Washington évoque un "repositionnement" des forces russes près de Kiev, Zelensky voit des signaux "positifs" dans les négociations

Situation sur le terrain, réactions intenationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

La Rédaction avec les agences

L'Ukraine affirme mardi reprendre peu à peu du terrain, notamment près de la capitale, au 34e jour d'un conflit dans lequel les Russes n'ont pas rempli leurs objectifs et dont l'issue demeure incertaine.

Les conditions pour une première rencontre entre le président ukrainien et son homologue russe depuis le début de l'invasion russe sont désormais possibles, ont indiqué Kiev et Moscou après plusieurs heures de pourparlers russo-ukrainiens mardi à Istanbul.

23h28 : A l'ONU, la Russie accusée d'avoir provoqué une "crise alimentaire mondiale"

Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a été accusée mardi d'avoir provoqué une "crise alimentaire mondiale" voire de faire courir un risque de "famine" en ayant déclenché une guerre contre l'Ukraine, le "grenier à blé de l'Europe"

Le président russe "Vladimir Poutine a commencé cette guerre. Il a créé cette crise alimentaire mondiale. Et il est celui qui peut l'arrêter", a martelé la numéro deux de la diplomatie américaine Wendy Sherman lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation humanitaire en Ukraine.

"La Russie et le président Poutine portent, seuls, la responsabilité d'avoir fait la guerre à l'Ukraine et des conséquences de cette guerre sur la sécurité alimentaire mondiale", a insisté la secrétaire d'Etat adjointe.

L'ambassadeur de France à l'ONU Nicolas de Rivière a enfoncé le clou en jugeant que "l'agression de la Russie contre l'Ukraine augmentait le risque de famine à travers le monde".

Invitée au Conseil de sécurité, l'adjointe du secrétaire général de l'ONU pour les Affaires humanitaires, la Tanzanienne Joyce Msuya, a averti que le conflit "menaçait de faire encore empirer les choses pour les plus grandes crises humanitaires de la planète, comme en Afghanistan, au Yémen et dans la Corne de l'Afrique".

"Ces pays luttent déjà contre l'insécurité alimentaire, la fragilité de leurs économies, l'augmentation des prix de l'alimentation, des carburants, des engrais qui vont affecter durement les saisons actuelle et à venir", a-t-elle prévenu.

Le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, et Wendy Sherman ont rappelé que l'Ukraine et la Russie étaient des "producteurs majeurs" de céréales, représentant "30% des exportations mondiales de blé, 20% du maïs mondial et 75% de l'huile de tournesol".

Quelque "50% des céréales que nous achetons viennent d'Ukraine et nous nourrissions 125 millions de personnes" avant la guerre, a souligné M. Beasley en prévenant de l'impact "dévastateur" que la crise va avoir sur les opérations du PAM.

Vendredi, les Vingt-Sept de l'Union européenne avaient annoncé une initiative pour atténuer les pénuries alimentaires provoquées par la guerre. L'UE et les Etats-Unis souhaitent un engagement multilatéral contre les restrictions à l'export des matières premières agricoles.

Des pénuries de céréales susceptibles de provoquer des émeutes de la faim sont redoutées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L'Egypte, la Turquie, le Bangladesh ou le Nigeria, des pays très peuplés, sont les principaux importateurs de céréales de Russie et d'Ukraine.

22h25 : Zelensky voit des signaux "positifs" dans les négociations

Les signaux en provenance des négociations russo-ukrainiennes de mardi en Turquie sont "positifs", mais l'Ukraine n'a pas pour autant "l'intention de relâcher" ses efforts militaires, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Nous pouvons dire que les signaux que nous entendons dans les négociations sont positifs, mais ils ne font pas oublier les explosions ou les obus russes", a-t-il dit dans un message-vidéo posté sur Telegram.

"La situation n'est pas devenue plus facile, l'ampleur des défis n'a pas diminué, l'armée russe a toujours un potentiel important pour poursuivre les attaques contre notre État", a-t-il ajouté, quelques heures après une nouvelle session de pourparlers russo-ukrainiens à Istanbul.

Dans ce contexte, "il ne faut pas s'attendre à ce que les négociations (entre Kiev et Moscou) entraînent la levée des sanctions contre la Fédération de Russie. Cette question-là ne peut être envisagée qu'une fois la guerre terminée et que nous aurons récupéré ce qui est à nous", a encore dit M. Zelensky.

22h15: Ukraine: la levée des sanctions contre la Russie "envisageable qu'une fois la guerre terminée"

La levée des sanctions occidentales contre la Russie "ne peut être envisagée qu'une fois la guerre terminée", a déclaré mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, quelques heures après une nouvelle session de pourparlers russo-ukrainiens en Turquie.

"Il ne faut pas s'attendre à ce que les négociations (entre Kiev et Moscou) entraînent la levée des sanctions contre la Fédération de Russie. Cette question-là ne peut être envisagée qu'une fois la guerre terminée et que nous aurons récupéré ce qui est à nous", a assuré M. Zelensky dans une vidéo postée sur Telegram.

21h42: Washington évoque un "repositionnement" des forces russes près de Kiev

Les forces russes autour de Kiev ont entamé un "repositionnement" mais "pas un vrai retrait", a affirmé mardi le porte-parole du ministère américain de la Défense, John Kirby. "Nous pouvons confirmer que nous avons vu un petit nombre" de troupes "commencer à se repositionner", a-t-il dit devant la presse. Mais "nous devons être prêts à voir une offensive majeure contre d'autres zones d'Ukraine" et "cela ne signifie pas que la menace contre Kiev soit terminée", a-t-il prévenu.

"La grande majorité des forces qu'ils ont massées près de Kiev sont encore là", a précisé John Kirby, "c'est un repositionnement, pas un vrai retrait".

