraine, pas seulement de l'aide humanitaire. Nous devons en tenir compte", a souligné M. Scholz.

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Allié traditionnel de Kiev, le chef de l'Etat turc a condamné l'invasion russe de l'Ukraine au premier jour du conflit, le 24 février, mais s'est abstenu de se joindre aux sanctions occidentales contre Moscou.

Le chancelier Scholz, qui s'était rendu à Moscou avant le début des hostilités, s'est entretenu à plusieurs reprises avec le président russe Vladimir Poutine, tout en réarmant son propre pays.

Samedi, il a appelé M. Poutine avec le président français Emmanuel Macron, au lendemain d'un sommet européen à Versailles, près de Paris.

Pour Günter Seufert, chercheur à l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité, la visite du chancelier allemand devait aussi permettre d'arrimer Ankara aux Occidentaux. "Personne ne demande à la Turquie de se joindre aux sanctions contre la Russie, mais qu'au moins, elle ne les sape pas" en essayant de les contourner, a-t-il expliqué à l'AFP.

M. Scholz a également salué les efforts de M. Erdogan dans la région, citant Israël et la Grèce dont les dirigeants, le président israélien Isaac Herzog et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, ont été reçus ces derniers jours en Turquie.

"Nous avons des désaccords, des opinions divergentes sur les droits humains, l'Etat de droit (....), mais nous espérons qu'ils seront vite surmontés", a encore indiqué le chancelier.

La visite de M. Scholz s'inscrit dans une séquence diplomatique intense pour la Turquie, qui a accueilli la semaine dernière à Antalya (sud) les premiers pourparlers directs entre les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et ukrainien Dmytro Kouleba depuis le début de l'offensive russe.

Les deux ministres ont échoué à conclure un cessez-le-feu mais se sont engagés à poursuivre le dialogue entre leurs deux pays.

Des pourparlers doivent se poursuivre mardi par visioconférence.

17h45: Neuf morts dans une frappe contre une tour de télévision dans l'ouest de l'Ukraine

Neuf personnes ont été tuées et neuf blessées lundi dans une frappe de l'armée russe contre une tour de télévision près de la ville de Rivne, dans l'ouest de l'Ukraine, ont annoncé les autorités locales.

"A 16H00 GMT, nous pouvons déclarer qu'il y a 9 morts et 9 blessés", a indiqué à la presse Vitali Kobal, le responsable de l'administration locale, précisant que "deux missiles" avaient touché la tour de télévision du village d'Antopil, à 15 kilomètres à l'est de Rivne, et un bâtiment administratif situé juste à côté.

"Pour le moment, les opérations de secours sont toujours en cours et se poursuivront jusqu'à ce que les débris dans les bâtiments soient complètement déblayés", a-t-il ajouté.

Les secours ukrainiens ont indiqué que le bombardement avait eu lieu vers 03H25 GMT lundi.

Selon M. Kobal, l'accès à la télévision était déjà rétabli en fin de journée dans la partie nord de la région de Rivne, via le réseau câblé.

17h16: Le personnel de la centrale de Zaporijjia cesse le travail après des explosions proches

Le personnel de la centrale nucléaire de Zaporijjia a temporairement cessé de travailler en raison d'explosions survenues dans un dépôt de munitions proche, a indiqué lundi la Compagnie nationale de production d'énergie nucléaire d'Ukraine Energoatom sur son canal Telegram. Les troupes russes auraient fait exploser des parties d'un dépôt de munitions non loin de la centrale nucléaire occupée.

L'information n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante et la Russie n'a pas fait de commentaire pour l'instant.

Energoatom a récemment informé l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) que la centrale nucléaire de Zaporijjia est passée sous contrôle russe, mais la société russe d'énergie nucléaire Rosatom a ni avoir pris le contrôle des opérations.

17h13: Les livraisons de gaz russe à l'Europe tournent à plein malgré tout

Les livraisons de gaz russe à l'Europe se poursuivent malgré le conflit en Ukraine et les sanctions, selon les données des opérateurs, le groupe russe Gazprom mettant lui un point d'honneur à souligner que ses obligations de transit via l'Ukraine sont remplies. A Mallnow, un point d'arrivée en Allemagne du gazoduc Yamal-Europe, les livraisons - perturbées pendant quelques jours après l'entrée de troupes russes en Ukraine le 24 février - ne font qu'augmenter depuis et ont atteint ces derniers jours leurs plus hauts niveaux depuis cette date.

Selon le portail Gascade, elles sont tombées à zéro le 24 et le 27 février et ont ensuite fluctué. Mais elles n'ont fait qu'augmenter depuis le 7 mars.

"Aux prix actuels, c'est un beau butin pour le Kremlin", a commenté sur Twitter Javier Blas, analyste influent des matières premières et éditorialiste chez Bloomberg, notant que les flux sont élevés également aux points d'arrivée de Velke et de Nord Stream 1.

"Cela pourrait avoir pour objectif de renflouer les réserves de gaz de l'Europe, qui seront nécessaires si l'UE renforce les sanctions dans les prochaines semaines/mois", a commenté sur Twitter Charlie Robertson, économiste principal de Renaissance Capital.

Le géant gazier russe Gazprom s'est lui mis à publier chaque jour un communiqué déclarant que ses livraisons transitant par l'Ukraine étaient "régulières" et remplissaient pleinement ses obligations contractuelles de livrer un peu plus de 109 millions de mètres cubes par jour par ce biais.

Les importations européennes de gaz ou de pétrole russes ont jusqu'ici été épargnées en raison de leur coût pour les Européens, très dépendants des hydrocarbures russes.

Le président américain Joe Biden a lui décrété un embargo sur les importations d'hydrocarbures russes.

16h57: La Flandre souhaite être capable d'accueillir 6.000 réfugiés ukrainiens en fin de semaine

La Flandre souhaite disposer d'ici la fin de la semaine, en collaboration avec les autorités locales, de 6.000 places d'accueil pour des réfugiés ukrainiens fuyant l'invasion de leur pays par la Russie, a indiqué lundi le ministre-président flamand, Jan Jambon. Ce nombre devrait passer à 18.000 pour la fin du mois, a ajouté M. Jambon (N-VA) au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.

Il s'agit principalement de places dans des maisons de repos (vides), de couvents et de centres de vaccination.

Le gouvernement flamand continuera également à travailler sur des options d'accueil collectif plus larges à un peu plus long terme. Le nombre de ces grands sites collectifs qui seront installés en Flandre n'a pas encore été déterminé. "Dans tous les cas, ils seront bien répartis sur la Flandre, et nous tiendrons compte de la capacité locale. Qu'il y en ait 15, 16, 18 ou 22, cela n'a pas vraiment d'importance", a déclaré M. Jambon.

Le ministre-président a ajouté ignorer combien de réfugiés ukrainiens pourraient arriver en Flandre. "C'est un travail de devin", a-t-il souligné.

16h52: Une vingtaine de volontaires ont rejoint l'Ukraine depuis la Belgique, selon l'ambassade

Quelque 110 personnes ont contacté l'ambassade ukrainienne à Bruxelles pour exprimer leur volonté de rejoindre la "légion internationale de défense territoriale", créée fin février par le président ukrainien, ont annoncé lundi à Belga les services de l'ambassade. Près de 18 personnes, de différentes nationalités, ont déjà rejoint l'Ukraine pour prêter main forte à l'armée. "Nous avons fait passer un entretien à cinquante personnes", précise Vladyslava Litiaga, deuxième secrétaire de l'ambassade. Ces entretiens ont pour premier objectif de s'assurer que les volontaires disposent d'une "expérience militaire de combat" et présentent "un casier judiciaire vierge".

L'ambassade assure "faire le maximum" pour analyser scrupuleusement le profil de chaque personne envoyée sur le terrain. "Nous parcourons avec beaucoup d'attention les profils Facebook des candidats afin de déceler les signes d'une éventuelle radicalisation", précisent les services diplomatiques.

16h44: 23 morts à Donetsk suite à la frappe ayant touché le centre-ville

A Donetsk, les séparatistes prorusses soutenus par Moscou ont affirmé qu'une frappe de l'armée ukrainienne avait visé le centre-ville, faisant au moins 16 morts selon le "ministère" local de la Santé et 23 morts selon le puissant Comité d'enquête russe.

L'armée ukrainienne a fermement démenti avoir tiré un missile contre Donetsk. "Il s'agit définitivement d'un missile russe ou d'un autre type de munition", a déclaré le porte-parole de l'armée ukrainienne.

16h44 : Deux morts à Kharkiv dans des bombardements

A Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, un bombardement de l'armée russe a fait deux morts, d'après le parquet régional.

16h31: La guerre en Ukraine met en danger la sécurité alimentaire mondiale, alerte le FMI

L'économie de l'Ukraine pourrait se contracter jusqu'à 35% si la guerre s'enlise, et le conflit provoqué par la Russie met en danger la sécurité alimentaire mondiale, estime lundi le FMI dans un rapport sur la situation économique ukrainienne.

"A minima", le PIB ukrainien va se contracter d'environ 10% en 2022 en prenant l'hypothèse d'une "résolution rapide" du conflit, estime le Fonds monétaire international. Mais si ce conflit dure, la récession sera bien plus marquée, de l'ordre de 25 à 35%, prévient-il. A court terme, la viabilité de la dette "ne semble pas menacée", estime par ailleurs le Fonds, qui fait état d'un gouvernement pour l'heure fonctionnel.

