Une nouvelle session de négociations se tiendra en début de semaine à Ankara, la question de la "neutralité" de l'Ukraine au coeur du débat

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Agences

23h12: Un changement de régime en Russie n'est pas "l'objectif de l'Otan", affirme Olaf Scholz

Un changement de régime en Russie "n'est pas l'objectif de l'Otan, ni celui du président américain", a déclaré Olaf Scholz, le chancelier allemand, sur la chaîne publique ARD."J'ai eu l'occasion de m'entretenir longuement avec lui à la Maison-Blanche et nous avons également discuté de ces questions", a-t-il ajouté.

Joe Biden avait indiqué samedi à Varsovie que son homologue russe Vladimir Poutine ne devait "pas rester au pouvoir". La Maison blanche avait dans la foulée assuré que M. Biden n'avait pas appelé à un "changement de régime"."La démocratie, la liberté et le droit ont un avenir partout, mais je parie que c'est le désir profond que nous avons en tant qu'êtres humains de vivre dans une démocratie", a expliqué M. Scholz.

"Mais c'est aux peuples et aux nations de se battre pour cette liberté", a-t-il ajouté."Ce que nous devons garantir, c'est qu'il n'y ait pas de violation de l'intégrité et de la souveraineté des Etats", a fait valoir M. Scholz.

Interrogé sur les livraisons d'armes par l'Allemagne, jugées insuffisantes par Kiev, le chancelier allemand a répondu: "Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir". Les armes déjà livrées par les Occidentaux ont, selon lui, permis des "succès considérables".

21h55: Plusieurs hommes d'affaires russes ont proposé leur aide à l'Ukraine, selon Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé dimanche que plusieurs hommes d'affaires russes avaient proposé de donner de l'argent pour aider l'Ukraine, notamment pour soutenir son armée.

Lors d'un entretien en visioconférence avec plusieurs médias russes, M. Zelensky a déclaré avoir reçu "des signaux" de plusieurs hommes d'affaires russes, dont le milliardaire Roman Abramovitch, un proche de Vladimir Poutine visé par des sanctions de l'Union européenne et du Royaume-Uni.

"On a eu des signaux de lui et de quelques autres hommes d'affaires, proposant: +on peut aider d'une manière ou d'une autre, on peut faire quelque chose+", a-t-il raconté.

"Certains ont dit qu'ils étaient prêts à aider à la reconstruction du pays après la guerre. +Nous sommes prêts à transférer nos affaires en Ukraine, nous vivons en Angleterre ou quelque part en Suisse, nous le voulons. Mais comment peut-on faire pour ne pas figurer sur la liste des sanctions+?", a relaté le président. "Certaines personnes ne veulent pas donner leur nom et disent qu'elles veulent aider notre armée, tout en étant des citoyens de la Fédération de Russie", a-t-il poursuivi.

M. Zelensky a ensuite assuré que quels que soient les hommes d'affaires prêts à donner de l'argent pour soutenir l'armée ukrainienne, l'Ukraine était prête à "assurer leur sécurité, leur fournir du travail et permettre à leurs affaires de se développer". "Je parle concrètement des sanctions dans notre Etat. On peut en discuter, on peut discuter du changement de citoyenneté de ces personnes", a-t-il expliqué, soulignant qu'il n'était pas "obligatoire de le faire publiquement".

Selon le Wall Street Journal de mercredi, M. Zelensky aurait demandé à Joe Biden de ne pas sanctionner Roman Abramovitch, estimant qu'il pourrait jouer un rôle dans les négociations de paix entre l'Ukraine et la Russie.

20h30: La nouvelle session de négociations russo-ukrainiennes aura lieu à Istanbul, selon Ankara

Les délégations russe et ukrainienne vont se retrouver à Istanbul, en Turquie, pour un nouveau round de négociations en présentiel, a annoncé dimanche soir la présidence turque dans un communiqué. Lors d'un entretien téléphonique effectué dimanche soir, "le président (turc Recep Tayyip) Erdogan et le chef de l'Etat russe (Vladimir) Poutine se sont mis d'accord sur la tenue du prochain round des négociations entre les délégations russe et ukrainienne à Istanbul", a affirmé la présidence turque.

