Guerre en Ukraine: Poutine réitère ses menaces, l'Ukraine s'attend à "des semaines extrêmement difficiles"

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

La Rédaction avec agences

Plus de deux de mois après l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes, les combats se poursuivent. Les Etats-Unis se sont dits prêts mardi à "remuer ciel et terre" afin de faire gagner l'Ukraine. Pour le président ukrainien la victoire n'est qu'une question de temps, mais le moral de ses troupes se dégrade et les forces russes continuent à grignoter du terrain dans l'Est.

23h43: Londres en appelle au "courage" pour fournir des armes lourdes à l'Ukraine

La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss a appelé mercredi à un renforcement des livraisons d'armes lourdes et d'avions à l'Ukraine, soulignant que le temps est au "courage" face à la Russie.

Dans un discours mercredi soir à la résidence officielle du lord-maire de la Cité de Londres, la cheffe de la diplomatie britannique a également souligné que la Chine doit "jouer selon les règles" et que "les agresseurs regardent ce qui s'est passé en Ukraine". "Nous devons nous assurer qu'ils reçoivent le bon message", a-t-elle souligné.

Qualifiant le président russe Vladimir Poutine "d'opérateur voyou désespéré, qui n'a aucun intérêt pour les moeurs internationales", la cheffe de la diplomatie britannique a appelé à "redoubler notre soutien pour l'Ukraine", en proie à de féroces combats depuis l'invasion russe du 24 février.

"Armes lourdes, chars, avions - creuser dans nos stocks, accélérer la production, nous devons faire tout ça", a-t-elle insisté.

Mais selon Downing Street, le Royaume-Uni ne prévoit pas de fournir d'avions à l'Ukraine en raison de "difficultés spécifiques" d'équipement et d'entraînement, mais n'exclut "rien", notamment d'en fournir à d'autres pays qui eux en fourniraient à Kiev.

"Le monde aurait dû faire davantage pour dissuader l'invasion", a-t-elle poursuivi. "Nous ne ferons plus jamais cette erreur".

"Certains soutiennent que nous ne devrions pas fournir d'armes lourdes, par crainte de provoquer quelque chose de pire", a-t-elle ajouté. "L'inaction serait la plus grande des provocations, le temps est au courage, pas à la prudence".

"La guerre en Ukraine est notre guerre - c'est la guerre de tout le monde... parce que la victoire de l'Ukraine est un impératif stratégique pour nous tous".

Quant aux sanctions économiques, "nous devons aller plus loin", a estimé Liz Truss. "Poutine ne doit trouver nulle part de quoi financer sa terrible guerre. Cela signifie stopper une bonne fois pour toutes les importations de gaz et de pétrole".

Elle a par ailleurs souligné la détermination du Royaume-Uni de travailler "avec les Etats-Unis, l'UE et autres alliés sur un nouveau plan Marschall pour le pays" (l'Ukraine) lorsque viendra le temps de la reconstruction.

"Nous devons anticiper les menaces dans l'Indo-Pacifique, travailler avec des alliés comme le Japon ou l'Australie pour nous assurer que le Pacifique soit protégé", a-t-elle poursuivi. "Nous devons nous assurer que des démocraties comme Taïwan soient en capacité de se défendre".

Elle a en outre souligne que "Pékin n'a pas condamné l'agression russe ou ses crimes de guerre", et que "les exportations russes vers la Chine ont augmenté de presque un tiers au premier trimestre".

23h43: La Russie à l'origine de plus de 200 attaques informatiques contre l'Ukraine

Des groupes liés à l'Etat russe ont mené plus de 200 attaques informatiques contre l'Ukraine et ses infrastructures depuis les prémices de l'invasion de l'armée russe, selon un rapport de Microsoft publié mercredi. Le géant américain de l'informatique y détaille "les cyberattaques destructrices et incessantes de la Russie dans sa guerre hybride contre l'Ukraine", selon Tom Burt, vice-président de Microsoft en charge de la sécurité client, dans un résumé du rapport.

Ces attaques "n'ont pas seulement détérioré les systèmes des institutions en Ukraine mais ont également visé la perturbation de l'accès par la population à une information fiable et aux services vitaux dont dépendent les civils, et ont tenté d'ébranler la confiance envers les dirigeants du pays", note-t-il.

Juste avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, "nous avons vu au moins six acteurs distincts liés à l'Etat russe lancer plus de 237 opérations contre l'Ukraine, y compris des attaques destructrices qui sont toujours en cours et menacent le bien-être des civils", poursuit ce texte.

