Guerre en Ukraine : 4 civils tués dans le bombardement d'un centre d'aide dans l'Est, le conflit pourrait durer "des années"

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La Rédaction (avec Agences)

Après l'onde de choc provoquée par les découvertes faites à Boutcha, l'Union européenne et Washington ont intensifié leur pression économique et diplomatique sur Moscou, déjà visé par un épais mille-feuilles de sanctions décidées à travers le monde.

Pendant ce temps-là, l'inquiétude grandit à l'est de l'Ukraine concernant une possible attaque russe de grande ampleur.

20H44: 4 civils tués dans le bombardement d'un centre de distribution d'aide dans l'Est

Quatre civils ont été tués et quatre blessés dans le bombardement par les forces russes mercredi d'un centre de distribution d'aide humanitaire à Vougledar, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kirilenko.

"Dans la matinée, l'ennemi a cyniquement tiré sur les civils de Vougledar venus recevoir de l'aide humanitaire. Le bombardement a fait quatre morts et quatre blessés", a déclaré M. Kirilenko sur Facebook. Quelques heures plus tôt, sur la messagerie Telegram, le gouverneur avait écrit que la frappe "à l'aide de roquettes" avait eu lieu "pendant la distribution d'aide humanitaire". Il avait publié des photos montrant des corps inertes gisant près d'un bâtiment dont les fenêtres avaient été soufflées.

Vougledar, une ville de 15.000 habitants, se trouve à 50 kilomètres au sud-ouest de Donetsk, un centre industriel d'un million d'habitants aux mains depuis 2014 des séparatistes prorusses. Dans la même région, la localité d'Otcheretyn a été touchée mercredi à deux reprises par des tirs dans lesquels "une personne a été tuée, tandis qu'au moins six maisons, un jardin d'enfants et un local non résidentiel ont été endommagés", a encore dit M. Kirilenko sur Facebook.

L'armée russe concentre depuis quelques jours ses efforts sur l'est de l'Ukraine, désormais cible prioritaire du Kremlin.

20h22: les deux filles de Poutine pourraient être sanctionnées par l'UE

Les deux filles de Vladimir Poutine figurent sur une nouvelle liste noire de sanctions de l'UE examinées par les représentants des Vingt-Sept, qui comprend plus de 200 noms dont ceux d'hommes d'affaires russes, selon un document consulté par l'AFP.

Cet élargissement des sanctions proposé par la Commission européenne, qui prévoit en outre un arrêt des achats de charbon russe et la fermeture des ports aux bateaux russes, fait suite à la découverte de cadavres portant des vêtements civils à Boutcha, au nord-ouest de Kiev, après le retrait des forces russes. Vladimir Poutine a dénoncé mercredi "une provocation grossière et cynique" de Kiev.

Maria Vorontsova et Katerina Tikhonova, âgées d'une trentaine d'années, sont issues du mariage de Vladimir Poutine avec Lioudmila Poutina dont le président russe a annoncé le divorce en 2013.

Cette nouvelle liste comprend au total 217 individus et 18 entités. Des oligarques ou hommes d'affaires comme Oleg Deripaska, Boris et Igor Rotenberg, German Gref, le patron de la première banque russe Sberbank, y figurent également, en raison de leur soutien à des actions "qui menacent l'intégrité territoriale" de l'Ukraine, souligne le document de la Commission. S'y ajoutent de nombreux responsables politiques, dont des ministres des républiques séparatistes pro-russes de Lougansk et de Donetsk.

Les personnes et entités qui figurent sur la liste noire européenne sont sanctionnées par une interdiction d'entrée dans l'UE et un gel de leurs avoirs. Cette liste, créée en 2014 après l'annexion de la Crimée, contenait jusqu'à présent les noms de 877 personnes et 62 entités. Vladimir Poutine est lui-même sanctionné d'un gel de ses avoirs depuis le déclenchement de l'offensive russe fin février. Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont discuté mercredi de ce cinquième train de sanctions et doivent à nouveau se réunir jeudi en vue d'un accord, selon des diplomates européens. Les sanctions entreront ensuite en vigueur après publication au journal officiel de l'UE.

19h59: L'Allemagne va pour la première fois se doter de drones armés

La commission de la Défense du Bundestag a donné mercredi son feu vert à l'équipement de drones armés, une première en Allemagne que l'invasion russe de l'Ukraine a décidé à augmenter massivement ses dépenses militaires. La commission a approuvé l'achat de 140 missiles pour armer des drones israéliens de modèle Heron TP, a indiqué à l'AFP une source parlementaire.