Les deux chefs de l'Etat se sont entretenus sur le processus de négociation et M. Erdogan a affirmé à son homologue russe que la Turquie était prête à faire "toute contribution nécessaire" pour établir un cessez-le-feu en Ukraine et "améliorer la condition humanitaire dans la région"

20h03: La question de la "neutralité" de l'Ukraine est "étudiée en profondeur" affirme le président Zelensky aux médias russes

La question de la "neutralité" de l'Ukraine, l'un des points centraux des négociations avec la Russie pour mettre fin au conflit, est "étudiée en profondeur", a assuré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une interview à des médias russes.

Une des clauses des négociations porte sur "les garanties de sécurité et la neutralité, le statut dénucléarisé de notre Etat", a-t-il déclaré dans cet entretien en ligne diffusé sur la chaîne Telegram de l'administration présidentielle ukrainienne.

"Nous sommes prêts à l'accepter", a-t-il poursuivi. "Ce point des négociations(...) est en discussion, il est étudié en profondeur", a-t-il assuré.

"Mais je ne veux pas que ce soit encore un papier du style des mémorandums de Budapest", a ajouté le président, en référence à des accords signés par la Russie en 1994 garantissant l'intégrité et la sécurité de trois ex-républiques soviétiques, dont l'Ukraine, en échange de l'abandon des armes nucléaires héritées de l'URSS.

17h50: Des Ukrainiens appellent au soutien armé en marge de la manifestation pour la paix

En réaction à la marche d'au moins 2.500 personnes à Bruxelles pour la désescalade et la paix, des Ukrainiens ont lancé dimanche après-midi un appel à soutenir leur pays qui ne peut que se défendre. Une délégation de l'organisation Promote Ukraine s'est rendue à la manifestation pour diffuser un message de paix différent de celui des participants. "Les organisateurs nous ont autorisés à venir comme observateurs", a expliqué Marta Barandiy, présidente de Promote Ukraine. "En discutant avec les gens présents, on a eu l'impression que beaucoup étaient venus pour manifester pour la paix en Ukraine, mais sans comprendre vraiment le message porté par cette manifestation, qui est de ne plus fournir d'armes aux Ukrainiens. Nous demandons au contraire d'envoyer des armes en Ukraine, mais c'est pour nous défendre, pas pour attaquer. Ce n'est pas nous qui avons déclaré la guerre. C'est Poutine. Notre armée n'était pas prête et sans armes face à la grande Russie, on ne peut que se rendre. Je ne pense pas que les participants soient vraiment pro-russes, mais le message qu'ils transmettent sert les intérêts de Poutine".

Et d'ajouter que si les pays de l'OTAN en venaient à ne plus alimenter l'Ukraine en armes, cela mènerait à la disparition de cette nation et que cela ne comblerait pas pour autant les ambitions du président russe qui pourrait poursuivre son avancée vers l'ouest. "On veut la paix, mais on ne veut pas payer le prix fort et voir la nation ukrainienne disparaître", a conclu Marta Barandiy.

17h12 : Nouvelle session de négociations russo-ukrainiennes en Turquie du 28 au 30 mars

Des délégations russe et ukrainienne vont se retrouver à partir de lundi en Turquie pour un nouveau round de négociations en présentiel, a annoncé dimanche David Arakhamia, un des négociateurs ukrainiens.

"Lors de discussions aujourd'hui en visioconférence, il a été décidé de tenir le prochain round en présentiel en Turquie du 28 au 30 mars", a-t-il indiqué sur sa page Facebook. Une séance de négociations russo-ukrainiennes en présentiel avait déjà eu lieu le 10 mars en Turquie, à Antalya, entre les ministres des Affaires étrangères, sans déboucher sur des avancées concrètes.

16h20 : La police de Lviv arrête deux personnes soupçonnées d'avoir partagé des informations avec la Russie

Deux personnes ont été arrêtées à Lviv, rapporte CNN. Elles sont soupçonnées de partager des informations avec la Russie. "Aujourd'hui, le 26 mars, sur l'avenue Chornovil à Lviv, des patrouilles ont arrêté une voiture suspecte", a déclaré Maksym Kozytskyi, le chef de l'administration militaire de la région de Lviv, dans un communiqué sur Telegram. "Il avait également des photos de passeports d'hommes enregistrés à Luhansk et de nombreux contacts avec des numéros russes."

