Des jeunes victimes de piqûres dans des boites de nuit : une enquête ouverte en France après plusieurs plaintes

Neuf plaintes ont été déposées à Béziers suite à une piqûre en boite de nuit. Une enquête est ouverte.

Des jeunes victimes de piqûres dans des boites de nuit : une enquête ouverte en France après plusieurs plaintes
©Shutterstock
La Rédaction avec AFP

Le nouveau mode opératoire pour droguer des personnes à leur insu en boite de nuit continue de se propager en France. Après Nantes et Grenoble, c'est à Béziers que 9 plaintes pour ce type d'agression ont été déposées, pour des faits commis dans la nuit du 17 au 18 avril. Deux établissements sont concernés. Une enquête a été ouverte.

"Ces piqûres localisées dans des endroits différents du corps (cuisses, fesses, chevilles, bras, épaules, dos) ont entraîné chez les victimes des symptômes sans gravité de différentes natures : bouffées de chaleur, nausées, malaises ou pertes d'équilibre", a précisé le procureur de la République, Raphaël Balland.

Il a jugé "impératif" que les victimes potentielles "se manifestent sans délai auprès du commissariat ou de la gendarmerie de leur domicile, ou du centre hospitalier le plus proche afin de procéder à des prélèvements urinaires et sanguins immédiats, afin de déterminer si elles ont été effectivement victimes de l'administration d'une substance nuisible". Le GHB, aussi appelé "drogue du violeur", devient indétectable dans le corps humain après quelques heures seulement.

Soixantaine de faits similaires

Une soixantaine de faits similaires ont été enregistrés en France depuis début avril dans des établissements de nuit situés en zone police, a indiqué à l'AFP une source policière, précisant qu'à ce stade, il était encore trop tôt pour parler d'un réel phénomène.

Dans le "mode opératoire" de ces agressions "des choses diffèrent", a ajouté cette source, expliquant que certaines pouvaient par exemple s'accompagner d'agressions sexuelles alors que d'autres non. Les enquêteurs sont également en attente du résultat des analyses toxicologiques pour voir si la substance administrée est la même, a encore dit cette source.

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