Plus de 80 corps sortis des décombres de la base militaire de Mykolaïv, 3,3 millions de réfugiés ont fui l'Ukraine, Moscou affirme être dans Marioupol

Les dernières informations concernant le conflit en Ukraine.

La Rédaction avec Agences
Plus de 80 corps sortis des décombres de la base militaire de Mykolaïv, 3,3 millions de réfugiés ont fui l'Ukraine, Moscou affirme être dans Marioupol
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21h01 : 14.400 membres des forces russes ont été tués depuis le 24 février, affirme le ministère ukrainien des Affaires étrangères

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a publié ce samedi sur Twitter ses chiffres de la guerre en Ukraine. Il affirme qu'à la date de ce 19 mars, 14.400 membres des forces russes ont été tués en Ukraine. Selon l'infographie publiée par le ministère, 1.470 véhicules blindés russes ont été détruits, ainsi que 466 tanks, 95 avions, 115 hélicoptères, 213 pièces d'artillerie et des centaines d'autres pièces d'équipement militaire appartenant à la Russie.

Ces chiffres n'ont pu être vérifiés de manière indépendante, et le Kremlin n'a plus communiqué sur ses pertes depuis le 2 mars, déclarant à ce moment-là la mort de 498 soldats russes depuis le début du conflit.

20h45 : Moscou accuse Kiev de planifier des attaques contre représentations étrangères à Lviv

La Russie a accusé samedi l'Ukraine de préparer des attaques contre des postes diplomatiques de pays occidents à Lviv, dans l'ouest du pays, et d'en faire porter la responsabilité à l'armée russe. "Le régime nationaliste de Kiev prépare des attaques de bâtiments diplomatiques des Etats-Unis et d'autres pays occidentaux. Ces attaques seront présentées comme des attaques des forces russes", a affirmé le porte-parole du ministre russe de la Défense, Igor Konachenkov.

De cette manière, l'Ukraine entend faire monter la pression sur l'Otan pour qu'elle livre plus d'armes à l'Ukraine et instaure une interdiction de vol (no-fly zone) sur tout le pays, selon Moscou.

Le porte-parole n'a toutefois pas avancé de preuves pour soutenir son propos.

Depuis le début des hostilités le 24 février, plusieurs pays occidentaux ont retiré leur personnel diplomatique de la capitale Kiev. Plusieurs ambassades, dont celle de la France, se sont ainsi repliées sur Lviv.

19h40 : En Suisse, Zelensky blâme les entreprises et les banques qui gardent leurs activités en Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est adressé samedi aux Suisses en direct avec Berne, blâmant les entreprises qui comme Nestlé poursuivent leurs activités en Russie malgré la guerre et appelant au gel des avoirs des proches du Kremlin dans les banques suisses.

Dans une adresse vidéo en direct de Kiev à des milliers de personnes massées devant le Parlement suisse à Berne, M. Zelensky a critiqué les entreprises suisses, notamment Nestlé, qui poursuivent leurs activités en Russie.

"Bien manger. Bien vivre", c'est le slogan de Nestlé. Votre compagnie qui refuse de quitter la Russie. Même maintenant, quand la Russie menace d'autres pays européens. Pas seulement nous", a dit M. Zelensky.

"Les affaires marchent en Russie même quand nos enfants meurent et nos villes sont démolies" et quand les habitants de Marioupol, ville ukrainienne assiégée, sont "sans nourriture, sans eau, sans électricité et sous les bombardements", a-t-il fustigé.

Les participants au rassemblement, parmi lesquels le président suisse Ignazio Cassis monté sur scène avec des diplomates ukrainiens, ont pu suivre ses neuf minutes de discours, traduit en allemand, malgré des problèmes techniques passagers.

Sur scène flottait une banderole indiquant "Solidarité avec l'Ukraine. Arrêtez la guerre maintenant".

"Ca fait mal", a poursuivi M. Zelensky, à propos des banques. "L'argent des gens qui ont lancé cette guerre est dans vos banques. Aidez nous à lutter contre ça. Pour que ces fonds soient gelés", a-t-il plaidé.

"Il est nécessaire de geler complètement les actifs de ces gens et leurs comptes bancaires. C'est un grand combat, mais vous pouvez le faire", a lancé M. Zelensky.

Ovationné, il a demandé que les responsables russes soient dépouillés de leurs propriétés et privilèges. Le nombre de grandes fortunes russes résidant en Suisse a augmenté ces dernières années.

