Guerre en Ukraine : Zelensky demande à s'entretenir avec Poutine, Marioupol "comparable à Alep ou Guernica"

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La Rédaction avec agences

La situation humanitaire empire dans de grandes villes ukrainiennes, toujours sous le feu des frappes de la Russie depuis l'annonce de l'invasion ordonnée par Vladimir Poutine il y a plus de trois semaines.

Depuis le 24 février, plus de 3,2 millions d'Ukrainiens ont pris les routes de l'exil, dont près des deux tiers vers la Pologne, parfois seulement une étape avant de continuer leur exode.

23h10: Plus de 7.000 personnes sauvées des régions attaquées

Les autorités ukrainiennes affirment que 7,295 personnes pourraient être transportées hors des zones assiégées par l'armée russe dimanche. Quatre des sept couloirs humanitaires sont fonctionnels, selon la vice-première ministre Irina Vereshchuk dans un message vidéo.

Envrion 4.000 personns ont été évacuées depuis la ville portuaire assiégée de Marioupol vers Zaporijjia. D'autres régions aux alentours de la capitale Kiev ont aussi fait l'objet d'évacuation.

20h47 : Le consul grec à Marioupol compare la ville ukrainienne assiégée à Guernica ou Alep

Le consul général de Grèce à Marioupol Manolis Androulakis, qui a atterri dimanche à Athènes, a comparé la ville ukrainienne assiégée par l'armée russe à Guernica ou encore Alep. "Marioupol fera partie de la liste des villes dans le monde qui ont été complètement détruites par la guerre, comme Guernica, Stalingrad, Grozny, Alep...", a déclaré M. Androulakis à des journalistes à l'aéroport.

Le consul grec, qui a organisé plusieurs évacuations de ressortissants grecs depuis Marioupol, est considéré comme un héros dans son pays. Il a quitté la ville mardi.

"Nous avons essayé de sauver le plus d'expatriés possible", a déclaré le diplomate, ajoutant : "Les héros sont les gens qui sont restés là-bas, et qui vont essayer de reconstruire leur vie à partir de rien".

Le diplomate a raconté que "les civils étaient touchés de manière aveugle", précisant avoir vu des corps déchiquetés.

20h26 : Le commandant adjoint de la Flotte russe de la mer Noire tué dans les combats

Le commandant adjoint de la Flotte russe de la mer Noire, Andreï Paliï, a été tué dans les combats entre forces russes et ukrainiennes près de Marioupol, en Ukraine, ont annoncé dimanche des responsables russes. "Andreï Nikolaïevitch Paliï a été tué dans les combats visant à libérer Marioupol des nazis ukrainiens", a écrit sur Telegram Mikhaïl Razvojaïev, le gouverneur de Sébastopol.

Cette ville de la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée en 2014 par la Russie, est le port d'attache de la Flotte russe de la mer Noire.

Selon M. Razvojaïev, Andreï Paliï, un "vrai officier issu d'une dynastie militaire" qui jouissait d'une "grande autorité sur la flotte" russe, a péri samedi dans les affrontements autour de Marioupol, une ville portuaire stratégique du sud-est de l'Ukraine assiégée par l'armée russe depuis plusieurs semaines.

Selon les médias russes, Andreï Paliï a été en 2020 commandant adjoint des forces russes en Syrie où la Russie intervient militairement depuis septembre 2015 en soutien aux forces du régime de Bachar al-Assad.

20h19 : Frappe aérienne dans l'ouest, trois blessés

Trois personnes ont été blessées dimanche dans une frappe aérienne russe dans la région de Jytomyr, dans l'ouest de l'Ukraine, ont annoncé les services d'urgence. Treize bâtiments au total ont été endommagés dans cette attaque qui a visé la localité de Korosten, à 80 km environ au nord de la ville de Jytomyr, ont ajouté les secours, sans fournir d'autres détails.

Dimanche également, le ministère russe de la Défense a de son côté affirmé que des "missiles de haute précision" tirés par la Russie avaient touché un centre d'entraînement des forces spéciales ukrainiennes dans cette même région de Jytomyr, une agglomération située à 150 km à l'ouest de la capitale Kiev.