16h22: Kiev demande "l'expulsion immédiate" de la Russie du Conseil de l'Europe

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal a demandé lundi au Conseil de l'Europe "l'expulsion immédiate" de la Russie de cette organisation paneuropéenne de défense des droits humains.

"Nous demandons de prendre une décision concernant l'expulsion immédiate de la Russie du Conseil de l'Europe", a lancé le chef du gouvernement ukrainien, s'exprimant par visioconférence depuis Kiev lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) qui siège à Strasbourg.

16h20: Le soutien pour l'adhésion à l'Otan s'envole à 62% en Finlande

Le soutien des Finlandais à une adhésion de leur pays à l'Otan a atteint lundi un nouveau record historique après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, dépassant pour la première fois les 60% selon un sondage. Parmi les sondés, 62% se disent favorables à rejoindre l'alliance militaire occidentale, tandis qu'ils ne sont que 16% à y être opposés et 21% indécis, selon cette enquête de l'institut Taloustutkimus.

Il y a deux semaines, le même sondage avait pour la première fois de l'histoire du pays nordique donné une majorité absolue (53%) en faveur d'une adhésion à l'Otan, un bond de près de 25 points après l'attaque de l'Ukraine ordonnée par Vladimir Poutine.

Malgré cette poussée inédite, l'exécutif finlandais a réitéré - comme la Suède voisine qu'il n'avait pas de projet d'adhésion immédiate, même si d'importantes consultations des forces politiques ont eu lieu ces derniers jours.

Moscou menace depuis des années Helsinki et Stockholm de "graves conséquences politiques et militaires" en cas d'adhésion, un avertissement répété à nouveau ce week-end.

Le président finlandais Sauli Niinistö avait appelé ses concitoyens à garder "la tête froide" sur la question.

Un rapport sur les avantages et les inconvénients d'une adhésion est en cours de préparation et la décision appartiendra in fine au Parlement, a-t-il souligné.

En Suède l'opinion publique a également basculé subitement vers une majorité en faveur de l'adhésion.

Le sondage finlandais a été réalisé sur internet auprès d'un quota représentatif 1.378 personnes majeures, entre le 9 et le 11 mars, avec une marge d'erreur de 2,5 points.

Suède et Finlande sont officiellement non alignées, bien que toutes deux partenaires de l'Otan depuis le milieu des années 1990 et ayant tourné la page de leur neutralité à la fin de la Guerre froide.

16h09: Quatre morts dans l'attaque d'un château d'eau à Tchernihiv

Quatre personnes sont mortes après l'attaque contre un château d'eau dans la ville de Tchernihiv, dans le nord de l'Ukraine, qui a également coupé l'approvisionnement en eau potable, a indiqué lundi l'Association ukrainienne des sociétés de distribution d'eau et d'assainissement. Les photos montrent les dommages causés à un bassin d'eau souterrain. "Tout est mis en œuvre pour rétablir l'approvisionnement en eau de la ville de 300.000 habitants", explique un communiqué.

Un bâtiment a également été endommagé sur le site d'une installation de stockage de gaz, selon l'opérateur de réseau Ukrtransgaz, après qu'un obus est tombé sur une station de pompage de méthanol. Le personnel a été mis en sécurité. Personne n'aurait été blessé.

La ville de Tchernihiv, proche de la frontière avec la Russie, a été la cible d'attaques répétées depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine. Selon les autorités, la situation humanitaire dans la ville est catastrophique.

15h53: L'UE sanctionne de nouveaux oligarques russes, dont Abramovitch

L'Union européenne a décidé de sanctionner de nouveaux oligarques russes, notamment le milliardaire Roman Abramovitch, propriétaire du club anglais de football de Chelsea, en représailles à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ont indiqué lundi des diplomates à l'AFP. Ces mesures font partie d'un quatrième train de sanctions de l'UE contre Moscou qui doivent être annoncées dans l'après-midi. Avant cette extension, 862 personnes et 53 entités russes figuraient déjà sur cette liste noire qui interdit l'entrée sur le territoire de l'UE et permet la saisie de leurs biens.

Roman Abramovitch, proche du président russe Vladimir Poutine, a déjà été sanctionné par le Royaume-Uni, le contraignant à mettre en suspens la vente du club de Chelsea (1ère division anglaise) qu'il avait annoncée.

Il fait également l'objet de sanctions au Canada.

Le gouvernement britannique a estimé la richesse de cet homme d'affaires à 10,7 milliards d'euros.

Hormis Chelsea, M. Abramovitch détient des participations dans le géant de l'acier Evraz. Il détient aussi des parts dans la société russe Norilsk Nickel, spécialisée dans l'exploitation et la transformation du nickel et du palladium.

Cet oligarque russe "entretient des liens étroits et de longue date avec Vladimir Poutine", selon un document préparatoire de l'UE sur les nouvelles sanctions.

Guerre en Ukraine: l'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, un journaliste britannique de Fox News blessé
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé vendredi "un quatrième train de mesures pour isoler encore davantage la Russie et épuiser les ressources qui lui servent à financer cette guerre barbare".

Ces nouvelles sanctions doivent notamment inclure le retrait du statut de nation la plus favorisée pour la Russie, ouvrant la voie à des taxes sur les importations de produits russes.

Mme von der Leyen avait aussi annoncé l'interdiction de l'exportation de produits de luxe vers la Russie. "Ceux qui soutiennent la machine de guerre de Poutine ne devraient plus pouvoir profiter de leur style de vie somptueux pendant que des bombes tombent sur des innocents en Ukraine", avait-elle déclaré.

Le quatrième paquet de sanctions prévoit aussi d'interdire l'importation de "biens essentiels dans le secteur du fer et de l'acier".

Les Vingt-Sept avaient déjà adopté des sanctions financières et économiques d'une ampleur inédite qui ont entraîné un effondrement du rouble. "Ces sanctions massives sont efficaces. Elles vont entraîner une baisse du PIB russe de l'ordre de 8%", a souligné lundi le ministre français des Finances, Bruno Le Maire.

15h50: La guerre de la Russie est "un échec tactique et stratégique", selon l'OSCE

La guerre menée par la Russie en Ukraine se traduit aujourd'hui par "un échec tactique et stratégique", a affirmé lundi au Conseil de sécurité de l'ONU le ministre polonais des Affaires étrangères, Zbigniew Rau, dont le pays préside en 2022 l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). En conséquence de quoi, la Russie a modifié son approche depuis l'invasion du 24 février et "a attaqué des structures civiles", a-t-il ajouté. Il s'agit de "terrorisme d'Etat" et ses auteurs "seront jugés", a lancé le ministre.

Rappelant que Moscou lui reproche de manquer d'impartialité dans sa présidence de l'OSCE, Zbigniew Rau a souligné que "l'impartialité s'arrête là où commencent les violations du droit humanitaire international".

Dans le cadre de l'OSCE, "la Russie avait toutes les possibilités de travailler diplomatiquement sur ses préoccupations de sécurité", a-t-il aussi dit. Mais "le scénario du pire s'est traduit dans la réalité", a déploré le ministre.

"L'agression de la Russie met en péril l'OSCE, met en cause son organisation et son avenir", a-t-il aussi dénoncé, en indiquant qu'il se rendrait prochainement notamment en Moldavie et dans les Balkans afin de mobiliser en faveur d'une issue pacifique à la crise et du renouveau de cette instance spécialisée dans le dialogue et la coopération.

15h47: Plusieurs institutions proposent un cadre professionnel pour les musiciens ukrainiens

Des professionnels du secteur musical belge ont décidé de proposer une structure d'urgence pour les musiciens ukrainiens réfugiés en Belgique, annoncent-ils lundi par communiqué. À l'initiative de la pianiste ukrainienne Natacha Kudritskaya, Music Chain for Ukraine est soutenue par plusieurs institutions musicales belges (les Festivals de Wallonie, le Jardin Musical, le Festival Musiq3, la Ferme du Biéreau, le Conseil de la Musique, le Palais des Beaux-Arts de Charleroi et la RTBF). L'objectif de cette chaîne de solidarité est d'abord de sensibiliser et activer des réseaux de contacts afin de trouver des logements pour accueillir les musiciens ukrainiens en exil qui arrivent en Belgique.

Music Chain for Ukraine souhaite ensuite leur offrir un encadrement professionnel pour les aider à s'intégrer dans le milieu musical professionnel en les mettant en relation avec les institutions et le milieu musical belges, en leur fournissant des instruments et des locaux de répétitions afin de leur permettre de poursuivre leur activité dans un cadre adapté.

Enfin, l'organisation d'une série de concerts de solidarité, dans les salles partenaires et en streaming, permettra de fournir un soutien financier. Les personnes qui souhaitent apporter une contribution en proposant un logement, une salle, une aide logistique, un soutien financier ou matériel, peuvent contacter Flavia Porcari (flavia@festivalmusiq3.be) ou soutenir l'initiative grâce à un don via https://donorbox.org/music-chain-for-ukraine.

15h02: Reprise mardi des pourparlers russo-ukrainiens

La quatrième session de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie reprendra mardi après une "pause technique" lundi, a rapporté un négociateur de Kiev.