"Je suis profondément impressionné, cher Volodymyr, par votre volonté de résister", lui a répondu, en anglais, le président suisse Ignazio Cassis, qui doit se rendre lundi à la frontière entre la Pologne et l'Ukraine.

19h05 : Boris Johnson compare la lutte des Ukrainiens au référendum britannique pro-Brexit

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a tiré samedi un trait audacieux entre le référendum pro-Brexit de 2016 et la résistance actuelle des Ukrainiens face à l'invasion russe. "L'instinct des gens de ce pays est, comme le peuple ukrainien, de choisir pour la liberté", a commenté M. Johnson lors d'un congrès des conservateurs britanniques à Blackpool. Pour lui, le résultat du référendum de 2016 est "en est un exemple récent célèbre", a-t-il ajouté.

"Lorsque le peuple britannique a choisi si massivement le Brexit, ce n'était pas par rejet hostile des étrangers. C'était parce qu'il souhaitait être libre de faire les choses autrement et qu'il souhaitait que ce pays puisse suivre sa propre voie", selon M. Johnson, qui avait fait campagne en 2016 pour la sortie de son pays de l'UE.

Ses propos associant Brexit et résistance ukrainienne ont fait immédiatement polémique. Son co-religionnaire, Lord Gavin Bardwell, ancien chef de cabinet de l'ancien Premier ministre Theresa may, a ainsi jugé la comparaison entre le référendum pro-Brexit et la résistance ukrainienne pour le moins malheureuse, l'Ukraine demandant précisément à... intégrer l'Union européenne.

De plus, a ajouté M. Bardwell, voter lors d'un référendum "ne peut nullement être comparé à risquer sa vie" dans des combats guerriers.

Le Polonais Donald Tusk, ancien président du Conseil européen au moment du Brexit, a aussi réagi avec exaspération.

"Je me souviens encore de l'enthousiasme de Poutine et de Trump après le référendum. Boris, tes mots sont une insulte pour les Ukrainiens, pour les Britanniques et pour le bon sens", a commenté M. Tusk sur Twitter samedi.

18h51 : Le Premier ministre japonais presse l'Inde à agir sur l'Ukraine

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, en visite samedi à New Delhi, a pressé son homologue indien de changer de ton vis-à-vis de Moscou mais leur déclaration commune s'est abstenue de condamner l'invasion de l'Ukraine.

Contrairement aux autres membres de l'alliance du "Quad" - le Japon, l'Australie et les Etats-Unis -, l'Inde s'est abstenue lors des votes de trois résolutions à l'ONU condamnant l'opération militaire de Moscou, et s'est contentée d'appeler à l'arrêt des violences.

L'Inde, qui entretient des liens étroits avec Moscou depuis la Guerre froide, continue également d'acheter du pétrole russe, à prix réduits selon la presse.

Après ses discussions avec le Premier ministre indien Narendra Modi, M. Kishida a indiqué lors d'un point presse commun avoir eu des discussions "de fond" et réitéré son point de vue selon lequel, "l'invasion de la Russie sape le fondement même de l'ordre international méritait une réaction ferme".

M. Modi, de son côté, n'a pas mentionné l'Ukraine et la déclaration écrite conjointe s'est bornée à un appel à "un arrêt immédiat de la violence" et à dire "qu'il n'y a pas d'autres choix que la voie du dialogue et de la diplomatie pour la résolution du conflit".

Sans nommer aucun pays, le texte élargit le propos à la situation indo-asiatique et "souligne la nécessité pour tous les pays de chercher à résoudre pacifiquement leurs conflits en accord avec le droit international, sans la menace, la force ni la tentative pour changer unilatéralement le statu quo".

18h44 : Entre 80 et 115 corps sortis des décombres à la caserne de Mykolaïv

Selon les informations du reporter de guerre de VTM Nieuws, Robin Ramaekers, obtenues via un contact à la morgue de Mykolaïv, 115 victimes ont été sorties des décombres de la caserne militaire bombardée dans la nuit de vendredi à samedi. Mais la bilan devrait encore s'alourdir. Le gouvernement ukrainien n'a pas encore communiqué officiellement sur cette attaque.

18h35 : Retour au calme dans un Kharkiv ravagé

A partir de 18h, un couvre-feu est d'application dans la ville de Kharkiv. Le centre ville, ravagé par les tirs russes, commence est vide, mais les bombardements se poursuivent ce soir.