Le ministère de la Défense compte utiliser 60 d'entre eux pour des entraînements et les 80 autres pour un "usage opérationnel", selon le projet adopté par la commission.

Le montant total de la commande s'élève à 152,6 millions d'euros. Les équipements devraient être livrés d'ici deux ans.

Les drones armés seront notamment utilisés pour "contribuer à la protection des soldats en mission à l'étranger", précise le document du ministère.

19h55: L'économie russe commence à se fissurer sous le poids des sanctions

Risque de défaut, effondrement du secteur automobile, inflation... Après des semaines de sanctions de plus en plus dures, l'économie russe commence à se fissurer, selon des données publiées mercredi.

Si les annonces en cascade de retraits de groupes internationaux de Russie avaient fait du bruit, elles ne s'étaient pas encore traduites par de graves répercussions sur l'activité économique réelle. Mais les salves de sanctions allant crescendo depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, les effets commencent désormais à se faire sentir.

Le ministère russe des Finances a annoncé avoir réglé en roubles une dette de près de 650 millions de dollars à la suite du refus d'une banque étrangère d'effectuer le paiement en dollars, ce qui l'expose à un risque de défaut au bout d'une période de grâce de 30 jours commençant le 4 avril.

Pendant plusieurs semaines, la Russie a réussi à écarter le danger d'un défaut, le Trésor américain permettant l'utilisation de devises étrangères détenues par Moscou à l'étranger pour régler des dettes extérieures. Mais il a durci cette semaine les sanctions, n'acceptant plus de dollars détenus par Moscou dans des banques américaines.

Le ministère russe a par ailleurs mis en garde mercredi les créanciers de pays "inamicaux": l'argent leur sera remboursé en roubles déposés sur un compte russe et ils ne pourront convertir ces roubles qu'à condition que les fonds de la Russie à l'étranger soient débloqués.

Selon Elina Ribakova, de l'Institut de Finance Internationale à Washington, il s'agit pour Moscou de "montrer qu'ils peuvent payer", tout en étant "un geste symbolique".

"Il n'y a pas de fondement pour un réel défaut", a pour sa part balayé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé lors d'un point de presse mercredi, affirmant que "la Russie avait toutes les ressources nécessaires pour honorer ses dettes".

19h40: Bruxelles incite les Etats membres à coordonner leurs enquêtes

La Commission européenne "encourage" les Etats membres qui ont ouvert des enquêtes sur les possibles crimes de guerre en Ukraine à se joindre à l'équipe d'enquête commune coordonnée par l'agence de coopération judiciaire Eurojust, a indiqué mercredi un porte-parole de l'exécutif européen. Huit pays (France, République tchèque, Allemagne, Estonie, Lettonie, Slovaquie, Suède, Espagne) ont ouvert des enquêtes nationales.

Une équipe commune d'enquête a aussi été mise en place par la Pologne et la Lituanie, en coopération avec l'Ukraine, avec le soutien d'Eurojust.

"Nous encourageons les autres Etats membres qui ont ouvert des enquêtes à se joindre" à cette équipe "pour permettre aux procureurs d'échanger des informations et de travailler ensemble de la manière la plus efficace", a indiqué un porte-parole de la Commission, Christian Wigand.

Le commissaire européen à la Justice Didier Reynders s'est entretenu mardi avec la procureure générale d'Ukraine, Iryna Venediktova, qui a "exprimé un besoin particulier pour des experts scientifiques et des équipements de protection individuelle".

Le commissaire belge a assuré que "l'UE était prête à fournir des moyens humains, techniques et financiers en soutien au travail" des enquêteurs ukrainiens, selon la même source.

19h24: "Le soutien des Etats-Unis est remarquable", selon le chef de l'Otan

Le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, a qualifié mercredi "le soutien des Etats-Unis de remarquable", alors que la guerre fait rage en Ukraine, en compagnie du Secrétaire d'Etat américain Antony Blinken. Il s'est exprimé à ce sujet lors du début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan qui débutera ce mercredi soir et se tiendra encore jeudi au quartier général de l'Alliance à Bruxelles. "Nous continuerons notre coopération (avec l'Otan). La défense de l'ensemble de l'Alliance est primordiale", a indiqué le chef américain de la diplomatie, M. Blinken, lors d'une brève intervention.

"Nous tenons à maintenir une défense unie", a-t-il affirmé aux côtés de M. Stoltenberg avant la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan.