"Nous faisons une pause technique dans les négociations jusqu'à demain" pour permettre "des travaux supplémentaires des sous-groupes de travail et la clarification" de certains termes, a déclaré sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

15h02: Zelensky s'adressera au Congrès américain mercredi

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adressera virtuellement à l'ensemble du Congrès américain mercredi à 14H00 HB, ont annoncé lundi les responsables démocrates de la Chambre et du Sénat. "Nous nous réjouissons d'accueillir le président Zelensky pour un discours devant la Chambre et le Sénat, et de transmettre notre soutien au peuple ukrainien, qui défend courageusement la démocratie", ont indiqué Nancy Pelosi et Chuck Schumer dans une lettre aux élus.

Démocrates comme républicains au Congrès sont nombreux à presser Joe Biden de muscler sa riposte contre Moscou, en réponse à l'invasion de l'Ukraine. La semaine dernière, dans un rare élan d'unité, les élus avaient adopté une enveloppe faramineuse de près de 14 milliards de dollars pour la crise ukrainienne. Ces fonds sont entre autres censés permettre à l'Ukraine de protéger son réseau électrique, combattre les cyberattaques et s'équiper en armes défensives. Le paquet comprend également plus de 2,6 milliards de dollars d'aide humanitaire et plus d'un milliard de dollars pour soutenir les réfugiés fuyant le pays en guerre.

Le président ukrainien avait déjà échangé avec plus d'une centaine d'élus et sénateurs américains par visioconférence le 5 mars, plaidant pour la livraison à l'Ukraine d'avions de fabrication soviétique et un durcissement des sanctions économiques contre la Russie.

14h56: Les compagnies russes pourront enregistrer en Russie les avions étrangers

Le président Vladimir Poutine a signé une loi, publiée lundi sur le portail officiel russe, permettant aux compagnies aériennes russes d'enregistrer en Russie les avions qu'elles louent à l'étranger de manière à pouvoir les faire voler dans le pays. Cette mesure permettra aux compagnies de continuer d'utiliser ces appareils pour des vols domestiques en dépit des sanctions occidentales. Ils seraient néanmoins saisis s'ils volaient à l'étranger.

Cette loi fait partie des mesures adoptées en réponses aux sanctions punitives sans précédent adoptées par de nombreux pays à l'encontre de la Russie après qu'elle a envoyé ses troupes en Ukraine.

L'espace aérien de l'ensemble des membres de l'OTAN et de l'UE s'est fermé aux avions russes, clouant de fait Aeroflot au sol vers ces destinations. Des compagnies aériennes telles que la kazakhe Air Astana ou la turque Pegasus Airlines ont annoncé suspendre leurs vols vers la Russie du fait de l'incertitude créée par les sanctions.

L'industrie aéronautique est également plus largement concernée : interdiction d'exportations d'avions, de pièces de rechange ou d'équipements, arrêt de la maintenance des appareil immatriculés en Russie par Airbus et Boeing, accès interdit aux services d'assurance et réassurance à Londres.

Samedi, l'aviation civile des Bermudes, où sont immatriculés plusieurs centaines d'avions de compagnies russes, a annoncé rompre à partir de dimanche leur certification, ouvrant la voie à des interdictions de vols.

À cela, la loi publiée lundi répond par la certification en Russie de ces avions.

Selon le ministère russe des Transports, au 11 mars les compagnies aériennes russes exploitaient 1.367 avions, dont plus de la moitié (739) sont immatriculés à l'étranger.

14h46: Pfizer ne réalise plus d'essais cliniques en Russie

Le géant pharmaceutique Pfizer ne démarrera plus de nouveaux essais cliniques en Russie en réaction à l'invasion de l'Ukraine. Il continuera à y livrer ses médicaments. L'arrêt des livraisons serait une "violation de notre principe fondamental: que l'intérêt du patient prime", justifie l'entreprise dans un communiqué lundi.

Pfizer n'a pas de site de production en Russie.

14h43: Plus de 630 civils tués depuis le début du conflit, selon l'ONU

Au moins 630 civils ont été tués depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, selon un recensement de l'Onu réalisé jusqu'à dimanche soir. Plus de 1.100 personnes ont par ailleurs été blessées, a affirmé lundi à Genève le Haut-Commissariat aux droits de l'homme. L'Onu ne relaie que le nombre de victimes qu'elle a pu authentifier et admet que le total est probablement bien plus élevé. Les autorités ukrainiennes parlent, elles, de plusieurs milliers de civils tués.

Parmi les victimes figurent plusieurs dizaines d'enfants. Près de 150 personnes ont été tuées dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk dans l'Est du pays. Plusieurs centaines sont décédées dans le reste de l'Ukraine.

14h33: Pourparlers "difficiles" avec Moscou, rapporte Zelensky

La session de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie, qui a débuté lundi, donne lieu à des "négociations difficiles", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ajoutant qu'un point serait fait "dans la soirée". "Nous devons tenir bon et nous battre pour gagner, pour parvenir à une paix que les Ukrainiens méritent, une paix honnête avec des garanties de sécurité pour notre Etat, pour notre peuple. Et pour les mettre par écrit lors de négociations, de difficiles négociations", a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo.

"Une visioconférence entre les délégations (ukrainienne et russe) a déjà débuté aujourd'hui. Elle se poursuit. Tout le monde attend des nouvelles. Nous ferons un retour dans la soirée", a-t-il ajouté.

Avant M. Zelensky, l'un de ses négociateurs, Mykhaïlo Podoliak, qui participe aux négociations, avait indiqué que "la communication (avec Moscou) reste établie même si c'est compliqué".

"La raison de nos désaccords vient du fait que nous avons des systèmes politiques très différents", avait-il souligné, qualifiant celui de la Russie d'"oppression ultime de sa propre société".

Il s'agit de la quatrième séance de pourparlers entre M. Podoliak et son homologue russe, Vladimir Medinski, conseiller du Kremlin. Les trois précédentes sessions s'étaient tenues aux frontières ukraino-bélarusse et polono-bélarusse.

Ce nouveau round intervient aussi après une première rencontre infructueuse entre les chefs de la diplomatie russe et ukrainienne jeudi dernier en Turquie.

L'Ukraine avait affirmé plus tôt lundi qu'elle exigerait une nouvelle fois une trêve immédiate dans les combats et le retrait des forces russes, près de trois semaines après le début de l'invasion lancée par Vladimir Poutine le 24 février.

14h22: Des manifestants occupent un hôtel particulier de Londres lié à un oligarque russe

Des manifestants occupaient lundi un hôtel particulier lié à un oligarque russe, réclamant que le bâtiment, situé dans l'un des quartiers les plus huppés de Londres, soit utilisé pour accueillir les réfugiés ukrainiens. Une banderole bleue avec les mots "cette propriété a été libérée" et une autre rouge indiquant "Poutine va te faire voir" étaient accrochées à deux balcons de cette imposante bâtisse couleur crème située au 5 Belgrave square, tandis qu'un drapeau ukrainien flottait à une fenêtre.

Quatre manifestants, trois d'entre eux le visage partiellement masqué, se trouvaient sur un balcon et se sont présentés sous le nom des "London Makhnovists", un groupe anarchiste.

Selon le registre des propriétés immobilières, le bâtiment, situé dans le centre de Londres, non loin de Hyde Park, est la propriété d'une société immatriculée dans les îles Vierges britanniques. Elle est gérée par Graham Bonham Carter, un homme d'affaires britannique dont les comptes bancaires ont été gelés début mars par la justice britannique.

Graham Bonham Carter gère le portefeuille immobilier d'Oleg Deripaska, qui représente plusieurs millions de livres au Royaume-Uni. M. Deripaska figure parmi sept oligarques russes sanctionnés jeudi par le gouvernement britannique qui leur a imposé un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager pour leurs liens avec le Kremlin.

Lundi matin, l'hôtel particulier était entouré d'un cordon policier et gardé par une demi-douzaine de véhicules de police, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Notre intention est d'utiliser ce bâtiment pour héberger des réfugiés", a lancé à des journalistes l'un des membres du groupe.

Un autre activiste a expliqué par téléphone à l'AFP que le groupe avait pénétré dans le bâtiment dans la nuit de dimanche à lundi. Il a décrit cet hôtel particulier comme "écoeurant de richesse" et "magnifique", estimant que "c'est ce qu'un réfugié de guerre mérite".

En référence aux sanctions infligées par le gouvernement britannique aux oligarques russes ayant des biens au Royaume-Uni, il a déclaré que selon la loi, "cela pourrait prendre jusqu'à six mois pour saisir leurs propriétés. Franchement, c'est ridicule (...) nous saisissons maintenant leurs propriétés", a-t-il déclaré, disant avoir choisi celle-ci pour sa "taille" et son "emplacement".

"La police a été prévenue peu après minuit" de cette intrusion, a expliqué un porte-parole. "Les agents se sont présentés et ont constaté qu'un certain nombre de personnes étaient entrées et avaient accroché des banderoles aux fenêtres de l'étage. Des agents de police restent sur place."