"Plus de 100 membres des forces spéciales (ukrainiennes) et mercenaires étrangers ont été tués" dans la frappe contre ces installations, a déclaré le ministère russe.

Il ne pouvait être procédé dans l'immédiat à aucune vérification de source indépendante de ces informations.

20h00 : "Sans négociations, on n'arrêtera pas la guerre" en Ukraine, dit Zelensky à CNN

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a répété être "prêt à des négociations" avec Vladimir Poutine, affirmant que "sans négociations, on n'arrêtera pas la guerre" menée par la Russie en Ukraine, dans un entretien diffusé dimanche par CNN.

"Je suis prêt à des négociations avec (Vladimir Poutine). Je suis prêt depuis les deux dernières années et je pense que sans négociations, on n'arrêtera pas la guerre", a-t-il dit sur la chaîne américaine.

Les tractations entre Kiev et Moscou qui se sont déroulés depuis l'invasion russe de l'Ukraine lancée le 24 février sont "très importantes", a-t-il souligné.

La Turquie, qui multiplie les efforts de médiation entre Moscou et Kiev, a assuré dimanche que la Russie et l'Ukraine avaient fait des progrès dans leurs négociations.

Mais "peu importe les discussions entre nos équipes de négociateurs, je pense que seuls nous deux, moi et Poutine, pouvons parvenir à un accord", a affirmé M. Zelensky.

"S'il existe seulement 1% de chance d'arrêter cette guerre, nous devons la saisir", a-t-il dit.

"Le dialogue est la seule issue" au conflit, et "c'est par le dialogue que nous pourrons résoudre les questions de garanties de sécurité pour l'Ukraine", a-t-il assuré.

17h06 : La Maison Blanche dément tout déplacement de Biden à Kiev

Le président américain Joe Biden est attendu cette semaine à Bruxelles pour participer à un sommet de l'Otan et à un sommet européen, mais il ne profitera pas de sa présence sur le Vieux continent pour se rendre en Ukraine, a indiqué dimanche la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, sur Twitter. Les médias américains spéculent depuis plusieurs jours sur un déplacement surprise de Joe Biden en Ukraine, suivant en cela l'exemple des Premiers ministres polonais, slovène et tchèque, la semaine dernière.

S'il fut un signe fort du soutien européen au président Zelensky, pour beaucoup de spécialistes, ce déplacement a toutefois représenté un énorme risque de sécurité.

Les détails du déplacement du président Biden en Europe ne sont pas encore connus. Il pourrait déjà arriver à Bruxelles mercredi.

17h38 : Zelensky demande à Israël de "faire un choix" en soutenant l'Ukraine face à la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé dimanche à Israël de "faire un choix" en soutenant l'Ukraine face à la Russie, lors d'une allocution en visioconférence devant les députés de la Knesset, le Parlement israélien.

"L'Ukraine a fait son choix il y a 80 ans et nous avons des Justes qui ont caché des juifs, il est temps pour Israël de faire son choix (...) l'indifférence tue", a déclaré M. Zelensky, jouant sur ses propres racines juives, dans une allocution en ukrainien traduite en hébreu aux députés israéliens.

L'Etat hébreu a adopté une position prudente après l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, faisant valoir des liens privilégiés avec les deux pays, d'autant que les Etats-Unis, allié historique d'Israël, soutiennent l'Ukraine, et que la Russie, elle, dispose de soldats en Syrie, pays voisin de l'Etat hébreu.

17h06 : Pékin assure ne pas envoyer d'assistance militaire à Moscou

Pékin n'envoie pas d'assistance militaire à Moscou pour son offensive en Ukraine, a affirmé dimanche l'ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, sans préciser si cette position valait également pour l'avenir. "Il y a de la désinformation selon laquelle la Chine procure une assistance militaire à la Russie. Nous la rejetons", a déclaré Qin Gang, interviewé par la chaîne CBS.

"La Chine envoie des vivres, des médicaments, des sacs de couchage et du lait en poudre, pas des armes ou des munitions à destination des parties (au conflit)", a-t-il poursuivi. "Nous ferons tout ce qui est possible en vue d'une désescalade".

L'ambassadeur a toutefois volontairement évité d'indiquer si cette position valait pour l'avenir, deux jours après que le président américain Joe Biden eut averti son homologue chinois Xi Jinping qu'il y aurait des "conséquences" si Pékin fournissait un soutien matériel à la Russie.

