Ukraine: Zelensky insiste sur la nécessité d'une "rencontre" avec Poutine

La situation humanitaire empire dans de grandes villes ukrainiennes, toujours sous le feu des frappes de la Russie depuis l'annonce de l'invasion ordonnée par Vladimir Poutine il y a plus de trois semaines. Depuis le 24 février, plus de 3,5 millions d'Ukrainiens ont pris les routes de l'exil, dont plus de deux millions vers la Pologne, parfois seulement une étape avant de continuer leur exode.

La Rédaction avec agences

22h38 : L'Ukrainien Zelensky insiste sur la nécessité d'une "rencontre" avec le Russe Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a insisté sur la nécessité d'une "rencontre", "sous quelque forme que ce soit", avec son homologue russe Vladimir Poutine pour "arrêter la guerre" en Ukraine.

"Je crois que, sans cette rencontre, il est impossible de comprendre pleinement ce à quoi ils (les Russes) sont prêts pour arrêter la guerre", a déclaré M. Zelensky dans un entretien avec Suspilne, un média public régional ukrainien.

M. Zelensky, pour qui, comme il l'a récemment souligné, "sans négociations, on n'arrêtera pas la guerre", a déjà à plusieurs reprises appelé à une réunion au sommet avec M. Poutine, mais son appel de lundi est particulièrement insistant.

Plusieurs sessions de pourparlers se sont déroulées en présentiel et par visioconférence, entre des délégations russe et ukrainienne, depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février.

21h16 : La Russie bloque le site de la chaîne française Euronews

Le régulateur russe des médias a bloqué lundi l'accès au site de la chaîne française Euronews, nouveau média interdit en Russie sur fond de contrôle accru sur les informations liées à l'offensive en Ukraine. Selon les agences de presse russes, Roskomnadzor a bloqué le site de la chaîne euronews.com et à sa version russe ru.euronews.com sur demande du Parquet. Le motif de ce blocage n'a pas été précisé.

20h55 : L'UE va renforcer ses défenses et se donner des moyens d'intervention

L'Union européenne (UE) a approuvé lundi la constitution d'une force de 5.000 combattants et s'est engagée sur une augmentation de ses dépenses militaires afin d'être en mesure de mener seule des interventions d'ici 2025.

"L'Union européenne est en danger. L'agression de la Russie contre l'Ukraine n'est pas de la rhétorique et constitue un rappel à l'ordre", a souligné le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Les ministres des Affaires étrangères et les ministre de la défense de l'UE ont approuvé une +boussole stratégique+ élaborée depuis deux ans et adaptée à la situation créée par la guerre en Ukraine.

"Il s'agit d'un appel à l'action et ce document ne doit pas rester lettre morte", a insisté Josep Borrell. "L'Union européenne doit se monter déterminée, rapide dans sa réaction aux crises et elle doit investir dans des capacités de défense en complémentarité avec l'Otan", a-t-il expliqué.

"L'UE est collectivement sous-équipée pour faire face aux menaces et aux défis" actuels, avertit le document adopté par les ministres.

L'UE va utiliser les Groupements tactiques crées en 2007 pour constituer cette force de réaction de 5.000 militaires.

"Les Groupements tactiques sont opérationnels, mais ils n'ont jamais été utilisés, faute de volonté politique et de moyens financiers", déplore le service d'actions extérieures de l'UE.

La force sera constituées de "composantes terrestres, aériennes et maritimes" et dotée de capacités de transports afin d'être en mesure de "mener des intervention pour sauver et évacuer des ressortissants européens" pris dans un conflit.

Cette capacité a fait défaut aux Européens pour remplacer les Américains lors de l'évacuation de Kaboul en aout 2021.

L'Allemagne souhaite constituer le coeur de cette force en 2025, a annoncé lundi sa ministre de la Défense Christine Lambrecht.

Les engagements militaires de l'UE seront discutés jeudi avec le président américain Joe Biden lors d'un sommet extraordinaire de l'Otan suivi par une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE consacrés aux conséquences de la guerre menée par la Russie en Ukraine pour la sécurité en Europe.

Les Etats-Unis ont à nouveau déployé plus de 100.000 militaires et d'importants moyens militaires en Europe pour participer au renforcement des défenses aux frontières orientales de l'Otan. Le partage du coût des capacités déployées dans les pays Baltes, en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et en Slovaquie sera l'un des sujets des discussions.

L'UE consacre 200 milliards de dollars par an, soit 1,5% de son PIB, pour la défense. "C'est trois ou quatre fois le budget de la Russie et autant que la Chine. Mais ce n'est pas assez", a précisé Josep Borrell.

Aucun objectif chiffré n'est inscrit dans les engagements pris lundi par l'UE. Mais tous les pays de l'Otan, dont 21 sont membres de l'UE, se sont engagés à consacrer 2% de leur PIB à leurs dépenses militaires en 2024.

L'Allemagne, la Belgique et le Danemark, trois pays très en retard sur cet engagement, ont annoncé des augmentations de leurs budgets.

"L'UE entend fournir un effort additionnel et complémentaire à l'Otan", a soutenu Josep Borrell.

Les Européens veulent investir dans des capacités qui leur font actuellement défaut, notamment des drones, des systèmes de combats, des chars, des systèmes de défense anti-aériens et anti-missiles.

"Les actions détaillées sont ambitieuses, mais réalisables avec un engagement politique soutenu", insiste le document.