14h15: Varsovie propose de créer un fonds d'aide à l'Ukraine avec les actifs russes confisqués

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a proposé lundi à Varsovie que les actifs de l'Etat et des oligarques russes gelés en Occident soient confisqués définitivement et destinés à un fonds pour la reconstruction de l'Ukraine. "L'agresseur brutal ayant attaqué un pays doit payer le prix le plus élevé qu'on puisse imposer en démocratie et dans le cadre de la coexistence pacifique des nations", a dit M. Morawiecki à l'issue d'une rencontre avec ses homologues lituanienne Ingrida Simonyte et ukrainien Denys Chmygal.

Il a appelé la communauté internationale à donner aux Ukrainiens "un espoir de reconstruction, l'espoir d'un avenir" qui doit s'appuyer "sur un grand fonds basé sur les actifs russes" saisis.

"Gelez les actifs de l'Etat russe complètement, confisquez-les. Gelez les actifs des oligarques russes, grands et petits, hommes d'affaires et politiciens. Qu'ils servent aux gens, aux victimes désarmées du régime de Poutine. Qu'ils servent à la reconstruction de l'Etat qui défend héroïquement son indépendance et sa souveraineté", a-t-il dit.

Mme Simonyte et M. Chmygal se sont eux aussi prononcés pour le renforcement des sanctions.

M. Chmygal, qui a qualifié la Russie d'"Etat terroriste", a renouvelé l'appel ukrainien à l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de son pays pour "sauver des milliers de vies des Ukrainiens tués par des bombardements aériens" russes.

Cette demande a déjà été écartée par les pays occidentaux, qui estiment que cette mesure pourrait être considérée comme un acte de guerre.

Le Premier ministre ukrainien a remercié ses partenaires pour leur appui à l'aspiration de son pays à rejoindre l'Union Européenne. "Les Ukrainiens veulent voir la perspective de l'adhésion de leur pays à l'UE", a-t-il dit.

La première ministre lituanienne, qui a estimé que "l'impact complet des sanctions serait ressenti seulement au bout d'un certain temps", a affirmé que ces mesures devraient viser aussi le Bélarus parce que ce pays "a prêté son territoire pour cette invasion méprisable de l'Ukraine".

14h11: Première rencontre Scholz-Erdogan à Ankara

Le chancelier allemand Olaf Scholz est arrivé lundi à Ankara pour rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdogan qui défend la neutralité de son pays tout en oeuvrant pour un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine. Selon l'ambassade d'Allemagne à Ankara, le chancelier a entamé sa brève visite de quelques heures peu après 15H30 (13H30 HB) par un détour jusqu'au mausolée de Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne.

Il devait être ensuite reçu au palais présidentiel, selon le programme officiel.

Il s'agit de la première rencontre entre les deux dirigeants depuis l'arrivée à la chancellerie du successeur d'Angela Merkel, avec laquelle M. Erdogan avait noué une relation particulière.

Allié traditionnel de Kiev, le chef de l'Etat turc a condamné l'invasion russe de l'Ukraine au premier jour du conflit le 24 février, mais s'est abstenu de se joindre aux sanctions occidentales contre Moscou.

Au contraire, Ankara essaie de maintenir le lien entre les deux capitales afin de promouvoir sa médiation.

Guerre en Ukraine: l'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, un journaliste britannique de Fox News blessé
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Le chancelier Scholz, qui s'était rendu à Moscou avant le début des hostilités, s'est entretenu à plusieurs reprises avec le président russe Vladimir Poutine, tout en réarmant son propre pays.

Samedi, il a appelé M. Poutine avec le président français Emmanuel Macron, au lendemain du sommet européen de Versailles.

Pour Günter Seufert, chercheur à l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité, la visite du chancelier allemand vise surtout à arrimer Ankara aux Occidentaux et à s'assurer qu'Ankara restera à leurs côtés.

"Personne ne demande à la Turquie de se joindre aux sanctions contre la Russie, mais qu'au moins, elle ne les sape pas" en essayant de les contourner, a-t-il expliqué à l'AFP.

La visite de M. Scholz s'inscrit dans une séquence diplomatique intense pour la Turquie qui a accueilli la semaine dernière à Antalya (Sud) les premiers pourparlers directs entre les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et ukrainien Dmytro Kouleba depuis le début de l'offensive russe.

Les deux ministres ont échoué à conclure un cessez-le-feu mais se sont engagés à poursuivre le dialogue entre leurs deux pays.

Des pourparlers ont repris lundi matin par visioconférence.

14h06: Les accusations russes d'un programme ukrainien d'armes biologiques "un non-sens complet"

Un porte-parole de la Commission européenne a rapporté lundi avoir reçu "des indications d'une possible orchestration d'une possible attaque biologique ou chimique" par les forces russes qui envahissent l'Ukraine. Relayant des craintes exprimées ces derniers jours par exemple par la Maison Blanche, Peter Stano, porte-parole de la Commission pour les questions d'Affaires étrangères et de politique de sécurité, a expliqué que ces indications découlaient du fait que des officiels russes "essaient de répandre la notion de soi-disant laboratoires biochimiques en Ukraine", qui seraient utilisés à des fins militaires. L'existence de tels laboratoires "est un non-sens complet et a déjà été réfutée par le gouvernement américain et le gouvernement ukrainien", ajoute-t-il.

Vendredi, Moscou a utilisé la tribune du Conseil de sécurité de l'ONU pour accuser les Etats-Unis de soutenir des programmes biologiques militaires en Ukraine. Washington est de son côté inquiète qu'il s'agisse d'une campagne de désinformation utilisée par le Kremlin pour lancer lui-même l'utilisation d'armes biologiques en Ukraine. D'autres nations occidentales se sont offusquées de l'instrumentalisation du Conseil par la Russie. Selon la Haute-Représentante de l'ONU pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, les Nations Unies n'ont connaissance d'aucun programme d'armes biologiques en Ukraine.

14h05: 160 voitures ont pu sortir de Marioupol par un couloir humanitaire

Quelque 160 voitures ont pu sortir lundi via un couloir humanitaire de la ville ukrainienne de Marioupol, assiégée depuis des jours par les forces russes et séparatistes prorusses, a indiqué la municipalité.

La colonne de véhicules a pu emprunter vers 13H00 locales (11H00 GMT) la route reliant ce port stratégique de la mer d'Azov vers la ville ukrainienne de Zaporojie, selon le compte Telegram du conseil municipal de Marioupol, qui ne précise pas combien de personnes ont pu fuir la cité où les conditions sont catastrophiques après des jours de bombardements et de siège.

13h58: Athènes et Kiev discutent du sort des Ukrainiens de la minorité grecque

Le Premier ministre grec a indiqué lundi avoir échangé avec le président ukrainien sur les conditions "dramatiques" dans lesquelles se trouve la minorité ethnique grecque installée en Ukraine, face à l'invasion russe. Kyriakos Mitsotakis et Volodymyr Zelensky ont discuté de "la nécessité d'ouvrir un couloir humanitaire pour" garantir aux membres de cette communauté "une sortie sûre et l'accès aux fournitures humanitaires", a fait savoir le bureau du Premier ministre grec dans un communiqué.

Le consul général de Grèce à Marioupol, où une communauté grecque est installée depuis le XVIIIe siècle, fait partie des personnes bloquées dans cette ville assiégée du sud-est de l'Ukraine, a affirmé le chef du gouvernement. Le mois dernier, près d'une douzaine de membres de la minorité grecque -qui compte plus de 100.000 personnes- ont trouvé la mort dans des raids aériens russes dans le sud de l'Ukraine, selon Athènes. Une dirigeante de la communauté a envoyé une lettre ouverte dimanche où elle a appelé à l'aide, affirmant qu'un "génocide des Grecs d'Ukraine par la Fédération de Russie" était en cours. "Les communautés (...) où vivent plus de 15.000 personnes d'origine grecque sont encerclées par l'ennemi, sans possibilité d'évacuation", a déploré Mme Prochenko-Pitsatzi. "Nous demandons à la communauté internationale, aux Grecs du monde entier, de réagir", a-t-elle ajouté.

Malgré ses liens historiques avec la Russie, la Grèce a soutenu les sanctions contre Moscou et a envoyé à l'Ukraine des médicaments ainsi que de l'aide létale. Plus de 9.300 réfugiés ukrainiens se sont réfugiés chez des proches en Grèce, dont un tiers sont des enfants.

13h11: L'armée russe n'exclut pas de prendre "le contrôle total" des grandes villes ukrainiennes

L'armée russe n'exclut pas de lancer des assauts pour prendre le contrôle total des grandes villes ukrainiennes, a prévenu lundi le Kremlin, de nombreux centres urbains du pays étant encerclés par les forces russes. "Le ministère de la Défense, en assurant la sécurité maximale des populations civiles, n'exclut pas la possibilité de prendre le contrôle total des grandes villes qui sont déjà encerclées", a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Il a assuré que le cas échéant, des couloirs humanitaires seraient préservés.

M. Peskov a par ailleurs rejeté les propos de responsables occidentaux affirmant que Vladimir Poutine était "déçu que ses soldats n'avancent pas assez".

Selon lui, le président russe avait ordonné jusqu'ici "au ministère de la Défense de ne pas lancer un assaut rapide sur les grands centres urbains, y compris Kiev" afin d'éviter de lourdes pertes civiles.

Ces propos sont tenus alors que la quatrième session de pourparlers entre la Russie et l'Ukraine a débuté lundi dans la matinée par visioconférence.