Selon lui, "la Russie n'a pas réussi à remplir son objectif qui était de prendre Kiev, elle n'a pas réussi à remplir son objectif qui était de prendre le contrôle de l'Ukraine, mais elle peut encore infliger des violences massives au pays, y compris à Kiev".

"Nous devons être lucides sur la réalité de ce qui se passe sur le terrain et personne ne devrait être dupe des annonces de la Russie", a dit de son côté Kate Bedingfield, une porte-parole de la Maison Blanche.

Moscou a promis mardi de "radicalement" réduire son activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv en Ukraine, après des pourparlers russo-ukrainiens "substantiels" à Istanbul.

21h30 : Un nouveau bilan fait état de 12 morts et 33 blessés dans la frappe russe à Mykolaïv

Douze personnes ont été tuées et au moins 33 autres blessées mardi dans une frappe russe ayant partiellement détruit le bâtiment de l'administration régionale de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, selon un nouveau bilan donné par les secours ukrainiens. Un premier bilan avait fait état de sept morts et 22 blessés, avant de passer à neuf morts et 28 blessés.

"D'après l'enquête (...), les forces armées russes ont lancé une attaque au missile" contre cet édifice, a de son côté expliqué le service de presse de la procureure générale, Iryna Venediktova.

Aucun objectif militaire n'a été visé, "les habitants de Mykolaïv ne présentaient aucune menace pour la Russie. Et malgré cela, comme tous les Ukrainiens, ils sont devenus les cibles des troupes russes", avait quelques heures plus tôt affirmé le président Volodymyr Zelensky au cours d'une intervention devant le Parlement danois.

Après plusieurs jours de répit, l'attaque russe a surpris mardi matin la population de cette cité d'un demi-million d'habitants en temps de paix qui commande la route d'Odessa, le plus grand port ukrainien, dans le sud-ouest.

La ligne de front dans la région s'est récemment déplacée vers le sud-est de Mykolaïv, autour de Kherson, la seule ville importante dont la Russie a revendiqué la prise totale depuis le début de l'invasion le 24 février, désormais visée par une contre-offensive ukrainienne.

20h36 : Premier Conseil des ministres "public" en Ukraine depuis le début de la guerre

Pour la première fois depuis le déclenchement de l'invasion russe, le Conseil des ministres ukrainien s'est déroulé en public mardi, a annoncé le Premier ministre Denys Chmygal. "Aujourd'hui, pour la première fois depuis le début de la guerre, le gouvernement a tenu une réunion publique", a déclaré M. Chmygal sur Telegram.

"La plupart de nos collègues ministres travaillent à Kiev. Les autres sont en mission dans différentes régions", a-t-il ajouté, sans donner d'autres précisions.

"Le pays se remet au travail", a-t-il conclu.

D'autres réunions entre les membres du gouvernement auront lieu "de temps à autre" pour "que les gens voient que nous agissons au quotidien pour se rapprocher de la victoire tous ensemble", peut-on encore lire sur le site du gouvernement ukrainien.

Comme avant le conflit qui a commencé le 24 février, le Conseil des ministres a été ouvert aux médias accrédités et il était possible d'en suivre les travaux sur Internet.

20h09: Biden attend de voir si la Russie "tient parole" sur une désescalade

Joe Biden a déclaré mardi que les Occidentaux attendaient de voir si la Russie "tenait parole" sur la réduction de son activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv, en Ukraine.

"On verra s'ils tiennent parole", a dit le président américain à des journalistes, peu après s'être entretenu avec les dirigeants français, britannique, allemand et italien. "Il semble y avoir un consensus sur le fait qu'il faut voir ce qu'ils ont à offrir."

19h35: Biden et les alliés européens d'accord pour "continuer d'accroître le coût payé par la Russie"

Le président américain Joe Biden et plusieurs dirigeants européens ont convenu mardi lors d'un appel téléphonique de continuer à sanctionner Moscou pour son invasion de l'Ukraine, mettant en garde contre tout "relâchement de la détermination occidentale".

Au cours de cette conversation téléphonique d'environ une heure, les dirigeants américain, britannique, français, allemand et italien ont affirmé "leur détermination à continuer d'accroître le coût payé par la Russie pour son attaque brutale de l'Ukraine, ainsi que de continuer à apporter une aide sécuritaire à l'Ukraine pour qu'elle se défende", selon un communiqué de la Maison Blanche.

Joe Biden, Boris Johnson, Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Mario Draghi se sont aussi accordés sur le fait "qu'il ne pouvait y avoir aucun relâchement de la détermination occidentale tant que l'horreur infligée à l'Ukraine ne serait pas terminée", selon un communiqué publié par Downing Street.

Le président américain a par ailleurs affirmé que les Occidentaux attendaient de voir si la Russie "tenait parole" sur la réduction de son activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv, en Ukraine.

"Il semble y avoir un consensus sur le fait qu'il faut voir ce qu'ils ont à offrir", a ainsi affirmé Joe Biden auprès de journalistes.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a lui aussi souligné que le régime de Poutine devait être jugé "sur ses actes et non sur ses paroles", selon un communiqué.

Des délégations russe et ukrainienne s'étaient réunies mardi à Istanbul pour des pourparlers qualifiés de "substantiels" par le représentant du Kremlin, Vladimir Medinski, à l'issue des discussions.

La Russie a notamment promis de "radicalement" réduire son activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv, en Ukraine.

De son côté, le négociateur en chef ukrainien a indiqué que son pays accepterait d'être neutre s'il obtient un "accord international" pour garantir sa sécurité.

Il a estimé qu'après les discussions de mardi à Istanbul, les conditions étaient "suffisantes" pour une rencontre au sommet entre les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Volodymyr Zelensky.