"Nous allons voir si nous sommes capables de réaliser ce que nous nous sommes engagés à faire" a conclu Josep Borrell en réponse à l'AFP.

20h50 : Tout "compromis" avec la Russie sera soumis à référendum, dit Zelensky

Tout "compromis" dans les négociations avec la Russie en vue de mettre un terme au conflit sera soumis à référendum en Ukraine, a déclaré lundi le président Volodymyr Zelensky dans un entretien avec un média public régional ukrainien. "Je l'ai expliqué à tous les groupes de négociation : lorsque vous parlez de tous ces changements (qui figureront dans un éventuel accord, ndlr), et ils peuvent être historiques, (...) nous en viendrons à un référendum", a-t-il dit à Suspilne, un site internet d'information.

"Le peuple devra se prononcer sur certaines formes de compromis. Et ce en quoi ils (les compromis) consisteront relève de nos conversations" avec la Russie, a-t-il poursuivi.

M. Zelensky est à cet égard longuement revenu sur la question-clé de l'Otan, une organisation à laquelle son pays ne pourra pas adhérer, comme il l'a récemment concédé.

"Nous l'avons tous déjà compris. Nous ne sommes pas acceptés (dans l'Otan), parce qu'ils (ses Etats membres) ont peur de la Russie. C'est tout. Et nous devons nous calmer et dire : "Ok, (il faudra) d'autres garanties de sécurité", a-t-il souligné.

"Il y a des pays de l'Otan qui veulent être des garants de la sécurité (de l'Ukraine) (...) qui sont prêts à faire tout ce que l'Alliance devrait faire si nous en étions membres. Et je pense que c'est un compromis normal", a encore dit M. Zelensky.

Moscou affirme vouloir la garantie que l'Ukraine n'entrera jamais dans l'Otan, une organisation créée pour protéger l'Europe de la menace de l'URSS au début de la Guerre froide et qui s'est ensuite progressivement élargie jusqu'aux portes de la Russie.

20h00 : Biden appelle les entreprises à se protéger de possibles cyberattaques russes

Le président américain Joe Biden a appelé lundi les entreprises à mieux se protéger d'éventuelles attaques informatiques menées par la Russie en réponse aux sanctions occidentales imposées à Moscou pour son offensive en Ukraine.

"Mon gouvernement réitère ces mises en garde en se fondant sur des données en constante évolution des services de renseignement, selon lesquelles l'Etat russe envisage différentes pistes de cyberattaques potentielles", a écrit le président dans un communiqué diffusé par la Maison Blanche.

Les attaques informatiques s'inscrivent dans le "manuel de stratégie" guidant l'Etat russe, insiste Joe Biden, pour qui il est aujourd'hui "crucial d'accélérer la tâche de renforcement de notre sécurité informatique intérieure".

Pourraient être visées selon la Maison Blanche des infrastructures essentielles, majoritairement opérées et détenues par le secteur privé américain.

"Il nous reste tant à faire pour obtenir l'assurance d'avoir verrouillé toutes les portes d'entrée numériques, en particulier celle des services capitaux sur lesquels comptent les Américains", a confirmé Anne Neuberger, une responsable de l'exécutif chargée de ces questions.

19h45 : Les Pays-Bas "font leur devoir" envers l'Ukraine, selon Rutte

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a s'est rendu en visite lundi à Vilnius et à Varsovie pour assurer ces capitales d'Europe de l'Est que son pays "faisait son devoir" face à l'agression russe en Ukraine. "Sur l'Ukraine, nous faisons notre devoir. Par exemple en assurant l'accueil de réfugiés ukrainiens. Nous déployons des avions de combat pour protéger l'espace aérien de la Pologne et d'autres pays de l'Otan en Europe de l'Est", a dit M. Rutte à la presse à Varsovie à l'issue de sa rencontre avec son homologue polonais Mateusz Morawiecki.

"Le gouvernement néerlandais a accepté récemment, à la demande de l'Otan, d'étendre la mission de police des airs jusqu'à la fin mars", a-t-il ajouté, citant aussi le renforcement du contingent néerlandais en Lituanie et l'envoi d'une batterie de missiles Patriot en Slovaquie, ainsi que la préparation, en collaboration avec la France, d'une présence renforcée en Roumanie.

Mais en Lituanie, des divergences sont apparues entre son constat réaliste qu'il n'y a pas de "procédure accélérée" pour la candidature ukrainienne à l'UE, et la position de son hôte, le président Gitanas Nauseda, qui a demandé que l'Ukraine reçoive "un message très clair sur son statut de candidat".

18h25 : Hausse de l'activité aérienne et navale de la Russie en Ukraine, selon le Pentagone

La Russie a amplifié ses opérations aériennes et navales en Ukraine face à la résistance des forces ukrainiennes qui continuent de freiner l'avancée de l'armée russe dans le pays, a indiqué lundi un haut responsable du Pentagone. "Au cours des dernières 24 à 48 heures, nous avons constaté une hausse de l'activité aérienne des deux parties", a indiqué au cours d'un point de presse ce haut responsable ayant requis l'anonymat.

"Les Russes ont effectué plus de 300 sorties au cours des dernières 24 heures et les Ukrainiens ont aussi accéléré le rythme de leurs sorties", a-t-il ajouté, sans chiffrer les sorties de l'aviation ukrainienne, nettement moins importante que l'armée de l'air russe.