12h50: Pékin dénonce la désinformation des Etats-Unis à propos de l'aide chinoise à la Russie

La Chine a dénoncé lundi une désinformation de la part des Etats-Unis après que la presse américaine a rapporté que Moscou avait demandé une aide militaire et économique chinoise en réponse aux sanctions occidentales contre sa guerre en Ukraine. Selon le quotidien américain New York Times, qui a cité dimanche des responsables anonymes, la Russie a demandé à la Chine de lui fournir des équipements militaires pour la guerre, et une aide économique pour l'aider à surmonter les sanctions internationales. Ces responsables n'ont pas précisé la nature exacte de l'aide demandée, ni si la Chine avait répondu.

Pékin a réagi avec colère à ces informations, sans toutefois les démentir spécifiquement.

"Ces derniers temps, les Etats-Unis propagent constamment des fausses nouvelles à l'encontre de la Chine", s'est borné à déclarer devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

Ces informations de presse ont été diffusées alors que le conseiller à la sécurité nationale du président américain Jake Sullivan rencontre lundi à Rome Yang Jiechi, le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie.

12h47: Alerte à la bombe au Centre culturel et scientifique de Russie à Saint-Josse-ten-Noode

La fouille du bâtiment du Centre culturel et scientifique de Russie à Saint-Josse-ten-Noode s'est avérée négative, selon la zone de police Bruxelles-Nord, lundi vers 13h30. Plus tôt dans la matinée, le bâtiment a été évacué après une alerte à la bombe. "Rien de suspect n'a été découvert", a déclaré la police. Lundi vers 10h25, celle-ci a reçu un appel pour une alerte à la bombe devant le bâtiment du Centre culturel et scientifique de Russie, rue du Méridien à Saint-Josse-ten-Noode. Elle a alors décidé de procéder immédiatement à l'évacuation du bâtiment et de prier toute personne d'éviter le secteur.

Les dix personnes qui se trouvaient à l'intérieur ont été prises en charge le temps que la police fouille le bâtiment.

12h37: La France veut sanctionner "plusieurs dizaines" de proches de Poutine supplémentaires

La France va soumettre à l'Union européenne "plusieurs dizaines" de noms supplémentaires de proches de Vladimir Poutine à ajouter à la liste des personnes sanctionnées en réaction à l'invasion de l'Ukraine, a indiqué lundi le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire. "Nous allons transmettre plusieurs dizaines de noms de personnalités russes à la Commission européenne pour qu'elles soient placées sous sanctions", a affirmé le ministre sur la chaîne d'informations LCI, avant une série de réunions des ministres de l'Économie de l'UE et de la zone euro.

Ces personnes ou leurs proches ont été identifiées par les services de renseignement financier français comme ayant des biens en France, a-t-il ajouté.

L'Union européenne sanctionne déjà plusieurs centaines de personnalités et entités russes et bélarusses proches du régime de Moscou depuis le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine, et applique des sanctions économiques et financières qui ont provoqué un effondrement du rouble.

Le G7 et l'UE ont aussi annoncé vendredi leur intention d'interdire l'exportation des produits de luxe européens vers la Russie, ou encore d'exclure de Moscou du régime normal de réciprocité régissant le commerce mondial, ouvrant la voie à l'imposition de droits de douane punitifs.

"Nous portons des coups à l'économie russe", des coups "robustes", a estimé Bruno Le Maire, ajoutant que "toutes les options sont sur la table" pour renforcer les sanctions déjà prises.

12h33: La branche allemande du géant russe du pétrole Rosneft victime d'une cyberattaque

La branche allemande du géant russe du pétrole, Rosneft Deutschland, a été victime d'une cyberattaque revendiqué par Anonymous, a indiqué lundi l'agence allemande de sécurité informatique confirmant une information relayée par plusieurs médias. Le président du Conseil d'administration de la société est l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, qui a fait parler de lui récemment pour avoir refusé de dénoncer son ami et président russe Vladimir Poutine après l'invasion de l'Ukraine, et parce qu'il se serait rendu secrètement à Moscou en tant que médiateur.

D'après Anonymous, un total de 20 téraoctets de données a été volé lors de l'attaque, y compris des données sur les sauvegardes des ordinateurs portables des dirigeants de l'entreprise. Les pirates auraient également réussi à effacer à distance le contenu de 59 iPhones et d'autres appareils. Le groupe a déclaré qu'il allait maintenant lire et analyser les données téléchargées, mais il n'a pas l'intention d'en publier le contenu.

"Nous sommes curieux de voir si nous découvrons quelque chose sur M. Schröder", a indiqué Anonymous.

Rosneft Deutschland, qui s'est refusé à tout commentaire, a des intérêts dans trois raffineries de pétrole allemandes.

12h31: L'armée russe n'exclut pas de prendre "le contrôle total" des grandes villes ukrainiennes

12h26: La centrale de Tchernobyl de nouveau coupée du réseau électrique (opérateur)

L'Ukraine a accusé lundi l'armée russe d'avoir à nouveau coupé l'alimentation électrique du site nucléaire de Tchernobyl, situé au nord de Kiev et sous contrôle de Moscou depuis les premiers jours de l'invasion du pays.

Les autorités ukrainiennes avaient indiqué la veille avoir rétabli l'alimentation électrique de l'ancienne centrale, qui a toujours besoin d'énergie pour assurer la sécurité des assemblages combustibles stockés sur place. "Mais avant que l'alimentation ne soit pleinement rétablie, les forces d'occupation l'ont à nouveau endommagée", a indiqué lundi l'opérateur ukrainien du site, Ukrenergo, sur Facebook.

Ukrenergo souligne que "la centrale nucléaire de Tchernobyl est une installation importante qui ne peut être laissée sans un approvisionnement énergétique fiable [...] Une alimentation électrique stable permettra d'éviter une répétition de la catastrophe de Tchernobyl et de sauver la vie et la santé des personnes qui pourraient être affectées".

12h03: Un drone filme les dégâts à Marioupol

Un reporter en Ukraine a diffusé sur Twitter ce lundi matin une vidéo de la ville portuaire de Marioupol. Les images, enregistrées par un drone, montrent l'étendue des dégâts dans cette ville assiégée et bombardée régulièrement par les forces russes et où sont coincés au moins 300.000 civils. Ce lundi, la vice-Première ministre Irina Veresjtsjoek a déclaré qu'une nouvelle tentative était en cours pour acheminer de la nourriture et des médicaments par convoi vers Marioupol.

11h22: L'Ukraine prévoit d'ouvrir 10 couloirs humanitaires depuis des villes assiégées

Les autorités ukrainiennes prévoyaient lundi d'ouvrir dix couloirs humanitaires afin d'évacuer les civils des villes et villages assiégés, au 19e jour de l'invasion russe de l'Ukraine. La vice-Première ministre Irina Veresjtsjoek a déclaré qu'une nouvelle tentative était en cours pour acheminer de la nourriture et des médicaments par convoi vers la ville portuaire de Marioupol. En outre, six corridors doivent être ouverts dans la région de Kiev, la capitale, et trois dans la ville de Louhansk, dans l'est de l'Ukraine.

La mise en place de couloirs humanitaires a échoué à plusieurs reprises ces derniers jours.

11h20: Londres pousse les entreprises à cesser contrats et investissements russes

Le gouvernement britannique fait pression sur les entreprises pour qu'elles cessent d'investir en Russie et sur certaines organisations publiques pour mettre un terme à des contrats conclus avec des groupes russes, d'après un communiqué et la presse britannique. Le Chancelier de l'Échiquier Rishi Sunak appelle à "réfléchir attentivement" avant de faire des investissements en Russie "qui pourraient soutenir le régime barbare de (Vladimir) Poutine", dans un communiqué du Trésor britannique publié dimanche.

Il n'y a "aucune raison" pour faire de nouveaux investissements en Russie et davantage de mesures doivent être prises "pour infliger collectivement les plus gros dégâts économiques" à Moscou en réaction à son invasion de l'Ukraine, ajoute-t-il.

Des entreprises britanniques importantes, comme BP, Shell, Unilever, Aviva et Centrica ont annoncé leur intention de couper leurs liens avec la Russie à cause de la guerre en Ukraine. M. Sunak a rencontré la semaine dernière des dirigeants d'entreprises à ce sujet.

D'après la presse britannique, le sidérurgiste nationalisé Sheffield Forgemasters a reçu par ailleurs pour instruction du gouvernement britannique de mettre fin à un contrat d'approvisionnement en énergie du géant russe Gazprom.

Selon l'agence de presse PA, le ministre de la Santé britannique Sajid Javid a également demandé à ce que le service public de santé, le NHS, cesse d'avoir recours à Gazprom pour son énergie.

11h10: Deux morts dans un nouveau bombardement à Kiev, l'usine aéronautique Antonov visée

Deux personnes ont été tuées dans des bombardements russes sur Kiev lundi qui ont visé un immeuble résidentiel et l'usine aéronautique Antonov, a annoncé la mairie de la capitale ukrainienne. "Des fragments de missile sont tombés sur la route dans le district de Kourenivka", dans l'ouest de la capitale, "faisant un mort et six blessés", a indiqué la mairie sur Telegram.

Les autorités ukrainiennes avaient auparavant fait état de la mort d'une personne dans une frappe contre un immeuble résidentiel à Kiev.

Plus de 70 personnes ont été évacuées de l'immeuble touché dans le quartier d'Obolon dans le nord de Kiev, a souligné la mairie.