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le régime communiste chinois, partageant avec la Russie une profonde hostilité envers les Etats-Unis, s'est abstenu d'exhorter Vladimir Poutine à retirer ses troupes d'Ukraine.

17h02 : Zelensky veut parler à Poutine

"Je suis prêt à des négociations avec (Vladimir Poutine). Je suis prêt depuis les deux dernières années et je pense que sans négociations, on n'arrêtera pas la guerre", a dit Volodymyr Zelensky dans un entretien diffusé par CNN.

Il avait auparavant dénoncé le bombardement de l'école d'art de Marioupol, détruite par les frappes russes alors que 400 personnes - femmes, enfants et personnes âgées - y étaient réfugiées selon les autorités locales.

16h07 : L'Ukraine affirme à nouveau avoir tué plusieurs officiers de l'armée russe

L'armée ukrainienne a à nouveau affirmé dimanche avoir tué plusieurs officiers supérieurs russes engagés dans la guerre en Ukraine. Plusieurs commandants du régiment parachutiste de Kostroma, au nord de Moscou, et du régiment cosaque de Stavropol, en Russie du sud, auraient ainsi été "éliminés", selon les forces armées ukrainiennes. Un autre commandant aurait par ailleurs été blessé.

Il est toutefois impossible de vérifier la validité de ces allégations. La Russie ne communique pas sur la mort de ses soldats.

Depuis le début de la guerre il y a trois semaines et demie, les forces ukrainiennes affirment avoir réussi à tuer plusieurs dizaines d'officiers supérieurs russes. Parmi eux figureraient notamment six généraux de l'armée et de la Garde nationale.

15h57 : Près d'un millier de Russes arrêtés lors de manifestations anti-guerre ce dimanche

Au moins 937 personnes ont été arrêtées en Russie dimanche à l'occasion de manifestations contre la guerre en Ukraine organisées dans 38 villes du pays, selon un décompte réalisé par des défenseurs des droits de l'homme en Russie. Ces actions de protestation se sont tenues dans la capitale Moscou, mais aussi à Saint-Petersbourg, Ekaterinburg, Nizhny Novgorod et Vladivostok notamment, selon l'organisation OVD-Info.

Selon cette organisation, depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février dernier, plus de 15.000 personnes ont été arrêtées en Russie lors de manifestations contre la guerre.

L'Etat russe a d'ailleurs entamé des poursuites criminelles contre des opposants à la guerre et des opposants à Vladimir Poutine. Au moins 37 actions en justice sont ainsi actuellement ouvertes contre 43 personnes, selon cette même source.

Guerre en Ukraine : Zelensky demande à s'entretenir avec Poutine, Marioupol "comparable à Alep ou Guernica"
©AFP

15h45 : L'Otan commence le déploiement de missiles Patriot en Slovaquie

L'Otan a entamé le déploiement de batteries de missiles anti-aériens Patriot sur le territoire slovaque afin de renforcer la défense de son flanc occidental, a annoncé dimanche le ministre slovaque de la Défense, Jaroslav Nad sur Facebook. Ce sont les forces allemandes et néerlandaises qui, à la demande de l'Otan, vont installer ces systèmes de défense anti-aérienne dans les environs de la base de Sliac, dans le centre du pays.

Selon le ministre Nad, ce déploiement est de nature temporaire. Les batteries pourront en outre être déplacées pour protéger un plus vaste territoire.

La Slovaquie partage une frontière d'une centaine de kilomètres avec l'Ukraine. Le pays dispose déjà de vieux missiles anti-aériens S-300 qui datent encore de la période soviétique.

14h50: La Turquie assure que la Russie et l'Ukraine sont "proches d'un accord"

La Turquie a assuré dimanche que la Russie et l'Ukraine avaient fait des progrès dans leurs négociations pour mettre un terme à l'invasion russe et étaient proches d'un accord.

"Bien sûr, ce n'est pas une chose facile que de parvenir à s'entendre pendant que la guerre continue, que des civils sont tués, mais nous voudrions dire que la dynamique progresse", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu dans des commentaires diffusés en direct par l'agence officielle turque Anadolu depuis la province méridionale d'Antalya.