17h45: l'UE veut doper sa production agricole face à la guerre en Ukraine

Réduction des jachères, aides financières, révision des objectifs de verdissement des cultures: face au choc du conflit ukrainien sur les marchés agricoles, les Vingt-Sept cherchent à doper leur production pour renforcer la sécurité alimentaire de l'UE et répondre aux risques de pénuries d'autres régions du monde. Alors que l'invasion de l'Ukraine par la Russie, deux exportateurs majeurs de céréales, a propulsé les cours des huiles, blé, soja, colza et maïs à des records et fait flamber les prix du carburant comme des engrais, les Européens s'efforcent de soutenir leurs agriculteurs.

Mais surtout, l'UE cherche à gonfler sa production, autant pour compenser la chute de ses approvisionnements en alimentation animale (plus de la moitié de ses importations de maïs venaient d'Ukraine) que pour pallier de graves crises alimentaires redoutées notamment en Afrique et en Asie.

17h40 : L'Ukraine "ne peut accepter aucun ultimatum de la Russie", dit le président Zelensky

L'Ukraine "ne peut accepter aucun ultimatum de la Russie", a déclaré lundi le président Volodymyr Zelensky dans un entretien avec un média public régional.

"L'Ukraine ne peut accepter aucun ultimatum de la Russie. Il faut d'abord tous nous détruire, alors seulement leurs ultimatums seront respectés", a-t-il dit à Suspilne, un site internet d'information, qui a publié la vidéo de cette interview.

17h30 : Moscou affirme que le centre commercial bombardé dans le nord-ouest de la capitale ukrainienne servait de dépôt d'armements

L'armée russe a affirmé lundi que le centre commercial ravagé par une puissante frappe dans la nuit à Kiev, la capitale ukrainienne, était vacant et servait de dépôt d'armements et de munitions.

"Une batterie de lance-roquettes multiples ukrainiens et une base de stockage de leurs munitions ont été détruites avec des armes de précision à longue portée dans la nuit du 21 mars dans un centre commercial inopérant", a indiqué le ministère russe de la Défense dans son briefing régulier sur l'offensive en Ukraine.

16h59 : La Russie abandonne les négociations de paix avec le Japon à cause de l'Ukraine

La Russie a annoncé lundi abandonner les négociations avec le Japon, les deux pays n'ayant jamais signé d'accord depuis la Seconde guerre mondiale en raison d'un différend territorial, arguant de la "position inamicale" de Tokyo face au conflit en Ukraine.

"La Russie n'a pas l'intention, dans les circonstances actuelles, de poursuivre les négociations avec le Japon sur un traité de paix", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

16h56: Manifestation à Kherson dispersée par des tirs

Une manifestation d'habitants de Kherson, une ville du sud de l'Ukraine occupée par les forces russes, a été dispersée lundi par des tirs d'armes automatiques et de gaz lacrymogène, qui ont fait au moins un blessé, selon des vidéos de deux médias locaux. On y voit des manifestants avancer vers le centre de la place de la Liberté et au même moment des militaires aller à leur rencontre avant d'ouvrir le feu.

16h30 : Le joueur d'échecs russe Sergey Karjakin suspendu durant six mois

Le joueur d'échecs russe Sergey Karjakin, qui a affronté le Norvégien Magnus Carlsen en 2016 pour le titre de champion du monde, a été suspendu lundi six mois de toute compétition internationale en raison de ses prises de position soutenant l'invasion russe de l'Ukraine. La commission d'éthique de la Fédération internationale d'échecs (Fide) a considéré que les prises de parole du Russe de 32 ans, qui a approuvé avec ferveur l'invasion de l'Ukraine, pouvaient "porter atteinte à la réputation du jeu d'échecs et/ou de la Fide", selon un communiqué publié lundi.

Elle l'a donc "sanctionné d'une interdiction de participation" à toute compétition classée organisée par la Fide pour six mois à compter de lundi.

15h36 : Kiev appelle Pékin à jouer "un rôle important" pour trouver une solution au conflit

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a appelé lundi la Chine à "jouer un rôle important" pour trouver une solution mettant fin au conflit avec la Russie.

"Depuis des décennies, les relations ukraino-chinoises reposent sur le respect mutuel et la compréhension. Nous partageons la position de Pékin sur la nécessité de trouver une solution politique à la guerre contre l'Ukraine, et appelons la Chine, en tant que puissance mondiale, à jouer un rôle important dans ces efforts", a écrit le ministre sur son compte Twitter.

Le responsable ukrainien qui mène les négociations avec la Russie, Mykhaïlo Podoliak, avait déjà exhorté la Chine, la semaine dernière, à prendre position et à "condamner la barbarie russe".

Le président américain Joe Biden s'était entretenu vendredi pendant près de deux heures par visioconférence avec son homologue chinois Xi Jinping, pour lui exposer "les conséquences si la Chine fournissait un soutien matériel à la Russie", selon la Maison blanche.

Mais M. Xi a maintenu l'ambiguïté, se bornant à souligner que les conflits militaires n'étaient "dans l'intérêt de personne", selon la télévision chinoise.

Dimanche, l'ambassadeur de Chine aux Etats-Unis a assuré que Pékin ne fournissait pas d'assistance militaire à Moscou, sans préciser si cette position valait également pour l'avenir.

"Il y a de la désinformation selon laquelle la Chine procure une assistance militaire à la Russie. Nous la rejetons", a déclaré Qin Gang, interviewé par la chaîne CBS.

