Guerre en Ukraine: Moscou annonce un cessez-le-feu à Marioupol jeudi, les Russes commencent à se retirer de Tchernobyl

Situation sur le terrain, réactions intenationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

La Rédaction avec agences

L'Ukraine et ses alliés occidentaux attendaient mercredi avec scepticisme le retrait militaire autour de Kiev et d'une autre grande ville ukrainienne, annoncé par Moscou à l'issue de pourparlers de paix dans lesquels le président ukrainien Volodymyr Zelensky a néanmoins vu des signes "positifs". Après environ cinq semaines de guerre, des milliers de victimes et des millions de réfugiés, la prudence était de mise au sein de l'état-major ukrainien.

Suivez les dernières informations relatives au conflit ci-dessous:

23h26: Zelensky sur la réduction annoncée du dispositif russe: "Nous ne croyons personne"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré mercredi qu'il ne croyait pas aux promesses russes de réduire l'activité militaire et que son armée se préparait à de nouveaux combats dans l'Est du pays.

"Nous ne croyons personne, pas une seule belle phrase", a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo à la nation, ajoutant que les forces russes se regroupaient pour attaquer la région du Donbass. "Nous ne cèderons rien. Nous nous battrons pour chaque mètre de notre territoire", a-t-il dit.

22h18: Moscou annonce un cessez-le-feu à Marioupol jeudi pour évacuer des civils

Le ministère russe de la Défense a annoncé mercredi soir l'instauration d'un "régime de silence", soit un cessez-le-feu local, à partir de 10H00 jeudi (07H00 GMT) dans le port assiégé ukrainien de Marioupol afin d'évacuer des civils.

Cette mesure doit permettre d'ouvrir un couloir humanitaire vers la ville ukrainienne de Zaporojie, selon le ministère. "Pour que cette opération humanitaire réussisse, nous proposons de la mener avec la participation directe de représentants du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés et du Comité international de la Croix-Rouge", a ajouté le ministère dans un communiqué.

21h50: Les Russes commencent à se retirer de la centrale de Tchernobyl

Les forces russes commencent à se retirer du site nucléaire de Tchernobyl, dont elles avaient pris le contrôle dès le premier jour de l'invasion de l'Ukraine le 24 février, a indiqué mercredi un haut responsable du Pentagone.

L'armée russe a commencé à se retirer de l'aéroport de Gostomel, au nord-ouest de Kiev, et "Tchernobyl est une autre zone où ils commencent à se repositionner, quittant Tchernobyl pour aller au Bélarus", a déclaré à la presse ce haut responsable ayant requis l'anonymat. "Nous pensons qu'ils sont en train de partir, je ne peux pas vous dire s'ils sont tous partis", a-t-il ajouté.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a cessé, depuis le 9 mars, de recevoir en direct les données provenant de Tchernobyl. Elle s'est inquiétée dimanche de l'absence de rotation du personnel de la centrale depuis le 20 mars.

21h26: La moitié du territoire "pollué" par les tirs russes, affirme Kiev

Les autorités ukrainiennes ont affirmé mercredi qu'environ la moitié du territoire ukrainien avait d'ores et déjà été "pollué" par les munitions utilisées par les forces russes depuis le début de l'invasion, le 24 février. "La superficie totale des zones polluées par les engins explosifs dans le cadre de l'agression russe s'élève à 300'000 kilomètres carrés", a déclaré un haut responsable du ministère ukrainien de l'Intérieur, Levhen Lenine, qui n'a pas fourni d'autres précisions.

Le chiffre qu'il a donné est impossible à vérifier de source indépendante. "En outre, les démineurs ukrainiens ont désactivé plus de 300 engins explosifs" depuis le début de la guerre, a ajouté M. Lenine, cité par l'agence de presse Interfax Ukraine.

21h08: Les séparatistes d'Ossétie du Sud envisagent une consultation pour rejoindre la Russie

Le chef de l'Ossétie du Sud, un territoire pro-russe du Caucase ayant fait sécession de la Géorgie, a envisagé mercredi d'organiser une consultation populaire pour être rattaché à la Russie. "Il faut, bien sûr, que nous demandions son avis au peuple et faire en sorte que le peuple s'exprime sur la possibilité de rejoindre la Fédération de Russie", a déclaré Anatoli Bibilov, en direct sur une chaîne de télévision russe. "Ce n'est pas très difficile à faire sans traîner. Comme on dit, c'est une question technique", a-t-il poursuivi, assurant que rejoindre la Russie était un "rêve séculaire" du peuple ossète.