La ville de Lviv a été touchée samedi par deux séries de frappes de missiles, dont une qui a provoqué un incendie dans un dépôt de carburant qui a brûlé toute la nuit avant d'être éteint par les secours. Selon le chef de Maksym Kozytskyi, la police qui s'est rendue sur les lieux d'un tir de missile a arrêté un homme qui aurait filmé le vol du missile et son impact. La police aurait également trouvé des photos de postes de contrôle dans la région qui avaient été envoyées à des numéros russes.

15h30 : Plusieurs milliers de personnes manifestent à Bruxelles pour la paix en Ukraine

Environ 2.500 personnes selon un comptage de la police de Bruxelles-Ixelles et jusqu'à plus de 4.000 selon une estimation des organisateurs ont manifesté dimanche après-midi à Bruxelles pour la paix en Ukraine.

Les participants se sont rassemblés à partir de 13h00 près de la Gare du Nord, où certains représentants des nombreuses associations et organisations participantes ont pris la parole. Parmi elles, figuraient entre autres des syndicats, le CNCD 11.11.11, Attac Bruxelles, la Coalition belge contre les armes nucléaires ou encore le CNAPD (Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie). Une personne d'origine russe et un ressortissant ukrainien sont également montés sur scène pour appeler à la désescalade.

"On appelle à un investissement pour le cessez-le-feu via des négociations et une diplomatie active", a défendu Ludo De Brabander, porte-parole de l'association Vrede. "Investir dans des négociations coûte moins cher que d'investir dans les armes. Après le conflit, que deviendront toutes ces armes en circulation ? On s'inquiète des budgets militaires qui augmentent... Ce n'est pas un destin, l'avenir que les gens souhaitent. Des milliards sont investis dans les équipements militaires, mais on ne trouve pas l'argent pour développer des technologies énergétiques alternatives et il y a aussi la question de l'énergie derrière cette guerre".

Les manifestants craignent aussi que cette surenchère armée ne mène à activer la menace nucléaire. Ils ont marché derrière un grand drapeau arc-en-ciel pour la paix jusqu'à la Gare Centrale. D'autres plus petits étaient dispersés dans la foule.

Plusieurs milliers de personnes manifestent à Bruxelles pour la paix en Ukraine

15h17 : La Flandre pourrait accueillir 60 orphelins d'Ukraine

Si les autorités ukrainiennes le permettent, la Flandre est disposée à accueillir 60 orphelins de ce pays en guerre, a indiqué dimanche, dans VTM Nieuws, le secrétaire d'État fédéral à l'Asile Sammy Mahdi (CD&V), après avoir reçu une réponse positive du ministre flamand Wouter Beke (CD&V). Plus de 27.500 réfugiés ukrainiens ont jusqu'à présent été enregistrés sur le site du Heysel, où les citoyens ukrainiens qui fuient la guerre peuvent recevoir le statut européen de protection temporaire. La plupart sont hébergés chez de la famille ou des amis. Seul un cinquième ont besoin de recevoir un accueil encadré par les autorités. Plus de 90% sont des femmes et des enfants, la plupart de moins de 12 ans.

Des orphelins restent par ailleurs en Ukraine. "Il faut sortir ces enfants de l'horreur" de la guerre, si les autorités de ce pays le permettent, a affirmé M. Mahdi. Ce dernier en a parlé aux entités fédérées et a reçu une première réponse de son coreligionnaire Wouter Beke.

14h50: La télévision polonaise organise un téléthon mondial pour soutenir l'Ukraine

La chaine publique polonaise TVP a annoncé qu'elle allait diffuser dimanche un programme pour lever des fonds au bénéfice des Ukrainiens face à l'invasion russe, en anglais et dans plus de 20 pays. Le programme intitulé "Save Ukraine #StopWar" (Sauver l'Ukraine, Arrêter la guerre) a pour objectif de collecter "des fonds pour les victimes de l'invasion russe en Ukraine", a expliqué dans un communiqué TVP World, l'antenne anglophone de la chaine polonaise.

Il s'agit "d'un projet visant à atteindre des millions de personnes dans le monde entier pour aider les Ukrainiens à vivre la guerre et à la gagner", ont souligné les organisateurs.

Il sera diffusé à partir de 15H30 GMT pour une durée de deux heures, a précisé le communiqué.