L'ambassadeur a aussi défendu le refus par Pékin de condamner l'offensive armée russe.

"Une condamnation ne résout pas le problème. Je serais surpris si la Russie reculait du fait des condamnations", a dit le diplomate.

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le régime communiste chinois, qui partage avec la Russie une profonde hostilité envers les Etats-Unis, s'est abstenu d'appeler Vladimir Poutine à retirer ses troupes d'Ukraine.

15h34: Biden a conduit les relations russo-américaines "au bord de la rupture"

La Russie a convoqué lundi l'ambassadeur américain à Moscou et accusé le président Joe Biden d'avoir conduit les relations russo-américaines "au bord de la rupture" par ses déclarations "indignes" visant Vladimir Poutine.

Les déclarations de M. Biden, qui a notamment qualifié son homologue russe Vladimir Poutine de "criminel de guerre" pour son offensive en Ukraine, "sont indignes d'un homme d'Etat de haut rang", a estimé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué publié après la convocation du représentant américain.

15h15 : Le pétrole s'envole de 6% et repasse au-dessus de 110 dollars

Les prix du baril de Brent, référence du pétrole en Europe, et de WTI américain ont bondit lundi de plus de 6%, propulsés par le regain de tensions au Moyen-Orient et des pourparlers de paix en Ukraine dans l'impasse.

Vers 14H25 GMT (15H25 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai prenait 6,41% à 114,85 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril gagnait 6,05% à 111,03 dollars.

Les deux références de l'or noir repassent ainsi au-dessus de la barre des 110 dollars le baril (+47% depuis le début de l'année).

14h55 : Facebook et Instagram interdits en Russie pour "extrémisme"

Un tribunal de Moscou a interdit lundi les réseaux sociaux Facebook et Instagram en Russie en estimant qu'ils menaient des activités "extrémistes", ont rapporté les agences de presse russes.

"Nous accédons à la requête du Parquet d'interdire les activités de la compagnie Meta", maison-mère de Facebook et Instagram, a déclaré la juge, selon les agences. L'application de messagerie WhatsApp, elle aussi détenue par Meta, n'est pas concernée par cette mesure.

14h30 : Les autorités russes démentent toute pénurie de sucre et de sarrasin

Les autorités russes ont tenté lundi de rassurer en démentant toute pénurie de sucre ou de sarrasin dans le pays, alors que les Russes se sont rués ces derniers jours sur ces denrées par peur d'en manquer.

Les Occidentaux ont adopté de sévères sanctions contre la Russie pour son offensive en Ukraine et une partie de la population, traumatisée par les pénuries des années 1990, cherche à faire des provisions de sucre -- utilisé pour conserver certains aliments -- et de graines de sarrasin, souvent utilisées en bouillie, la fameuse "gretchka" populaire en temps de crise.

"Déjà, lors de la première vague de la pandémie, nous avons constaté une ruée sur le sucre et la gretchka. Comme en 2020, je veux calmer aujourd'hui nos concitoyens: nous sommes entièrement autosuffisants en sucre et en sarrasin", a affirmé la vice-Première ministre russe Viktoria Abramtchenko.

Selon elle, "le complexe agro-industriel russe approvisionne totalement le pays en denrées alimentaires de base" et il n'y a pas de risque de "pénuries alimentaires sous la pression des sanctions".

"Nous sommes totalement approvisionnés en semences russes des principales cultures céréalières", a-t-elle encore dit lors d'une réunion gouvernementale, selon les agences de presse russes.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ces derniers jours en Russie ont montré des personnes dévalisant les étagères des supermarchés de leurs paquets de sucre ou encore de panneaux "Il n'y a plus de sucre" affichés dans certains magasins.

Des mesures de rationnement de certains produits, dont le sucre, ont aussi été mises en place par certains supermarchés, tandis que les prix ont bondi après avoir connu déjà une forte inflation depuis le début de la pandémie.

13h45 : L'invasion de l'Ukraine pourrait précipiter le Soudan dans une crise alimentaire aiguë

A cause notamment de la guerre entre l'Ukraine et la Russie, principaux exportateurs de blé, près d'un Soudanais sur deux pourrait souffrir de la faim cette année, prévient David Wright, de Save the Children, redoutant déscolarisation et mariages de mineurs.

D'ici la fin de l'année, assure à l'AFP le chef des opérations de cette ONG, "20 millions de personnes seront en insécurité alimentaire" sur 45 millions de Soudanais, dans l'un des pays les plus pauvres au monde.

D'une part, car "86 à 87% du blé du pays provient de Russie et d'Ukraine", et de l'autre, parce que l'invasion de l'Ukraine par Moscou a fait flamber les prix mondiaux au-delà des records de 2008 qui avaient déjà conduit à des émeutes de la faim, poursuit-il.

Déjà, selon l'ONU, un Soudanais sur trois a besoin d'aide humanitaire dans un pays où l'inflation frôle les 260%, la monnaie est en chute libre et le prix du pain a été multiplié par dix depuis le coup d'Etat militaire d'octobre qui a privé le pays de tout soutien politique ou économique international.

Du jour au lendemain, l'Etat a perdu 40% de ses recettes: la Banque mondiale a suspendu deux milliards de dollars d'aide et les Etats-Unis, 700 millions.

Pire encore, Washington, qui avait envoyé 300.000 tonnes de blé en 2021, n'acheminera pas les 400.000 tonnes promises en 2022.