"Près de 40" attaques ont été directement "destructrices" pour les institutions publiques ukrainiennes notamment, et se sont accompagnées d'activités d'espionnage.

Microsoft relève également que la temporalité des attaques "apparaît fortement corrélée, et parfois directement calée, avec les opérations terrestres" de l'armée russe.

Ainsi, poursuit l'entreprise à l'origine de Windows, qui équipe l'essentiel des ordinateurs dans le monde, l'un des groupes d'attaque russes a visé une "entreprise de radio-télévision importante" le 1er mars, le jour même du bombardement sur la tour de télévision de Kiev.

Les attaquants informatiques "utilisent un large panel de techniques pour accéder à leurs cibles", notamment l'hameçonnage, ou phishing, et l'utilisation de failles de sécurité non résolues.

Selon Microsoft, les préparatifs de ces attaques remontent jusqu'à mars 2021 et se sont intensifiés début 2022, alors que la Russie massait ses troupes près des frontières de l'Ukraine.

"Les cyberattaques russes ont été déployées pour soutenir les objectifs stratégiques et tactiques de l'armée. Il est probable que les attaques que nous avons observées ne sont qu'une fraction de l'activité qui vise l'Ukraine," note également Tom Burt dans son résumé du rapport.

Ces atteintes aux réseaux devraient se poursuivre et s'amplifier, ajoute-t-il, notamment vers les pays qui soutiennent l'effort de guerre ukrainien contre la Russie.

21h38: Réunion extraordinaire des ministres de l'énergie européen ce lundi

Les ministres européens en charge de l'énergie se réuniront lundi 2 mai en "session extraordinaire", a annoncé mercredi soir la ministre française en charge de la Transition écologique, Barbara Pompili, alors que la Russie a annoncé la suspension des livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie. "A la suite de l'arrêt des livraisons de gaz russe à la Pologne et à la Bulgarie, les Européens restent unis et solidaires", a déclaré sur son compte Twitter Barbara Pompili mercredi, qui "réunira lundi après-midi (ses) homologues pour une session extraordinaire du Conseil des ministres en charge de l'énergie".

Le groupe russe Gazprom a annoncé mercredi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne, ces deux pays membres de l'Union européenne n'ayant pas effectué de paiement en roubles alors que le président russe Vladimir Poutine avait déclaré le mois précédent que la Russie n'accepterait le paiement des livraisons de gaz que dans sa monnaie nationale.

Le Kremlin a affirmé mercredi que cette suspension est la conséquence d'actes hostiles inédits contre la Russie.

De son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé "une nouvelle tentative de la Russie de nous faire du chantage au gaz", et assuré que l'Union européenne était "préparée à ce scénario".

"Nous élaborons notre réponse européenne coordonnée. Les Européens peuvent être sûrs que nous sommes unis et solidaires avec les États membres touchés", a-t-elle encore réagi sur Twitter.

21h06: La suspension des droits de douane de l'UE "soutiendra l'activité économique au maximum"

La proposition de Bruxelles de suspendre pendant un an tous les droits de douane sur les produits ukrainiens importés dans l'UE "soutiendra l'activité économique au maximum", a déclaré mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Cela nous permettra de soutenir l'activité économique au maximum en Ukraine et de préserver notre production nationale", s'est félicité M. Zelensky dans une vidéo postée sur Telegram.

Cette proposition doit être encore approuvée par le Parlement européen et les 27 pays membres de l'UE.

"Cette décision ne doit pas être considérée uniquement dans le contexte ukrainien", a-t-il ajouté, car, selon lui, "les exportations suffisantes de nos produits vers les marchés européen et mondiaux seront un outil anticrise important" et "contribueront à stabiliser les marchés".

Dans cette vidéo, le président ukrainien a accusé la Russie de vouloir "provoquer une crise mondiale des prix", "surtout dans l'alimentation".

M. Zelensky s'est aussi dit "personnellement reconnaissant" envers les Vingt-Sept "pour cette décision importante", après avoir discuté "des détails de cette proposition aujourd'hui avec la présidente (de la Commission européenne) Ursula von der Leyen".

Plus tôt dans la journée, l'exécutif européen avait estimé dans un communiqué que la suspension des droits de douane sur les produits ukrainiens était "un geste sans précédent de soutien à un pays en guerre".