Des présentateurs polonais et ukrainiens y participeront, de même que la légende du football ukrainien Andriy Shevchenko ou encore des "représentants des clubs de football de Tottenham et du Real Madrid", a assuré TVP World.

Parmi les artistes, sont notamment attendus les Britanniques Fatboy Slim et Craig David. Les lauréats de l'Eurovision Salvador Sobral et Netta, les Ukrainiens Dakha Brakha, Ruslana, The Hardkiss, Jamala, Go_A, Monatik et Alyona Alyona participeront également à l'événement.

14h15: Plus de 3,8 millions de réfugiés, le rythme d'arrivée plus lent, selon l'ONU

Plus de 3,8 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis l'invasion de l'armée russe le 24 février, selon le décompte de l'ONU publié dimanche, mais le flux de réfugiés s'est nettement ralenti depuis le 22 mars. Au total, plus de dix millions de personnes, soit plus d'un quart de la population, ont dû quitter leur foyer soit en traversant la frontière pour trouver refuge dans les pays limitrophes soit en trouvant refuge ailleurs en Ukraine.

L'ONU estime à presque 6,5 millions le nombre de déplacés à l'intérieur du pays.

Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 3.821.049 réfugiés ukrainiens sur son site internet dédié, dimanche vers 11H00 GMT. Ce sont 48.450 de plus que lors du précédent pointage samedi.

13h46 : Paris discute avec Ryad et Abou Dhabi de diversification énergétique

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, s'est entretenu dimanche avec ses homologues saoudien et émirati d'une diversification des approvisionnements des Européens en énergie afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de la Russie.

"Il a souligné la nécessité d'une mobilisation internationale forte pour accroître la pression sur la Russie afin de mettre un terme à l'offensive en Ukraine", a indiqué la porte-parole de la diplomatie française.

13h30 : Washington ne cherche pas à changer le régime en Russie, assure Blinken

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a affirmé dimanche que Washington ne cherchait pas à changer le régime en Russie, ajoutant que cette question était "du ressort des Russes", pour clarifier des propos tenus la veille par le président américain Joe Biden. A Varsovie samedi, le président Biden a comparé le président russe Vladimir Poutine à "un boucher" et affirmé qu'il ne pouvait "pas rester au pouvoir". La Maison Blanche a peu de temps après précisé qu'il n'avait pas appelé à un "changement de régime" en Russie.

12h59 : Le pape François dénonce le "martyre" de l'Ukraine

Le pape François a dénoncé dimanche en des termes particulièrement forts depuis l'entrée des troupes russes en Ukraine "le martyr" et "l'agression" du pays par Moscou.

"Plus d'un mois est passé depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, depuis le début de cette guerre cruelle et insensée", a déclaré le souverain pontife à l'issue de la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre au Vatican, évoquant "un acte barbare et sacrilège" contre une "Ukraine martyrisée".

12h35 : Macron "n'utiliserait pas" les propos de Biden, qui traite Poutine de "boucher"

Emmanuel Macron a affirmé dimanche qu'il "n'utiliserait pas" les termes du président américain Joe Biden, qui a traité Vladimir Poutine de "boucher", en estimant qu'il ne fallait pas être "dans l'escalade ni des mots ni des actions" dans la guerre en Ukraine.

Le candidat président a par ailleurs indiqué qu'il parlerait au président russe "demain ou après-demain" pour organiser une opération d'évacuation de la ville de Marioupol, dans l'est de l'Ukraine, qu'il faut "faire dans un délai rapide".

11h02 : 2,3 millions d'Ukrainiens ont déjà fui vers la Pologne

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, 2,3 millions de personnes ont fui le pays vers la Pologne. On ne sait pas exactement combien de ces réfugiés sont restés en Pologne et combien se sont rendus dans d'autres pays de l'Union européenne.

Depuis le début de la guerre, quelque 339 000 personnes ont traversé la frontière polonaise pour se rendre en Ukraine. Il s'agit principalement d'Ukrainiens qui veulent s'engager dans l'armée pour combattre les Russes ou qui veulent aider le pays.

10h47 : Inquiétudes de l'AIEA sur la maintenance de Tchernobyl

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a réitéré son inquiétude à propos de la centrale nucléaire de Tchernobyl, prise par l'armée russe le 24 février, au premier jour de l'invasion de l'Ukraine.

