Guerre en Ukraine: "10 à 20.000" mercenaires et combattants syriens se trouvent aux côtés des forces russes, l'Ukraine a reçu des avions de chasse

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

La rédaction avec agences

22h34 : L'Ukraine a reçu des avions de chasse et des pièces détachées pour renforcer son armée de l'air

L'Ukraine a reçu des avions de chasse et des pièces détachées pour renforcer son armée de l'air, a indiqué mardi le porte-parole du Pentagone, John Kirby, refusant de préciser leur nombre ou les pays ayant fourni les appareils. "Aujourd'hui, ils ont à leur disposition plus d'avions de chasse qu'il y a deux semaines", a déclaré le porte-parole au cours d'un point de presse.

"Sans entrer dans les détails sur ce que d'autres pays fournissent, je dirais qu'ils ont reçu des appareils supplémentaires et des pièces détachées pour accroître leur flotte", a-t-il ajouté.

Il n'a pas précisé le type des appareils fournis à l'armée ukrainienne, qui réclamait des avions de guerre depuis des semaines, mais il a laissé entendre qu'il s'agissait d'appareils de fabrication russe.

"D'autres nations qui ont l'expérience de ce genre d'avions ont pu les aider à avoir plus d'appareils en service", a-t-il dit.

Il a précisé que les Etats-Unis, qui ne veulent pas apparaître comme pays belligérant dans ce conflit, avaient facilité l'envoi de pièces détachées vers le territoire ukrainien mais n'y avaient pas acheminé d'avions.

Kiev réclamait de ses partenaires occidentaux des Mig-29 que ses militaires savent déjà piloter, et dont disposent une poignée de pays d'Europe de l'Est. Un possible transfert de tels avions russes depuis la Pologne avait été discuté début mars, avant que les Etats-Unis ne s'y opposent, redoutant que la Russie puisse y voir une trop grande implication directe de l'Otan dans le conflit. acheminé d'avions.

21h39 : De "10 à 20.000" mercenaires de Wagner et combattants syriens ou libyens en Ukraine

Entre "10 à 20.000" mercenaires de la société paramilitaire russe Wagner ou combattants syriens et libyens luttent en ce moment aux côtés des forces russes en Ukraine, a affirmé mardi un responsable européen. Ces hommes "n'ont pas de véhicules ou d'armes lourdes" et viennent renforcer les troupes russes, a indiqué le responsable à des journalistes à Washington, sous couvert d'anonymat.

Le responsable dit avoir constaté des "transferts, de zones comme la Syrie et la Libye, vers la région est du Donbass", où Moscou a lancé une nouvelle phase de son attaque. Il est toutefois selon lui difficile d'estimer combien exactement de ces "10 à 20.000" hommes sont du groupe privé Wagner, et combien sont des combattants de Libye ou de Syrie.

Fin mars, le ministère britannique de la Défense avait indiqué que "plus de 1.000 mercenaires" de la société Wagner, dont des responsables de l'organisation, devaient être déployés dans l'est de l'Ukraine pour "mener des opérations de combat". Réputés proches de Vladimir Poutine, le groupe Wagner et ses paramilitaires sont soupçonnés d'exactions au Mali, en Libye ou encore en Syrie.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie avait débuté lundi une offensive majeure dans cette zone, nouvel objectif stratégique des forces russes, après leur retrait de la région de Kiev. Une partie de ce territoire ukrainien est déjà entre les mains de forces séparatistes pro-russes depuis 2014.

En menant cette nouvelle offensive, les troupes russes contrôleront probablement d'ici "quatre à six mois", la région de Lougansk, une partie du Donbass et un petit pont terrestre dans la région de Zaporijjia, a estimé le responsable européen à Washington. Il a dit s'attendre à "une destruction totale" de la ville de Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov, assiégé depuis début mars par les troupes russes. "Ma crainte est que cela soit encore pire que Boutcha", ville ukrainienne où l'armée russe est accusée d'avoir massacré des civils, a-t-il souligné.

Le responsable a enfin prédit une possible fin des négociations entre Russes et Ukrainiens à "l'automne 2022", ce qui permettrait de trouver une issue au conflit avant l'hiver

20h52 : La Belgique envisage l'envoi d'experts en Ukraine

La Belgique examine la possibilité d'envoyer en Ukraine des experts légaux, pour participer à la collecte de preuves de crimes de guerre présumés commis dans le cadre de l'invasion russe, a indiqué mardi le Premier ministre Alexander De Croo en marge d'une rencontre avec son homologue néerlandais Mark Rutte. Il s'agit d'un "premier pas", pour que les "barbares" soient poursuivis en justice, ajoute-t-il. En début de semaine dernière, le commissaire européen à la Justice Didier Reynders s'était adressé aux Etats membres de l'UE, leur demandant d'examiner leurs capacités à répondre à une série de demandes du procureur général d'Ukraine. La Commission européenne entend en effet soutenir au maximum les enquêtes sur place, sur de possibles crimes de guerre. Dans ce cadre, les Etats membres peuvent être utiles en fournissant par exemple "des enquêteurs pour documenter les crimes, des experts forensiques, des équipements pour stocker des preuves, des moyens de communication sûrs ou des formations", avait illustré un porte-parole.