L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie sont deux régions du Caucase ayant fait sécession de l'ex-république soviétique de Géorgie. Leurs indépendances ont été reconnues en août 2008 par la Russie, à l'issue d'une guerre éclair entre Tbilissi et Moscou.

Depuis ce conflit, des forces russes stationnent de façon permanente en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Cette déclaration intervient alors que l'armée russe mène depuis le 24 février une offensive en Ukraine, officiellement pour venir en aide à deux autres territoires séparatistes pro-russes, ceux de Lougansk et Donetsk, situés dans l'est de l'Ukraine.

La semaine dernière, Anatoli Bibilov avait d'ailleurs annoncé avoir envoyé en Ukraine des soldats d'Ossétie du Sud pour "aider à protéger la Russie".

19h20: Poutine mal informé par son entourage, selon les renseignements américains

Le président russe, Vladimir Poutine, serait mal informé du déroulement de la guerre en Ukraine, parce que ses conseillers ont peur de lui révéler les pertes militaires et économiques subies par la Russie, a affirmé mercredi un haut responsable américain. "Le président Poutine n'a même pas été informé que son armée recrutait et perdait des hommes en Ukraine, ce qui démontre une rupture claire dans les informations transmises et fiables parvenant (du front) au président russe", a indiqué ce responsable sous couvert de l'anonymat, qui assure se fonder sur des documents américains déclassifiés. Ce denier a expliqué que son armée recrutait et perdait des troupes en Ukraine, ce qui démontre une rupture claire dans le flux d'informations fiables parvenant au président russe", a indiqué ce responsable sous couvert de l'anonymat, en assurant se fonder sur des renseignements américains déclassifiés.

"Selon nous, M. Poutine s'est fait berné par ses conseillers, qu'il tient pour responsables des mauvaises 'performances de l'armée russe'. Mais aussi sur la sévérité de l'impact des sanctions occidentales sur l'économie russe, parce que ses plus hauts conseillers ont peur de lui dire la vérité", selon la même source.

Le haut responsable américain assure par ailleurs qu'il y a "désormais une tension constante entre Poutine et le ministère de la Défense".

18h31: Biden évoque avec Zelensky des capacités militaires "supplémentaires" pour l'Ukraine

Le président des Etats-Unis Joe Biden a discuté mercredi avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky des capacités militaires "supplémentaires" nécessaires pour aider l'armée ukrainienne à "défendre son pays", a déclaré la Maison Blanche. "Les dirigeants ont évoqué la manière dont les Etats-Unis travaillent jour et nuit pour répondre aux principales demandes faites par l'Ukraine en matière d'aide sécuritaire" ainsi que "les efforts persistants fournis par les Etats-Unis avec leurs alliés et partenaires pour identifier les capacités supplémentaires pour aider l'armée ukrainienne à défendre son pays", a affirmé l'exécutif américain dans un communiqué après un appel de 55 minutes entre les deux présidents.

La présidence américaine a ajouté qu'ils avaient souligné l'impact "déterminant" des armes fournies par les Américains sur le cours du conflit.

"En outre, le président Biden a informé le président Zelensky que les Etats-Unis entendaient apporter au gouvernement ukrainien 500 millions de dollars d'aide budgétaire directe", a précisé la Maison Blanche.

Le chef de l'Etat ukrainien a pour sa part écrit sur Twitter avoir "partagé son analyse de la situation sur le champ de bataille et à la table des négociations", au lendemain d'une nouvelle session de pourparlers entre Kiev et Moscou.

"Nous avons parlé de soutien défensif spécifique, d'un nouveau paquet de sanctions renforcées et d'aide macrofinancière et humanitaire", a-t-il ajouté.