L'armée russe a également bombardé l'usine Antonov, située dans le quartier Sviatochyn, dans l'ouest de la capitale, a ajouté la mairie, sans préciser si l'usine avait été touchée.

Le 27 février, l'armée russe avait détruit l'unique exemplaire de l'avion "Mriya", le plus gros du monde fabriqué par Antonov, lors des combats qui ont eu lieu à l'aérodrome de Gostomel, près de Kiev, théâtre de combats acharnés.

Cet appareil, l'An-225, unique au monde, qui mesurait 84 mètres de long et pouvait transporter jusqu'à environ 250 tonnes de fret à une vitesse pouvant atteindre 850 km/h, avait été baptisé "Mriya", "Rêve" en ukrainien.

Initialement construit dans le cadre des programmes aéronautiques soviétiques, notamment pour le transport de la navette spatiale Bourane, l'An-225 avait fait son premier vol en 1988.

Après plusieurs années d'inactivité faute de moyens suite à la chute de l'Union soviétique, le seul exemplaire existant avait effectué un vol d'essai en 2001 à Gostomel, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest Kiev.

Il était depuis exploité par la compagnie aérienne ukrainienne Antonov Airlines.

Cet avion a joué un rôle essentiel dans la distribution de masques à travers le monde pendant la crise du Covid-19, et servait régulièrement à l'Otan et aux compagnies pétrolières pour le fret de gros volumes.

11h00: les pourparlers sont en cours

La quatrième session de pourparlers entre la Russie et l'Ukraine a débuté lundi dans la matinée par visioconférence, a indiqué Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"La communication (avec Moscou) reste établie même si c'est compliqué", a écrit sur Twitter M. Podoliak, indiquant que "les deux parties exprimaient leurs positions spécifiques".

10h59: Moscou reconnaît que l'invasion ne se déroule pas entièrement selon ses plans

Pour la première fois depuis le début des opérations, la Russie a reconnu que l'invasion de l'Ukraine ne se déroulait pas entièrement comme elle l'avait prévu. "Je dirais que tout ne va pas aussi vite que nous le voulions", a expliqué dimanche soir le chef de la Garde nationale de Russie, Viktor Zolotov. Jusqu'à présent, le président russe Vladimir Poutine a toujours maintenu que l'invasion se déroulait exactement selon le plan. M. Zolotov, également membre du Conseil de sécurité de Russie, a fustigé les "nazis" qui "se cachent dans les écoles, les garderies et les maisons derrière les citoyens paisibles, dont des femmes et des enfants".

Mais il s'est dit convaincu que la Russie l'emporterait finalement. La Garde nationale russe, force militaire interne au gouvernement, prend également part à l'invasion de l'Ukraine.

10h35: Une frappe ukrainienne fait au moins 16 morts dans le centre de Donetsk, selon les séparatistes prorusses

Les séparatistes prorusses de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, ont affirmé lundi qu'un missile ukrainien avait causé la mort d'au moins 16 personnes et fait une vingtaine de blessés dans le centre de cette grande ville industrielle. Sur son compte Telegram, la défense territoriale de Donetsk a publié des photos montrant plusieurs corps ensanglantés gisant dans une rue, au milieu de débris. Un minibus aux vitres brisées est également visible.

Dans un premier temps, cette source avait affirmé que 20 personnes avaient été tuées. Quelques minutes plus tard, le ministère local de la Santé a indiqué sur Telegram avoir recensé 16 morts et 23 blessés vers 12H50 (10H50 HB).

L'AFP n'a pas pu vérifier ce bilan de source indépendante.

Selon la défense territoriale de Donetsk, les défenses anti-aériennes des séparatistes ont intercepté un missile ukrainien "Totchka" dont les "débris" ont ensuite fauché les victimes.

10h02: Le prix du gaz européen baisse encore

Le prix du gaz européen a poursuivi sa baisse lundi après des informations faisant état de négociations entre la Russie et l'Ukraine sur un possible cessez-le-feu. Les deux belligérants discuteront à nouveau lundi en visioconférence et le président russe Vladimir Poutine serait prêt à rencontrer son homologue ukrainien Zelensky.

Le prix du gaz à la bourse gazière d'Amsterdam, référence en Europe, a baissé de 10% à 118 euros le mégawattheure. La semaine dernière, le gaz avait atteint un prix record de 345 euros le mégawattheure en raison des inquiétudes concernant la guerre en Ukraine et des perturbations dans l'approvisionnement en gaz russe vers l'Europe.

L'Europe dépend à 40% du gaz russe.

Le groupe public russe Gazprom continuer de transporter du gaz vers l'Europe via des gazoducs passant par l'Ukraine, a confirmé lundi la société. 109,5 millions de m3 de gaz naturel devraient être transportés lundi, comme dimanche, a indiqué un porte-parole à l'agence de presse russe Interfax.

9h59: Kiev réclamera aux pourparlers lundi avec Moscou un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes

L'Ukraine a affirmé lundi qu'elle exigerait une trêve immédiate et le retrait des forces russes lors d'une nouvelles session de négociations avec Moscou prévue par visioconférence dans la journée, près de trois semaines après le début de l'invasion.

"Nos positions n'ont pas changé : la paix, un cessez-le-feu immédiat, le retrait de toutes les troupes russes, et seulement après cela nous pourrons parler de nos relations de voisinage et de nos différends politiques", a déclaré Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans une vidéo sur Twitter.

9h19: Kiev, "une ville en état de siège"

La capitale est désormais "une ville en état de siège", selon les mots d'un conseiller du président ukrainien. Dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée de l'air ukrainienne a annoncé que des avions russes tentaient de bombarder les positions défensives ukrainiennes dans la région de Kiev.

09h03: le chef de la diplomatie d'Iran mardi à Moscou pour évoquer le dossier nucléaire

Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian doit se rendre mardi à Moscou, quelques jours après un arrêt brutal des discussions sur le dossier nucléaire iranien lié à de nouvelles exigences russes. Cette visite a été annoncée lundi par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Téhéran, Saïd Khatibzadeh. M. Amir-Abdollahian "se rendra mardi à Moscou" pour poursuivre les discussions sur le nucléaire, a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Il y a une dizaine de jours, les déclarations optimistes fusaient sur une entente imminente pour sauver un accord conclu en 2015 entre l'Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien.

Mais le 5 mars, la Russie, frappée par des sanctions occidentales après l'invasion de l'Ukraine, demandait aux Américains la garantie que ces mesures de rétorsion n'affecteraient pas sa coopération économique avec l'Iran.

Des revendications jugées "hors sujet" par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, mais qui ont stoppé net les discussions à Vienne visant à sauver l'accord de 2015.

Conclu par l'Iran d'un côté, et les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne de l'autre, cet accord est censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique en échange de la levée des sanctions qui asphyxient son économie.

Mais il s'est délité après le retrait en 2018 de Washington, décidé par l'ex-président Donald Trump, qui a rétabli les sanctions contre l'Iran. En réaction, l'Iran s'est progressivement affranchi des limites imposées à son programme nucléaire. Les négociations avaient repris après l'élection de Joe Biden à la Maison Blanche.

L'Iran est engagé depuis plusieurs mois dans des pourparlers à Vienne avec les grandes puissances -Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne, pour relancer l'accord de 2015.

Les Etats-Unis qui n'ont pas de relations diplomatiques avec l'Iran y participent indirectement.

8h51: Le dirigeant tchétchène Kadyrov, fidèle de Poutine, assure se trouver en Ukraine

Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie Ramzan Kadyrov, un protégé du président Vladimir Poutine, a assuré lundi se trouver en Ukraine aux côtés des forces de Moscou qui mènent une offensive dans le pays. M. Kadyrov, dénoncé par les ONG internationales pour les graves violations des droits humains qui ont lieu dans sa république du Caucase, a publié sur Telegram une vidéo le montrant en tenue militaire en train d'étudier des plans autour d'une table avec des soldats dans une salle.

Il a ensuite assuré dans un message que cette vidéo avait été tournée à Gostomel, aérodrome situé près de Kiev, la capitale ukrainienne, capturé par les forces russes dans les premiers jours de leur offensive. Cette information n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

"L'autre jour, nous étions à environ 20 km de vous, les nazis de Kiev, et maintenant nous sommes encore plus proches", a écrit M. Kadyrov, appelant les forces ukrainiennes à se rendre, "ou vous serez finis". "Nous vous montrerons concrètement que la pratique russe enseigne la guerre mieux que la théorie étrangère et les recommandations des conseillers militaires", a-t-il ajouté. Ramzan Kadyrov, qui dirige la Tchétchénie d'une main de fer, est un fidèle du Kremlin et dispose d'une milice paramilitaire à ses ordres, les "kadyrovtsy".

8h47: Pékin dénonce la désinformation des Etats-Unis

La Chine a dénoncé lundi une désinformation de la part des Etats-Unis après que la presse américaine a rapporté que Moscou avait demandé une aide militaire et économique chinoise en réponse aux sanctions occidentales contre sa guerre en Ukraine.

"Ces derniers temps, les Etats-Unis propagent des fausses nouvelles à l'encontre de la Chine", a déclaré devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, interrogé sur des informations du New York Times.