Ce qui a lieu en Ukraine "est comparable aux pages les plus sombres de notre Histoire", commente Alexander De Croo mardi. Le Premier ministre se prononce en faveur d'une UE qui prenne les devants en ce qui concerne la reconstruction du pays. Une phase qui pourra être utilisée pour aider le pays dans ses "aspirations occidentales", estime-t-il.

Mark Rutte partage cet avis: "la reconstruction peut être l'occasion d'aider dans la lutte contre la corruption, pour avoir davantage de liberté de la presse, pour renforcer l'Etat de droit", indique-t-il. Il revient cependant à la Commission européenne de mettre sur la table des propositions concrètes, affirment les deux Premiers. La Commission examine actuellement la création d'un fonds qui aiderait au financement de la reconstruction de l'Ukraine.

19h17: Ukraine: les alliés prêts à "de nouvelles sanctions" contre Moscou, selon Rome

Les Etats-Unis et l'Union européenne sont parvenus à "un large consensus sur la nécessité d'accentuer la pression sur le Kremlin, notamment à travers l'adoption de nouvelles sanctions", a déclaré mardi soir le gouvernement italien.

Les alliés sont aussi tombés d'accord sur la nécessité "d'accroître l'isolement international de Moscou", a précisé le gouvernement dans un communiqué.

L'annonce italienne a été confirmée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un tweet: "Nous renforcerons de nouveau nos sanctions contre la Russie".

Cette prise de position a été prise au cours d'une réunion virtuelle consacrée à l'offensive russe en Ukraine entre le président américain Joe Biden et les principaux alliés des Etats-Unis, au moment où Moscou a déclenché dans le Donbass une nouvelle phase de son attaque.

La visioconférence a réuni les dirigeants français Emmanuel Macron, britannique Boris Johnson, allemand Olaf Scholz, roumain Klaus Iohannis, polonais Andrzej Duda, italien Mario Draghi, canadien Justin Trudeau et japonais Fumio Kishida.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg participait aussi à l'appel, ainsi que les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Charles Michel.

18h51: Poutine "porte la responsabilité" des "crimes de guerre" en Ukraine, affirme le chancelier allemand

Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré mardi que le président russe Vladimir Poutine portait la responsabilité des "crimes de guerre" en Ukraine qui ont fait des milliers de morts parmi la population civile.

"L'invasion russe de la Russie est une rupture éclatante du droit international" et la mort de milliers de civils "des crimes de guerre dont le président russe porte la responsabilité", a estimé le chancelier lors d'une conférence de presse à Berlin, à l'issue d'une visioconférence avec notamment le président américain Joe Biden et plusieurs homologues européens.

18h50: Les combats de rue continuent à Marioupol, selon le gouverneur

Le port ukrainien de Marioupol, assiégé par les troupes russes depuis début mars, est toujours le théâtre de combats de rue, a affirmé mardi le gouverneur ukrainien de la région dans une interview à CNN.

"Des combats sont en cours à Marioupol. Ce sont des combats de rue et pas seulement avec des armes légères, mais aussi des batailles de chars dans les rues de la ville", a déclaré Pavlo Kyrylenko, gouverneur de la région de Donetsk.

Ces informations étaient invérifiables de source indépendante.

Les zones où sont concentrés les combattants ukrainiens, à commencer par la zone du complexe métallurgique Azovstal, "sont soumises à de lourds bombardements, mais les défenses tiennent le coup", a poursuivi M. Kyrylenko.

"Il y a certains quartiers où des combats de rues continuent", a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions: "On ne peut pas dire que les Russes les contrôlent".

18h33: Le Canada sanctionne à son tour les filles de Poutine

Le Canada a sanctionné mardi les deux filles du président russe Vladimir Poutine comme l'ont fait d'autres pays ces dernières semaines en raison de "l'invasion illégale et injustifiable de l'Ukraine par le régime russe".

Les nouvelles sanctions d'Ottawa concernent 14 "proches collaborateurs", y compris les deux filles de Vladimir Poutine, la femme et la fille du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov ainsi que des oligarques russes et des membres de leurs familles.

