Guerre en Ukraine : voici ce qui a été décidé lors du sommet de l'Otan

L'Otan va apporter plus d'assistance à l'Ukraine.

"Les leaders de l’Otan se sont mis d’accord pour apporter plus d’assistance à l’Ukraine", a affirmé Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, à l'issue du sommet extraordinaire organisé ce jeudi à Bruxelles. "Nous allons imposer encore des sanctions sans précédent à la Russie et allons renforcer notre mécanisme de défense, notamment. Les leaders ont approuvé des contingents en Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, notamment, et ce en sus des contingents déjà déployés dans les Etats baltes et en Pologne", a-t-il ajouté. "Cela nous fait huit contingents multinationaux de l’Otan , de la mer baltique jusqu’à la mer Noire. En dehors de l’Europe, 100.000 soldats américains sont aussi déployés pour soutenir l’effort de l’Otan".

Le secrétaire général de l'Otan a ajouté que les dirigeants s'étaient mis d’accord pour retravailler sur le système de défense, sur le long terme, "pour faire face à de nouvelles menaces de sécurité et pour la dissuasion".

Le Norvégien a également annoncé que l'Otan allait déployer plus de forces à l'est de l'Alliance, notamment pour faire face à "des menaces rapides". "Dans les airs, nous allons déployer plus d’avions et renforcer notre défense intégrée sol-air. En mer, nous aurons des groupes de navires, des sous-marins en grand nombre ainsi que des navires de combat qui seront présents en permanence".

"Aujourd’hui, les leaders alliés se sont mis d’accord sur une assistance développée pour l’Ukraine. Les alliés équipent l’Ukraine avec du matériel militaire significatif, dont des systèmes de défense anti-aériens, des drones et des systèmes anti-chars très efficaces. Nous allons aussi apporter une aide financière substantielle."

Il n'est pas question de troupes de l'OTAN en Ukraine, a toutefois souligné M. Stoltenberg. "Nous avons la responsabilité de veiller à ce que le conflit ne s'aggrave pas davantage", a déclaré le Norvégien. "Ce serait encore plus dangereux et causerait encore plus de destruction".

"Nous devons développer notre aide pour protéger d'autres partenaires, face au risque de la Russie, comme la Géorgie et la Bosnie-Herzégovine", a continué Jens Stoltenberg. Il a également noté que les Alliés appelaient la Chine à s'abstenir de soutenir l'effort de guerre russe. "Elle ne doit pas fournir de soutien économico-militaire à l'invasion russe. Au contraire, Pékin devrait utiliser sa défense contre la Russie et promouvoir une résolution immédiate de la paix". Le secrétaire général de l'Otan a invité la Biélorussie a cesser d'être complice de l'invasion de Poutine.

La crainte d'une attaque nucléaire ou chimique

L'Otan va aussi fournir à l'Ukraine des équipements de protection contre les menaces chimiques, biologiques et nucléaires et va également protéger ses forces déployées sur le flanc oriental contre ces menaces, a annoncé jeudi le secrétaire général de l'Alliance.

Les Alliés sont "préoccupés" par la possibilité de l'utilisation de telles armes en Ukraine après l'invasion russe et "ont convenus de fournir des équipements pour aider l'Ukraine à se protéger contre les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires", a expliqué le Norvégien Jens Stoltenberg à l'issue d'un sommet extraordinaire des dirigeants de l'Alliance.

Les groupements militaires de l'Otan stationnés sur le flanc oriental de l'Alliance ont été équipés contre une possible attaque nucléaire, chimique ou biologique venant de la Russie, a annoncé jeudi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Le ministère russe de la Défense a déclaré il y a plusieurs jours avoir saisi des documents de combat d'une brigade ukrainienne, notamment une carte montrant les sites d'un développement d'armes chimiques. Des accusations qualifiées d'"absolument fausses" et balayées par le chef de l'Otan, qui y voit "un prétexte" pour que les Russes puissent eux-mêmes utiliser des armes chimiques.

"Si la Russie fait usage d'armes chimiques, cela pourrait avoir des conséquences extrêmement graves. Celles-ci pourraient s'étendre à des pays alliés. Toute utilisation d'armes chimiques changerait fondamentalement la nature du conflit" et "serait une violation flagrante du droit international", a indiqué M. Stoltenberg.

L'Otan dispose d'un bataillon de défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRN). Il s'agit d'une force multinationale à haut niveau de préparation qui fournit aux missions de l'Alliance et aux forces interarmées déployées de l'Otan une capacité nucléaire, biologique et chimique (NBC) crédible.