8h20: Deux victimes supplémentaires du bombardement de l'hôpital de Marioupol

La jeune femme enceinte, sortie blessée des décombres de l'hôpital pédiatrique bombardé le 9 mars à Marioupol, est décédée. Son bébé n'a pas non plus pu être sauvé, rapporte l'AP ce lundi. La photo de cette jeune Ukrainienne avait fait le tour du monde, symbolisant l'horreur de la guerre pour les civils de Marioupol, ville portuaire encerclée par les forces russes.

Guerre en Ukraine: l'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, un journaliste britannique de Fox News blessé
©AP

7h55: Le réseau social Instagram devenu inaccessible en Russie

Le réseau social Instagram, propriété du géant américain Meta, est devenu inaccessible lundi en Russie, qui l'accuse de propager des appels à la violence contre les Russes en lien avec le conflit en Ukraine.

Le rafraîchissement dans l'application était impossible lundi matin, tandis que le site était inaccessible sans VPN, ont constaté des journalistes de l'AFP. Instagram se trouve désormais aussi sur la liste des sites en "accès restreint" publiée par le gendarme des télécommunication Roskomnadzor, y rejoignant les réseaux Facebook, Twitter et plusieurs médias critiques du pouvoir russe.

7h52: Au moins un mort dans une frappe contre un immeuble à Kiev

Une frappe contre un immeuble résidentiel à Kiev a fait lundi au moins un mort et 12 blessés, ont indiqué les secours ukrainiens, au moment où les combats font rage aux abords de la capitale que les troupes russes cherchent à encercler.

Sur leur compte Telegram, les services d'urgence ukrainiens ont indiqué qu'un bâtiment de huit étages du quartier d'Obolon, dans le nord de Kiev, avait été touché à l'aube vraisemblablement "par un tir d'artillerie", causant un incendie qui a depuis été maîtrisé par les pompiers. Dans un premier temps, cette source a indiqué dans un communiqué que deux personnes avaient été retrouvées sans vie dans les décombres, avant d'effacer ce message et de revoir le bilan à la baisse à un seul mort pour l'heure.

Selon les services d'urgence, trois autres personnes ont été hospitalisées et neuf ont reçu des soins et une prise en charge sur place. Les secours ont publié des images montrant des habitants, dont des personnes âgées, être évacués de l'immeuble endommagé, aux vitres soufflées, via l'échelle d'un camion de pompiers.

7h36: Moscou accuse l'Occident de vouloir orchestrer "un défaut de paiement artificiel" de la Russie

Le ministère russe des Finances a estimé lundi que les sanctions visant Moscou à cause du conflit en Ukraine visaient à provoquer un défaut de paiement artificiel de la Russie.

"Les déclarations selon lesquelles la Russie ne peut remplir ses obligations concernant sa dette publique ne correspondent pas à la réalité", a dit le ministère dans un communiqué, relevant que "le gel des comptes en devises de la Banque de Russie et du gouvernement peut être vu comme le désir de pays étrangers de provoquer un défaut artificiel".

5h57: La Crimée et le Donbass sont reliés par un corridor terrestre, selon la Crimée

La Crimée, péninsule annexée par la Russie, et la région séparatiste pro-russe du Donbass à l'ouest de l'Ukraine sont désormais reliés par un corridor terrestre, a fait savoir lundi matin le vice-premier ministre de la Crimée, Georgi Muradov via l'agence de presse publique russe Ria Novosti. "L'autoroute de la Crimée vers Marioupol est sous notre contrôle", affirme-t-il. Il assure que cela va aider les résidents de la région de Donetsk à s'approvisionner en biens humanitaires.

Toutefois, l'Ukraine n'a pas confirmé cette annonce.

La constitution d'une connexion terrestre entre les régions séparatistes d'Ukraine et la Crimée est perçue comme un des objectifs de l'invasion de la Russie en Ukraine.

4h41: La diplomatie ukrainienne critique la politique de l'Allemagne envers Moscou

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a critiqué l'Allemagne pour sa politique à l'égard de la Russie. Lors d'une participation à un débat politique sur la chaîne allemande ARDdimanche, M. Kuleba a accusé l'Allemagne d'avoir contribué à la situation actuelle de la Russie. L'Ukraine espère par conséquent que Berlin va dès lors en faire assez pour stopper la Russie dans son invasion de l'Ukraine, a ajouté le diplomate.

Décrivant l'Allemagne et la Russie comme des "pays partenaires", M. Kuleba a affirmé toutefois escompter que l'Allemagne aide l'Ukraine à obtenir assez d'armes pour se défendre, à punir la Russie avec des sanctions supplémentaires et soutienne l'Ukraine dans sa demande d'accession à l'UE.

Le ministre des Affaires étrangères a reconnu que l'accession au bloc serait un long processus mais a insisté que l'Ukraine appartenait à l'Europe, ajoutant qu'avec l'Ukraine en son seing, l'Europe serait plus sûre.

M. Kuleba a aussi averti que le président russe, Vladimir Poutine devait être arrêté car l'Ukraine n'allait pas être sa seule cible.

3h31: Les "ramifications" du conflit en Ukraine n'épargnent pas les chantiers de construction

L'Association Des Entrepreneurs Belges de grands travaux signale que le conflit en Ukraine présente des "ramifications" qui n'épargnent pas le secteur. La "stupéfiante ascension" des prix des matériaux et les délais de livraison entrainent des "réactions en chaîne imprévisibles aux répercussions exponentielles pour les grands chantiers", assure l'ADEB dans un communiqué lundi. Ces grandes entreprises "appellent leurs clients à réfléchir avec elles aux solutions créatives visant à traverser ensemble les importantes turbulences actuelles".

L'association affirme soutenir le principe préconisé par la Confédération construction d'une formule de révision ou de prix journalier, "la meilleure façon de gérer les relations contractuelles dans ces moments de grande incertitude", stipule le communiqué.

En effet, "de nombreux contrats privés sont actuellement basés sur des prix fixes ce qui, au regard de la conjoncture actuelle, se révèle très pernicieux pour les entreprises qui ne peuvent assumer seules une telle hausse de prix. Lorsqu'elles peuvent la répercuter ce n'est que partiellement, et donc intenable dans ce contexte de hausse spectaculaire", explique l'ADEB

L'association soulève aussi la question de la migration ukrainienne inverse, observant un phénomène de retour de travailleurs ukrainiens, souvent actifs dans la construction et les transports, vers leur pays d'origine pour défendre leur nation. "Une situation qui s'ajoute aux délais prolongés de livraison de matériaux et à l'augmentation des prix", note l'ADEB.

3h23: La Russie a demandé à la Chine un appui militaire et économique

Les autorités américaines avancent que la Russie a demandé un appui militaire à la Chine dans le cadre de l'invasion de l'Ukraine pays voisin de la fédération, rapportent les médias anglo-saxons dimanche. The Financial Times, Washington Post et le New York Times font partie des médias citant des fonctionnaires américains anonymes qui affirment que Moscou a demandé de l'aide à Pékin depuis le début de l'invasion de l'Ukraine fin février. Cependant, ces sources ne donnent pas de détails sur les armes ou munitions que la Russie espère de la sorte obtenir.

Selon le New York Times, la Russie a aussi demandé une aide économique pour l'aider à surmonter les sanctions internationales.

Il n'était pas encore clair non plus qu'elle a été la réponse de la Chine à cet égard, selon ces publications.

"Je n'ai jamais entendu parler de ça", a réagi un porte-parole de l'ambassade de Chine à Washington à plusieurs médias.

Le gouvernement chinois n'a ni condamné ni approuvé l'offensive de la Russie et s'est abstenu de la qualifier d'"invasion" par son allié.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang a appelé à la retenue dans le conflit ukrainien afin d'éviter une catastrophe humanitaire, mais il s'est également prononcé contre les sanctions internationales contre la Russie.

Un soutien direct de la Pékin à la Russie, mettrait la Chine en conflit avec les partisans de l'Ukraine, notamment l'Union européenne et les États-Unis.

Ces informations ont été publiées avant une réunion entre le conseiller à la sécurité nationale du président américain Joe Biden, Jake Sullivan, et le haut responsable de la politique étrangère de la Chine, Yang Jiechi, prévue à Rome lundi.

Les deux responsables et leurs équipes "discuteront des efforts en cours visant à gérer la compétition entre nos deux pays et discuteront de l'impact de la guerre de la Russie contre l'Ukraine pour la sécurité régionale et mondiale", a indiqué Emily Horne, la porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, dans le communiqué.

"Nous surveillons étroitement la mesure dans laquelle la Chine fournit, d'une manière ou d'une autre, qu'elle soit matérielle ou économique, une assistance à la Russie", a dit dimanche sur CNN Jake Sullivan, ajoutant que "c'est un sujet de préoccupation pour nous".

"Et nous avons fait savoir à Pékin que nous ne resterons pas passifs et ne laisserons aucun pays compenser les pertes de la Russie dues aux sanctions économiques", imposées depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février, a-t-il insisté.

"Il y aura absolument des conséquences en cas d'importantes actions visant à contourner les sanctions", a prévenu Jake Sullivan.