Samedi, en conclusion d'une tournée européenne, Joe Biden avait semé le trouble en lançant que son homologue russe ne pouvait "pas rester au pouvoir", petite phrase improvisée par le président et aussitôt minimisée par la Maison Blanche.

Plusieurs experts et dirigeants de pays alliés des Etats-Unis ont estimé que cette déclaration allait à l'encontre des efforts des Occidentaux pour ne pas justifier une escalade russe dans la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Joe Biden a toutefois affirmé lundi qu'il ne retirait pas ses propos, qui exprimaient selon lui son "indignation" personnelle et pas une "politique" en faveur d'un changement de régime.

19h01: Le bilan de la frappe russe à Mykolaïv revu à la hausse

Neuf personnes ont été tuées et au moins 28 autres blessées mardi dans une frappe russe ayant partiellement détruit le bâtiment de l'administration régionale de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, selon un nouveau bilan donné par le parquet général ukrainien.

"D'après l'enquête (...), les forces armées russes ont lancé une attaque au missile" contre cet édifice, "neuf morts et 28 blessés sont actuellement recensés", a annoncé le service de presse de la procureure gérénale Iryna Venediktova.

"Les sauveteurs, les enquêteurs du SBU (services de sécurité ukrainiens) et la police" ont été déployés sur place, a-t-il ajouté.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait quelques heures plus tôt fourni un bilan de sept morts et 22 blessés.

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Aucun objectif militaire n'a été visé, "les habitants de Mykolaïv ne présentaient aucune menace contre la Russie. Et malgré cela, comme tous les Ukrainiens, ils sont devenus les cibles des troupes russes", a-t-il affirmé au cours d'une intervention devant le Parlement danois.

Après plusieurs jours de répit, l'attaque russe a surpris mardi matin la population de cette cité d'un demi-million d'habitants en temps de paix qui commande la route d'Odessa, le plus grand port ukrainien, dans le sud-ouest.

La ligne de front dans la région s'est récemment déplacée vers le sud-est de Mykolaïv, autour de Kherson, la seule ville importante dont la Russie a revendiqué la prise totale depuis le début de l'invasion le 24 février, désormais visée par une contre-offensive ukrainienne.

18h59: Une opération humanitaire à Marioupol pas possible "à ce stade", annonce l'Elysée après l'appel Macron/Poutine

Les conditions pour lancer dans les prochains jours une opération humanitaire au secours des habitants de la ville ukrainienne de Marioupol, assiégée par l'armée russe, ne "sont pas réunies à ce stade", a annoncé l'Élysée après un entretien entre les présidents Emmanuel Macron et Vladimir Poutine. Le chef de l'État français a présenté cette opération d'évacuation - proposée en fin de semaine dernière par la France, la Turquie et la Grèce - à son homologue russe qui a dit "qu'il allait y réfléchir" avant de donner une réponse, a ajouté la présidence.

D'ici là, "il est hors de question de relâcher les efforts" car la situation est "dramatique" et "catastrophique" à Marioupol pour les quelque 170.000 habitants qui y restent, selon elle.

Le Kremlin a affirmé de son côté que Vladimir Poutine avait expliqué à son interlocuteur que, "pour trouver une solution à la situation humanitaire difficile dans cette ville, les combattants nationalistes ukrainiens devaient arrêter de résister et déposer les armes".

Par ailleurs, l'Élysée n'a pas voulu commenter les résultats des pourparlers entre la Russie et l'Ukraine à Istanbul, qualifiées de "substantiels" par les négociateurs des deux camps. "Notre souhait est d'abord de nous coordonner avec les Ukrainiens", a précisé la présidence, en annonçant un prochain entretien entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky.

"Pour l'instant, la guerre continue" et "nos exigences restent les mêmes", dont celle d'un cessez-le-feu, a-t-elle ajouté.

Au cours de l'entretien qui a duré environ une heure, Vladimir Poutine a en outre réaffirmé sa demande que les livraisons de gaz russe soient payées en roubles et non plus en euros ou en dollars. Il a affirmé qu'elle était "conforme aux accords" de fourniture, une affirmation contestée par Emmanuel Macron, comme le G7, qui avait dénoncé vendredi une exigence ni "possible" ni "contractuelle".

18h57: Kiev veut négocier la possibilité de rejoindre l'UE en échange de concessions à Moscou

L'Ukraine veut négocier la possibilité de rejoindre l'Union européenne (UE) en échange de concessions à Moscou, selon des propositions écrites, a déclaré mardi le négociateur en chef russe Vladimir Medinsky à l'issue d'un nouveau cycle de négociations à Istanbul. La proposition ukrainienne stipule : "La Fédération de Russie n'a aucune objection à l'encontre des aspirations de l'Ukraine à devenir membre de l'Union européenne", a déclaré M. Medinsky.

En contrepartie, Kiev a évoqué la possibilité de renoncer à ses espoirs d'adhésion à l'OTAN, ce qui va dans le sens des exigences russes, a expliqué M. Medinsky. Les propositions ukrainiennes ne comprenaient pas (la reconnaissance de) la Crimée comme faisant partie de la Russie après son annexion en 2014, ni la reconnaissance des régions séparatistes de Louhansk et de Donetsk comme des États indépendants.

La désescalade militaire annoncée à Kiev et à Tchernihiv n'a rien à voir avec un cessez-le-feu, a également précisé Vladimir Medinsky.

"Il ne s'agit pas d'un cessez-le-feu, mais plutôt d'une tentative de notre part d'avancer pas à pas vers une désescalade du conflit", a-t-il indiqué à la chaîne publique russe RT après les pourparlers d'Istanbul.

"La Russie a fait deux pas importants vers la paix", a-t-il ajouté. L'Ukraine a également fait un pas en avant vers la paix avec des propositions écrites.