"Nous n'avons vu aucune indication concernant les intentions du président (russe) Poutine d'avoir changé son ambition de contrôler l'ensemble du territoire ukrainien, ainsi que de réécrire l'ordre international. Nous devons soutenir l'Ukraine, maintenir nos sanctions et renforcer nos forces de défenses et notre force de dissuasion", selon lui.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Otan devraient également discuter de l'élaboration du prochain concept stratégique de l'Alliance. Il s'agirait d'une feuille de route pour l'adaptation de l'Alliance. Les ministres des Affaires étrangères de l'Ukraine, de la Finlande, de la Suède et de la Géorgie participeront, notamment, à la rencontre ministérielle de l'Otan, ainsi que le haut représentant de l'Union européenne (UE).

Les partenaires de l'Otan dans la région Asie-Pacifique - Australie, Japon, Nouvelle-Zélande et République de Corée - y participeront également.

19h32: Le Portugal va envoyer du matériel militaire supplémentaire à l'Ukraine

Le Portugal va envoyer "prochainement" du matériel militaire supplémentaire à l'Ukraine, envahie par l'armée russe, a déclaré mercredi son ministre des Affaires étrangères. "Le Portugal a déjà envoyé plus de 60, 70 tonnes de matériel de guerre en Ukraine et va en envoyer davantage prochainement", a indiqué Joao Gomes Cravinho aux médias portugais à son arrivée à Bruxelles où il participe à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan.

Il s'agira de "matériel de protection mais également du matériel offensif", a ajouté le chef de la diplomatie portugaise, précisant que la ministre la Défense Helena Carreira donnerait davantage de détails.

Le Portugal avait déjà annoncé fin février l'envoi en Ukraine de "gilets, casques, lunettes de vision nocturne, grenades, de munitions de différents calibres" et de "fusils automatiques G3".

A l'instar d'autres pays européens, le Portugal a également annoncé mardi avoir déclaré "persona non grata" dix employés de l'ambassade de Russie "dont les activités sont contraires à la sécurité nationale", selon un communiqué du gouvernement.

"Nous avons pris la décision juste", a expliqué le ministre portugais, estimant que ces personnes menaient des "activités contraires à la sécurité nationale" et à "leur statut diplomatique".

19h06: Biden dénonce des "crimes de guerre majeurs" en Ukraine

Joe Biden a dénoncé mercredi des "crimes de guerre majeurs" en évoquant les "corps laissés dans les rues après le retrait des Russes" et les "civils exécutés de sang-froid" à Boutcha, à côté de Kiev.

"Ce qui se passe ce n'est rien de moins que des crimes de guerre majeurs. Les nations responsables doivent s'unir pour que les responsables rendent des comptes", a dit le président américain lors d'une conférence syndicale à Washington, en promettant également "d'étouffer pour des années" le développement économique de la Russie.

17h39: L'Ukraine demande à Prague et à Bratislava de réparer ses armes endommagées

L'Ukraine a demandé à Prague et à Bratislava de l'aider à réparer son matériel militaire endommagé lors des combats contre l'invasion russe, ont indiqué mercredi les ministères tchèque et slovaque de la Défense. "L'Ukraine a demandé à la République tchèque de l'aider à réparer le matériel endommagé", a déclaré à l'AFP la porte-parole du ministère tchèque de la Défense, Jana Zechmeisterova.

"Les procédures et les options des réparations potentielles sont en cours de discussion", a-t-elle ajouté.

Le ministre slovaque de la Défense, Jaroslav Nad, a déclaré de son côté aux journalistes que son pays avait également été sollicité, et que les réparations seraient effectuées par des entreprises privées.

"Si cela se produit, ce sera sur une base commerciale standard. Les entreprises sont privées, elles ne peuvent pas travailler gratuitement", a-t-il ajouté.

Selon les médias tchèques, Prague a envoyé lundi à l'Ukraine des trains chargés de chars T72 et de véhicules blindés de fabrication soviétique, une opération sans précédent. Mais les sources officielles ont refusé de confirmer cette information.

"Je suis désolé, je ne peux pas vous en dire plus. La guerre fait rage et nous ne faciliterons pas la tâche aux tueurs avec la lettre 'Z'", a tweeté la ministre de la Défense Jana Cernochova.

"Croyez-moi que nous envoyons du matériel militaire fondamental à nos amis ukrainiens, et nous continuerons à le faire", a-t-elle insisté.

17h36: Londres durcit ses sanctions contre Moscou

Le Royaume-Uni a durci mercredi ses sanctions imposées à Moscou à la suite de l'invasion de l'Ukraine, interdisant tout investissement britannique en Russie et ciblant les secteurs bancaire et énergétique, ainsi que des oligarques. Les nouvelles mesures annoncées dans un communiqué du Foreign Office prévoient "un gel complet des actifs" de la première banque russe Sberbank, la fin des importations de charbon russe d'ici à la fin de l'année et visent nommément huit hommes d'affaires dont le milliardaire Leonid Mikhelson, qui dirige le conglomérat gazier Novatek.