"Le Canada ne relâchera pas ses efforts pour tenir le président russe Vladimir Poutine et ses collaborateurs responsables de leur complicité dans l'invasion de l'Ukraine par le régime russe", a déclaré la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly, dans un communiqué.

Déjà sanctionnées notamment par les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne, Maria Vorontsova et Katerina Tikhonova, nées respectivement en 1985 et 1986, sont les filles de Vladimir Poutine et de son ex-femme Lioudmila.

La femme de Sergueï Lavrov, Maria Lavrova, ainsi que sa fille Ekaterina Vinokourova, figurent elle aussi parmi la liste des nouvelles personnes ciblées par cette ronde supplémentaire de sanctions canadiennes, qui imposent un gel des avoirs, l'interdiction des transactions ainsi que l'impossibilité d'entrer au Canada.

"Nous veillerons sans cesse à ce que les complices des attaques de la Russie contre l'Ukraine répondent de leurs actes", a pour sa part tweeté mardi le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

18h31: La Lituanie interdit des symboles de l'agression russe, dont la lettre "Z"

Le parlement lituanien a interdit mardi plusieurs symboles de soutien à l'armée russe, dont la lettre "Z" qui est devenue un signe de ralliement patriotique à l'offensive russe lancée le 24 février en Ukraine, car elle orne de nombreux blindés de Moscou. Elle avait ensuite fleuri sur des bâtiments, voitures, habits et sur les réseaux sociaux en soutien à la guerre initiée par Vladimir Poutine. La lettre "V", abréviation en russe de la maxime "sila v pravde" ("Le pouvoir réside dans la vérité"), est également visée.

En outre, il est désormais interdit de porter le ruban de Saint-Georges en Lituanie. Orange et noir, il symbolise la victoire des Soviétiques sur l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Un symbole récupéré par les séparatistes de l'est de l'Ukraine, qui le portent en signe d'allégeance à la Russie.

Les lettres "Z" et "V" ainsi que le ruban de Saint-Georges rejoignent des symboles nazis et soviétiques tels que la croix gammée ou la faucille et le marteau, qui ne peuvent être affichés en public en Lituanie. Les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant atteindre 700 euros pour les individus et 1.200 euros pour les entreprises.

17h49: Le camp de Mauthausen ne veut pas de responsable russe à la commémoration

Les ambassadeurs russe et bélarusse ont été priés de ne pas participer à la commémoration prévue le 15 mai de la libération du camp de concentration de Mauthausen, en Autriche, a indiqué mardi le comité organisateur. "Une participation des deux pays serait incompatible avec le serment de Mauthausen des prisonniers survivants et leur souhait de paix et de liberté", a justifié dans la presse locale son président, Willi Mernyi.

Un courriel a été personnellement adressé aux deux représentants, a confirmé une porte-parole contactée par l'AFP.

"Les énormes sacrifices consentis par l'Union soviétique en tant que membre des Alliés dans la lutte contre le national-socialisme et dans la libération de nombreux camps ne seront jamais oubliés", écrivent dans un communiqué les comités autrichien, international et le mémorial de Mauthausen, évoquant aussi "les souffrances inimaginables infligées aux détenus soviétiques".

Mais, ajoutent-ils, "nous condamnons avec la plus grande fermeté" l'invasion russe de l'Ukraine, menée avec le soutien du Bélarus, et "exigeons la fin immédiate de la guerre".

Si les ambassadeurs ne sont pas les bienvenus, les associations, les survivants et leurs familles ont eux été conviés à la cérémonie.

17h23: L'Onu dénonce l'offensive russe à l'est et demande 4 jours de "pause humanitaire" pour Pâque

Le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres a dénoncé mardi l'offensive russe dans l'est de l'Ukraine et demandé aux deux parties de stopper les combats pour une "pause humanitaire" de quatre jours à l'occasion de la Pâque orthodoxe. "Je demande aujourd'hui une pause humanitaire de quatre jours pour la semaine sainte", de jeudi à dimanche, "pour permettre l'ouverture d'une série de couloirs humanitaires" en Ukraine, a déclaré le chef de l'Onu.

Cette suspension des combats servirait à l'évacuation des civils "des zones de confrontations actuelles et attendues", avec l'aide de la Croix-Rouge, et à l'acheminement de l'aide humanitaires "dans les zones les plus touchées comme Marioupol, Kherson, Donetsk et Lougansk", avance-t-il.

"Plus d'un tiers" des 12 millions de personnes qui ont besoin d'aide humanitaire en Ukraine se trouvent dans ces quatre villes, selon lui.

"Nous prévoyons que ce nombre va atteindre 15,7 millions -- soit 40% des Ukrainiens qui sont encore dans le pays", a-t-il ajouté.