Le Royaume-Uni avait, lui, déjà annoncé lundi la suppression de ses droits de douane sur les produits importés d'Ukraine.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a expliqué avoir initié cette mesure après des discussions avec Volodymyr Zelensky. "Nous sommes tous deux d'accord sur l'importance cruciale d'une suspension des droits de douane pour soutenir l'économie de l'Ukraine", a-t-elle déclaré, citée dans le communiqué.

Le commerce bilatéral entre l'UE et l'Ukraine a représenté 52 milliards d'euros d'échange l'an dernier, selon Bruxelles, un chiffre qui a doublé depuis 2016.

Mais, depuis fin février et l'invasion russe, la production agricole et industrielle de l'Ukraine a été durement touchée, ainsi que ses relations commerciales avec le reste du monde, l'accès du pays à la mer étant notamment bloqué par la marine russe.

Le produit intérieur brut (PIB) ukrainien devrait s'effondrer de 35% cette année, selon une prévision du Fonds monétaire international (FMI) publiée le 19 avril.

20h27 : L'Ukraine s'attend à "des semaines extrêmement difficiles"

L'Ukraine a dit mercredi s'attendre à "des semaines extrêmement difficiles" face à l'armée russe qui "a déjà accumulé des forces pour une offensive majeure dans l'est" du pays, priorité de Moscou.

"Nous avons des semaines extrêmement difficiles à venir", a prévenu le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov, dans un communiqué sur Facebook, appelant les Ukrainiens à "la résilience et l'unité" après plus de deux mois de conflit avec la Russie.

"Malheureusement, nous allons perdre encore des soldats avant de gagner", a-t-il ajouté, estimant qu'"il y aura plus de destructions et de blessés".

Selon lui, l'armée russe, "déjà consciente de sa défaite stratégique, va tenter d'infliger le plus de souffrances possibles" aux soldats ukrainiens qu'il a exhortés à "tenir le coup".

Plus tôt dans la journée, l'armée ukrainienne avait reconnu une avancée des forces russes dans l'est du pays, avec la prise de plusieurs localités dans la région de Kharkiv et dans le Donbass.

Le 18 avril, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait, pour sa part, annoncé le début de l'offensive russe contre l'est du pays, dont une partie est aux mains des séparatistes prorusses depuis 2014 et qui est désormais l'objectif prioritaire de Moscou.

"La mise en oeuvre des accords (avec des pays étrangers), la formation et le déploiement de la logistique prennent un certain temps", a enfin regretté M. Reznikov, se félicitant toutefois que "l'aide à l'Ukraine allait croître" dans les prochains jours, selon lui.

18h33: Antonio Guterres annonce être arrivé en Ukraine

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres est arrivé mercredi en Ukraine, sa première visite depuis le début de l'invasion russe le 24 février, a-t-il annoncé sur son compte Twitter mercredi.

"Je suis arrivé en Ukraine après m'être rendu à Moscou", a-t-il écrit, indiquant vouloir "poursuivre notre travail pour étendre le soutien humanitaire et assurer l'évacuation des civils des zones de combat". M. Guterres doit se rendre jeudi matin à Borodianka, Irpin et Boutcha, théâtres d'exactions pendant l'occupation russe en mars, avant de rencontrer le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kouleba et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

17h37 : 2,3 millions de réfugiés ukrainiens ont demandé la protection temporaire

Depuis son activation par l'UE le 4 mars, la protection temporaire a été demandée par 2,3 millions de réfugiés de guerre ukrainiens, a indiqué mercredi l'Agence de l'Union européenne pour l'Asile. Ce chiffre représente près de la moitié (44%) des personnes qui ont fui la guerre depuis l'invasion russe du 24 février dernier, selon cette agence basée à Malte. Chaque semaine, quelque 300.000 réfugiés d'Ukraine font appel à ce statut exceptionnel, ouvert dans les vingt-sept pays de l'UE ainsi qu'en Norvège et en Suisse.

Ce statut garantit notamment un droit de séjour, l'accès au marché du travail, l'accès au logement, l'aide sociale, l'aide médicale ou autre, ainsi que les moyens de subsistance, pour une période pouvant aller d'un à trois ans (en cas de prolongation).

Seules quelque 21.700 personnes ont introduit une demande d'asile plutôt que de protection temporaire, selon ces chiffres qui couvrent la période du 21 février au 24 avril. C'était surtout le cas dans les premières semaines, mais ces demandes ont décliné depuis l'activation de la protection temporaire le 4 mars.

Selon l'Agence européenne, 4,6 millions de réfugiés ukrainiens sont arrivés dans l'UE depuis le début de la guerre. La majorité ont rejoint la Pologne (2,9 millions), la Roumanie (800.000), la Hongrie (500.000) et la Slovaquie (360.000).