"La rencontre de tous ces événements" va mener à "la sérieuse détérioration d'une situation qui n'était déjà pas bonne", souligne M. Wright.

12h01 : La barre des 3,5 millions de réfugiés franchie, selon l'Onu

La barre des 3,5 millions de réfugiés liés à l'offensive russe en Ukraine a été franchie, selon le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR). Plus de deux millions se sont rendus en Pologne, a-t-il précisé lundi à Genève. Au total, plus de 3,4 millions de personnes ont quitté l'Ukraine depuis le début de l'offensive russe. Parmi elles, plus de 180.000 sont des ressortissants d'autres pays, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). A ce total, s'ajoutent 50.000 personnes qui avaient rejoint la Russie depuis les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk dans les trois jours précédant la guerre.

Outre la Pologne, plus de 530.000 personnes ont fui vers la Roumanie. Elles sont près de 370.000 à s'être rendues en Moldavie, plus de 310.000 en Hongrie, plus de 250.000 en Slovaquie et plus de 230.000 en Russie. Davantage de personnes encore ont fui mais sont restées en Ukraine. Avec ces déplacés internes, le nombre de celles contraintes à quitter leur habitation dépasse 10 millions, avait affirmé dimanche sur les réseaux sociaux le Haut commissaire Filippo Grandi.

De son côté, le président de la Fédération internationale des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) Francesco Rocca est en Ukraine pour soutenir les efforts de la Croix-rouge locale. "Chacun est affecté par le conflit mais continue à travailler sans interruption pour sauver des personnes", a-t-il affirmé depuis Vinnytsia, où l'entité s'est relocalisée en raison des violences. La Croix-Rouge ukrainienne a aussi dû faire face à plusieurs cyberattaques.

"Il y a des sites comme Marioupol qui sont encore isolés" et où une assistance est toujours impossible, insiste M. Rocca, quelques jours après l'appel de son homologue du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à ne pas faire de la situation de cette ville celle de toute l'Ukraine.

En revanche, le dispositif s'améliore dans d'autres régions du pays. "Les besoins sont énormes", ajoute le président de la FICR. La Croix-Rouge aide des milliers de civils.

11h39: Au moins 115 enfants décédés depuis le début des hostilités

Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, le 24 février dernier, au moins 115 enfants ont perdu la vie, a indiqué lundi le ministère public ukrainien. Plus de 140 enfants ont par ailleurs été blessés. C'est à Kiev, la capitale, que la plupart des jeunes victimes sont décédées.

D'après le ministère public, quelque 530 bâtiments scolaires ont été la cible d'attaques par les troupes russes. Parmi ceux-ci, 72 auraient été complètement détruits.

Ces chiffres n'ont toutefois pas pu être vérifiés de manière indépendante.

11h10: Zelensky appelle l'UE à cesser tout "commerce" avec la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé lundi l'Union européenne à cesser tout "commerce" avec la Russie, et notamment à refuser ses ressources énergétiques, dans une vidéo sur la messagerie Telegram.

"Pas d'euros pour les occupants, fermez-leur tous vos ports, ne leur envoyez pas vos biens, refusez les ressources énergétiques", a plaidé le président ukrainien. "Sans commerce avec vous, sans vos entreprises et vos banques, la Russie n'aura plus d'argent pour cette guerre", a-t-il ajouté.

11h08: L'Ukraine prévoit d'ouvrir huit couloirs humanitaires depuis des villes assiégées

Huit couloirs d'évacuation seront mis en place lundi pour faire sortir les civils qui se trouvent dans des zones assiégées en Ukraine. Ces corridors seront également utilisés pour l'acheminement de biens humanitaires, a annoncé la vice-Première ministre d'Ukraine, Iryna Verechtchouk. Les personnes fuyant la zone de Marioupol, grande ville portuaire du sud-est de l'Ukraine assiégée par les forces russes, doivent être amenées en sécurité à Zaporijjia. Des évacuations sont également prévues à partir de villes assiégées au nord et à l'est de Kiev.

Un exode est encore prévu depuis la zone autour des villes de Shevherodonetsk et Lysychansk, dans la région séparatiste pro-russe de Lugansk, vers la ville de Bakhmut, dans l'autre région séparatiste de Donetsk.

10h50 : L'UE va renforcer ses défenses et se donner des moyens d'intervention

L'Union européenne (UE) va approuver lundi une stratégie comprenant la constitution d'une force militaire de 5.000 combattants et s'engager sur une augmentation de ses dépenses militaires afin d'être en mesure de mener seule des interventions d'ici 2025.

"Nous allons approuver une +boussole stratégique+ qui n'est pas la réponse à la guerre en Ukraine, mais une partie de la réponse, car elle doit nous rendre plus forts militairement", a souligné le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lundi, avant une réunion avec les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l'UE.

"L'UE est collectivement sous-équipée pour faire face aux menaces et aux défis" actuels, avertit en préambule le document préparé pour cette réunion et dont l'AFP a pris connaissance.

L'UE va utiliser les Groupements tactiques crées en 2007 pour constituer cette force de réaction de 5.000 militaires. "Les Groupements tactiques sont opérationnels, mais ils n'ont jamais été utilisés, faute de volonté politique et de moyens financiers", déplore le service d'actions extérieures de l'UE.