3h02: Moscou a menacé des compagnies occidentales d'arrestations et de saisies (WSJ)

Les autorités russes, qui ont déjà durci le ton face aux entreprises étrangères souhaitant se retirer du pays, ont directement menacé certaines d'entre elles, les prévenant de possibles arrestations de responsables ou de saisie de leurs actifs, affirme dimanche le Wall Street Journal. Des procureurs russes ont émis des avertissements via des appels, des lettres ou des visites, à l'encontre de compagnies de tous secteurs, dont Coca-Cola, McDonald's, Procter & Gamble, IBM et Yum Brands, la maison mère des chaînes KFC et Pizza Hut, affirme le quotidien économique en citant des sources proches du dossier.

Ils ont notamment menacé d'arrêter les responsables critiquant le gouvernement ou de saisir les actifs, y compris ceux relatifs à la propriété intellectuelle.

Après l'invasion de l'Ukraine, des sanctions économiques sans précédent ont été imposées par des gouvernements occidentaux et une liste grandissante d'entreprises ont annoncé leur retrait de la Russie ou la suspension de leurs activités dans le pays.

Les autorités russes ont multiplié les mesures pour éviter les fuites de capitaux et soutenir le rouble.

Sans aller jusqu'à prononcer le mot "nationalisation", Vladimir Poutine s'est dit pour la nomination d'administrateurs "externes" à la tête de ces entreprises "pour les transférer à ceux qui veulent les faire fonctionner".

Le parquet russe a aussi ordonné vendredi un "contrôle strict" des entreprises étrangères annonçant la suspension de leurs activités. Il a prévenu qu'il surveillerait notamment le respect de la législation du travail, sous peine de poursuites pénales.

Face aux menaces directes, au moins une entreprise a décidé de limiter les communications avec ses employés en Russie de peur que les e-mails et textos soient interceptés tandis que d'autres ont évacué des responsables, affirme le Wall Street Journal.

Coca-Cola, McDonalds, Procter & Gamble et Yum Brands n'avaient pas répondu dimanche soir à une sollicitation de l'AFP.

2h26: Kiev assure que les troupes russes préparent de nouvelles attaques en divers lieux

L'armée ukrainienne a annoncé lundi très tôt que les troupes russes tentaient d'affermir leurs positions dans les zones occupées, maintenir le tempo de leur offensive et de se préparer à de nouvelles attaques, deux semaines et demi après l'invasion du pays. L'enemi se met en formation et déplace des réserves stratégiques à nos frontières", a déclaré l'Etat-major ukrainien dans un bulletin quotidien cité par l'agence dpa. La communication ajoute que de nouvelles attaques sont prévue sur les villes de Kharkiv, Soumy et la périphérie de Kiev.

L'armée ukrainienne annonce aussi que les forces russes ont détruit des infrastructures militaires stationnaires et civiles dans le pays, à l'encontre du droit international.

Les informations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante.

Au nord, la capitale est désormais "une ville en état de siège", selon les mots d'un conseiller du président ukrainien cité par l'AFP. Ses habitants ont fait des provisions de vivres et de médicaments et les autorités installé des barricades, face à l'étau russe se resserrant toujours plus sur la capitale.

Une nouvelle session de pourparlers entre responsables russes et ukrainiens se tient lundi matin, sous des auspices plus positifs que les précédentes, même si le conflit s'est étendu ces derniers jours à l'ouest de l'Ukraine, aux portes de l'Otan.

Des milliers de militaires ont perdu la vie depuis près de vingt jours et le lancement de l'invasion russe du territoire ukrainien, le 24 février: Kiev faisait état samedi d'"environ 1.300" soldats ukrainiens tués, et Moscou de 498 morts dans ses rangs (unique bilan côté russe, annoncé le 2 mars), alors que le Pentagone parlait de 2.000 à 4.000 morts russes en 14 jours.

Côté civils, au moins 596 personnes ont péri, selon un décompte de l'ONU qu'elle estime sans doute très inférieur à la réalité. Un premier journaliste est mort dimanche, l'Américain Brent Renaud, et plusieurs agences onusiennes ont exigé le même jour l'arrêt des attaques contre les personnels et infrastructures de santé en Ukraine.

00h35: Les autorités de sûreté nucléaire s'inquiètent de la fragilisation des centrales

Le président du réseau des autorités de sûreté nucléaire d'Europe de l'Ouest (Wenra), aussi directeur général de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), s'inquiète de la "fragilisation" de la sûreté nucléaire dans l'Ukraine en guerre. "La première question me paraît être la fragilisation de la sûreté, que ce soit à cause des coupures d'alimentation électrique ou à cause des difficultés éprouvées par les personnels pour exercer leur mission" estime Olivier Gupta dans un entretien au quotidien économique français Les Echos daté de lundi.

Des lignes électriques importantes permettant d'assurer une capacité de refroidissement constante sont "détériorées" et la chaîne logistique pour l'arrivée des pièces de rechange sur les sites nucléaires ukrainiens, est "fragilisée", constate-t-il après des réunions d'experts sur le sujet.

A la centrale ukrainienne de Zaporojie, bombardée le 4 mars par les Russes qui l'occupent depuis, "deux lignes" électriques sur quatre "sont toujours fonctionnelles", mais la communication "entre la centrale et l'extérieur est devenue difficile" ajoute M. Gupta.

Pour celle de Tchernobyl, "nous avons conclu qu'il n'y aurait pas de risques significatifs de rejets dans l'environnement" en cas de perte d'alimentation électrique sur une durée longue, a-t-il ajouté.

Mais, "à Tchernobyl, il n'y a plus ni téléphone fixe, ni téléphone mobile et l'Autorité de Sureté ukrainienne n'a pas reçu d'email depuis 24 heures" a déploré le responsable.

A Kharkiv, il a été prévenu de "dommages sur un centre de recherche qui héberge un réacteur piloté par une source de neutrons": "Il y a eu des dégâts sur certains bâtiments, mais à notre connaissance, les matières nucléaires n'ont pas été touchées" a-t-il dit.

00h03: un journaliste américain tué et un autre blessé près de Kiev

Un journaliste américain a été tué et un autre blessé par balles dimanche à Irpin (Ukraine), dans la banlieue nord-ouest de Kiev, théâtre de violents combats depuis plusieurs jours, a-t-on appris de sources concordantes. Brent Renaud, un photographe et réalisateur indépendant de 50 ans, est le premier journaliste étranger à être tué depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février. Un journaliste de la télévision publique ukrainienne avait été tué le 1er mars dans le bombardement russe de la tour de télévision de Kiev.

M. Renaud travaillait pour Time Studios sur un projet portant sur le thème des réfugiés, a indiqué le média.

"Nous sommes anéantis par la perte de Brent Renaud", a déclaré le rédacteur en chef de Time, Edward Felsenthal, dans un communiqué. "Nous sommes de tout coeur avec les proches de Brent. Il est essentiel que les journalistes puissent couvrir sans risque l'invasion et la crise humanitaire en cours en Ukraine".

Les deux journalistes américains ont été touchés à la mi-journée alors qu'ils circulaient en voiture avec un civil ukrainien, également blessé, a précisé à l'AFP Danylo Shapovalov, un médecin engagé auprès des forces ukrainiennes qui a pris en charge les victimes.

Brent Renaud "a reçu une balle dans la nuque et a été tué sur le coup", a-t-il précisé.

Un journaliste de l'AFP a vu le corps du journaliste tué, qui avait ses papiers d'identité sur lui, y compris une ancienne carte d'accréditation du New York Times.

23h52: Zelensky réclame une zone d'exclusion aérienne sinon "les roquettes vont tomber sur l'Otan

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a à nouveau exhorté lundi l'Otan d'instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de son pays, prévenant qu'à défaut l'organisation risquait de voir des "roquettes russes" tomber sur ses Etats membres. "Si vous ne verrouillez pas notre ciel, ce n'est qu'une question de temps, les roquettes russes vont tomber sur votre territoire, sur le territoire de l'Otan, sur les maisons des citoyens de l'Otan", a déclaré M. Zelenskydans une allocution vidéo diffusé peu après minuit.

Il s'exprimait au lendemain de frappes aériennes russes sur une base d'entraînement ukrainienne située à une vingtaine de kilomètres de la Pologne, membre de l'Otan et de l'UE, près de la ville ukrainienne de Lviv (ouest).

Selon les Ukrainiens, ces bombardements ont fait 35 morts et 134 blessés.

"Trente missiles sur la seule région de Lviv", a déclaré le président. "Il ne se passait rien qui puisse menacer le territoire de la Fédération de Russie. Et à seulement 20 kilomètres des frontières de l'Otan."

"L'an dernier, j'avais clairement prévenu les dirigeants de l'Otan que si des mesures préventives sévères n'étaient pas prises contre la Fédération de Russie, elle déclencherait la guerre", a-t-il ajouté.

Le général polonais Waldemar Skrzypczak, ex-commandant de l'armée de l'air, avait indiqué plus tôt dans la journée que cette base servait à la formation d'unités de la légion étrangère, avec des volontaires qui arrivent en Ukraine pour combattre les Russes. C'est là également qu'arrive une partie de l'aide militaire livrée par les pays occidentaux à l'Ukraine depuis son invasion par la Russie le 24 février.

Concernant le journaliste américain Brent Renaud, tué près de Kiev dimanche, "c'était une attaque délibérée de l'armée russe", a assuré le président ukrainien. Un autre journaliste américain se trouvant dans le même véhicule que le défunt a été blessé, ainsi qu'un civil ukrainien.