M. Medinsky a toutefois précisé que son pays attendait de nouvelles concessions.

18h55: Cinq dirigeants occidentaux mettent en garde contre tout "relâchement de la détermination occidentale"

Les dirigeants britannique, américain, français, allemand et italien ont mis en garde mardi, lors d'une conversation téléphonique, contre tout "relâchement de la détermination occidentale" face à l'invasion russe de l'Ukraine, selon Downing Street.

Boris Johnson, Joe Biden, Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Mario Draghi "sont convenus qu'il ne pouvait y avoir aucun relâchement de la détermination occidentale tant que l'horreur infligée à l'Ukraine ne serait pas terminée", a indiqué un porte-parole du Premier ministre britannique dans un communiqué.

18h00: Un aérodrome militaire bombardé dans l'ouest de l'Ukraine

Les forces russes ont bombardé mardi l'aérodrome militaire de Starokostiantyniv, dans l'ouest de l'Ukraine, détruisant complètement tous les stocks de carburant de cette ville, a annoncé son maire Mykola Melnytchouk. "Nous sommes arrosés de missiles depuis le premier jour de la guerre, mais aujourd'hui (...) l'attaque a été très sérieuse et a causé des dommages significatifs", a écrit sur Facebook ce responsable local, soulignant toutefois que ce nouveau bombardement n'avait pas fait de victimes.

"Les occupants (russes) ont complètement détruit tous les stocks de carburant et de lubrifiants disponibles dans la ville", située dans la région de Khmelnytskyï, a-t-il ajouté.

Plusieurs attaques ont eu lieu ailleurs sur le territoire ukrainien mardi, le jour où les négociations russo-ukrainiennes ont repris en Turquie.

Dans le sud, à Mykolaïv, sept personnes ont ainsi été tuées et 22 autres blessées dans une frappe sur le bâtiment abritant l'administration régionale, et ce après plusieurs jours de répit dans les bombardements.

Les troupes russes ont par ailleurs effectué plus de 40 tirs de missiles et de roquettes en 24 heures sur des zones d'habitation de la région de Kiev, détruisant plus de 550 cibles, a annoncé l'administration militaire régionale sur Telegram.

17h24: Entretien téléphonique "en cours" entre Macron et Poutine

L'entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine est "en cours", a annoncé mardi l'Elysée, au moment où Washington et Londres ont exprimé des doutes sur l'annonce d'avancées dans les discussions entre Kiev et Moscou à Istanbul.

Le président français Emmanuel Macron avait auparavant déclaré qu'il voulait discuter avec son homologue russe "pour sécuriser l'opération humanitaire à Marioupol", précisant que l'objectif était de la lancer "dans les tout prochains jours", en reprochant à la Russie un "non-respect du droit humanitaire international".

17h10: Londres jugera Moscou "sur ses actes, pas ses paroles"

Le gouvernement britannique a averti mardi la Russie qu'il la jugerait "sur ses actes, pas ses paroles" après l'annonce par Moscou d'une réduction "radicale" de ses activités militaires en direction de Kiev et Tcherniguiv, dans le nord-est de l'Ukraine.

"Nous jugerons Poutine et son régime sur ses actes, pas ses paroles", a déclaré un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson aux journalistes.

16h53: La Pologne s'apprête à interdire les importations du charbon russe

Le gouvernement polonais a annoncé mardi un projet de loi comprenant notamment l'interdiction des importations de charbon en provenance de Russie, première sanction européenne de ce type sur les sources de l'énergie. "Nous avons inclus dans le projet de loi des dispositions qui bloquent les importations de charbon en provenance de Russie au niveau national", a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Piotr Müller, ajoutant: "nous ne pouvons pas continuer à attendre la réaction de l'Union européenne à cet égard".

Début mars, le Premier ministre Mateusz Morawiecki a annoncé que la Pologne était prête à interdire les importations de charbon en provenance de Russie, mais qu'elle attendait un feu vert de Bruxelles à ce sujet.

Le projet de loi qui doit être envoyé au Parlement concerne le gel des avoirs des sociétés et personnes soutenant la Russie, a précisé le porte-parole.

16h45: Washington ne voit pas de signes de "réel sérieux" de la Russie dans les discussions

Les Etats-Unis doutent encore du "réel sérieux" de la Russie dans les négociations avec l'Ukraine, a affirmé mardi le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken après l'annonce d'avancées dans les discussions entre Kiev et Moscou à Istanbul.

"Je n'ai rien vu qui puisse suggérer qu'il y a un véritable mouvement parce que nous n'avons pas vu de signes de réel sérieux de la part de la Russie", a déclaré M. Blinken lors d'une conférence de presse au Maroc. "Mais si l'Ukraine considère qu'il y en a (du mouvement), c'est bien et nous soutiendrons cela", a toutefois nuancé le diplomate américain.

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La Russie a promis mardi de "radicalement" réduire son activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv en Ukraine, après des pourparlers russo-ukrainiens "substantiels" à Istanbul. "Il y a ce que dit la Russie et ce que fait la Russie. Nous nous concentrons sur ce qu'elle fait", a avancé M. Blinken, estimant que les Ukrainiens négocient avec "un pistolet littéralement sur leurs têtes". "Ce que fait la Russie, c'est de continuer à brutaliser l'Ukraine et sa population, c'est le cas au moment où nous parlons", a insisté Antony Blinken, à l'issue d'un long entretien avec son homologue marocain Nasser Bourita.

Le secrétaire d'Etat a exhorté la Russie à "mettre fin à son agression maintenant et à retirer ses troupes".