La force sera constituées de "composantes terrestres, aériennes et maritimes" et dotée de capacités de transports afin d'être en mesure de "mener des intervention pour sauver et évacuer des ressortissants européens" pris dans un conflit. Cette capacité a fait défaut aux Européens pour remplacer les Américains lors de l'évacuation de Kaboul en aout 2021.

Les engagements militaires de l'UE seront discutés jeudi avec le président américain Joe Biden lors d'un sommet extraordinaire de l'Otan suivi par une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, consacrés aux conséquences de la guerre menée par la Russie en Ukraine pour la sécurité en Europe.

Les Etats-Unis ont à nouveau déployé plus de 100.000 militaires et d'importants moyens militaires en Europe pour participer au renforcement des défenses aux frontières orientales de l'Otan. Le partage du coût des capacités déployées dans les pays Baltes, en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et en Slovaquie sera l'un des sujets des discussions.

Aucun objectif chiffré n'est inscrit dans les engagements pris par l'UE. Mais tous les pays de l'Otan, dont 21 sont membres de l'UE, se sont engagés à consacrer 2% de leur PIB à leurs dépenses militaires en 2024.

L'Allemagne, la Belgique et le Danemark, trois pays très en retard sur cet engagement, ont annoncés des augmentations de leurs budgets.

Les Européens vont en outre investir dans des capacités qui leur font actuellement défaut, notamment des drones, des systèmes de combats, des chars, des systèmes de défense anti-aériens et anti-missiles.

"Les actions détaillées sont ambitieuses, mais réalisables avec un engagement politique soutenu", insiste le document rédigé par Josep Borrell.

10h42 : Un nouveau-feu instauré à Kiev

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a annoncé qu'un nouveau couvre-feu serait instauré dans la capitale ukrainienne à partir de lundi soir, jusqu'à mercredi matin.

"Il commencera aujourd'hui à 20H00 (18H00 GMT) et durera jusqu'à 07H00 (05H00 GMT) le 23 mars", a écrit l'ancien champion du monde de boxe sur sa chaîne Telegram.

"Les commerces, pharmacies, stations-services, établissements ne seront pas ouverts demain", a-t-il précisé. "Je demande à chacun de rester chez soi ou dans des abris au moment où les sirènes retentissent".

Plusieurs couvre-feux ont déjà été observés dans la capitale, que les troupes russes cherchent toujours à encercler. Le dernier en date a duré 35 heures la semaine dernière, de mardi soir à jeudi matin.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un bombardement a touché un centre commercial dans le nord-ouest de la capitale, faisant au moins huit morts, a confirmé Vitali Klitschko.

Selon M. Klitschko, six immeubles résidentiels, deux écoles et deux crèches à proximité du centre commercial ont également été endommagés.

"A cause des incendies, après des frappes aériennes dans la capitale et la région, une pollution de l'air est observée", a-t-il par ailleurs indiqué, appelant les habitants à ne pas ouvrir les fenêtres et à porter un masque FFP2 en sortant pour se protéger les poumons.

La capitale ukrainienne s'est déjà vidée d'au moins la moitié de ses 3,5 millions d'habitants depuis le début de l'invasion russe, le 24 février.

10h31: Un embargo européen sur le pétrole russe frapperait "tout le monde", avertit le Kremlin

Le Kremlin a estimé lundi qu'un potentiel embargo européen sur le pétrole russe frapperait "tout le monde", au moment où l'Union européenne doit étudier lors d'une réunion la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou.

"Un tel embargo aurait une influence très sérieuse sur le marché mondial du pétrole, une influence néfaste sur le marché énergétique en Europe. Mais les Américains n'y perdront rien, c'est évident, ils se sentiront bien mieux que les Européens", a affirmé Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe.

10h06: l'assaut des forces russes sur Marioupol est un "crime de guerre majeur"

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé lundi les destructions commises de manière indiscriminée par l'armée russe dans la ville assiégée de Marioupol en Ukraine comme un "crime de guerre majeur".

"Ce qui se passe a Marioupol est un crime de guerre majeur. Les bombardements indiscriminés dévastent la ville et tuent tout le monde" a-t-il accusé, avant une réunion avec les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l'Union européenne, consacrée à l'examen de nouvelles sanctions contre Moscou.

9h22: Aucun risque pour la santé après la fuite d'ammoniaque, affirme la Protection civile

La fuite d'ammoniaque depuis une usine chimique située dans la ville ukrainienne de Soumy (nord-est) ne représente aucun danger pour la population, ont affirmé sur l'application de messagerie Telegram les autorités civiles. La fuite serait entre-temps colmatée. La fuite d'ammoniaque aurait été produite lorsqu'un réservoir a été endommagé par un bombardement. Un employé de l'usine a été blessé dans l'incident.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a indiqué que la fuite avait entre-temps été colmatée.

L'information n'a toutefois pas pu être recoupée de manière indépendante.

7h20: Des navires transportant des céréales ont disparu d'un port ukrainien

L'armée ukrainienne affirme lundi que cinq navires chargés de céréales ont "disparu" du port de la ville de Berdiansk. Selon le journal ukrainien Ukrayinska Pravda, les bateaux ont été extirpés du port par des remorqueurs russes et ont pris la mer dans une direction inconnue. Ces informations n'ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Le port se trouve sur la mer d'Azov, qui est sous le contrôle de l'armée russe. Berdiansk se trouve également non loin de la ville portuaire assiégée de Marioupol.