18h15: La Slovaquie expulse 35 diplomates russes

La Slovaquie a décidé d'expulser 35 diplomates russes, a annoncé mercredi le ministère des Affaires étrangères, invoquant des informations fournies par les services de renseignement. Cette mesure s'inscrit dans une longue série d'expulsions de diplomates russes par plusieurs Etats membres de l'Union européenne et par les Etats-Unis, dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine.

L'ambassadeur de la Fédération de Russie a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et s'est vu remettre une note annonçant "que la République Slovaque a décidé de réduire le personnel de l'ambassade russe à Bratislava de 35 personnes", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la diplomatie slovaque Juraj Tomaga.

"Nous regrettons qu'après les expulsions précédentes de diplomates russes au cours des deux dernières années, la mission diplomatique russe n'a montré aucune intention d'opérer correctement en Slovaquie", a ajouté M. Tomaga.

Il faisait allusion à deux expulsions visant chaque fois trois diplomates russes, en août 2020 et en mars 2022.

Il y a deux ans, les médias slovaques ont estimé à environ 45 le nombre de diplomates russes à Bratislava.

Mardi, la Belgique, les Pays-Bas, la République tchèque et l'Irlande ont annoncé l'expulsion de dizaines de diplomates russes soupçonnés d'espionnage, dans une action coordonnée.

D'autres pays, tels que les États-Unis, la Pologne et les pays baltes ont déjà annoncé avoir expulsé des agents de renseignement russes depuis l'invasion de l'Ukraine par les forces armées russes le 24 février.

Concernant les pays baltes, conformément à une tradition bien établie, Moscou a annoncé mardi l'expulsion de dix diplomates de ces pays, en représailles à une mesure similaire contre des représentants de Moscou.

17h46: Première inculpation pour "collaboration" avec les forces russes

Le Parquet ukrainien a annoncé mercredi la première inculpation d'un citoyen pour "collaboration" avec les forces russes, en vertu d'une nouvelle loi qui prévoit des peines allant jusqu'à 12 ans de prison. Selon le Parquet, cette inculpation vise un habitant de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, accusé d'avoir, dans une vidéo diffusée sur TikTok le 25 mars, "nié l'agression armée de la Russie contre l'Ukraine et appelé publiquement à soutenir les décisions et les actions illégales" de Moscou.

"Il s'agit du premier acte d'accusation transmis au tribunal pour des actes de collaboration", un chef d'accusation introduit par une loi promulguée le 15 mars, a précisé le Parquet sur Telegram.

Elle prévoit de 10 à 12 ans d'emprisonnement pour toute "coopération" avec "l'ennemi", son administration et ses forces armées ou formations paramilitaires. Outre la peine d'emprisonnement, les personnes condamnées se verront interdire d'occuper des fonctions dans l'administration, y compris locale, pour une durée allant jusqu'à 15 ans et pourront voir leurs biens confisqués.

C'est la première loi de ce genre à avoir été votée par le Parlement ukrainien depuis le début de l'invasion russe, le 24 février. Selon le Parquet ukrainien, 151 procédures pénales pour cette accusation ont été enregistrées en deux semaines.

Les autorités ukrainiennes ont également adopté une loi qui prévoit des peines de prison pour la publication "illégale" d'images et de vidéos de mouvements de troupes ukrainiennes, une initiative qui inquiète les journalistes.

17h36: Le paiement du gaz russe en roubles ne doit pas "détériorer" les contrats des clients européens, dit Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé mercredi au chancelier allemand Olaf Scholz que le paiement en roubles des exportations de gaz russe, désormais exigé par Moscou, ne devait pas désavantager les clients européens.

"Cette décision ne doit pas mener à une détérioration des conditions des contrats des entreprises européennes qui importent du gaz russe", a estimé M. Poutine, selon un communiqué du Kremlin résumant un échange téléphonique avec M. Scholz, dont le pays est un grand consommateur d'hydrocarbures russes.

Le 23 mars, Vladimir Poutine a annoncé que la Russie n'accepterait plus de paiements en dollars ou en euros pour les livraisons de gaz à l'UE, en riposte aux sanctions occidentales prises contre Moscou pour son offensive en Ukraine.

"Ce changement dans la procédure des règlements a lieu parce que les membres de l'UE ont gelé les réserves de devise de la Banque de Russie, en violation du droit international", a indiqué mercredi M. Poutine à Olaf Scholz.