"Cette année, la semaine sainte orthodoxe est observée à l'ombre d'une guerre qui représente la négation totale du message de la Pâque", "une saison pour le renouveau, la résurrection et l'espoir", a regretté Antonio Guterres, appelant encore au dialogue entre Russes et Ukrainiens. "Cette Pâque coïncide avec une offensive russe dans l'est de l'Ukraine. L'intense concentration des forces et de la puissance de feu rend cette bataille inévitablement plus violente, sanglante et destructrice", a encore dit le secrétaire général.

17h01: début de la visioconférence entre Biden et ses alliés

Le président américain Joe Biden a entamé mardi une réunion virtuelle consacrée à l'offensive russe en Ukraine avec les principaux alliés des Etats-Unis, a annoncé la Maison Blanche, au moment où Moscou a déclenché dans le Donbass une nouvelle phase de son attaque.

La visioconférence a débuté juste avant 10H00 heure de Washington (14H00 GMT), et réunit les dirigeants français Emmanuel Macron, britannique Boris Johnson, allemand Olaf Scholz, roumain Klaus Iohannis, polonais Andrzej Duda, italien Mario Draghi, canadien Justin Trudeau et japonais Fumio Kishida.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg participait aussi à l'appel, ainsi que les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Charles Michel, a précisé la Maison Blanche.

Joe Biden devait évoquer avec eux le "soutien continu à l'Ukraine et les efforts visant à s'assurer que la Russie rende des comptes", avait précisé auparavant à l'AFP un responsable américain.

16h03: 76 Ukrainiens libérés suite à un échange avec la Russie

Septante-six Ukrainiens ont été libérés dans un nouvel échange de prisonniers avec la Russie, a annoncé Kiev mardi, sans révéler le nombre de Russes qui ont été remis à Moscou. "Nous avons échangé 60 militaires, dont 10 officiers. Seize civils sont également rentrés chez eux", a indiqué sur Telegram la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk.

Selon elle, il s'agit du cinquième échange de prisonniers depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février. Un précédent échange avait eu lieu vendredi 15 avril après des négociations "tendues" dans la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, partiellement sous contrôle russe, selon Kiev qui n'en avait pas précisé les détails.

La veille, 30 Ukrainiens avaient été libérés dans le cadre d'un autre échange et 26 l'avaient déjà été plus tôt dans le mois.

Le 1er avril, la présidence ukrainienne avait annoncé avoir procédé à un échange de 86 de ses militaires contre des Russes.

Lundi, les services de sécurité ukrainiens ont aussi publié la vidéo du député et homme d'affaires Viktor Medvedtchouk, proche du président Vladimir Poutine et actuellement détenu, demandant à être échangé contre les soldats et civils de la ville assiégée de Marioupol.

Côté russe, la télévision publique a diffusé le même jour des appels de deux prisonniers, identifiés comme les Britanniques Shaun Pinner et Aiden Aslin, affirmant avoir été capturés durant les combats en Ukraine et demandant au Premier ministre Boris Johnson de négocier leur libération en échange de Viktor Medvedtchouk.

15h08: La Russie bombarde l'usine métallurgique Azovstal de Marioupol

Les troupes russes ont bombardé l'usine métallurgique Azovstal de Marioupol, ville ukrainienne stratégique au bord de la mer d'Azov (sud-est), rapporte la chaîne américaine CNN, citant Petro Andriushchenko un adjoint du maire de la citée portuaire assiégée depuis début mars. Le site industriel est la cible de bombes, de tirs de blindés et d'artillerie, d'après l'adjoint au maire. La localisation précise de l'attaque n'a pas pu être vérifiée, précise CNN. Toutefois, plusieurs médias pro-russes se déplaçant avec les séparatistes de l'est de l'Ukraine et les troupes du Kremlin ont montré des images de la fabrique métallurgique pilonnée, poursuit la chaîne américaine.

"Au moins 1.000 civils, la plupart des femmes, des enfants et des personnes âgées" sont également retranchés dans les abris souterrains de l'usine, a affirmé mardi le conseil municipal de Marioupol sur Telegram.

Par ailleurs, "il y a certains quartiers où des combats de rues continuent", a ajouté Pavlo Kyrylenko, gouverneur de la région de Donetsk, sans donner plus de précisions. "On ne peut pas dire que les Russes les contrôlent". Ces informations étaient invérifiables de source indépendante.

15h00: La guerre en Ukraine freine la croissance mondiale, l'inflation va durer

Le Fonds monétaire international a fortement abaissé mardi ses prévisions de croissance mondiale pour 2022 en raison des "ondes sismiques" provoquées par la guerre en Ukraine et a prévenu que l'inflation était amenée à durer, en particulier dans les pays émergents.