7h30: Les diplomates slovènes bientôt de retour à Kiev

Les diplomates slovènes vont bientôt retourner à Kiev, l'Ukraine ayant grand besoin d'un soutien diplomatique, a annoncé dimanche sur Twitter le Premier ministre Janez Jansa, quelques jours après sa visite dans la capitale ukrainienne avec ses homologues polonais et tchèques. "Notre travaillons à ce que l'Union européenne en fasse de même", a-t-il complété.

7h29: Première rotation du personnel ukrainien à Tchernobyl en près d'un mois

Les rotations de personnel à la centrale nucléaire de Tchernobyl ont commencé dimanche pour la première fois depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, a annoncé l'Agence internationale de l'énergie atomique. "L'Ukraine a informé l'AIEA qu'environ la moitié du personnel avait finalement pu rentrer chez lui après avoir travaillé sur le site contrôlé par la Russie pendant près de quatre semaines", a déclaré le directeur général Rafael Grossi dans un communiqué diffusé dans la nuit de dimanche à lundi.

"L'autorité de régulation nationale ukrainienne a confirmé que ceux qui étaient partis avaient déjà été remplacés par d'autres employés ukrainiens", a-t-il ajouté, se "félicitant" de cette rotation partielle.

Les forces russes ont pris le contrôle de la centrale le 24 février, mais une centaine de techniciens ukrainiens qui terminait son service de nuit a continué à gérer les opérations quotidiennes sur le site, où se trouvent des déchets radioactifs depuis l'accident de 1986, le pire de l'Histoire.

L'équipe de jour, elle, n'avait pas pu les relayer, selon des proches interrogés par l'AFP sous couvert d'anonymat.

Avant la rotation d'aujourd'hui, la même équipe de travail était sur le site depuis la veille de l'entrée des forces russes dans la zone, ce qui "mettait en péril" selon l'AIEA l'un des "piliers" de la sécurité nucléaire, à savoir que le personnel puisse prendre des décisions sans pression indue".

6h29: au moins six morts dans un bombardement sur un centre commercial à Kiev

Un bombardement à Kiev a fait au moins six morts dans la nuit de dimanche à lundi, a constaté un journaliste de l'AFP, au moment où les forces russes cherchent toujours à encercler la capitale ukrainienne.

Six corps étaient étendus lundi matin devant le centre commercial Retroville, dans le nord-ouest de Kiev, selon un journaliste de l'AFP.

Le site a été touché par une frappe d'une très forte puissance qui a pulvérisé des véhicules et laissé sur le parking un cratère béant de plusieurs mètres de large devant un immeuble de dix étages carbonisé et encore fumant.

Toute la partie sud de l'immense centre commercial a été détruite, de même qu'un club de fitness sur le parking, a constaté un reporter de l'AFP. Des débris, véhicules anéantis, ferrailles tordues, jonchaient la scène sur des centaines de mètres.

Lundi matin, pompiers et militaires s'affairaient dans les décombres pour rechercher d'autres victimes.

4h42: Fuite d'ammonique d'une usine chimique à Soumy

Une fuite d'ammoniaque depuis une usine chimique est signalée dans la ville ukrainienne de Soumy (nord-est), région où les combats font rage. Un responsable régional de l'armée a alerté la population via l'application Telegram demandant à tous les habitants dans un rayon de cinq kilomètres autour de la fabrique de se mettre à l'abri en sous-sol pour éviter d'être en contact avec le gaz toxique. Le gouverneur régional de Soumy, Dmytro Zhyvytsky, a signalé une "fuite d'ammoniac" dans les installations de l'entreprise Sumykhimprom, affectant une zone de 2,5 kilomètres autour de l'usine, qui produit des engrais.

L'étendue et la cause de l'incident ne sont pas clairement établies à ce stade mais les habitants ont été priés de chercher refuge dans des caves ou des immeubles de faible hauteur pour éviter toute exposition.

4h05: L'UE soupèse la possibilité d'imposer un embargo sur le pétrole russe

L'UE œuvre à un cinquième train de sanctions contre la Russie et soupèse même la possibilité d'un embargo sur le pétrole, a confié une source européenne souhaitant rester anonyme à l'agence de presse Reuters. Des diplomates ont aussi fait part à l'agence que les Etats baltes, et en particulier la Lituanie, poussaient pour qu'un tel embargo soit de mise, comme étape logique dans la réponse de l'Occident à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Mais d'autres pays, comme l'Allemagne, mettent en garde contre des décisions trop précipitées, vu les prix déjà élevés de l'énergie. La France a assuré qu'il n'y avait pas de tabous dans les sanctions qui feront l'objet de nouvelles discussions.

Selon des sources anonymes, l'utilisation d'armes chimiques par la Russie ou de très lourds bombardements sur Kiev pourraient être des déclencheurs d'un embargo sur le pétrole russe.

Les ministres européens des Affaires étrangères doivent se pencher lundi sur ces nouvelles sanctions avant la venue du président américain Joe Biden à Bruxelles, pour des réunions avec l'UE et l'OTAN.

Moscou a averti que l'approvisionnement en gaz serait coupé si l'UE imposait un embargo sur le pétrole.

L'UE dépend à 40% de l'approvisionnement en gaz depuis la Russie et l'Allemagne est le pays du bloc le plus dépendant de ce gaz, mais est aussi le premier acheteur européen de pétrole russe.

3h22: Biden ira en Pologne vendredi pour parler de l'Ukraine

Le président américain Joe Biden se rendra vendredi à Varsovie pour y rencontrer son homologue polonais Andrzej Duda et discuter de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé dimanche la Maison Blanche.