17h13: Poutine promet une riposte "rapide" en cas d'intervention extérieure

Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde mercredi contre toute intervention extérieure dans le conflit en Ukraine, promettant qu'elle rencontrerait une riposte "rapide et foudroyante". "Si quelqu'un a l'intention de s'ingérer de l'extérieur dans ce qui se passe (en Ukraine, ndlr) et de créer des menaces inacceptables pour la Russie, ils doivent savoir que notre riposte (...) sera rapide et foudroyante", a déclaré M. Poutine devant le Parlement russe.

Selon lui, la Russie n'hésitera pas à utiliser ses armes les plus modernes. "Nous avons tous ces outils dont personne d'autre ne peut se vanter actuellement. Nous n'allons pas nous vanter: nous allons les utiliser s'il le faut. Et j'aimerais que tout le monde le sache", a souligné le président russe. "Toutes les décisions là-dessus ont été déjà prises", a-t-il ajouté.

16h57: La Russie suspendue de l'Organisation mondiale du tourisme

La Russie a été suspendue mercredi de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) en raison de son invasion de l'Ukraine, jugée contraire aux "valeurs" de l'organisation, a-t-on appris auprès de cette agence de l'ONU basée à Madrid. Cette décision, approuvée par une large majorité des États membres de l'organisation réunis en assemblée générale dans la capitale espagnole, prend effet immédiatement, a indiqué un porte-parole de l'OMT à l'AFP.

Anticipant une possible suspension, la Russie avait elle-même annoncé mercredi matin lors de l'ouverture des débats devant l'assemblée générale vouloir se retirer de l'agence, qui regroupe 159 États membres. Selon une personne ayant participé à l'assemblée, le représentant russe à l'OMT a ensuite quitté la réunion et n'a pas assisté au vote.

16h51: Le président ukrainien Zelensky est invité au sommet du G20 en Indonésie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été invité au sommet du G20 qui se tiendra à Bali à l'automne, a-t-il indiqué mercredi. "Je suis reconnaissant de l'invitation à participer au sommet du G20", a écrit M. Zelensky sur Twitter. L'invitation aurait été lancée par le président indonésien Joko Widodo lors d'une conversation téléphonique.

Le sommet du G20, qui rassemble les 20 nations aux économies les plus développées, sera organisé par l'Indonésie les 15 et 16 novembre sur l'île de Bali.

Inviter l'Ukraine est un geste fort, car la Russie, qui a envahi l'Ukraine le 24 février dernier, est membre du G20. L'ambassadrice russe en Indonésie Lyudmila Vorobyova avait déclaré en mars que son pays comptait se rendre au sommet. Mais le Kremlin a ensuite dit que rien n'avait encore été décidé.

Le ministre russe des Finances Anton Silouanov s'est, lui, rendu à une réunion de ses homologues du G20 il y a quelques semaines, faisant fi des protestations. Les pays occidentaux du G20 souhaitent bannir la Russie en raison de son invasion de l'Ukraine, mais le Brésil et la Chine s'y sont opposés.

16h20 : La Russie annonce l'expulsion de huit diplomates japonais en représailles

La Russie a annoncé mercredi l'expulsion de huit diplomates japonais en représailles à une décision similaire de Tokyo récemment prise à l'encontre des diplomates russes en raison de l'offensive russe en Ukraine. Avec le début de cette opération militaire le 24 février, "Tokyo a pris un cap antirusse ouvertement hostile", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Il accuse les autorités japonaises d'inciter à "une hystérie antirusse" dans leur pays, dont "l'apothéose a été l'expulsion de huit diplomates russes" début avril.

"Compte tenu du principe de réciprocité, la partie russe a demandé que huit collaborateurs diplomatiques japonais quittent notre pays d'ici au 10 mai", est-il précisé dans le communiqué.

Dès le déclenchement de l'opération russe en Ukraine, le Japon s'est associé à de lourdes sanctions occidentales contre Moscou. Cette pluie de sanctions s'est accompagnée de l'expulsion de centaines de diplomates russes par les pays occidentaux.

Moscou a promis de répondre à chacune de ces mesures et des dizaines de diplomates occidentaux ont déjà été expulsés de Russie.