La croissance devrait s'élever à 3,6% cette année, soit une baisse de 0,8 point de pourcentage comparé à ses projections de janvier. Les deux premières économies n'échappent pas à cette dégradation, la prévision de croissance des Etats-Unis perdant 0,3 point à 3,7% et celle de la Chine 0,4 point à 4,4%.

S'agissant de l'inflation, le Fonds table désormais sur 5,7% cette année pour les pays avancés (+1,8 point) et 8,7% (+2,8 points) pour les économies émergentes et en développement.

14h27: Moscou déclare les diplomates belges personae non gratae. Ils doivent quitter le pays d'ici le 3 mai.

La Russie a déclaré mardi le personnel de l'ambassade belge à Moscou "personae non gratae", par mesure de représailles. Les diplomates sont invités à quitter le pays d'ici au 3 mai, rapporte l'agence étatique Tass le même jour.

14h22: La Russie expulse 36 diplomates européens par mesure de représailles

La Russie a annoncé mardi l'expulsion de 36 diplomates belges et néerlandais, en représailles à une mesure similaire prise par la Belgique et les Pays-Bas à la suite de l'offensive russe en Ukraine.

Il s'agit de 21 diplomates belges et de 15 diplomates néerlandais, parmi lesquels 14 collaborateurs de l'ambassade des Pays-Bas à Moscou et un collaborateur du consulat général néerlandais à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères. Ils devront quitter la Russie d'ici deux semaines.

14h02: La Russie dit avoir ouvert un couloir permettant aux forces ukrainiennes de Marioupol de sortir

L'armée russe a affirmé avoir ouvert mardi un couloir pour évacuer les soldats ukrainiens présents dans la zone industrielle d'Azovstal, dans le port stratégique de Marioupol, quelques heures après avoir exigé leur reddition.

"Etant donné la situation catastrophique dans l'usine métallurgique d'Azovstal (...) à partir de 14H00 (11H00 GMT) les forces russes ont ouvert un corridor pour permettre la sortie des militaires de l'armée ukrainienne et des combattants de formations nationalistes ayant volontairement déposé les armes", a indiqué le ministère russe de la Défense, précisant qu'un cessez-le-feu local avait été instauré pour assurer une évacuation.

13h45: Près de cinq millions d'Ukrainiens ont fui leur pays en guerre

Près de cinq millions d'Ukrainiens ont fui leur pays depuis son invasion par la Russie le 24 février, ont indiqué mardi les Nations unies, s'inquiétant de la rapidité de cet exode et du fait qu'il risquait de s'aggraver.

Selon le Haut Commissariat pour les réfugiés de l'ONU, 4.980.589 Ukrainiens ont fui à l'étranger, soit 46.174 de plus que lors du décompte lundi.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), également rattachée à l'ONU, précise qu'environ 215.000 non-Ukrainiens, essentiellement des étudiants et des travailleurs migrants, ont aussi quitté l'Ukraine pour les pays voisins, ce qui signifie que quelque 5,2 millions de personnes au total ont fui l'Ukraine depuis le début de la guerre.

"L'essentiel est que les frontières restent ouvertes, que les gens puissent avoir accès à la sécurité et que quand ils arrivent dans les pays voisins, ils aient accès à de l'aide", a déclaré à la presse une porte-parole du HCR à Genève, Shabia Mantoo.

13h26: Des décennies seront nécessaires pour "restaurer la confiance" avec Moscou, juge Ankara

Des décennies seront sans doute nécessaires pour "restaurer la confiance" entre les pays occidentaux et la Russie, a estimé mardi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu. "Reconstruire tout cela prendra du temps. Il faudra possiblement des décennies pour restaurer la confiance", a déclaré M. Cavusoglu, estimant que "nous assistons au début d'une nouvelle Guerre froide".

Membre de l'Otan et alliée de l'Ukraine - à laquelle elle a livré des drones de combat -, la Turquie s'efforce depuis le début du conflit en Ukraine de faciliter une médiation entre Moscou et Kiev, et a refusé de s'aligner sur les sanctions occidentales visant la Russie, soucieuse de garder une ligne ouverte avec le Kremlin.

"En dépit des évolutions sur le terrain, nous pensons qu'il reste une place pour la diplomatie", a ajouté le chef de la diplomatie turque au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue hongrois Peter Szijjarto à Ankara.

M. Cavusoglu a affirmé que "des mesures rapides doivent être prises pour un cessez-le-feu" entre Kiev et Moscou.

La Turquie a accueilli par deux fois des négociations directes entre les deux parties, le 10 mars au niveau ministériel à Antalya (sud), et le 29 mars à Istanbul.