16h21: Quelque 18 millions d'Ukrainiens ont besoin d'aide humanitaire, selon la Croix-Rouge

Près de 18 millions d'Ukrainiens ont besoin d'aide humanitaire, a estimé mardi la Croix-Rouge lors d'une conférence de presse à Genève. "Personne en Ukraine ne sera épargné par la guerre", a averti le président de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge, Francesco Rocca. Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, le 24 février, les Nations unies et leurs organisations partenaires n'ont pu, selon l'ONU, aider et accueillir que 900.000 personnes dans le besoin. Selon le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés, près de 3,9 millions d'Ukrainiens ont fui leur pays.

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L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a par ailleurs fait part de ses craintes quant à l'approvisionnement alimentaire de l'Ukraine. Selon une enquête menée dans 19 des 24 provinces du pays, des pénuries alimentaires sont à prévoir dans les trois mois, dans 40% des zones observées. Des incertitudes planent encore concernant les récoltes, l'entretien des cultures et le soin du bétail, rappelle en outre la FAO. Avant l'invasion russe, l'Ukraine comptait 44 millions d'habitants.

16h20: L'Irlande expulse quatre hauts diplomates russes

L'Irlande a annoncé mardi expulser quatre diplomates russes au motif que leurs activités "ne correspondent pas aux standards internationaux du comportement diplomatique".

L'ambassadeur russe à Dublin a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour se voir signifier ces expulsions, a précisé la diplomatie irlandaise dans un communiqué, précisant vouloir "garder ouverts les canaux diplomatiques" avec Moscou dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine.

16h19: Le dialogue avec les États-Unis est nécessaire, selon le Kremlin

Malgré les divergences d'opinion sur les déclarations du président américain Joe Biden, le Kremlin estime que la poursuite du dialogue entre Moscou et Washington est nécessaire. Les "insultes personnelles" de M. Biden à l'égard de son homologue russe Vladimir Poutine ont un "impact négatif" sur les relations entre les deux pays", a déclaré mardi à Moscou le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, selon l'agence de presse Interfax. "Néanmoins, le dialogue entre la Russie et les États-Unis est nécessaire dans tous les cas".

"Ce n'est pas seulement dans l'intérêt des deux pays, mais aussi dans l'intérêt du monde entier", a déclaré le porte-parole. Tôt ou tard, la Russie et les États-Unis devront parler des questions de stabilité et de sécurité stratégiques.

15h53: Les Pays-Bas expulsent 17 Russes accusés d'espionnage

Les Pays-Bas vont expulser 17 officiers de renseignement russes qui s'adonnaient "secrètement" à des activités d'espionnage, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères néerlandais. "Aujourd'hui (mardi), l'ambassadeur de Russie a été convoqué au ministère des Affaires étrangères. L'ambassadeur a été informé que les Pays-Bas expulsent 17 officiers de renseignement russes des Pays-Bas", a déclaré le ministère dans un communiqué.

La Haye a pris cette décision sur la base d'informations des services de renseignement néerlandais selon lesquelles les personnes concernées, "accréditées en tant que diplomates auprès des représentations russes aux Pays-Bas, sont secrètement actives en tant qu'officiers de renseignement", a poursuvi le ministère. Le gouvernement a décidé d'expulser ces personnes "en raison de la menace pour la sécurité nationale posée par ce groupe", et "l'attitude actuelle de la Russie au sens large rend la présence de ces officiers du renseignement indésirable", a-t-il ajouté.

L'expulsion est une mesure prise dans le cadre de la sécurité nationale, a précisé le ministère. "L'expérience montre que la Russie ne laisse pas ce genre de mesures sans réponse", a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères, cité dans le communiqué. "Nous ne pouvons pas spéculer à ce sujet, mais le ministère des Affaires étrangères est préparé à divers scénarios qui pourraient survenir dans un avenir proche", a-t-il ajouté.

Après le départ de ces 17 personnes, il restera 58 diplomates russes aux Pays-Bas, selon l'agence de presse néerlandaise ANP.

15h50: La Belgique expulse 21 diplomates russes pour espionnage ou menace à la sécurité

Le gouvernement fédéral a décidé d'expulser 21 personnes accréditées en tant que diplomates russes auprès de l'ambassade de Russie à Bruxelles ou du consulat général à Anvers, pour leur implication dans des opérations d'espionnage et d'influence menaçant la sécurité du pays, a annoncé mardi la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès. Les personnes concernées devront quitter le territoire endéans les 15 jours, a précisé la cheffe de la diplomatie belge, lors d'un débat d'actualité sur l'Ukraine en commission des relations extérieures de la Chambre.

Cette décision a été prise en comité ministériel restreint ("kern") et en concertation avec les Pays-Bas, qui ont fait de même avec des personnes accréditées à l'ambassade de Russie à La Haye, a ajouté Mme Wilmès. Dans le même temps, son homologue néerlandais Wopke Hoekstra annonçait l'expulsion de 17 Russes, selon l'agence de presse ANP.

"Cette décision n'est pas une sanction, elle est uniquement liée à notre sécurité nationale. Les canaux diplomatiques restent ouverts avec la Russie, l'ambassade de Russie peut continuer à fonctionner et nous continuons à prôner le dialogue", a commenté Sophie Wilmès.

15h18: La Turquie salue les "progrès les plus significatifs" depuis le début de la guerre

e ministre turc des Affaire étrangères Mevlüt Cavusoglu a salué mardi les "progrès les plus significatifs" depuis le début de la guerre, lors des pourparlers entre la Russie et l'Ukraine à Istanbul, précisant qu'ils ne reprendraient pas mercredi. "Il s'agit des progrès les plus significatifs depuis le début des négociations", a estimé le ministre au terme de trois heures de discussions entre les délégations russe et ukrainienne.

"Désormais il reviendra aux ministres des Affaires étrangères des deux pays de se réunir pour résoudre les questions les plus difficiles", a-t-il ajouté.