16h41: Nouvelle volée de sanctions américaines contre la Russie

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi une nouvelle volée de sanctions économiques et financières qu'ils qualifient de "dévastatrices" contre la Russie, visant les grandes banques et les enfants de Vladimir Poutine, selon un communiqué de la Maison Blanche.

En plus d'interdire tous les nouveaux investissements en Russie, l'exécutif américain va appliquer les contraintes les plus sévères qu'il puisse imposer aux grandes banques russes Sberbank et Alfa Bank, ainsi qu'à plusieurs grandes entreprises publiques, en réponse aux "atrocités" commises en Ukraine.

Washington va sanctionner également les "enfants adultes" de Vladimir Poutine. Un haut responsable américain a précisé qu'il s'agissait des deux filles du président russe.

15h55: Boutcha: Poutine dénonce une "provocation grossière et cynique" de l'Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié mercredi de "provocation grossière et cynique" des autorités ukrainiennes la découverte de cadavres de civils dans la ville de Boutcha, près de Kiev, après le retrait des forces de Moscou. Lors d'un entretien avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, M. Poutine a évoqué notamment "la provocation grossière et cynique de la part du régime de Kiev dans la ville de Boutcha", selon un communiqué du Kremlin.

Il s'agit de la première réaction du président russe sur cette affaire qui suscite une indignation internationale.

Avant M. Poutine, d'autres responsables russes avaient nié toute exaction des forces de Moscou à Boutcha, le Kremlin qualifiant de "falsification" les images de corps jonchant les rues de cette ville publiées depuis le week-end dernier par les médias.

15h43: Un convoi du CICR arrive à Zaporojie avec des réfugiés du sud-est

Un convoi de sept autobus et d'environ 40 véhicules privés sous protection du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est arrivé mercredi du sud-est de l'Ukraine à Zaporojie (sud), a constaté une journaliste de l'AFP.

"Notre équipe a mené un convoi de bus et de voitures privées avec plus de 500 personnes vers Zaporojie", a déclaré sur Twitter le CICR, précisant qu'ils avaient essayé d'atteindre la ville assiégée de Marioupol, mais que les "conditions de sécurité l'ont rendu impossible".

15h35: La guerre pourrait durer "des mois voire des années", avertit le secrétaire général de l'Otan

Le président russe Vladimir Poutine n'a pas renoncé à sa volonté de s'emparer de toute l'Ukraine et la guerre risque de durer "des mois, voire des années", a averti mercredi le secrétaire général de l'Otan lors de la ministérielle de l'Alliance transatlantique qui a lieu ces mercredi et jeudi au quartier général de l'Otan, à Bruxelles. "Nous devons être réalistes. La guerre peut durer longtemps, plusieurs mois, voire des années. Et c'est la raison pour laquelle nous devons également être préparés à un long parcours, à la fois en ce qui concerne le soutien à l'Ukraine, le maintien des sanctions et le renforcement de nos défenses", a déclaré Jens Stoltenberg avant le début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance.

Le chef de l'Otan a fait part de ses inquiétudes concernant le renforcement des troupes russes depuis plusieurs jours. Selon lui, le repli des forces russes renforce les inquiétudes de l'Otan. "Par ce fait, elles cherchent à se renforcer", a-t-il indiqué hier/mardi.

Selon M. Stoltenberg, rien n'indique que le président russe renonce à s'emparer de l'ensemble de l'Ukraine et à renverser ainsi l'ordre existant. Le secrétaire général a une fois de plus souligné l'importance de soutenir l'Ukraine, de renforcer les sanctions contre la Russie et de resserrer les mécanismes de défense et de renforcement de l'Otan.

15h07: Kiev appelle les habitants de l'Est de l'Ukraine à évacuer "maintenant"

Kiev a appelé mercredi les habitants de l'Est de l'Ukraine à évacuer la région "maintenant", sur fond de craintes d'une offensive majeure de l'armée russe sur le Donbass, désormais cible prioritaire du Kremlin.

Les autorités régionales "appellent la population à quitter ces territoires et font tout pour que les évacuations se déroulent de façon organisée", a déclaré la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk, citée par le ministère de l'Intégration sur Telegram, ajoutant qu'il fallait le faire "maintenant" sous peine de "risquer la mort".