"Le président discutera de la manière dont les Etats-Unis, aux côtés de nos alliés et partenaires, répondent à la crise humanitaire et des droits de l'homme que la guerre injustifiée et non provoquée de la Russie contre l'Ukraine a créée", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que le voyage de M. Biden interviendrait après sa visite en Belgique pour rencontrer des dirigeants de l'Otan, du G7 et de l'Union européenne.

1h36: Kiev rejette l'ultimatum russe pour la reddition de Marioupol

Les dirigeants ukrainiens ont rejeté un ultimatum lancé par l'armée russe pour la reddition de la ville portuaire de Marioupol. "Il n'y aura pas de reddition, pas de dépôt d'armes", a assuré la vice-première ministre ukrainienne Iryna Vereshchuk dans le média Ukrayinska Pravda à l'aube lundi. La réponse ukrainienne à l'ultimatum russe a déjà été communiquée, a-t-elle confirmé.

Elle a demandé en revanche que l'armée russe ouvre davantage de corridors humanitaires depuis la ville assiégée sur la mer d'Azov.

La Russie a demandé aux troupes ukrainiennes à Marioupol de déposer les armes et de quitter la ville lundi matin et affirmé qu'un corridor serait établi durant deux heures au matin, de 08h00 à 10h00 HB), a annoncé le général Mikhail Mizintsev via l'agence de presse russe TASS.

La Russie a proposé à toutes les unités armées ukrainiennes de la ville de la quitter "sans armes et munitions sur la route faisant l'objet d'un accord avec l'Ukraine", a-t-il déclaré insistant sur la nécessité d'obtenir une "réponse formelle par écrit de l'Ukraine à 05h00 heure de Moscou (03h00 HB) lundi matin".

L'armée russe avait formulé son ultimatum dans un document de huit pages.

Mme Vereshchuk a dit qu'elle avait écrit dans sa réponse à Moscou qu'"au lieu de perdre votre temps avec une lettre de huit page, ouvrez un couloir".

1h25: Nouvelles tentatives de pourparlers des négociateurs russes et ukrainiens lundi

De nouvelles tractations entre Kiev et Moscou auront lieu lundi par visioconférence pour dégager une solution au conflit en Ukraine. Ceci a été convenu par les négociateurs ukrainiens et russes. Les deux camps souhaitent reprendre leurs pourparlers, a assuré dimanche le chef de la délégation ukrainienne Mykhailo Podoliak, cité par l'agence de presse ukrainienne Unian.

Les dernières discussions à haut-niveau pour le retour à la paix remontent à lundi passé. M. Podoliak. Il avait assuré auparavant que les négociations avec Moscou sur la fin de la guerre prendraient encore "plusieurs semaines", mais qu'il y avait des signes que la position de Moscou devenait plus "raisonnable" et réaliste, sans toutefois fournir de détails.

1h03:Six millions d'enfants en danger grave en Ukraine

Les attaques sur les hôpitaux et écoles en Ukraine mettent 6 millions d'enfants en grave danger, assure lundi l'organisation humanitaire Save the Children. Environ un enfant sur cinq a dû quitter son domicile pour échapper à la guerre dans le pays envahi par la Russie. Ceux qui restent dans les zones de conflit manquent de nourriture, d'eau potable et d'assistance médicale tout en étant constamment forcés de craindre pour leurs vies.

Par ailleurs, 489 écoles et 43 hôpitaux ont été endommagés ou détruits à ce jour, selon l'organisation.

"Les écoles devraient être des lieux surs pour les enfants, pas des endroits de peur, de blessures ou de morts", a commenté Pete Walsh, le directeur de Save the Children en Ukraine.

00h00: Plusieurs explosions à l'ouest de Kiev

Plusieurs explosions encore sont signalées dimanche soir dans la capitale ukrainienne Kiev. Selon le bourgmestre de la ville, Vitali Klitschko, plusieurs habitations du quartier de Podilsky, à l'ouest de la métropole, ont été endommagées. Un centre commercial a aussi été touché, faisant un mort. Enfin, un incendie est aussi rapporté. "Un mort pour l'instant", a écrit sur Telegram le bourgmestre, Vitali Klitschko. "Les équipes de secours et d'aide sont sur place", avait-il communiqué précédemment sur le réseau social.

Une énorme déflagration a secoué la ville lors de l'attaque et des feux étaient visibles dans les décombres du centre commercial Retroville, selon des journalistes de l'AFP.

"Des tirs ennemis" ont provoqué un incendie sur plusieurs étages du centre commercial situé dans le district de Podilsky, dans le nord-ouest de la ville, et mis le feu à plusieurs véhicules, ont de leur côté précisé les services de secours sur Facebook.

Ils ont publié des images d'une caméra de surveillance, montrant une énorme explosion et un nuage en forme de champignon, suivi d'une série de déflagrations moins importantes.

Les pompiers ont extrait des décombres du bâtiment au moins un homme, couvert de poussière, selon d'autres images vidéo publiées par les services de secours.

Des soldats ont bouclé le site et ordonné aux journalistes de reculer, en invoquant un danger présenté par des munitions non explosées, sans donner davantage de détails.

Des riverains habitant dans un immeuble voisin, dont les fenêtres ont été soufflées par l'explosion, ont affirmé avoir vu un lance-roquettes mobile près du centre commercial plusieurs jours auparavant.