Le ministre a précisé que la réunion d'Istanbul était terminée. Elle "ne reprendra pas demain", mercredi, a-t-il dit.

14h44: Biden va s'entretenir de l'Ukraine avec des dirigeants européens

Le président américain Joe Biden s'entretiendra avec des dirigeants européens mardi de la guerre en Ukraine, a annoncé la Maison Blanche.

L'appel téléphonique, prévu à 9h15 (13h15 GMT) avec les dirigeants français, britannique, allemand et italien, vise à "discuter des derniers développements concernant l'invasion russe de l'Ukraine", a précisé un porte-parole.

14h31: Conditions "suffisantes" pour une rencontre Zelensky-Poutine, dit le négociateur ukrainien

Les conditions pour une première rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue russe Vladimir Poutine depuis le début de l'invasion russe le 24 février, sont désormais "suffisantes" après une nouvelle session de pourparlers russo-ukrainiens mardi en Turquie, a affirmé le négociateur en chef ukrainien.

"Les résultats de la réunion d'aujourd'hui (à Istanbul) sont suffisants pour une rencontre au niveau des chefs d'Etat", a déclaré David Arakhamia. Depuis le début du conflit, Moscou a toujours refusé une telle proposition de Kiev.

14h07: Près de 4 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion

Selon le dernier décompte des Nations unies publié mardi, 3,9 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février. Parmi elles, 2,3 millions ont franchi la frontière polonaise, 600.000 celle de la Roumanie, 385.000 celle de la Moldavie et un peu moins de 260.000 celle de la Hongrie

14h01: Kiev veut un "accord international" garantissant sa sécurité

L'Ukraine réclame un "accord international" pour garantir sa sécurité, dont seraient signataires plusieurs pays garants, a indiqué mardi le négociateur en chef ukrainien après plusieurs heures de pourparlers russo-ukrainiens à Istanbul.

"Nous insistons pour qu'il s'agisse d'un accord international qui sera signé par tous les garants de la sécurité, a déclaré David Arakhamia. "Nous voulons un mécanisme international de garanties de sécurité où les pays garants agiront de façon analogue au chapitre 5 de l'Otan et même de façon plus ferme", a-t-il ajouté.

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13h57: La Russie annonce réduire "radicalement" son activité militaire dans les régions de Kiev et Tcherniguiv en Ukraine

La Russie a promis mardi de "radicalement" réduire son activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv en Ukraine, après des pourparlers russo-ukrainiens "substantiels" à Istanbul. "Les négociations sur un accord sur la neutralité et le statut non-nucléaire de l'Ukraine entrant dans une dimension pratique (...), il a été décidé, pour accroître la confiance, de réduire radicalement l'activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv", a déclaré à Istanbul le vice-ministre russe de la Défense, Alexandre Fomine, à l'issue des discussions.

Le chef de la délégation russe et représentant du Kremlin, Vladimir Medinski, a fait état de "discussions substantielles" et dit que les propositions "claires" de l'Ukraine en vue d'un accord allaient être "étudiées très prochainement et soumises au président" Vladimir Poutine.

Selon lui, une rencontre des dirigeants ukrainien Volodymyr Zelensky et russe Vladimir Poutine, et de représentants d'États garants, serait possible en cas d'accord pour mettre fin aux hostilités.

"En ce qui concerne une rencontre des deux présidents, nous avons dit depuis le début qu'elle sera possible lorsqu'il y aura un accord (...) La rencontre pourrait être multilatérale, avec la participation d'États garants", a-t-il dit.

"Après la discussion substantielle d'aujourd'hui, nous nous sommes entendus et proposons que la rencontre se fasse pour parapher l'accord", a-t-il dit.

"À condition d'(effectuer) un travail rapide sur l'accord, et de trouver les compromis nécessaires, la possibilité de conclure la paix se rapprochera", a dit M. Medinski

13h24 : La Russie expulse 10 diplomates des pays baltes

La Russie a annoncé mardi l'expulsion de dix diplomates des pays baltes, en représailles à une mesure similaire contre des représentants de Moscou dans le contexte des tensions autour de l'Ukraine. Les accréditations de quatre diplomates de l'ambassade de Lituanie, trois de celle de Lettonie et trois des missions estoniennes ont été retirées, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette mesure a été prise "selon le principe de réciprocité" après l'expulsion "injustifiée" de 10 diplomates russes annoncée le 18 mars par ces trois pays membres de l'Union européenne et de l'Otan, a ajouté le ministère.

13h20 : Au moins sept morts et 22 blessés dans la frappe russe à Mykolaïv

Au moins sept personnes ont été tuées et 22 autres blessées mardi dans la frappe russe ayant partiellement détruit le bâtiment de l'administration régionale de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, selon un nouveau bilan donné par le président ukranien Volodymyr Zelensky.

"Il n'y avait pas de visées militaires à Mykolaïv, les habitants de Mykolaïv ne présentaient aucune menace contre la Russie. Et malgré cela, comme tous les Ukrainiens, ils sont devenus les cibles des troupes russes", a-t-il affirmé lors d'une adresse au Parlement danois.

13h11: Les attaques russes contre Marioupol sont un "crime contre l'humanité", selon Zelensky

Les attaques russes contre Marioupol sont un "crime contre l'humanité", a dénoncé mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un discours devant le Parlement danois.

"Ce que les troupes russes font à Marioupol est un crime contre l'humanité, qui se déroule en direct sous les yeux de la planète", a-t-il dit lors d'une intervention en visioconférence, les accusant de bombarder volontairement les abris des civils dans cette ville assiégée.