18h07 : Telegram et WhatsApp échappent au blocage en Russie

Les messageries WhatsApp et Telegram ont été épargnées, pour l'instant, par les blocages des autorités russes qui ont frappé leurs concurrents, mais demeurent en sursis, selon des experts

18h03 : Plus de 3,3 millions de réfugiés ukrainiens

Plus de 3,3 millions de réfugiés ont désormais fui l'Ukraine depuis l'invasion russe, ont indiqué les Nations unies, tandis que près de 6,5 millions de personnes seraient déplacées à l'intérieur du pays.

Environ 90% des personnes qui ont fui sont des femmes et des enfants. Les hommes ukrainiens âgés de 18 à 60 ans peuvent en effet être appelés sous les drapeaux et doivent rester dans leur pays.

17h45 : Environ 1,5 million d'enfants ont fui l'Ukraine depuis le début de la guerre

L'UNICEF estime à 1,5 million le nombre d'enfants qui ont quitté l'Ukraine depuis l'entrée sur le territoire des troupes russes le 24 février dernier. Et "d'innombrables autres" sont déplacés à l'intérieur du pays, selon l'organisme des Nations Unies.

"Les enfants déplacés courent un risque important de violence, d'exploitation et d’abus, les femmes et les filles déplacées deviennent encore plus vulnérables et sont exposées à un risque accru de violence liée au genre lorsqu'elles sont réfugiées ou demandeuses d’asile", écrit l'UNICEF dans un communiqué.

Plusieurs centaines d'enfants fuient également la guerre seuls: entre le 24 février et le 7 mars, l'UNICEF affirme avoir identifié plus de 500 enfants non accompagnés passant de l'Ukraine à la Roumanie. Le nombre total de ceux qui franchissent la frontière d'autres pays limitrophes de l'Ukraine est "probablement beaucoup plus élevé", s'inquiète l'UNICEF.

16h58 : La Russie met en garde contre la dérive des mines disposées par l'Ukraine en mer Noire

La Russie a mis en garde samedi contre la dérive des mines disposées par les forces ukrainiennes en mer Noire après le déclenchement de l'offensive russe en Ukraine, assurant ne pas exclure qu'elles puissent atteindre le Détroit du Bosphore ou même la Méditerranée. "Après le début de l'opération militaire spéciale russe (le 24 février, ndlr), les forces navales ukrainiennes ont installé des barrières de mines aux abords des ports d'Odessa, d'Otchakov, de Tchernomorsk et de Ioujny", ont déclaré les services de sécurité russes (FSB) dans un communiqué, affirmant qu'il s'agissait de mines "vétustes", notamment fabriquées "dans la première moitié du XXe siècle".

Avec les tempêtes, des ruptures de câbles reliant les mines aux ancres ont commencé à se produire, a poursuivi le FSB.

Ainsi, "affectées par le vent et le courant, les mines dérivent librement dans la partie ouest de la mer Noire", a-t-il affirmé, évoquant leur "état technique insatisfaisant".

Etant donné que les courants de surface en direction du sud prévalent dans cette zone, "la dérive des mines vers le Bosphore et ensuite vers les mers du bassin Méditerranéen n'est pas exclue", a souligné le FSB.

Un avertissement sur le danger que font courir ces mines a été diffusé par la Flotte russe de la mer Noire vendredi, a-t-il précisé.

16h56 : Les États-Unis envoient un contingent militaire en Bulgarie

Les États-Unis vont envoyer un contingent de troupes en Bulgarie pour renforcer l'OTAN sur le flanc est, a déclaré le Premier ministre bulgare, Kiril Petkov, samedi à Sofia, après un entretien avec le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin. Le contingent sera placé sous les ordres des principaux commandants de l'OTAN en Europe.

M. Petkov a assuré qu'aucune arme ne serait livrée à l'Ukraine par la Bulgarie. Cependant l'aide humanitaire se poursuivra, a-t-il ponctué.

16h10 : Kiev appelle la Chine à "condamner la barbarie russe" en Ukraine

La présidence ukrainienne a appelé samedi la Chine à se joindre aux Occidentaux et à "condamner la barbarie russe" en Ukraine.

"La Chine peut être un élément important du système de sécurité mondial si elle prend la bonne décision de soutenir la coalition des pays civilisés et de condamner la barbarie russe", a tweeté Mykhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence et un des participants aux négociations avec la Russie.

16h04 : Moscou affirme être dans Marioupol

L'armée russe affirme ce samedi avoir réussi à pénétrer dans Marioupol assiégée et combattre en centre ville aux côtés de troupes de la "république" séparatiste de Donetsk. La prise de Marioupol serait un important tournant dans la guerre et permettrait à la Russie d'assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de Crimée annexée (Sud) et les troupes du Donbass (Est).