L'armée russe a désormais aussi pris le contrôle de la ville de Slavoutitch, où réside le personnel de la centrale de Tchernobyl, et "il n'y a pas eu de rotation des employés depuis près d'une semaine", soit le 20 mars, sur le site, précise le communiqué de l'AIEA.

L'agence s'inquiète de la capacité des employés qui gèrent les opérations quotidiennes sur le site de déchets radioactifs de rentrer chez eux se reposer.

10h20 : L'Allemagne envisage de se doter d'un bouclier antimissiles

Le gouvernement allemand, que l'invasion russe de l'Ukraine a convaincu d'investir massivement dans la défense, envisage l'acquisition d'un système de protection antimissiles israélien, affirme dimanche le quotidien Bild. La décision n'a pas encore été prise formellement mais le parti social-démocrate du chancelier Olaf Scholz, la principale formation de la coalition au pouvoir, y est favorable, précise le quotidien le plus lu d'Allemagne. "Nous devons mieux nous protéger contre la menace russe. Pour cela, nous avons besoin rapidement d'un bouclier antimissiles à l'échelle de l'Allemagne", explique dans Bild le rapporteur au Bundestag pour le budget de la défense, Andreas Schwarz. "Le système israélien Arrow 3 est une bonne solution", ajoute-t-il au sujet de ce dispositif antimissiles israélien destiné à contrer des missiles de longue portée.

Selon Bild, le système, inspiré du "Dôme de fer" israélien, coûterait environ 2 milliards d'euros et pourrait être opérationnel dès 2025 depuis trois sites en Allemagne. Le bouclier serait même suffisamment puissant pour couvrir également la Pologne, la Roumanie et les pays baltes.

9h58: Deux voies d'évacuation mises en place dimanche

Deux routes d'évacuation ont été mises en place dimanche en Ukraine pour les personnes qui veulent fuir les zones où se déroulent de violents combats. Les couloirs se trouvent dans les régions de Donetsk et Lougansk. Celui de Donetsk est réservée aux habitants de Marioupol. La vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a déclaré que les habitants de Marioupol pouvaient également quitter la ville avec leur propre voiture. Auparavant, ils n'étaient évacués qu'en bus.

03h00 : Les Russes continuent de compter sur les armes à longue portée, selon le Royaume-Uni

Les Russes continuent de bombarder toute l'Ukraine, y compris les zones densément peuplées, avec des missiles, rapporte le ministère britannique de la Défense, sur la base d'informations fournies par les services de renseignement. Le pays garde confiance dans les armes à longue portée tirées depuis le territoire russe pour éviter que ses propres avions ne soient pris pour cible par l'artillerie anti-aérienne ukrainienne. Cependant, selon les rapports américains, ces armes russes n'atteignent pas leurs cibles dans 60% des cas. En raison des problèmes d'approvisionnement, les Russes sont susceptibles de recourir à des missiles moins sophistiqués ou d'exposer leurs avions à des risques plus importants, selon les États-Unis.

02h29 : Le maire de Marioupol : "Les Russes veulent rayer la ville de la carte"

Les défenseurs de la ville portuaire ukrainienne de Marioupol offrent une "résistance héroïque" à l'agresseur russe. C'est ce qu'a déclaré le maire de la ville, Wadym Boichenko, dans la nuit de samedi à dimanche. Il y a des combats très violents autour de la ville. Le maire a accusé les militaires russes d'être "impitoyables" envers tous les habitants, y compris les Russes ethniques, de la ville désormais lourdement endommagée. "On ne leur a pas confié la tâche de protéger qui que ce soit", a déclaré le maire. "Leur mission est simplement d'effacer la ville de la surface de la terre, ainsi que ses habitants. C'est un génocide, il n'y a pas d'autres mots pour cela."

00h37 : Grande-Bretagne : les sanctions contre la Russie pourront être levées avec la paix

Les sanctions britanniques décidées contre la Russie après son invasion de l'Ukraine pourraient être levées si Moscou s'engageait à respecter un cessez-le-feu total et retirait ses troupes, a déclaré samedi la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss. Dans une longue interview, Mme Truss a précisé que le Kremlin devait également s'engager à ne plus commettre d'agression contre l'Ukraine pour que les sanctions imposées à l'encontre de centaine de personnalités et entités russes soient levées.