12h53 : Decathlon annonce la "suspension" de ses activités en Russie

L'entreprise française spécialisée dans les articles de sport Decathlon, sous pression depuis le début de la guerre en Ukraine, a annoncé mardi dans un communiqué la suspension de ses activités en Russie, en raison de problèmes d'approvisionnement.

"Respectant scrupuleusement les sanctions internationales, Decathlon constate que les conditions d'approvisionnement ne sont plus réunies pour poursuivre son activité en Russie. Decathlon est amené à suspendre l'exploitation de ses magasins", écrit dans son communiqué l'enseigne de la galaxie Mulliez.

12h41: Le Kremlin confirme que l'oligarque Abramovitch est un médiateur avec l'Ukraine

L'oligarque russe Roman Abramovitch joue bien un rôle de médiateur dans les pourparlers russo-ukrainiens qui se sont ouverts mardi à Istanbul, a indiqué le Kremlin, balayant au passage les affirmations selon lesquelles il aurait été empoisonné. "Abramovitch joue un rôle pour établir des contacts entre les parties russe et ukrainienne", a dit le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov lors d'un briefing.

"Il est présent à Istanbul", bien qu'il ne soit pas un membre officiel de la délégation russe, a-t-il ajouté.

M. Peskov a par ailleurs rejeté les affirmations du quotidien américain The Wall Street Journal et de sources américaines assurant que M. Abramovitch et deux négociateurs ukrainiens ont souffert de symptômes laissant penser à un possible empoisonnement après un précédent round de discussions.

"Cela fait partie de la guerre de l'information" contre la Russie, a-t-il assuré, ajoutant que "ces informations ne correspondent bien sûr pas à la réalité".

12h23 : Les images des dégats à Brovary

Des sauveteurs dégagent les décombres d'un entrepôt contenant plus de 50 000 tonnes d'aliments surgelés dans la ville de Brovary, au nord de la capitale ukrainienne de Kiev. Un entrepôt détruit par un tir de roquette et un bombardement russes, le 29 mars 2022.

Des sauveteurs dégagent les décombres d'un entrepôt à Brovary

11h53 : Macron et Poutine vont s'entretenir par téléphone ce mardi après-midi

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine vont de nouveau se parler au téléphone mardi à 16H30 (14H30 GMT), a annoncé l'Elysée, notamment au sujet d'une opération humanitaire d'évacuation dans la ville ukrainienne assiégée de Marioupol organisée avec la France, la Grèce et la Turquie.

Le président français a déclaré qu'il voulait discuter avec son homologue russe "pour sécuriser l'opération humanitaire à Marioupol", précisant que l'objectif était de la lancer "dans les tout prochains jours", en reprochant à la Russie un "non-respect du droit humanitaire international".

11h02 : Le chef de l'AIEA en Ukraine pour discuter de la sécurité des sites nucléaires

Le chef de l'AIEA se trouve en Ukraine "pour des discussions avec des responsables du gouvernement" afin de fournir "une assistance technique" garantissant la sécurité des installations nucléaires, a annoncé l'instance onusienne mardi.

"Le conflit militaire pose un danger sans précédent pour les centrales et autres sites du pays. Nous devons prendre des mesures urgentes pour nous assurer qu'elles continuent à fonctionner en toute sûreté et réduire le risque d'un accident", a déclaré Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, cité dans un communiqué de l'AIEA.

10h32: L'administration régionale de Mykolaïv touchée par une frappe russe

Une frappe russe a touché mardi le siège de l'administration régionale de Mykolaïv, ville proche d'Odessa qui connaissait un répit dans les bombardements ces derniers jours, a indiqué le gouverneur de cette région du sud de l'Ukraine.

"Le bâtiment de l'administration régionale a été touché", a écrit sur Facebook le gouverneur Vitaly Kim, assurant que la plupart des personnes se trouvant à l'intérieur étaient indemnes. "On cherche huit civils et trois militaires" sous les décombres, a précisé le responsable.

"Pour l'instant, nous sommes en train de chercher. Il n'y pas de décès confirmés", a assuré M. Kim, précisant que "la moitié de l'immeuble a été détruite" et son bureau touché. Il a publié une photo montrant un bâtiment avec la section centrale partiellement effondrée.

10h15: Les marchés mondiaux encouragés par des pourparlers sur l'Ukraine

Les marchés boursiers étaient encouragés mardi par la perspective de nouveaux pourparlers sur l'Ukraine et un léger repli des prix du pétrole tandis que la volatilité se poursuivait sur le marché obligataire.

En Asie, la Bourse de Tokyo a rebondi de 1,1% mardi, portée par un yen tombé la veille au plus bas depuis 2015 face au dollar et par la baisse des contrats à terme sur le pétrole brut américain. La place de Shanghai s'est repliée de 0,3% alors que la métropole de 25 millions de personnes a fait état mardi d'une nouvelle flambée des cas de Covid-19, en dépit du confinement partiel de la capitale. Hong Kong a gagné 1%.

Les indices européens espéraient des progrès vers un accord de paix entre Kiev et Moscou : Paris montait de 1,46%, Francfort et Milan de 1,56% et Londres de 0,76% vers 07H45 GMT.

10h03 : L'administration régionale de Mykolaïv touchée par une frappe russe

Une frappe russe a touché mardi le siège de l'administration régionale de Mykolaïv, ville proche d'Odessa qui connaissait un répit dans les bombardements ces derniers jours, a indiqué le gouverneur de cette région du sud de l'Ukraine sur Facebook.

"Le bâtiment de l'administration régionale touché", a écrit le gouverneur Vitaly Kim, assurant que la plupart des personnes se trouvant à l'intérieur étaient indemnes. "On cherche huit civils et trois militaires", a précisé le responsable.

9h56 : Reprise des évacuations par les couloirs humanitaires après une suspension

L'Ukraine a annoncé mardi une reprise des évacuations de civils via trois couloirs humanitaires, notamment depuis la ville assiégée de Marioupol, après une journée de suspension par crainte de "provocations" russes.