Pendant ce temps-là, les organismes d'aide humanitaire luttent pour parvenir à secourir dans ces villes encerclées les habitants piégés, dont des centaines de milliers de femmes et d'enfants, a expliqué samedi le Programme alimentaire mondial (PAM). "Le défi est de parvenir à aller dans les villes qui sont encerclées ou sur le point de l'être", dit à l'AFP Jakob Kern, coordinateur d'urgence du PAM pour la crise en Ukraine. La situation est "catastrophique". Le défaut d'accès humanitaire rend quasiment impossible toute livraison d'aide alimentaire d'urgence au port encerclé de Marioupol (Sud-Est) ainsi qu'aux villes de Kharkiv et Soumy dans le Nord-Est. Il s'agit d'une tactique "de siège" qui est "inacceptable au XXIe siècle", estime M. Kern. Des combats de rue empêchent en effet les services d'aide humanitaire d'entrer en contact avec les habitants, notamment à Marioupol à nouveau où ils n'arrivent apparemment plus à faire sortir les personnes piégées dans le théâtre de la ville, bombardé par les Russes: "Les civils piégés ne peuvent sortir et nous ne pouvons les atteindre".

15h20 : La Russie affirme avoir détruit les centres de radio et renseignement électronique de l'armée ukrainienne

"Dans la nuit du 19 mars, les avions opérationnels-tactiques, de l'armée et sans pilote russes ont frappé 69 installations militaires en Ukraine", a déclaré samedi le ministère russe de la Défense, rapporte CNN. D'après ses dires, les missiles de l'armée russe ont ainsi détruit les centres de radio et de renseignement électronique des forces ukrainiennes, situés dans la région d'Odessa. Des informations qui doivent encore être vérifiées de manière indépendante.

14h36 : Pour Johnson ce serait une "erreur" de retrouver des relations normales avec la Russie

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a averti samedi que ce serait une "erreur" de retrouver des relations normales avec la Russie, même si l'invasion russe de l'Ukraine cessait.

Lors d'un discours au congrès de son Parti conservateur à Blackpool (nord de l'Angleterre), auquel assistait l'ambassadeur d'Ukraine à Londres, Vadym Prystaiko, Boris Johnson a déclaré que le moment était venu de "choisir entre la liberté et l'oppression".

Evoquant certains "qui disent que nous ferions mieux de nous accommoder de la tyrannie", le chef du gouvernement conservateur a estimé "qu'ils ont profondément tort".

"Essayer de normaliser de nouveau les relations avec Poutine après cela, comme nous l'avons fait en 2014, reviendrait à commettre exactement la même erreur", a-t-il déclaré, en référence à l'annexion de la Crimée ukrainienne.

Boris Johnon a estimé que Vladimir Poutine avait envahi l'Ukraine car il se sentait menacé par la liberté et la démocratie en Ukraine "parce que dans la Russie de Poutine, vous êtes emprisonné pendant 15 ans simplement pour avoir qualifié une invasion d'invasion, et si vous vous opposez à Poutine lors d'une élection, vous êtes empoisonné ou abattu."

Il a déclaré que Vladimir Poutine était "terrifié par l'effet de ce modèle ukrainien sur lui et sur la Russie" et "totalement paniqué" à l'idée d'une révolution à Moscou.

13h40 : des dizaines de morts dans le bombardement d'un site militaire à Mykolaïv

Des dizaines de personnes ont été tuées dans une frappe vendredi contre une caserne militaire dans le sud de l'Ukraine, à Mykolaïv, ont raconté samedi des témoins à l'AFP, alors que les opérations de secours se poursuivent. "Pas moins de 200 soldats dormaient dans les baraquements", selon Maxime, un militaire de 22 ans interrogé sur place. "Au moins 50 corps ont été extraits, mais on ne sait pas combien il en reste sous les décombres", poursuit le jeune soldat. Evguéniï, un autre militaire sur place, estime que les frappes pourraient avoir fait 100 morts.

"Nous continuons à compter mais c'est impossible de savoir vu l'état des corps", a dit un sauveteur interrogé par l'AFP.

Le site qui se trouve dans le nord de cette ville a été complètement dévasté après avoir été frappé par six roquettes vendredi matin. Aucune information sur le bilan n'a été publiée par les autorités ukrainiennes.

Les Russes "ont lâchement effectué des frappes de missiles contre des soldats qui dormaient. Une opération de secours se poursuit toujours", s'est borné à déclarer samedi matin le gouverneur régional de Mykolaïv Vitaly Kim dans une vidéo publiée sur Facebook.