14h39: L'UE envisage de faciliter le fret routier depuis l'Ukraine

Pour contourner le blocage des ports ukrainiens, l'UE entend négocier avec l'Ukraine et la Moldavie des accords portant sur le transport routier. L'objectif est que les camions moldaves et ukrainiens puissent rapidement et facilement transiter par le territoire européen et vice-versa, pour le transport de fret. La Commission européenne a annoncé mercredi avoir demandé au Conseil (États membres) un mandat de négociation en ce sens.

Selon les explications de la Commission, ces accords viseraient entre autres à garantir la sécurité alimentaire des territoires respectifs, et à offrir d'autres voies aux exportations ukrainiennes et moldaves, puisque que l'accès à la Mer Noire est bloqué par l'invasion russe.

14h35: La Norvège va expulser trois diplomates russes

La Norvège va également expulser trois diplomates russes en raison de la guerre en Ukraine, a indiqué mercredi le ministère norvégien des Affaires étrangères, à l'instar de décisions similaires prises par d'autres pays européens. Selon le ministère, les trois diplomates russes étaient impliqués dans des activités incompatibles avec le statut diplomatique. La ministre norvégienne des Affaires étrangères, Anniken Huitfeldt, a déclaré que cette décision était motivée par les révélations choquantes des atrocités commises par les troupes russes en Ukraine, notamment dans la ville de Boutcha.

La Norvège s'ajoute ainsi à la liste des pays ayant décidé d'expulser les diplomates russes. La Grèce a elle aussi annoncé mercredi l'expulsion de 12 diplomates du pays. La Belgique a quant à elle expulsé 21 diplomates russes la semaine dernière.

14h28: Le dirigeant hongrois Orban a parlé à Poutine en vue d'"un cessez-le-feu immédiat"

Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban a annoncé mercredi s'être entretenu avec le président russe Vladimir Poutine, dont il est proche, et lui avoir proposé une rencontre avec les dirigeants ukrainien, français et allemand.

"J'ai proposé au président Poutine de déclarer un cessez-le feu immédiat", a-t-il dit devant la presse, ajoutant lui avoir proposé de venir à Budapest pour des discussions avec les dirigeants ukrainien, français et allemand. "Il a dit oui, mais avec des conditions".

14h16: Découverte d'une nouvelle mine en mer Noire qui pourrait venir d'Ukraine

Une mine, qui pourrait avoir dérivé depuis l'Ukraine, a été découverte en mer Noire au large de Kefken, dans le nord-ouest de la Turquie, la troisième détectée depuis fin mars dans la région, a annoncé mercredi le ministère turc de la Défense. "L'objet semblable à une mine détecté au large de Kefken a été identifié comme étant une mine par notre avion de patrouille maritime", a indiqué le ministère sur Twitter, précisant que "la zone a été sécurisée" par les unités d'opération spéciale de la marine turque.

Une première mine avait été découverte le 26 mars par la marine turque à l'entrée du Bosphore, au nord d'Istanbul. Puis une seconde deux jours plus tard au large d'Igneada, village situé à proximité de la frontière bulgare sur la mer Noire.

Face à la crainte d'un accident, les navires chasseurs de mines et avions de patrouille maritime turcs sont "tous en état d'alerte", a indiqué la semaine dernière le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar.

Les autorités turques avaient mis en garde le mois dernier contre le risque émanant de mines en provenance des côtes ukrainiennes, qui pourraient s'être désamarrées à cause d'une tempête.

14h10: Les images satellites de Boutcha montrent que le démenti russe n'est pas "tenable"

La position russe selon laquelle les cadavres retrouvés dans la ville ukrainienne de Boutcha relèveraient d'une mise en scène n'est "pas tenable" au vu des images satellites qui ont été diffusées, a estimé mercredi le gouvernement allemand.

"Les explications données du côté russe, selon lesquelles il s'agissait de mises en scène ou que la Russie n'était pas responsable des assassinats, ne sont pas tenables à nos yeux" à la suite d'une "évaluation des images satellites" diffusées dans la presse, a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Hebestreit, lors d'une conférence de presse à Berlin.

"Les forces armées et de sécurité russes ont été déployées dans cette région le 3 mars", a-t-il avancé, précisant que "ce sont les éléments dont nous disposons".

"Il y a des analyses d'images satellites prises entre le 10 et le 18 mars 2020" qui "montrent que les victimes à Boutcha étaient allongées là depuis au moins le 10 mars. Des indices crédibles montrent qu'à partir du 7 mars et jusqu'au 30 mars inclus, les forces russes étaient présentes dans la zone", a-t-il affirmé.