"Nous voyons que les parties sont proches d'un accord", a-t-il ajouté.

M. Cavusoglu s'est rendu cette semaine en Russie et en Ukraine. La Turquie, membre de l'Otan, multiplie les efforts de médiation entre Moscou et Kiev et a refusé de s'aligner sur les sanctions occidentales visant la Russie.

Elle est parvenue à maintenir des contacts avec les deux pays et a accueilli la semaine dernière à Antalya les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et ukraininen Dmytro Kouleba pour une première rencontre depuis le début du conflit le 24 février.

13h25: Dix millions de personnes ont fui leurs foyers en Ukraine

Dix millions de personnes ont désormais fui leurs foyers en Ukraine en raison de la guerre "dévastatrice" menée par la Russie, a déclaré dimanche le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés Filippo Grandi.

"La guerre en Ukraine est si dévastatrice que 10 millions de personnes ont fui, soit déplacées à l'intérieur du pays, soit réfugiées à l'étranger", a déclaré sur Twitter M. Grandi.

10h35: Le président ukrainien Zelensky s'adresse dimanche aux Israéliens

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a mis en avant son héritage juif dans sa quête de soutien contre l'invasion de son pays par la Russie, s'adresse dimanche par visioconférence à la Knesset, le Parlement d'Israël, pays qui tente une médiation entre Moscou et Kiev. Au cours des derniers jours, le président Zelensky a multiplié les interventions par visioconférence s'adressant à des parlements étrangers afin de multiplier et renforcer les appuis à l'Ukraine face à l'invasion russe.

En Israël, son discours à la Knesset, prévu à 18H00 (17h00 HB) selon un porte-parole du Parlement, est attendu par la classe politique et la population dans un pays qui compte plus d'un million de citoyens originaires de l'ex-URSS.

L'Etat hébreu a adopté une position prudente après l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, faisant valoir des liens privilégiés avec les deux pays, d'autant que les Etats-Unis, allié historique d'Israël, soutiennent l'Ukraine, et que la Russie, elle, dispose de soldats en Syrie, pays voisin de l'Etat hébreu.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Naftali Bennett tente une médiation entre l'Ukraine et la Russie. M. Bennett s'est d'ailleurs rendu à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, peu après le début de l'invasion de l'Ukraine, et a multiplié les entretiens téléphoniques avec M. Zelensky.

10h10: Une école servant de refuge bombardée à Marioupol

L'armée russe a bombardé une école d'art servant de refuge à plusieurs centaines de personnes à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, ont accusé dimanche les autorités locales, ajoutant que des civils étaient coincés sous les décombres.

"Hier (samedi), les occupants russes ont largué des bombes sur l'école d'art G12 située sur la rive gauche de Marioupol, où 400 habitants de Marioupol -- des femmes, des enfants et des personnes âgées -- s'étaient réfugiés", a déclaré la municipalité de cette cité portuaire assiégée par les forces de Moscou.

"Nous savons que le bâtiment a été détruit et que des gens pacifiques sont toujours sous les décombres. Le bilan concernant le nombre de victimes est en train d'être clarifié", a-t-elle ajouté dans un communiqué publié sur Telegram.

Ces déclarations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante dans l'immédiat.

08h50: La Russie dit avoir à nouveau utilisé des missiles hypersoniques

La Russie a affirmé dimanche, pour le deuxième jour consécutif, avoir utilisé des missiles hypersoniques en Ukraine, cette fois pour détruire une réserve de carburant de l'armée ukrainienne dans le sud du pays.

"Une importante réserve de carburant a été détruite par des missiles de croisière 'Kalibr' tirés depuis la mer Caspienne, ainsi que par des missiles balistiques hypersoniques tirés par le système aéronautique 'Kinjal' depuis l'espace aérien de la Crimée", a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.

Le ministère a ajouté que cette frappe s'était produite dans la région de Mykolaïv, sans toutefois préciser la date. Selon le ministère, la cible détruite était "la principale source d'approvisionnement en carburant des véhicules blindés ukrainiens" déployés dans le sud du pays.