Mykolaïv et sa région sont le théâtre de violents combats et bombardements russes. La ville est stratégique car elle constitue le dernier verrou avant la grande cité portuaire d'Odessa.

13h30 : Brown et Major soutiennent une pétition pour la création d'un tribunal international

Gordon Brown et John Major, deux anciens premiers ministres britanniques, soutiennent une pétition pour la création d'un nouveau tribunal international chargé d'enquêter sur les crimes de guerre commis par le président russe Vladimir Poutine en Ukraine. En signant cet appel, les deux hommes rejoignent une série d'universitaires et de juges favorables à l'instauration d'un tribunal similaire à celui de Nuremberg créé après la Seconde Guerre mondiale.

Deux jours après son lancement, la pétition a déjà récolté 740.000 signatures. L'ambition est d'en obtenir deux millions.

Selon M. Brown, il est vital qu'il y ait un "jour de jugement" pour Poutine.

13h00 : Berlin inquiet quant à l'approvisionnement en gaz

L'Allemagne, très dépendante de la Russie pour son approvisionnement en hydrocarbures, risque de manquer de gaz l'hiver prochain, a déclaré samedi le ministre de l'Economie qui multiplie les démarches pour éviter ce scénario.

L'approvisionnement en gaz "n'est pas encore complètement garanti", a déclaré Robert Habeck dans un entretien à la radio Deutschlandfunk.

12h30 : Pour la Suisse, la guerre en Ukraine est une "folie dévastatrice"

La guerre menée par la Russie en Ukraine est "mue par une folie dévastatrice" et la Suisse est "prête à assumer" le prix pour "défendre vaillamment et sans relâche la liberté et la démocratie", assure samedi le président de la Confédération suisse Ignazio Cassis.

"Cette guerre est mue par une folie dévastatrice qui fait voler en éclats tous les principes et les valeurs de notre civilisation", estime Ignazio Cassis dans une tribune publiée par le quotidien Le Temps.

"Le 24 février, la face du monde a changé, et pas de la meilleure manière", poursuit-il. "Il nous faut défendre vaillamment et sans relâche la liberté et la démocratie. Cela a un prix. Un prix que la Suisse est prête à assumer".

"La Russie a massivement violé l'interdiction du recours à la force, un principe ancré dans le droit international. En restant inactive, la Suisse aurait fait le jeu de l'agresseur", souligne-t-il.

"Neutralité ne signifie pas indifférence" et, "alors que la confrontation entre démocratie et barbarie atteint des sommets", la Suisse "ne peut pas tolérer cette guerre sans réagir", ajoute-t-il.

C'est pourquoi la Suisse a adopté dans leur intégralité les sanctions de l'Union européenne "dans le strict respect du droit de la neutralité" qui signifie qu'elle "ne soutient aucun belligérant sur le plan militaire, que ce soit par la mise à disposition de troupes ou par l'envoi d'armes".

"Même si, pour l'heure, il n'est pas question de fléchissement de la conjoncture voire de crise économique", le conflit aura des conséquences économiques pour le pays, souligne le président suisse.

Il cite l'inflation, la hausse des prix de l'énergie et le statut de valeur refuge du franc suisse qui pénalisera les exportations. Il faudra également "faire face à l'afflux de réfugiés et garantir la stabilité financière".

"Il n'existe pas de solution qui, d'un coup de baguette magique, préserverait la Suisse des conséquences découlant de la situation actuelle", insiste le président de la Confédération.

12h00 : Un site militaire devasté à Mykolaïv, un bilan très lourd redouté

Une caserne militaire a été totalement dévastée par une frappe russe dans le sud de l'Ukraine, à Mykolaïv, laissant craindre un lourd bilan, l'AFP ayant de son côté vu samedi trois morts.

Le site qui se trouve dans le nord de cette ville a été complètement dévasté après avoir été frappé par six roquettes vendredi matin. Aucune information sur le bilan n'a été publiée par les autorités ukrainiennes.

Les Russes "ont lâchement effectué des frappes de missiles contre des soldats qui dormaient. Une opération de secours se poursuit toujours", s'est borné à déclarer samedi matin le gouverneur régional de Mykolaïv Vitaly Kim dans une vidéo publiée sur Facebook.

Il a précisé attendre des informations sur les pertes des forces armées ukrainiennes.

Des journalistes de l'AFP ont vu trois morts sur le site, dont un corps déchiqueté sorti des décombres où s'activaient les sauveteurs. Un survivant a également été extrait.