"Les assassinats ciblés par des unités des forces armées et de sécurité russes sont donc la preuve que le président russe Poutine a au moins accepté ces violations des droits de l'Homme et ces crimes de guerre pour atteindre ses objectifs", a estimé M. Hebestreit.

13h50: L'Assemblée générale de l'ONU votera ce jeudi sur une suspension de la Russie du Conseil des droits de l'Homme

L'Assemblée générale de l'ONU procédera jeudi à 14H00 GMT à un vote sur une demande des Occidentaux de suspension de la Russie du Conseil des droits de l'Homme en raison de l'invasion de l'Ukraine, a appris mercredi l'AFP auprès de la présidence de l'Assemblée.

Le scrutin est "confirmé jeudi à 10H00 locales", a indiqué la porte-parole de cette présidence, Paulina Kubiak. Pour que la suspension de la Russie du Conseil des droits de l'Homme, siégeant à Genève, il faut une majorité des 2/3 des pays qui voteront pour et contre lors du scrutin auquel sont conviés les 193 membres de l'Assemblée générale.

13h42: Les morts de civils à Boutcha "ne semblent pas loin du génocide", selon Boris Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé mercredi que les morts de civils à Boutcha et ailleurs en Ukraine, attribuées à l'armée russe, "ne semblent pas loin du génocide".

"Quand vous regardez ce qui se passe à Boutcha, les révélations sur ce que (le président russe Vladimir) Poutine a fait en Ukraine, (cela) ne semble pas loin du génocide selon moi", a déclaré le dirigeant conservateur sur les télévisions britanniques.

Le gouvernement britannique évite généralement d'employer le terme de "génocide", au motif qu'il revient à la justice de décider d'une telle qualification.

"Je ne doute pas que la communauté internationale, le Royaume-Uni au premier rang, agira de nouveau de concert pour imposer plus de sanctions et de pénalités contre le régime de Vladimir Poutine", a-t-il ajouté, en marge de la visite d'un hôpital.

12h48 : Des bombardements continus sur Severodonetsk, dans l'Est

Des obus et des roquettes s'abattaient mercredi à intervalles réguliers sur la ville industrielle de Severodonetsk, dans l'Est de l'Ukraine, ont constaté à la mi-journée des journalistes de l'AFP. Un bâtiment était en feu et de très rares civils étaient visibles dans les rues.

Les habitants se risquaient à sortir quand les bombardements s'interrompaient quelques minutes, avant de courir se mettre à couvert quand les frappes reprenaient, ont vu des journalistes de l'AFP.

Severodonetsk, plus de 100.000 habitants avant la guerre, est la ville la plus à l'Est tenue par l'armée ukrainienne, tout près de la ligne de front avec les territoires séparatistes prorusses.

L'armée russe a dit ces derniers jours concentrer ses efforts sur l'Est du pays, dont la région de Lougansk où se trouve Severodonetsk.

12h30 : L'Allemagne va pour la première fois se doter de drones armés

La commission de la Défense du Bundestag a donné mercredi son feu vert à l'achat de drones armés, une première en Allemagne que l'invasion russe de l'Ukraine a décidé à augmenter massivement ses dépenses militaires. La commission a approuvé l'achat de 140 drones armés du modèle israélien Heron TP, a indiqué à l'AFP une source parlementaire.

Le ministère de la Défense compte utiliser 60 d'entre eux pour des entraînements et les 80 autres pour un "usage opérationnel", selon le projet adopté par la commission.

Le montant total de la commande s'élève à 152,6 millions d'euros. Les drones devraient être livrés d'ici deux ans.

12h19 : La Chine évoque des images "profondément dérangeantes" à Boutcha

La Chine a évoqué mercredi des images "profondément dérangeantes" après la découverte de cadavres dans la ville de Boutcha en Ukraine, tout en se refusant à incriminer la Russie. Alors que les images de la ville libérée de l'occupation russe ont entraîné une condamnation générale de Moscou et des appels à un renforcement des sanctions internationales, Pékin s'est abstenu d'accuser son allié russe.

"Les informations et les images de civils morts à Boutcha sont profondément dérangeantes", a reconnu devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

Mais "toute accusation doit être fondée sur des faits" et il ne faut pas "mélanger la situation humanitaire avec la politique", a-t-il ajouté.

La Russie a démenti être à l'origine des morts de Boutcha et accusé Kiev d'avoir fait une mise en scène. Les États-Unis ont pour leur part appelé à juger les responsables lors d'un procès pour crimes de guerre.

"Avant que ne soient rendus les résultats de l'enquête, toutes les parties doivent faire preuve de retenue et éviter les accusations sans fondement", a plaidé M. Zhao en réaction.