Jeudi, la Banque centrale et le gouvernement russes, ainsi que l'entreprise Gazprom, doivent présenter un nouveau système de paiement en roubles.

Se voulant rassurant, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui affirmé que ce passage à un paiement en devise russe se ferait progressivement.

"Nous en avons déjà parlé, le paiement et la livraison (de gaz) est un processus étendu dans le temps", a-t-il déclaré, lors d'un point de presse.

Il a assuré que ce nouveau système n'entrerait pas intégralement en vigueur dès ce jeudi avec de nouvelles règles pour les consommateurs européens.

"On ne parle pas de livrer demain et être payé dans la soirée. Non, c'est un processus plus étendu dans le temps, sur le plan technique", a-t-il souligné, tout en insistant sur le fait que l'ordre de M. Poutine devait être "appliqué".

Comme M. Poutine la semaine dernière, M. Peskov a laissé entendre que d'autres exportations pourraient être concernées par les paiements en roubles.

"C'est une idée qui bien sûr doit être étudiée", a indiqué mercredi M. Peskov, répondant à une question portant sur la possibilité que cette mesure s'applique notamment aux exportations russes de céréales, de charbon, de pétrole et de bois.

16h35: Johnson appelle à "intensifier les sanctions" contre Moscou jusqu'au retrait de tous les soldats russes

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé mercredi à "continuer d'intensifier les sanctions" contre la Russie jusqu'au retrait de tous les soldats russes en Ukraine. "On ne peut pas attendre du G7 de lever les sanctions juste parce qu'il y a un cessez-le-feu", a-t-il déclaré devant une commission parlementaire. "Nous devrions continuer d'intensifier les sanctions (...) jusqu'à ce que chacun" des soldats russes soit "hors d'Ukraine", a-t-il ajouté.

Lors de cette audition devant les responsables des commissions parlementaires, le chef du gouvernement britannique a répété qu'un changement de régime à Moscou n'était "pas l'objectif du gouvernement britannique", ajoutant que Londres cherche à "aider à protéger" les Ukrainiens contre la violence "barbare" des forces russes.

16h34: Biden s'entretient avec Zelensky

Le président américain Joe Biden devait s'entretenir mercredi à partir de 14H45 GMT (10H45 heure de Washington) avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a fait savoir la Maison Blanche.

Joe Biden, qui a rencontré la semaine dernière en Pologne les ministres ukrainiens des Affaires étrangères et de la Défense, a eu des échanges réguliers avec M. Zelensky depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

16h30: L'Autriche active son système d'alerte pour garantir son approvisionnement en gaz

L'Autriche a activé mercredi, à l'instar de l'Allemagne, le premier niveau de son plan d'urgence pour garantir l'approvisionnement en gaz naturel face à la menace d'un arrêt des livraisons russes, a annoncé le chancelier. "Le niveau d'alerte précoce garantit une réaction rapide" pour "assurer l'approvisionnement en gaz des ménages et des entreprises autrichiennes", a déclaré Karl Nehammer, cité dans un communiqué.

16h29: Bachelet évoque "des crimes de guerre" et montre du doigt la Russie

Michelle Bachelet a évoqué mercredi "des crimes de guerre" commis en Ukraine dans un long réquisitoire de la Haute commissaire aux droits de l'homme de l'ONU contre les actions menées pour l'essentiel par l'armée russe depuis l'invasion du 24 février.

Les attaques indiscriminées et à grande échelles menées par les forcées armées russes "pourraient être des crimes de guerre", a lancé Mme Bachelet devant le Conseil des droits de l'homme, usant du conditionnel par convention, les crimes de guerre devant être prouvés devant un tribunal mais ne faisant guère de doute.

16h20: Au moins 200 morts à Irpin, dans la banlieue de Kiev, depuis le début du conflit

Au moins 200 habitants d'Irpin, une ville de la banlieue nord-ouest de Kiev théâtre de féroces combats, ont été tués depuis le début de l'invasion russe, a annoncé mercredi son maire Oleksandre Markouchine.