13h06: Quelque 2,8 millions d'Ukrainiens ont fui vers la Pologne, selon les garde-frontières

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, quelque 2,84 millions d'Ukrainiens ont fui vers la Pologne, ont indiqué les garde-frontières polonais mardi sur Twitter. Les réfugiés ukrainiens continuent d'affluer à la frontière polonaise. Mardi, quelque 20.000 personnes sont entrées en Pologne, soit 16% de plus que la veille. Tous les réfugiés n'y restent cependant pas, certains poursuivent leur route vers d'autres pays européens.

Dans le même temps, quelque 14.400 personnes ont fait le chemin inverse pour regagner leur pays. Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, 738.000 personnes ont franchi la frontière vers l'Ukraine, selon les autorités polonaises. Il s'agit pour la plupart de citoyens ukrainiens désirant se rendre dans les zones reprises par l'armée ukrainienne.

12h27: le Premier ministre espagnol se rendra "bientôt" à Kiev

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, se rendra "bientôt" à Kiev, ont indiqué mardi des sources gouvernementales à l'AFP, sans toutefois préciser la date exacte du voyage "pour des raisons de sécurité".

Cette visite se produira alors que M. Sánchez, un socialiste, a annoncé lundi la réouverture "dans quelques jours" de l'ambassade d'Espagne à Kiev.

11h55: La Russie poursuit son objectif de "libérer" l'Est de l'Ukraine

La Russie veut "libérer" militairement le Donbass, Moscou considérant cette région comme indépendante de l'Ukraine, a déclaré mardi le ministre russe de la Défense, accusant l'Occident de "faire durer" le conflit en livrant des armes à Kiev.

"L'armée russe exécute les tâches fixées par le chef des armées (Vladimir Poutine) pour l'opération militaire spéciale. En conséquence, le plan de libération des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk est mis en oeuvre", a dit, selon les agences de presses russes, Sergueï Choïgou, dans ses premières déclarations publiques depuis fin mars.

11h25: Comment le Danemark va faire sans le gaz de la Russie

Chauffage urbain, pompes à chaleur, biogaz et développement massif de l'éolien et du solaire: le gouvernement danois a présenté mardi un plan visant à devenir indépendant du gaz russe après l'invasion de l'Ukraine. La Première ministre Mette Frederiksen avait fixé début mars un objectif de sortie du gaz russe "le plus vite possible".

Le plan présenté mardi par l'exécutif prévoit notamment que la moitié des 400.000 foyers danois qui se chauffent actuellement au gaz basculeront vers un raccordement au chauffage urbain ou les pompes à chaleur fonctionnant à l'électricité d'ici à 2028.

10h30: Les îles Fidji bloquent un méga yacht russe se trouvant dans leurs eaux

Les autorités fidjiennes ont demandé mardi d'empêcher un super-yacht, qui appartiendrait à un oligarque russe, de quitter leurs eaux à la demande des Etats-Unis, dans le cadre des sanctions contre la Russie à la suite de l'invasion de l'Ukraine.

Un lien a été établi par des sites spécialisés entre ce yacht et l'oligarque russe Souleïman Kerimov, qui fait l'objet de sanctions de la part des États-Unis et de l'Union européenne.

Le procureur général fidjien a déposé une demande auprès de la Haute Cour afin que l'Amadea, qui a accosté à Lautoka (ouest) la semaine dernière sans avoir obtenu le feu vert des douaniers, soit immobilisé.

Selon cette requête, ce yacht ne doit "pas pouvoir quitter les eaux fidjiennes" en attendant les mandats de saisie des autorités locales et américaines.

La police cherche à établir si la règlementation douanière et en matière d'immigration a été enfreinte, ou encore si le yacht a servi dans d'éventuelles affaires de trafic drogue, d'armes ou de blanchiment d'argent.

L'Amadea est estimé à 325 millions de dollars, selon le site spécialisé superyachtfan.com, qui recense les navires de luxe.

Plusieurs sites de suivi des yachts mentionnent Souleïman Kerimov comme propriétaire de l'Amadea, mais cette information n'a pas pu être confirmée de manière indépendante.

10h15: La Russie appelle "tous les militaires" ukrainiens à "déposer les armes maintenant"

La Russie a appelé mardi toute l'armée ukrainienne à "déposer les armes" et les derniers défenseurs de Marioupol à cesser leur "résistance insensée", un appel qui intervient alors que Moscou semble lancé dans sa grande offensive sur l'est ukrainien.

"Ne tentez pas le destin, prenez la seule décision correcte, celle de cesser les opérations militaires et déposez les armes", a dit le ministère russe de la Défense, dans un communiqué.