12h06 : Un homme décède après avoir percuté avec sa voiture l'ambassade de Russie à Bucarest

Un homme est décédé après avoir percuté avec sa voiture les grilles de l'ambassade de Russie à Bucarest mercredi matin, a indiqué la police roumaine. Après le choc, la voiture accidentée s'est enflammée. La police et le parquet ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l'incident et l'identité du conducteur. Un lien éventuel avec la guerre en Ukraine devra également être investigué.

Guerre en Ukraine : 4 civils tués dans le bombardement d'un centre d'aide dans l'Est, le conflit pourrait durer "des années"
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11h49 : Deux civils tués dans le bombardement d'un centre de distribution d'aide dans l'Est, selon le gouverneur de la région

Deux civils ont été tués et cinq blessés dans le bombardement d'un centre de distribution d'aide à Vougledar, dans l'Est de l'Ukraine, a annoncé mercredi le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kirilenko.

"Le site de distribution d'aide humanitaire a été bombardé par les fascistes russes à l'aide de roquettes à Vougledar. Il y a deux morts et cinq blessés", a déclaré M. Kirilenko sur Telegram.

11h20 : Zelensky fustige l'"indécision" des Européens concernant les sanctions contre la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fustigé mercredi, dans une adresse au Parlement irlandais, l'"indécision" de certains dirigeants dans l'introduction de sanctions contre la Russie, pressant l'UE de durcir encore ses mesures.

"Il y a des mécanismes qui permettent de le faire, la seule chose qui manque, c'est une approche de principe de certains dirigeants, politiques ou économiques, qui pensent toujours que la guerre et les crimes de guerre ne sont pas des choses aussi terribles que des pertes financières", a déclaré M. Zelensky, insistant: "Nous ne pouvons tolérer aucune indécision après ce que nous avons traversé".

10h13 : Boutcha: le pape fustige "une cruauté toujours plus horrible" y compris contre "des civils"

Le pape François a fustigé mercredi la "cruauté toujours plus horrible" qui frappe en Ukraine "y compris contre des civils", en référence au "massacre de Boutcha".

"Les récentes nouvelles de la guerre en Ukraine (...) attestent de nouvelles atrocités, comme le massacre de Boutcha, une cruauté toujours plus horrible, commise aussi contre des civils, des femmes et des enfants", a déclaré le pape à la fin de son audience générale.

Le pape François montre un drapeau qui, selon lui, lui a été apporté de Bucha, en Ukraine, lors de son audience générale hebdomadaire dans la salle Paul VI, au Vatican, mercredi 6 avril 2022.
Le pape François montre un drapeau qui, selon lui, lui a été apporté de Bucha, en Ukraine, lors de son audience générale hebdomadaire dans la salle Paul VI, au Vatican, mercredi 6 avril 2022. ©AP

09h58 : Des Ukrainiens couchés devant le Conseil européen pour un embargo sur le gaz et le pétrole

Une dizaine d'Ukrainiens et d'Ukrainiennes se sont couchés au sol mercredi matin devant le siège du Conseil européen, à Bruxelles, pour appeler l'Union européenne à cesser ses importations de gaz et de pétrole russes. Parés de drapeaux jaunes et bleus, les manifestants tenaient en main ou devant eux des photos prises à Boutcha, ville de la banlieue de Kiev où des civils ont été retrouvés exécutés après le passage des soldats russes. Des messages comme "Arrêtez de sponsoriser le génocide" et "Plein embargo sur le gaz et le pétrole" étaient disséminés entre les corps allongés.

Guerre en Ukraine : 4 civils tués dans le bombardement d'un centre d'aide dans l'Est, le conflit pourrait durer "des années"
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09h16 : Des sanctions sur le pétrole et le gaz russes seront "nécessaires tôt ou tard", affirme Charles Michel

L'Union européenne devra prendre "tôt ou tard" des sanctions sur le pétrole et le gaz russes, a déclaré mercredi le président du Conseil européen Charles Michel, dénonçant les "crimes contre l'humanité" perpétrés à Boutcha "et beaucoup d'autres villes" en Ukraine.

"Je pense que des mesures sur le pétrole et même le gaz seront nécessaires tôt ou tard", a déclaré le responsable belge devant les eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg. La Commission européenne a proposé mardi aux Vingt-Sept de durcir les sanctions contre Moscou, en arrêtant leurs achats de charbon russe, qui représentent 45% des importations de l'UE, et en fermant les ports européens aux bateaux russes.