"Trois couloirs humanitaires ont été validés pour aujourd'hui", a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk dans une vidéo diffusée sur Telegram.

Selon elle, le premier couloir sera mis en place entre Marioupol et Zaporojie plus au nord par voiture, et de Berdiansk, où avaient déjà été évacués des civils au cours des jours précédents, vers Zaporojie.

Le deuxième couloir va de la ville de Melitopol, sous le contrôle des forces russes dans le sud du pays, à Zaporojie, et le troisième rejoint Zaporojie depuis Energodar, localité également entre les mains de Moscou, où est située une centrale nucléaire.

Lundi, les autorités ukrainiennes avaient annoncé renoncer à toute évacuation de civils pour la journée par crainte de "provocations" russes.

9h40 : Ouverture des pourparlers directs entre la Russie et l'Ukraine à Istanbul

Les pourparlers entre les délégations russe et ukrainienne à Istanbul ont commencé mardi peu après 10H30 (09H30 en Belgique), a rapporté l'agence officielle turque Anadolu. Les négociateurs avaient été accueillis par le président turc Recep Tayyip Erdogan qui les apppelés à "mettre un terme à cette tragédie" que constitue l'invasion de l'Ukraine par la Russie depuis le 24 février.

9h24 : "Saper la capacité de la Russie à construire et à entretenir ses outils de guerre"

Les Etats-Unis, après avoir déjà sanctionné l'industrie de défense de la Russie, envisagent de viser d'autres secteurs participant à l'effort de guerre mené par le Kremlin en Ukraine, a indiqué mardi un responsable du ministère américain de l'Economie. "Nous prévoyons de cibler des secteurs qui sont essentiels à la capacité du Kremlin à faire fonctionner sa machine de guerre", a affirmé le secrétaire adjoint au Trésor, Wally Adeyemo, selon le texte d'un discours qu'il devait prononcer au think-tank Chatam House à Londres.

L'idée est de "saper la capacité de la Russie à construire et à entretenir (ses) outils de guerre", a expliqué le responsable.

08h54: La Russie et l'Ukraine "ont des préoccupations légitimes", affirme Erdogan

La Russie et l'Ukraine ont toutes deux "des préoccupations légitimes", a déclaré mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan en accueillant les délégations de négociateurs des deux pays à Istanbul, les appelant à "mettre un terme à cette tragédie".

Les pourparlers entre les deux délégations doivent commencer après cette réception, dans le palais de Dolmabahçe à Istanbul où la présidence turque dispose de bureaux.

5h04 : La Russie n'a pas l'intention d'utiliser des armes nucléaires en Ukraine, dit le Kremlin

La Russie n'envisage pas d'utiliser des armes nucléaires dans la guerre contre l'Ukraine, a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une interview accordée au radiodiffuseur public américain PBS lundi. "Nous n'avons aucun doute sur le fait que tous les objectifs de notre opération militaire spéciale en Ukraine seront atteints. Nous n'avons aucun doute à ce sujet", a souligné M. Peskov. "Mais tout résultat de l'opération, bien sûr, n'est pas une raison pour utiliser une arme nucléaire", a-t-il ajouté.

"Nous avons un concept de sécurité qui stipule très clairement que ce n'est que lorsqu'il y a une menace pour l'existence de l'État dans notre pays que nous pouvons utiliser et que nous utiliserons effectivement des armes nucléaires pour éliminer la menace", a-t-il expliqué.

3h04 : Malgré les victoires ukrainiennes, la situation est tendue

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la situation était tendue dans son pays malgré quelques victoires militaires dans le conflit avec la Russie. Les défenseurs ukrainiens ont chassé les unités russes de la ville d'Irpin, près de Kiev, s'est réjoui M. Zelensky dans un discours vidéo publié sur Telegram tôt dans la nuit mardi.

Les combats se poursuivent toutefois dans cette région et dans d'autres parties du pays, a ajouté le président ukrainien.

Les troupes russes contrôlent le nord de la région de Kiev et disposent de ressources et de forces, a-t-il expliqué.

La situation reste également "très difficile" dans les régions de Tchernihiv, de Soumy, de Kharkiv, du Donbass et du sud de l'Ukraine.

Volodymyr Zelensky a de nouveau appelé à un renforcement des sanctions contre la Russie. En ce qui concerne un possible embargo sur les livraisons de pétrole russe en cours de discussion en Europe, il a déclaré que de nombreux éléments indiquent désormais qu'un tel renforcement des sanctions contre la Russie n'aura lieu que si Moscou utilise des armes chimiques.

1h13: "L'invasion russe en Ukraine, une répétition de la guerre en Syrie"

L'invasion russe en Ukraine est une "répétition" de la Syrie avec une "multiplication des crimes de guerre" depuis plus d'un mois de conflit, a alerté Amnesty international lors de la présentation mardi à Johannesburg de son rapport 2021-2022. "Ce qui se passe en Ukraine est la répétition de ce qu'on a pu voir en Syrie", a déclaré la secrétaire générale de l'ONG, Agnès Callamard. "Nous sommes dans des attaques intentionnelles d'infrastructures civiles, d'habitations", des bombardements d'écoles, a-t-elle fustigé, accusant la Russie de permettre des couloirs humanitaires pour les transformer en un "piège mortel".

"Nos chercheurs sur place pendant dix jours ont documenté l'emploi des mêmes tactiques qu'en Syrie et Tchétchénie", dont des attaques visant des civils et l'emploi de munitions interdites par le droit international, a renchéri lors d'une conférence de presse parallèle à Paris, Marie Struthers, directrice d'Amnesty Europe de l'Est et Asie centrale.