Malgré le vacarme des canons sur les terres ukrainiennes, des pourparlers constants : "Il y a de nouvelles propositions sur la table"

Les négociations continuent

"La partie russe est déjà plus souple qu'avant. Il y a de nouvelles propositions sur la table." Conseiller du chef de cabinet présidentiel ukrainien, Mykhailo Podoliak se montre confiant. Alors que l'Ukraine s'apprête à entamer sa quatrième semaine de résistance face à l'invasion russe, les combats meurtriers se poursuivent. Mais les négociations se font "constructives". Un optimisme prudent qui fait écho aux "signaux positifs" que Moscou a relevés en fin de semaine dernière. Rien ne filtre des négociations bilatérales en cours, mais Mykhailo Podoliak affirme qu'elles portent sur "tous les aspects", humanitaires, militaires et politiques.

Il demeure difficile de dessiner les contours d’un potentiel accord. Vladimir Poutine est engagé depuis le 24 février dans une lutte existentielle contre l’Ukraine dont il a nié le droit à l’indépendance. On ne l’imagine pas ordonner à ses troupes de rebrousser chemin. Selon toute vraisemblance, la Russie ne peut cesser les hostilités avant de conquérir, au moins, le port de Marioupol, verrou stratégique dont la chute concrétisera un couloir terrestre reliant les républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk à la Crimée, le long de la mer d’Azov. Côté ukrainien, on voit mal ce que Kiev pourrait concéder à la Russie sans donner l’impression d’une capitulation. Sans oublier que le précédent des accords de Minsk de 2015 est là pour rappeler que la signature d’un cessez-le-feu n’entraîne pas nécessairement son application.

Reste que la persistance de pourparlers bilatéraux, secondés par différentes tentatives de médiations internationales, permet d’entretenir des canaux diplomatiques essentiels pour préparer une sortie du conflit, quelle qu’elle soit.