09h06 : Les Pays-Bas immobilisent 14 yachts russes

Les autorités douanières néerlandaises ont immobilisé 14 yachts dans des chantiers navals, dont douze en construction et deux en entretien, qui sont visés par les sanctions contre la Russie, a indiqué mercredi le ministre des Affaires étrangères.

"Compte tenu des mesures actuelles, ces navires ne peuvent pas être livrés, transférés ou exportés pour le moment", a déclaré Wopke Hoekstra, dans une lettre au Parlement néerlandais.

08h56 : Un dépôt de pétrole détruit par l'armée russe près de Dnipro dans l'Est

Un dépôt de pétrole proche de Dnipro, dans l'Est de l'Ukraine, a été bombardé et détruit par l'armée russe dans la nuit de mardi à mercredi, sans faire de victimes, ont annoncé mercredi les autorités locales. "Ce fut une nuit difficile. L'ennemi a attaqué par les airs et a touché un dépôt de pétrole et une usine. Le dépôt est détruit (...) et un feu puissant ravage l'usine", a déclaré le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, Valentin Reznitchenko, sur Telegram.

"Heureusement, il n'y a pas de blessés", a-t-il précisé, indiquant quelque temps après que "l'incendie a été éteint par les pompiers" qui ont "lutté pendant plus de huit heures".

Selon Mikola Loukachouk, chef du conseil régional de Dnipropetrovsk, le bombardement de l'armée russe a eu lieu "tard mardi soir" à Novomoskovsk, 25 km au nord-est de Dnipro.

"L'ennemi vise cyniquement des cibles civiles", a déploré M. Loukachouk, selon qui "à cet endroit, il n'y avait pas de militaires" ukrainiens.

Ville industrielle d'un million d'habitants, Dnipro est traversée par le Dniepr, le fleuve qui sépare l'Est de l'Ukraine du reste du pays.

03h47 : Quelque 400 habitants de Hostomel auraient disparu

Quelque 400 habitants de la commune de Hostomel, dans la région de Kiev, sont toujours portés disparus, 35 jours après le début de l'invasion russe, selon le responsable de l'administration militaire locale. Plusieurs habitants ne donnent plus aucun signe de vie et les corps de personnes dont on sait qu'elles ont été tuées n'ont pas pu être retrouvés, selon Taras Dumenko.

Plusieurs habitants de Hostomel ont également été retrouvés à Boutcha, une autre localité de la région de Kiev, où la découverte de dizaines de civils assassinés le week-end dernier, après le retrait des troupes russes, a soulevé une vague d'indignation.

Hostomel est situé au nord-ouest de Kiev. La localité de 16.000 habitants est notamment connue pour son aéroport international de fret, ciblé dès le début de leur invasion par les forces armées russes.

Les troupes ukrainiennes ont repris il y a quelques jours le contrôle de Hostomel, ainsi que de Boutcha et Irpin, non loin de Kiev.

Guerre en Ukraine : 4 civils tués dans le bombardement d'un centre d'aide dans l'Est, le conflit pourrait durer "des années"
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03h43 : Washington annonce 100 millions de dollars supplémentaires en aide sécuritaire à l'Ukraine

Les Etats-Unis ont annoncé mardi débloquer une aide sécuritaire supplémentaire à l'Ukraine allant jusqu'à 100 millions de dollars pour faire face à l'invasion russe. Il s'agit de "répondre à un besoin ukrainien urgent de systèmes antichars Javelin supplémentaires, que les Etats-Unis ont fournis à l'Ukraine et qu'ils ont si efficacement utilisés pour défendre leur pays", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

"Le monde a été choqué et horrifié par les atrocités commises par les forces russes à Boutcha et dans toute l'Ukraine", a dit dans un communiqué distinct le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, en référence à la ville ukrainienne où ont été découverts des dizaines de cadavres après le retrait de troupes russes.

"Les Etats-Unis, aux côtés de nos alliés et partenaires, soutiennent fermement la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie américaine a affirmé que cette assistance additionnelle portait à 1,7 milliard de dollars l'aide sécuritaire américaine allouée à l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

00h36 : Nouvelles sanctions contre Moscou

Les Etats-Unis prévoient d'adopter de nouvelles sanctions mercredi, en coordination avec l'Union européenne et le G7, visant notamment à interdire "tout nouvel investissement" en Russie, selon une source proche du dossier.

L'Union européenne a de son côté promis de nouvelles sanctions "cette semaine" contre la Russie. La Commission européenne a proposé que les Vingt-Sept cessent leurs achats de charbon russe, qui représentent 45% des importations de l'UE, et qu'ils ferment leurs ports aux bateaux opérés par des Russes.