"Au moment le plus fort des hostilités, quand il y avait des bombardements toute la journée, les gens ont simplement été enterrés dans les jardins ou encore dans les parcs. Je pense qu'environ 200 ou 300 personnes sont mortes malheureusement", a annoncé M. Markouchine au cours d'une conférence de presse. Les forces ukrainiennes ont annoncé lundi avoir repris le contrôle de cette localité, aux mains des Russes depuis fin février.

14h56: Un ancien président du TPIR pilotera l'investigation onusienne en Ukraine

Un ancien président du Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) dirigera la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur la situation en Ukraine. Le Norvégien Erik Møse et ses deux collègues ont été nommés mercredi à Genève par le président du Conseil des droits de l'homme, selon l'agence ATS. La Commission a été lancée il y a un mois par l'instance onusienne après un vote où la Russie avait été largement abandonnée par ses alliés, en dehors de l'Erythrée qui s'était opposée avec elle. Un rapport doit être rendu au Conseil dans un an sur les violations des droits humains et du droit international humanitaire (DIH) perpétrées en Ukraine par Moscou.

Des preuves devront être préservées pour être utilisées par des juridictions internationales ou nationales. Outre M. Møse, la médiatrice des droits humains en Bosnie-Herzégovine Jasminka Džumhur et un ancien rapporteur spécial de l'ONU, le Colombien Pablo de Greiff, ont également été désignés comme membres de cette Commission d'enquête par le président de l'instance onusienne

14h21: Le président ukrainien Zelensky s'adressera à la Chambre jeudi après-midi

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adressera aux députés de la Chambre demain/jeudi. Son intervention est attendue à 14h15, en ouverture de la séance plénière. La séance hebdomadaire des questions d'actualité suivra. La semaine dernière, la Chambre a invité M. Zelensky à intervenir par vidéoconférence. Le président ukrainien a accepté cette invitation, qui a été confirmée mercredi.

Selon les services de la Chambre, le président ukrainien s'exprimera donc à 14h15. La réunion devrait bien avoir lieu dans l'hémicycle de la plénière. Précédemment, il était question de diviser les députés en deux salles de commission plus petites, pour des raisons techniques.

Ces dernières semaines, le président ukrainien s'est déjà adressé à plusieurs parlements par vidéo, notamment les parlements italien, français, danois et allemand, le Parlement européen et le Congrès américain.

Volodymyr Zelensky appelle au soutien des États membres de l'OTAN et de l'UE depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine. L'Occident a déjà imposé de lourdes sanctions au Kremlin et envoie également des armes et de l'aide humanitaire à l'Ukraine. Il n'est cependant pas question d'une zone d'exclusion aérienne, ce que M. Zelensky réclame depuis des semaines.

14h18: Zelensky appelle la Norvège à fournir davantage d'énergie à l'Ukraine et l'UE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mercredi la Norvège, deuxième fournisseur de gaz naturel de l'Union européenne derrière la Russie, à fournir davantage d'énergie à son pays et à l'UE.

Lors d'un discours par visioconférence devant le Storting, le Parlement monocaméral norvégien, M. Zelensky a aussi estimé que les navires russes "ne devraient pas avoir le droit d'utiliser les ports du monde libre".

14h06: La Russie assure qu'elle n'exigera pas immédiatement le paiement de son gaz en roubles

La Russie n'exigera pas dès demain/jeudi le paiement de son gaz en roubles. Selon le porte-parole du Kremlin, ce basculement prendra du temps, a-t-il dit mercredi. "Les livraisons de gaz et les paiements sont des processus distincts", a ajouté Dmitri Peskov. La Russie avait annoncé il y a quelques jours qu'elle n'accepterait que des paiements en roubles pour son gaz, une exigence rejetée par les Occidentaux. En raison des sanctions internationales imposées après l'invasion de l'Ukraine, la Russie dit ne plus pouvoir utiliser les euros et les dollars.

13h19: Un bâtiment de la Croix Rouge à Marioupol bombardé par les Russes, selon une responsable ukrainienne

Un bâtiment du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été la cible de bombardements russes à Marioupol, port stratégique assiégé du sud-est de l'Ukraine, a affirmé mercredi une responsable ukrainienne.

