Guerre en Ukraine: réplique russe après le naufrage du "Moskva"

Son vaisseau amiral en mer Noire coulé, Moscou promet d’intensifier ses tirs sur Kiev.

Guerre en Ukraine: réplique russe après le naufrage du "Moskva"
©AFP
S.G.

"Le nombre et l'ampleur des frappes de missiles sur des sites de Kiev vont augmenter en réplique à toutes les attaques de type terroriste et aux sabotages menés en territoire russe par le régime nationaliste de Kiev", a mis en garde le ministère russe de la Défense.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, c’est une usine de missiles de la région de Kiev qui a été touchée par une frappe. Le ministère russe a de son côté annoncé la destruction d’un atelier de production de missiles dans l’usine Vizar située dans la banlieue de Kiev. L’usine Vizar est l’une des usines ukrainiennes qui fabriquent ces missiles, indique sur son site internet UkrOboronProm, la holding d’État qui chapeaute les usines d’armement ukrainiennes.

"La facture pour le Moskva"

Un artisan, Andrii Sizov, 47 ans, a confié à l'AFP avoir été avoir entendu "cinq frappes". "Pour moi, c'est la facture pour la destruction du Moskva", a-t-il dit. Les Ukrainiens ont affirmé avoir frappé le navire avec des missiles de croisière de fabrication nationale Neptune, infligeant un revers considérable et une humiliation majeure à l'armée russe.

La perte du croiseur Moskva est "un coup dur" porté à la flotte russe dans la région, confirme le porte-parole du Pentagone John Kirby, avec "des conséquences sur leurs capacités" de combat. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a enfoncé le clou dans un message vidéo jeudi soir, déclarant que les Ukrainiens avaient "montré que les navires russes ne peuvent qu'aller au fond".

La Russie a par ailleurs affirmé jeudi que l’Ukraine avait bombardé des villages russes frontaliers, notamment par une incursion d’hélicoptères de combat en territoire russe. L’allégation, démentie par Kiev, pourrait préparer le terrain à une nouvelle escalade : des accusations similaires d’attaques ukrainiennes sur les territoires occupés de Donetsk et Louhansk, ainsi que des évacuations de populations civiles, avaient précédé l’invasion du 24 février.

En outre, Moscou a mis en garde vendredi la Suède et de la Finlande contre une adhésion à l’Otan de la Suède et de la Finlande qui aurait des "conséquences" pour ces pays et la sécurité européenne.

Helsinki et Stockholm envisagent de rejoindre l’Alliance atlantique en réaction à l’offensive militaire russe contre l’Ukraine.

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