Selon un militaire sur place, Evguéniï, quelque 200 jeunes soldats étaient cantonnés dans cette caserne. Des dizaines ont été tués, a affirmé un autre, sans donner son nom.

"Nous continuons à compter mais c'est impossible de savoir vu l'état des corps", a dit un sauveteur interrogé par l'AFP.

Le maire de Mykolaïv, Oleksandre Senkevytch, cité par des médias ukrainiens, a indiqué que cette ville, qui comptait près d'un demi-million d'habitants avant la guerre, avait été bombardée depuis la région voisine de Kherson, sous contrôle russe.

"Le bombardement se passe trop vite pour qu'on le capte et qu'on mette le système (d'alarme) en marche", a-t-il dit, cité par le site d'information Ukraïnska Pravda.

Mykolaïv et sa région sont le théâtre de violents combats et bombardements russes. La ville est stratégique car elle constitue le dernier verrou avant la grande cité portuaire d'Odessa.

Plus de 80 corps sortis des décombres de la base militaire de Mykolaïv, 3,3 millions de réfugiés ont fui l'Ukraine, Moscou affirme être dans Marioupol
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11h30 : La France et l'Autriche remplacent la Russie et le Bélarus au Mondial de hockey sur glace

Les hockeyeurs sur glace français et autrichiens disputeront le Mondial-2022 en Finlande (13-29 mai) après l'exclusion de la Russie et du Bélarus à la suite de l'invasion de l'Ukraine, a annoncé la Fédération internationale. Les Français ont disputé le Mondial dans la première division pour la dernière fois en 2019. Ils n'ont toutefois jamais joué le Mondial en deuxième division, car les éditions 2020 et 2021 ont été annulées en raison de la pandémie de Covid-19.

Les joueurs de Philippe Bozon avaient raté de peu la qualification pour les Jeux olympiques de Pékin fin août, battus 2 à 1 par la Lettonie pour le match décisif.

En Finlande, les Bleus remplaceront la Russie dans le groupe A et affronteront à Helsinki le Canada (tenant du titre), l'Allemagne, la Suisse, la Slovaquie, le Danemark, le Kazakhstan et l'Italie. Ils devront éviter la huitième place du groupe, synonyme de relégation en deuxième division.

L'Autriche remplace le Bélarus et affrontera à Tampere dans le groupe B la Finlande (champion olympique en titre), les États-Unis, la République tchèque, la Suède, la Lettonie, la Norvège et la Grande-Bretagne.

10h35 : Londres redoute que les pourparlers ne soient qu'un "écran de fumée"

La cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss, a déclaré samedi redouter que les pourparlers sur la paix entre l'Ukraine et la Russie ne soient qu'un "écran de fumée" utilisé par le Kremlin avant une nouvelle offensive.

Dans une interview au quotidien The Times, Liz Truss, a dit être "très sceptique" sur les négociations, estimant que la Russie s'en servait comme une diversion pour "regrouper" ses forces.

"Leur invasion ne se déroule pas comme prévu. Nous ne voyons aucun retrait sérieux des troupes russes ni aucune proposition sérieuse sur la table", a-t-elle déclaré.

"Les Russes ont menti et menti encore. Je crains que la négociation ne soit une nouvelle tentative de faire diversion et de créer un écran de fumée contre les épouvantables (atrocités)", a-t-elle ajouté, soulignant que "si un pays est sérieux au sujet des négociations, il ne bombarde pas aveuglément des civils ce jour-là".

Dans son dernier point sur la situation de l'invasion russe en Ukraine, samedi, le ministère de la Défense britannique souligne que "le Kremlin n'a jusqu'à présent pas réussi à atteindre ses objectifs initiaux" et a été "contraint de modifier son approche opérationnelle".

Cela impliquera "probablement un usage aveugle de la puissance de feu entraînant une augmentation des pertes civiles, la destruction des infrastructures ukrainiennes et une intensification de la crise humanitaire", ajoute-t-il.

08h40 : Ouverture d'un couloir humanitaire à Lugansk

Un couloir humanitaire est ouvert dans la région de Lougansk, à l'est de l'Ukraine, depuis 09h00 heure locale (08h00 heure belge), pour permettre aux civils de quitter la zone, a annoncé le gouverneur local Sergei Gaidai sur Telegram. Le gouverneur a parlé d'un arrêt des tirs d'artillerie à partir de 9 heures. "J'espère que les accords seront respectés", a-t-il déclaré.