"Les occupants ont bombardé délibérément un bâtiment du CICR à Marioupol", a écrit sur Telegram Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien. "Pour l'instant, nous n'avons pas d'informations concernant les victimes", a-t-elle ajouté, sans préciser combien de personnes auraient pu se trouver dans le bâtiment au moment des tirs.

13h07: Le PAM fournit une aide alimentaire à un million d'Ukrainiens

Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU a indiqué mercredi fournir une aide alimentaire d'urgence à un million de personnes en Ukraine après l'invasion de ce pays par les forces russes. "Des camions, des trains et des camionnettes livrent aujourd'hui de la nourriture aux personnes les plus vulnérables dans tout le pays et davantage de convois (humanitaires, ndlr) sont attendus dans les prochains jours", assure l'agence onusienne dans un communiqué.

Selon le PAM, "plus de 6,5 millions de personnes" sont déplacées à l'intérieur de l'Ukraine et l'accès à la nourriture représente "l'une des trois principales préoccupations" de la population, avec la sécurité et l'approvisionnement en carburant.

Le PAM demande maintenant à ses bailleurs de fonds "590 millions de dollars pour soutenir 3,1 millions de personnes" nécessiteuses.

Le conflit en Ukraine, ancien grenier à blé qui produisait de la nourriture "pour 400 millions de personnes" sur plusieurs continents, a par ailleurs déclenché une vague de faim un peu partout dans le monde, rappelle le PAM.

12h03: Rien de "prometteur" ni de "percée" dans les pourparlers russo-ukrainiens

Des pourparlers entre des délégations russe et ukrainienne à Istanbul mardi n'ont donné lieu à rien de "très prometteur" ni à aucune "percée", a déclaré mercredi le Kremlin, douchant les espoirs de progrès décisifs dans les négociations.

"Pour l'instant, nous ne pouvons pas faire état de quoi que ce soit de très prometteur ou d'une percée quelconque. Il y a beaucoup de travail à accomplir", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Il a néanmoins qualifié de "positif" le fait que la partie ukrainienne ait "enfin commencé à formuler de façon concrète ses propositions et à les mettre par écrit".

"Nous évitons soigneusement de faire des déclarations publiques sur le fond" des sujets faisant l'objet des pourparlers, car "nous croyons que les négociations doivent se dérouler" discrètement, a-t-il ajouté.

Ces déclarations tranchent avec celles, beaucoup plus positives, des responsables russes ayant pris part aux discussions qui se sont déroulées mardi à Istanbul.

11h34: L'armée ukrainienne reprend le contrôle d'une autoroute stratégique dans l'Est

L'armée ukrainienne a repris le contrôle d'une autoroute stratégique reliant Kharkiv à Tchougouïv, dans l'est de l'Ukraine, ont constaté mercredi des journalistes de l'AFP.

"La route était sous le feu des forces russes qui y ont tué des civils. Nous les avons repoussées à une dizaine de kilomètres plus au nord", a affirmé sur place à l'AFP un commandant de la 92e brigade de l'armée ukrainienne.

Cette autoroute stratégique reprise mardi relie Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, à Tchougouïv, une ville de 30.000 habitants située à 50 kilomètres au sud-est.

Les deux villes ont été intensément bombardées par l'armée russe depuis plus d'un mois, sans pour autant tomber aux mains des forces de Moscou.

A quelques kilomètres de la périphérie est de Kharkiv, des carcasses de véhicules criblés de balle jonchaient cette autoroute sur quatre voies et un cadavre de soldat russe gisait sur le bas-côté.

La situation y était calme mercredi matin, ont constaté des journalistes de l'AFP. Une pelleteuse entamait des travaux de déblaiement, tandis qu'un homme du village voisin venait récupérer sa voiture sur laquelle on apercevait les impacts de balles.

"Il y a des cadavres russes éparpillés partout", a affirmé à l'AFP un officier du renseignement ukrainien. "Les combats ont été très durs, rapprochés parfois de dix mètres. Ça a duré près de trois jours", a-t-il ajouté.

Selon lui, "les soldats russes étaient épuisés", surtout "des jeunes qui crevaient de faim: ils pillaient les maisons", a-t-il indiqué.