15h25: L'Ukraine affirme avoir frappé les forces russes sur l'île aux Serpents

L'armée ukrainienne a affirmé avoir bombardé les positions russes sur l'île aux Serpents, en mer Noire, devenue symbole de la résistance ukrainienne depuis le début de l'invasion des forces russes le 24 février. "Nos forces ont effectué des frappes sur les positions de l'ennemi sur l'île aux Serpents", a indiqué mardi soir le commandement Sud de l'armée ukrainienne sur Facebook, affirmant avoir touché un "poste de contrôle" et détruit un système antiaérien. "Les pertes des Russes sont en train d'être clarifiées", a-t-il ajouté.

La Russie n'a pas confirmé que des tirs avaient touché l'île, dont elle a pris le contrôle peu après le début de son invasion de l'Ukraine le 24 février.

14h57: Pologne et Bulgarie reçoivent du gaz de pays voisins, "échec du Kremlin"

La Pologne et la Bulgarie reçoivent du gaz de leurs voisins de l'Union européenne, a annoncé mercredi à la mi-journée la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, y voyant un "nouvel échec" du Kremlin, après l'annonce russe d'une suspension des livraisons de gaz à ces deux pays. Cette solidarité européenne illustre "l'efficacité de nos investissements dans les interconnexions et autres infrastructures gazières", a commenté la cheffe de l'exécutif européen.

"Le Kremlin a une nouvelle fois échoué dans ses tentatives de semer la division entre pays européens, l'ère des carburants fossiles russes en Europe arrive à sa fin", a-t-elle ajouté lors d'un point presse à Bruxelles.

13h53 : Bruxelles propose de suspendre tous les droits de douane de l'UE pour les produits ukrainiens

La Commission européenne a proposé mercredi de suspendre pendant un an tous les droits de douane sur les produits ukrainiens importés dans l'UE afin de soutenir l'économie du pays attaqué par la Russie.

Cette proposition, qui doit encore être approuvée par le Parlement européen et les 27 pays membres, est "un geste sans précédent de soutien à un pays en guerre", a déclaré l'exécutif européen dans un communiqué. Le Royaume-Uni avait déjà annoncé lundi la suppression de ses droits de douane sur les produits importés d'Ukraine.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a expliqué avoir initié cette mesure après des discussions avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Nous sommes tous deux d'accord sur l'importance cruciale d'une suspension des droits de douane pour soutenir l'économie de l'Ukraine", a-t-elle déclaré, citée dans le communiqué.

Le commerce bilatéral entre l'UE et l'Ukraine a représenté 52 milliards d'euros d'échange l'an dernier, selon l'exécutif européen, un chiffre qui a doublé depuis 2016.

13h50: Moscou échange l'ex-Marine américain Trevor Reed contre un Russe incarcéré aux Etats-Unis

L'ex-Marine américain Trevor Reed, condamné à neuf ans de prison en Russie pour des violences, a été échangé avec Konstantin Iarochenko, un pilote russe incarcéré aux Etats-Unis pour trafic de cocaïne, a annoncé mercredi la diplomatie russe. "Le 27 avril, à l'issue d'un long processus de négociation, Trevor Reed (...) a été échangé contre le citoyen russe Konstantin Iarochenko, condamné à 20 ans de prison par un tribunal américain en 2010", a indiqué sur Telegram la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

12h25: La Russie interdit d'entrée 287 parlementaires britanniques

La Russie a interdit mercredi à 287 membres de la Chambre basse du Parlement britannique d'entrer dans le pays, en représailles à une mesure similaire de Londres contre des députés russes ayant soutenu l'offensive en Ukraine. "Les personnalités visées, dont l'entrée en Russie a été interdite, ont participé le plus activement à l'instauration de sanctions anti-russes par Londres et favorisent une exacerbation injustifiée de l'hystérie russophobe en Grande-Bretagne", a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

Celui-ci s'accompagne de la liste des parlementaires concernés, 287 au total sur les 650 membres de la Chambre des Communes britannique.

La liste compte notamment le président de la Chambre, Lindsay Hoyle, ainsi que le ministre pour le Brexit Jacob Rees-Mogg et le Secrétaire d'Etat à l'environnement George Eustice. On y trouve aussi Diane Abbott, une proche de l'ancien chef des travaillistes Jeremy Corbyn.

Le 16 avril, Moscou avait déjà interdit d'entrée en Russie le Premier ministre Boris Johnson et plusieurs autres hauts responsables britanniques : le vice-Premier ministre Dominic Raab, la ministre des Affaires étrangères Liz Truss, le ministre de la Défense Ben Wallace, l'ex-Première ministre Theresa May et la Première ministre d'Ecosse Nicola Sturgeon.

