Ursula von der Leyen face à l’horreur en Ukraine (PHOTOS)

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est rendue à Kiev et à Boutcha.

M. U. (avec AFP)
Ursula von der Leyen face à l’horreur en Ukraine (PHOTOS)
©AFP

Au moins 50 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans une frappe de missile vendredi sur la gare de Kramatorsk, où des centaines de civils se pressaient pour fuir l'est de l'Ukraine cible des forces russes, un acte "inhumain" dénoncé par le président Volodymyr Zelensky, mais pour lequel Moscou nie à nouveau toute responsabilité.

Ce nouvel épisode de l'horreur a bouleversé les Européens. "L'attaque au missile de ce matin contre une gare utilisée pour l'évacuation des civils en Ukraine est méprisable", a réagi Ursula von der Leyen, alors qu'elle se trouvait en Ukraine. La présidente de la Commission européenne et le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, sont partis de Bruxelles vendredi matin pour se rendre à Kiev, y rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Tous deux se sont également rendus à Boutcha, petite ville proche de la capitale, devenue un symbole des atrocités de la guerre. "L'impensable s'est produit ici", a déclaré Mme von der Leyen, visiblement choquée après avoir vu, de ses propres yeux, les corps exhumés d'une fosse commune. À ses côtés, Josep Borrell a dénoncé "la destruction, les atrocités commises par la Russie et le prix indicible payé par le peuple ukrainien innocent".

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Les Vingt-sept ont adopté de nouvelles sanctions contre la Russie cette semaine, mais cherchent les moyens de continuer à soutenir Kiev et d'augmenter la pression sur Moscou. Dans le train vers Kiev, Ursula von der Leyen a assuré qu'elle allait épauler l'Ukraine dans sa candidature d'adhésion à l'Union. M. Borrell a, lui, annoncé que l'UE fournirait 7,5 millions d'euros à l'Ukraine pour former ses procureurs à enquêter sur les crimes de guerre et a proposé d'augmenter de 500 millions d'euros le financement pour lui fournir des armes. À Bruxelles, le président du Conseil européen, Charles Michel, horrifié par l'attaque sur la gare de Kramatorsk, a estimé qu'il fallait "agir" et que "plus de sanctions" étaient à venir. La question sera sans doute abordée par les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept, qui se réunissent au Luxembourg lundi. Charles Michel a également convié, d'ores et déjà, les chefs d'État et de gouvernement à Bruxelles pour un sommet extraordinaire, dédié à l'Ukraine, à la défense et à la question de l'énergie, les 30 et 31 mai.