Laurent Bigorgne, la dérive toxique d’une étoile de la macronie

Accusé d’avoir drogué une collaboratrice à son insu, l’ex-directeur de l’Institut Montaigne, think tank libéral et patronal, sera jugé pour ces faits en novembre. Le dossier d’enquête, que «Libération» a pu consulter, révèle l’addiction d’un homme débordé par le travail, ayant un accès direct et permanent aux membres du gouvernement.

Jérôme Lefilliâtre, pour Libération
Laurent Bigorgne, la dérive toxique d’une étoile de la macronie
©Youtube whoswhoinfrance
Dans les nombreux messages qu'il échange au quotidien avec sa responsable des politiques publiques, Sophie Conrad, Laurent Bigorgne a l'habitude de se plaindre de son rythme de travail infernal. «Cette semaine était dingue. Dingue, dingue», écrit le délégué général de l'Institut Montaigne, épuisé, sur WhatsApp le 3 février. Depuis quelques jours, il ne cesse de se lamenter de ces journées interminables qui démarrent dès le réveil, à 6 h 45, par des tonnes de mails à traiter, se poursuivent à 7 h 30 par une séance de sport et durent jusqu'à la nuit tombée par des rendez-vous qui s'enchaînent sans pause, auxquels le patron du puissant et prestigieux think tank patronal,...

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