Il a estimé à 120 le nombre de soldats russes présents dans la zone ces derniers jours, dont "une quarantaine" ont été faits prisonniers.

Dans le petit village voisin de Mala Rogan, une ambulance commençait à ramasser des corps, les évacuant dans des sacs en plastique et des habitants sortaient de leurs maisons pour réparer une voiture ou encore balayer les débris.

10h45: Le nombre de réfugiés ukrainiens a franchi la barre des 4 millions

Le nombre de réfugiés ukrainiens qui ont fui leur pays depuis l'invasion par l'armée russe le 24 février a franchi mercredi la barre des 4 millions de personnes, selon les chiffres du Haut commissariat aux réfugiés.

Au total, 4.019.287 ukraniens -essentiellement des femmes et des enfants- ont quitté le pays pour fuir la guerre déclenchée par la Russie, selon le chiffre actualisé du site dédié du HCR. La Pologne accueille à elle seule plus de 2,3 millions de ces personnes.

10h09: La ville de Tcherniguiv "bombardée toute la nuit", malgré les promesses russes

La ville de Tcherniguiv, dans le Nord de l'Ukraine, a été victime de bombardement "toute la nuit", a annoncé mercredi le gouverneur de la région, malgré l'annonce faite la veille par Moscou d'une réduction de son activité militaire dans cette zone.

"Tcherniguiv a été bombardée toute la nuit" avec de l'artillerie et des avions, a annoncé sur Telegram le gouverneur Viatcheslav Tchaous, précisant que des infrastructures civiles avaient été détruites et que la ville se trouvait toujours sans eau ni électricité.

Guerre en Ukraine: Moscou annonce un cessez-le-feu à Marioupol jeudi, les Russes commencent à se retirer de Tchernobyl
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09h35: Une maternité évacuée de force à Marioupol

La mairie de Marioupol a dénoncé mercredi l'évacuation forcée vers la Russie d'une maternité de cette ville assiégée dans le Sud-Est de l'Ukraine où une autre maternité avait été bombardée par les Russes le 9 mars. "Plus de 70 personnes, des femmes et du personnel médical ont été emmenées de force par les occupants de la maternité N°2 du district de la rive gauche", a affirmé la mairie sur Telegram.

Au total, plus de 20.000 habitants de Marioupol ont été évacués "contre leur gré" en Russie, selon la municipalité, qui affirme que les Russes leur ont confisqué leurs papiers et les ont redirigés "vers des villes russes éloignées".

Ces informations sont invérifiables de source indépendante, Marioupol étant assiégée depuis fin février avec des communications défaillantes.

Une autre maternité et un hôpital pédiatrique de Marioupol avaient été touchés par un bombardement le 9 mars suscitant l'indignation de la communauté internationale. Au moins trois personnes dont un enfant ont péri dans cette frappe.

05h09: Risque d'arrestation arbitraire pour les Américains en Russie, avertit Washington

Les citoyens américains en Russie risquent d'être arbitrairement arrêtés par les autorités, a averti mardi le département d'Etat, qui a renouvelé son appel à ne pas se rendre dans le pays ou à le quitter immédiatement. Le département d'Etat a mis en garde contre "la possibilité de harcèlement de citoyens américains" par les forces de sécurité russes, "y compris l'arrestation" et "l'application arbitraire de la loi locale", en raison de la position de Washington concernant l'invasion russe de l'Ukraine et des sanctions imposées à Moscou.

Cet avertissement a été publié alors que la star américaine de basket-ball Brittney Griner est détenue en Russie depuis plus d'un mois.

Elle a été interpellée le 17 février dans un aéroport proche de Moscou avec "des vapoteuses et un liquide présentant une odeur particulière" d'huile de cannabis, selon les douanes russes.

Celle qui est considérée comme l'une des meilleures joueuses du monde risque jusqu'à dix ans de prison. Elle a été placée dans un centre de détention, d'où -- sur décision d'un tribunal russe -- elle ne pourra sortir avant le 19 mai.