"Nous nous adressons à tous les militaires de l'armée ukrainienne et aux mercenaires étrangers: un sort peu enviable vous attend à cause du cynisme des autorités de Kiev", a-t-il encore martelé.

L'armée russe a promis en outre "la vie sauve" aux combattants ukrainiens de Marioupol (sud-est) occupant encore le site industriel d'Azovstal, s'ils se rendaient mardi.

Elle propose un cessez-le-feu à 12H00 mardi (09H00 GMT) pour qu'entre "14H00 (11H00 GMT) et 16H00 heure de Moscou (13H00 GMT) toutes les unités armées ukrainiennes sans exception et les mercenaires étrangers sortent (d'Azovstal) sans armes ni munitions".

"Nous appelons les autorités de Kiev à faire preuve de bon sens et à donner l'ordre aux combattants de cesser leur résistance insensée", a indiqué le ministère russe de la Défense.

Depuis le début du siège du port stratégique, début mars, Moscou a demandé à plusieurs reprises aux forces ukrainiennes de déposer les armes.

La semaine dernière, plus d'un millier de soldats ukrainiens se sont rendus à Marioupol mais plusieurs centaines d'autres, selon les séparatistes pro-russes, sont toujours retranchés dans l'immense usine d'Azovstal où ils mènent une résistance acharnée.

10h03: Le ministre français de l'Economie appelle à cesser les importations de pétrole russe

Il est "plus que jamais nécessaire" de cesser les importations européennes de pétrole russe, a répété mardi le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, après l'annonce par l'Ukraine du lancement d'une nouvelle offensive russe dans le Donbass. "Nous avons toujours dit que nous voulions un embargo sur le charbon, c'est fait, et un embargo sur le pétrole russe", a-t-il fait valoir sur la radio Europe 1.

9h56: La Russie dit avoir mené des dizaines de frappes dans l'est de l'Ukraine durant la nuit

La Russie a annoncé mardi matin avoir mené durant la nuit des dizaines de frappes aériennes et de missiles dans l'est de l'Ukraine, alors que selon Kiev l'armée russe a lancé une vaste offensive sur le Donbass. "Des missiles de haute précision des forces aérospatiales russes ont neutralisé 13 places fortes des unités de l'armée ukrainienne" ainsi que des "concentrations" de troupes près de la ville clé de Sloviansk dans la région de Donetsk, a indiqué le ministère de la Défense. Il a fait état de dizaines d'autres frappes de missiles et de centaines de cibles visées par son artillerie dans le sud et l'est du pays.

9h13:aucun couloir d'évacuation de civils mardi, pour le troisième jour consécutif, selon Kiev

Aucun couloir d'évacuation des civils n'a pu être organisé ce mardi en Ukraine, faute d'accord avec la partie russe, et ce pour le troisième jour consécutif, a annoncé la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. "Aujourd'hui, le 19 avril, il n'y a malheureusement aucun couloir humanitaire. Des bombardements intenses se poursuivent dans le Donbass", dans l'est du pays, où les forces russes ont lancé selon Kiev une offensive majeure lundi, a déclaré Mme Verechtchouk sur Telegram.

8h51: Le nombre d'Ukrainiens enregistrés en Belgique retombe à un demi-millier par jour

Après des pics de 1.500 à 2.000 par jour en mars, le nombre d'enregistrements de réfugiés ukrainiens en Belgique est tombé en ce mois d'avril à quelque 500 par jour, a indiqué mardi le secrétaire d'État à l'Asile, Sammy Mahdi. Ce chiffre n'est plus monté au-dessus du millier depuis le début du mois. "Mais nous ne devons pas oublier que des personnes fuient toujours la guerre dans leur pays et que beaucoup ont encore besoin d'un logement durable", a souligné M. Mahdi (CD&V) dans un communiqué.

6h05: Zelensky annonce le début de "la bataille pour le Donbass"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé lundi le début de l'offensive russe contre l'est de l'Ukraine, dont une partie est aux mains des séparatistes prorusses et où les combats meurtriers se sont intensifiés.

"Nous pouvons maintenant affirmer que les troupes russes ont commencé la bataille pour le Donbass, pour laquelle elles se préparent depuis longtemps. Une très grande partie de l'ensemble de l'armée russe est désormais consacrée à cette offensive", a-t-il déclaré dans un discours retransmis sur Telegram. "Peu importe combien de soldats russes sont amenés jusqu'ici, nous combattrons. Nous nous défendrons", a-t-il clamé.

Les infos de la nuit:

Frappes meurtrières sur Lviv

Au moins sept personnes ont été tuées et onze autres blessées dans des frappes russes sur Lviv, la grande ville de l'ouest de l'Ukrained'ordinaire relativement épargnée par les combats, ont annoncé les autorités locales.