Les missiles balistiques hypersoniques "Kinjal" ("poignard", en russe) et ceux de croisière "Zircon" appartiennent à une famille de nouvelles armes développées par la Russie et que son président, Vladimir Poutine, qualifie d'"invincibles", car censées pouvoir échapper aux systèmes de défense adverses.

Samedi, Moscou avait déjà annoncé avoir tiré la veille des missiles "Kinjal" en Ukraine. Si ce tir était avéré, il s'agirait de la première utilisation connue en conditions réelles de combat de ce système testé pour la première fois en 2018.

Dimanche, le ministère russe de la Défense a par ailleurs affirmé que des "missiles de haute précision" tirés par Moscou avaient touché un centre d'entraînement des forces spéciales ukrainiennes dans la région de Jytomyr, à 150 km à l'ouest de Kiev.

06h04: L'Ukraine interdit les partis pro-russes

Le Conseil national de sécurité de l'Ukraine a suspendu le travail d'un certain nombre de partis pro-russes, a annoncé le président Volodymyr Zelensky dans un message vidéo posté dans la nuit de samedi à dimanche. Il s'agit notamment de deux partis qui siègent au Parlement.

Cette décision vaudra tant que la loi martiale sera d'application sur le territoire. "Les activités de ces politiciens, visant à la division ou à la collaboration, ne réussiront pas, mais (au contraire) entraineront une réaction sévère (de notre part)", a déclaré le chef d'État ukrainien.

04h40: Une des plus grandes usines sidérurgiques d'Europe endommagée à Marioupol

L'usine sidérurgique et métallurgique Azovstal de Marioupol, une des plus grandes d'Europe, a été fortement endommagée par des bombardements, ont affirmé dimanche des responsables ukrainiens. "Une des plus grandes usines métallurgiques d'Europe est détruite. Les pertes économiques pour l'Ukraine sont immenses", a affirmé la députée Lesia Vasylenko, qui a publié sur son compte Twitter une vidéo montrant d'épaisses colonnes de fumée s'élevant d'un complexe industriel.

Un autre député, Serhiy Taruta, a écrit sur sa page Facebook que les forces russes, qui assiègent Marioupol, "ont pratiquement détruit l'usine".

Le directeur général d'Azovstal, Enver Tskitishvili, a indiqué dans un message vidéo publié sur Telegram que son entreprise avait pris des mesures de précaution dans l'usine dès le début de l'invasion russe le 24 février, pour prévenir tout dommage à l'environnement.

"Les batteries de fours à coke ne représentent plus de danger pour la vie des habitants. Nous avons également arrêté correctement les hauts fourneaux", a-t-il assuré.

"Nous retournerons dans la ville, reconstruirons et ressusciterons l'entreprise", a-t-il promis, sans préciser l'étendue des dégâts.

02h10: Kiev appelle Pékin à "condamner la barbarie russe"

L'Ukraine a appelé samedi la Chine, allié stratégique de Moscou, à "condamner la barbarie russe" après de nouvelles frappes - y compris avec un nouveau missile hypersonique vanté par Vladimir Poutine - qui ont fait des dizaines de morts.

01h50: Plus de 260 civils tués à Kharkov depuis l'invasion

Au moins 266 civils, dont 14 enfants, ont été tués dans les combats autour de la ville de Kharkov, ont annoncé samedi soir les autorités de la deuxième plus grande ville d'Ukraine. La ville du nord-est de l'Ukraine, assiégée par les Russes, comptait près d'un million et demi d'habitants avant la guerre. Selon l'agence de presse ukrainienne Unian, elle est toujours la cible de bombardements. Samedi soir, plusieurs habitations auraient été détruites, selon des informations qui n'ont pu être vérifiées de manière indépendante.

01h45: Appel à l'aide du maire de Tchernihiv

Le bourgmestre de la ville de Tchernihiv, au nord du pays, a lancé un déchirant appel à l'aide alors que sa ville est encerclée par les troupes russes. "Les bombardements d'artillerie aveugles se poursuivent sur les zones habitées, tuant des gens pacifiques", a dénoncé Vladyslav Atroshenko.

Selon le maire, la ville de près de 300.000 habitants, située non loin des frontières russe et bélarusse, fait face à une catastrophe humanitaire. "Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de chauffage et les infrastructures de la ville sont entièrement détruites."