03h42: Pour l'Ukraine, la Russie veut induire en erreur en annonçant le retrait de ses troupes

L'annonce faite par la Russie de réduire "radicalement" les manœuvres militaires près de Kiev et de Tchernihiv est considérée par l'armée ukrainienne comme un simple regroupement de troupes destiné à tromper le commandement militaire ukrainien. C'est ce qu'affirme l'état-major général dans son rapport quotidien sur la guerre. Le "prétendu retrait des troupes" s'apparente davantage à une rotation des unités individuelles, précise le document. Avec cette annonce, la Russie veut également créer une fausse image de l'encerclement de Kiev, qui serait soi-disant stoppé.

Auparavant, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, avait également déclaré que la menace à Kiev ne disparaissait pas parce que la Russie retirait ses troupes.

L'armée russe a effectivement retiré certaines unités des zones situées autour de Kiev et de Tchernihiv, mais il semble, selon l'état-major, que ces soldats seront déployés ailleurs dans l'est de l'Ukraine.

Pendant ce temps, les combats se poursuivent près de Donetsk, à l'est. En outre, selon la BBC, les Ukrainiens pensent que la Russie renforce ses positions et pose des mines dans les villages de Novokarlivka et Luhivske, près de Zaporijia.

Dans sa mise à jour quotidienne sur l'Ukraine, le ministère britannique de la Défense déclare, lui, qu'il est presque certain que la Russie a échoué dans son plan d'encerclement de la capitale en raison des résultats décevants et de la contre-offensive de Kiev.

"Les déclarations russes concernant une restriction des activités autour de Kiev et le retrait de certaines unités de cette région peuvent signifier que la Russie accepte de perdre l'initiative dans la région", a analysé le ministère, précisant également qu'il est très probable que la Russie déplace des troupes vers les régions de Donetsk et de Louhansk, dans l'est du pays.

02h03: Les Russes s'en sont pris à la mission de conseil de l'UE en Ukraine, selon Josep Borrell

Le bâtiment d'une section de la mission européenne de conseil aux forces de sécurité intérieure ukrainiennes (EUAM Ukraine) a été attaqué par les Russes. C'est ce qu'a dénoncé le Haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, dans un communiqué de presse. "Aujourd'hui, la mission de conseil de l'UE en Ukraine a reçu des informations fiables selon lesquelles les bâtiments de la section à Marioupol ont été récemment touchés par des bombardements russes. Le bureau et l'équipement de l'EUAM ont été fortement endommagés", indique Josep Borrell. Aucun membre de la mission ou autre travailleur n'a été blessé.

"Nous condamnons fermement ces attaques, ainsi que toutes les autres attaques visant les civils et les infrastructures civiles. Nous demandons à la Russie d'arrêter immédiatement son offensive militaire et de retirer toutes ses troupes et tous ses équipements militaires sans condition de l'ensemble de l'Ukraine", a ajouté le représentant européen des affaires étrangères.

00h10: A l'ONU, la Russie accusée d'avoir provoqué une "crise alimentaire mondiale"

Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a été accusée mardi d'avoir provoqué une "crise alimentaire mondiale" voire de faire courir un risque de "famine" en ayant déclenché une guerre contre l'Ukraine, le "grenier à blé de l'Europe".

Le président russe "Vladimir Poutine a commencé cette guerre. Il a créé cette crise alimentaire mondiale. Et il est celui qui peut l'arrêter", a martelé la numéro deux de la diplomatie américaine Wendy Sherman lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation humanitaire en Ukraine.

"Les véritables raisons des graves turbulences sur les marchés mondiaux de l'alimentation ne sont en aucun cas dues aux agissements de la Russie, mais plutôt à l'hystérie incontrôlée des sanctions lancées par l'Occident contre" Moscou, a pour sa part rétorqué Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies/

00h08: La Russie utilise en Ukraine des mines antipersonnel interdites, selon Human Rights Watch

Les troupes russes ont utilisé des mines antipersonnel interdites dans la région de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, affirme mardi l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch. Les mines ont été découvertes lundi par des démineurs ukrainiens. Il est connu que la Russie en possède, au contraire de l'Ukraine, selon HRW.

"Les pays du monde entier devraient condamner fermement l'utilisation de mines antipersonnel interdites en Ukraine", a estimé Steve Goose, directeur de la division Armes de l'ONG, soulignant que celles-ci ne font aucune différence entre les militaires et les civils.