"Cinq puissantes frappes de missiles" ont touché des "infrastructures civiles", a annoncé sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le gouverneur régional, Maksym Kozitsky, a lui évoqué quatre frappes de missiles de croisière, tirés depuis la Caspienne: trois sur des infrastructures militaires et une sur un garage de pneumatiques, qui ont provoqué des incendies. Toutes les cibles sont "gravement endommagées" selon lui.

Lviv: important dépôt d'armes étrangères détruit, selon Moscou

L'armée russe a affirmé lundi soir avoir détruit avec des "missiles de haute précision" un important dépôt d'armes étrangères livrées récemment à l'Ukraine, lors de frappes dans la matinée près de Lviv.

Poutine honore une brigade accusée d'exactions à Boutcha

Le président russe a décerné lundi un titre honorifique au titre de "l'héroïsme" à la 64e brigade de fusiliers motorisés, que l'Ukraine a accusé d'avoir participé aux exactions commises à Boutcha, près de Kiev.

Vladimir Poutine a signé, selon le Kremlin, un décret accordant le "titre honorifique de +Garde+" à cette brigade du fait de l'"héroïsme et de la ténacité, la détermination et le courage" de ses hommes.

Zelensky espère obtenir le statut de candidat à l'UE en "quelques semaines"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit lundi espérer obtenir pour son pays "dans les semaines à venir" le statut de candidat à l'adhésion à l'Union européenne (UE), remerciant Bruxelles pour la célérité du processus.

Vidéos de Britanniques capturés

La télévision publique russe a diffusé lundi des vidéos de deux prisonniers britanniques, Shaun Pinner et Aiden Aslin, affirmant qu'ils avaient été capturés lors de combats en Ukraine et demandant au Premier ministre Boris Johnson de négocier leur libération.

Les deux hommes, qui apparaissent les traits tirés, demandent à être échangés contre Viktor Medvedtchouk, un député et riche homme d'affaires ukrainien proche du président Poutine et récemment arrêté en Ukraine. Ils ne précisent pas qui les détient actuellement, les forces russes ou alors leurs alliés séparatistes du Donetsk, dans l'est de l'Ukraine.

Kiev a pour sa part publié une vidéo de cet homme d'affaires dans laquelle il demande à être échangé "contre les défenseurs de Marioupol et ses habitants".

Est de l'Ukraine: les Russes entrent dans Kreminna

Les troupes russes sont entrées lundi dans la ville de Kreminna (est), selon les autorités locales, et se trouvaient sous le feu ukrainien dans la ville voisine de Roubijné, a constaté l'AFP.

"Il y a eu une importante attaque dans la nuit" de dimanche à lundi à Kreminna, a déclaré le gouverneur ukrainien de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, sur sa page Facebook.

"L'armée russe y est déjà entrée, avec une énorme quantité de matériel de guerre (...) Nos défenseurs se sont repliés sur de nouvelles positions", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis et leurs alliés se réunissent mardi

Le président américain Joe Biden participera mardi à une réunion virtuelle consacrée à l'offensive russe en Ukraine, a indiqué la Maison Blanche, au moment où Kiev assure que Moscou a déclenché dans le Donbass une nouvelle phase de son attaque.

Le président américain évoquera, "avec les alliés et partenaires" des Etats-Unis dont la liste n'a pas été dévoilée, le "soutien continu à l'Ukraine et les efforts visant à s'assurer que la Russie rende des comptes", a précisé à l'AFP un responsable de la Maison Blanche.

Biden ne prévoit pas d'aller en Ukraine

Le président américain Joe Biden ne prévoit pas d'aller en Ukraine prochainement en dépit du souhait en ce sens de son homologue Volodymyr Zelensky, a indiqué la Maison Blanche lundi.

"Il n'est pas prévu que le président s'y rende, permettez-moi de le répéter", a assuré la porte-parole de l'exécutif américain Jen Psaki lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement américain réfléchit à envoyer un émissaire à Kiev, mais la Maison Blanche a exclu pour l'instant un déplacement à hauts risques du président lui-même, pour des raisons de sécurité.

- ONU: discussions pour créer en Turquie un "groupe de contact humanitaire" -

L'ONU et la Turquie discutent de la création d'un "groupe de contact humanitaire" qui réunirait sur le sol turc - sous l'égide des Nations unies - l'Ukraine et la Russie, a annoncé lundi un haut responsable onusien.

Si l'Ukraine a déjà répondu favorablement à cette démarche, la Russie, informée de la proposition début avril, n'a pas encore fait connaître sa position.

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