En plus de permettre aux habitants de quitter la zone, le couloir devrait également être utilisé pour acheminer de la nourriture, de l'eau et des médicaments dans la région.

Les forces pro-russes combattent à Lougansk depuis 2014.

08h20 : La Russie affirme avoir utilisé des missiles hypersoniques en Ukraine, une première

Le ministère russe de la Défense a déclaré samedi avoir utilisé la veille des missiles hypersoniques "Kinjal" pour détruire un entrepôt souterrain d'armements dans l'ouest de l'Ukraine.

La Russie n'avait jusque là jamais fait état de l'emploi de ce missile balistique dans les deux conflits où elle est belligérante, l'Ukraine et la Syrie. Il a été déployé de nombreuses fois en exercices depuis le premier test réussi en 2018.

Selon l'agence d'Etat Ria Novosti, son emploi est une première.

Ce type de missiles, très manoeuvrable, défie tous les système de défense anti-aérienne, selon Moscou.

"Le 18 mars, le complexe aéronautique Kinjal avec ses missiles balistiques hypersoniques a détruit un important entrepôt souterrain de missiles et de munitions de l'aviation de l'armée ukrainienne dans la localité de Deliatine, dans la région d'Ivano-Frankivsk", a annoncé le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov.

Les missiles balistiques hypersoniques "Kinjal" et ceux de croisière "Zircon" appartiennent à une famille de nouvelles armes développées par la Russie et que M. Poutine qualifie d'"invincibles".

Testés avec succès en 2018, les Kinjal ("poignard" en russe) ont atteint, lors des essais, toutes leurs cibles à une distance pouvant atteindre plus de 1.000 km, selon le ministère russe de la Défense.

Ils équipent les avions de guerre Mig-31.

La Russie a développé ce type d'armement pour avoir des armes capables d'échapper à des systèmes de défense comme le bouclier antimissile américain en Europe.

07h30 : Les combats s'étendent

Les bombardements et les combats font rage à travers l'Ukraine, en particulier pour la très convoitée ville de Marioupol (sud-est).

L'armée russe a affirmé vendredi avoir réussi à y pénétrer et combattre en centre ville aux côtés de troupes de la "république" séparatiste de Donetsk.

La prise de Marioupol serait un important tournant dans la guerre et permettrait à la Russie d'assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de la Crimée annexée (sud) et les troupes du Donbass (est).

05h50 : Zelensky s'adresse aux Russes: "Imaginez-vous 14.000 cadavres dans un stade"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est directement adressé à la population russe dans un nouveau message vidéo samedi matin, alors que son homologue russe, Vladimir Poutine, s'est exprimé vendredi devant des dizaines de milliers de Russes, réunis dans un stade pour célébrer le huitième anniversaire de l'annexion de la Crimée. Près de 100.000 personnes devant et 95.000 dans le stade lui-même, c'est au total plus ou moins le nombre de soldats russes qui ont attaqué l'Ukraine, a souligné Volodymyr Zelensky. "Imaginez-vous un instant 14.000 cadavres dans ce stade, avec en plus des dizaines de milliers de blessés et mutilés."

Ces chiffres correspondent, selon le président ukrainien, aux pertes russes depuis le début de l'invasion de l'Ukraine le 24 février. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante mais l'armée russe a vraisemblablement perdu plusieurs milliers de soldats depuis le début de ce que le Kremlin qualifie "d'opération militaire spéciale".

Une fois de plus, Volodymyr Zelensky a appelé à mettre fin au carnage. "Il faut mettre un terme à la guerre. Les propositions de l'Ukraine sont sur la table".

Les pourparlers entre Ukrainiens et Russes durent depuis plusieurs semaines, sans aboutir. La cheffe de la diplomatie Liz Truss a dit craindre que la Russie ne se serve de ces discussions comme d'un "écran de fumée" pour gagner du temps, regrouper ses troupes et relancer son offensive.

03h30 : Reprise des combats violents autour de l'aéroport près de Kherson

Près de l'aéroport de Kherson, les Ukrainiens disent qu'il y a à nouveau de violents combats. "Nous les avons encore affrontés (les Russes, NDLR) là-bas", a écrit samedi matin sur Facebook Aleksey Arestovich, un conseiller du président ukrainien Volodimir Zelensky.

C'est déjà la sixième fois que les forces ukrainiennes attaquent l'armée russe dans cet aéroport. Ces attaques ont déjà infligé de lourdes pertes à la Russie. Plusieurs dizaines d'hélicoptères d'attaque russes et un poste de commandement avec des officiers de haut rang ont notamment été éliminés.

