Un homme succombe après des tirs d'un policier qu'il menaçait avec un couteau

Le parquet avait indiqué vendredi soir qu'"en l'état des investigations", le tir du policier était "analysé comme entrant dans un cas de légitime défense à une attaque par un homme armé".

Un homme succombe après des tirs d'un policier qu'il menaçait avec un couteau
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Un Marocain de 26 ans est mort samedi à Blois, dans le département du Loir-et-Cher (centre de la France) après avoir été touché par les tirs d'un policier qu'il menaçait avec un couteau, a-t-on appris dimanche auprès du parquet. L'homme "visé par l'enquête criminelle de tentative de meurtre sur des policiers du commissariat de police de Blois est décédé (samedi) au centre hospitalier de Blois", a annoncé le procureur de la ville, Frédéric Chevallier, dans un communiqué.

"Afin de déterminer les causes exactes de sa mort, une autopsie a été décidée par le parquet de Blois en charge de l'enquête. Elle sera réalisée le mardi 26 avril 2022 après-midi à l'institut médico-légal de Tours", a-t-on ajouté de même source.

Le parquet avait indiqué vendredi soir qu'"en l'état des investigations", le tir du policier était "analysé comme entrant dans un cas de légitime défense à une attaque par un homme armé".

Cet homme déambulait jeudi vers 22h00 dans les rues de Blois, armé d'un couteau, avait indiqué le parquet vendredi.

Les policiers lui ont demandé de lâcher son arme alors que l'individu se trouvait à l'entrée d'une résidence pour seniors, mais il s'est dirigé vers eux, menaçant. Ces derniers ont fait usage d'un taser puis de tirs de LBD (lanceur de balles de défense), sans effet, selon le parquet.

"Au contraire l'individu s'avançait vers les policiers", a souligné le procureur ajoutant, "à ce moment, un policier faisait usage de son arme de service, un Sig Sauer 9 mm, à quatre reprises".

Atteint d'un tir au thorax, l'homme n'a pu être maitrisé qu'après un ultime tir de LBD (lanceur de balles de défense). Il a été hospitalisé, avec un pronostic vital engagé.

Le jeune homme, inconnu des services de police et de justice, résidait en France depuis septembre 2021 et bénéficiait d'un visa étudiant. Depuis plusieurs jours il "connaissait des angoisses, aux origines indéterminées", selon le parquet, qui a précisé qu'"aucune parole" n'avait "été prononcée" qui aurait "pu être en lien avec des revendications politiques ou religieuses".