Cette information n'a toutefois pas pu être vérifiée de manière indépendante.

02h30 : Zelensky appelle à discuter sérieusement pour éviter des pertes sur des générations

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé samedi un appel à Moscou, estimant qu'il était "temps" de discuter de "paix et de sécurité" faute de quoi les conséquences pour la Russie se feront ressentir sur plusieurs générations. "Des négociations portant sur la paix et la sécurité pour l'Ukraine sont la seule chance pour la Russie de minimiser les dégâts causés par ses propres erreurs", a déclaré M. Zelensky dans une vidéo publiée sur Facebook, filmée de nuit dans une rue déserte.

"Il est temps de nous réunir. Il est temps de discuter. Il est temps de restaurer l'intégrité territoriale et la justice pour l'Ukraine", a plaidé le chef d'Etat.

"Autrement, a-t-il prévenu, les pertes pour la Russie seront telles qu'il faudra plusieurs générations pour qu'elle s'en remette".

Le président ukrainien a réitéré sa volonté de parler directement à son homologue russe, Vladimir Poutine.

Plusieurs rounds de tractations entre Kiev et Moscou se sont déroulés en présentiel et par visioconférence depuis l'invasion russe de l'Ukraine lancée le 24 février. Le dernier en date, le quatrième, s'est ouvert lundi au niveau de délégations négociant à distance.

Les bombardements russes des villes ukrainiennes perdurent pendant ces négociations, prenant pour cible de nombreuses infrastructures civiles.

En ce qui concerne la ville assiégée de Marioupol où un théâtre --dans lequel plus d'un millier de personnes avaient trouvé refuge-- a été bombardé mercredi par les forces russes, M. Zelensky a affirmé que plus de 130 survivants avaient pu être extirpés des décombres.

"Certains souffrent malheureusement de blessures graves. Mais, à ce stade, nous ne disposons pas d'informations sur le nombre de décès" éventuels, a-t-il indiqué, précisant que "les opérations de secours se poursuivent".

Selon lui, grâce aux couloirs humanitaires mis en place dans le pays, plus de 180.000 Ukrainiens ont pu s'éloigner des combats dont plus de 9.000 personnes de Marioupol.

"Mais les occupants continuent de bloquer l'aide humanitaire, tout particulièrement autour des zones sensibles. C'est une tactique très connue. (...) C'est un crime de guerre", a lancé M. Zelensky. La Russie "répondra de cela. A 100%", a-t-il insisté.

01h00 : La plupart des entreprises belges choisissent de rester en Russie

La plupart des quelque 250 entreprises belges disposant d'établissements en Russie refusent de quitter le pays, même si elles désapprouvent fermement la guerre en Ukraine, rapporte samedi L'Echo. Les entreprises qui restent en Russie entendent notamment ne pas abandonner leurs collaborateurs et leurs clients russes.

Selon des données rassemblées par l'Echo, avec l'aide de Graydon et Creditsafe, les filiales russes des entreprises belges représentent plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Sur la seule année 2021, les entreprises belges ont investi pour 1,5 milliard d'euros en Russie. En 2021, 1.556 entreprises belges ont exporté pour 3,4 milliards d'euros de marchandises vers le pays présidé par Vladimir Poutine.

Pour certaines entreprises belges, il n'est toutefois plus possible de poursuivre leurs activités en Russie, comme le groupe de boulangerie La Lorraine, par exemple, qui a dû arrêter du jour au lendemain la construction d'une nouvelle usine. Celle-ci était en effet co-financée à hauteur de 50 millions d'euros par le fonds souverain russe RDIF.

00h30: Bill Clinton et George W. Bush déposent des fleurs pour l'Ukraine à Chicago

Deux anciens président américains, le démocrate Bill Clinton et le républicain George W. Bush, ont marqué vendredi leur soutien à l'Ukraine, envahie par la Russie le 24 février, en visitant une église ukrainienne de Chicago. Les deux hommes, qui portaient des rubans bleu et jaune aux couleurs de l'Ukraine, ont déposé des bouquets de tournesols, emblème de ce pays, devant l'église catholique Saints Volodymyr et Olha avant de se recueillir quelques instants.

L'initiative visait à montrer leur "solidarité avec le peuple de l'Ukraine", explique une vidéo de leur visite publiée sur le compte Twitter de Bill Clinton ainsi que sur le compte Instagram de George W. Bush.

"L'Amérique est unie avec le peuple d'Ukraine dans son combat pour la liberté et contre l'oppression", affirme un message accompagnant la vidéo.