12h13: La Russie se retire de l'Organisation mondiale du tourisme

La Russie a décidé mercredi de se retirer de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), prenant les devants alors que son exclusion devait être soumise au vote des Etats membres, a annoncé sur Twitter cette agence de l'ONU basée à Madrid.

"La Russie a annoncé son intention de se retirer de l'OMT" lors de son assemblée générale à Madrid, a écrit l'agence onusienne. Sa suspension est "effective immédiatement", ajoute l'OMT qui avait annoncé début mars vouloir suspendre la Russie de ses instances en raison de l'invasion de l'Ukraine.

11h51: Kiev évoque des renforts russes en approche dans le cadre de l'offensive orientale

Les forces russes prévoient d'accélérer leur offensive dans l'est de l'Ukraine avec davantage de renforts militaires russes, a annoncé mercredi l'armée ukrainienne. Les Russes ont déployé deux bataillons tactiques de la région de Belgorod, juste au nord de la frontière ukrainienne, dans la ville d'Izioum, à l'est de l'Ukraine, a indiqué l'état-major de l'armée ukrainienne sur sa page Facebook. Deux autres divisions de missiles Iskander-M étaient également déployées depuis la région de Belgorod, a indiqué l'Ukraine.

Selon l'armée ukrainienne, les troupes russes ont réalisé de petits gains dans la région de Kharkiv, au nord-est de l'Ukraine. Les rapports sur les mouvements de troupes et les combats n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.

10h35: Tirs près d'un dépôt de munitions russes en Moldavie

Les autorités de la république séparatiste pro-russe de Transdniestrie, en Moldavie, ont annoncé mercredi qu'un village frontalier de l'Ukraine hébergeant un important dépôt de munitions de l'armée russe avait été la cible de tirs après avoir été survolé par des drones.

"La nuit dernière, plusieurs drones ont été repérés au dessus du village de Kolbasna", a indiqué le "ministère de l'Intérieur" de Transdniestrie dans un communiqué, ajoutant que mercredi matin, "des coups de feu ont été tirés en direction de Kolbasna depuis l'Ukraine" sans faire de victimes.

09h45: Moscou dit avoir détruit lors d'une frappe une "grande quantité" d'armes livrées par l'Occident

L'armée russe a affirmé mercredi avoir détruit une "grande quantité" d'armes livrées à Kiev par les Etats-Unis et des pays européens, lors d'une frappe de missiles dans le sud-est de l'Ukraine. "Des hangars avec une grande quantité d'armes et de munitions étrangères, livrées aux forces ukrainiennes par les Etats-Unis et des pays européens, ont été détruits avec des missiles de haute précision Kalibr tirés depuis la mer sur l'usine d'aluminium de Zaporojjia", dans le sud-est de l'Ukraine, a indiqué le ministère russe de la Défense.

09h05: Selon Londres, l'Ukraine conserve le contrôle sur l'essentiel de son espace aérien

L'Ukraine conserve le contrôle de la majeure partie de son espace aérien, rapporte mercredi le ministère britannique de la Défense. Selon la mise à jour quotidienne des renseignements du Royaume-Uni, la Russie n'a pas réussi à clouer au sol l'armée de l'air ukrainienne ni à désactiver les défenses aériennes. Selon le ministère britannique, la Russie mène principalement des frappes aériennes dans le sud et l'est de l'Ukraine en soutien à ses forces terrestres. Moscou a moins de possibilités d'attaques dans le nord et l'ouest, car l'accès à l'espace aérien y est "très limité". La Russie attaque toujours des cibles militaires à travers l'Ukraine, ce dont Moscou lui-même fait régulièrement état.

Les Britanniques signalent également que la Russie est susceptible d'utiliser des projectiles non guidés lors de frappes aériennes à Marioupol, ce qui augmente le risque de pertes civiles. Selon les autorités locales, des dizaines de milliers de civils ont été tués à Marioupol depuis le début de la guerre. Le nombre de morts dans la ville portuaire ne peut actuellement pas être vérifié de manière indépendante.

08h20: L'Ukraine annonce la prise de plusieurs localités par les forces russes dans l'Est

L'armée ukrainienne a reconnu mercredi une avancée des forces russes dans l'Est du pays, avec la prise de plusieurs petites localités dans la région de Kharkiv et dans le Donbass.

Les forces russes progressent depuis Izioum, déjà sous leur contrôle, en direction de Lyman et près de Severodonetsk, l'une des grandes villes d'importance de la région: elles ont pris les localités de Velyka Komychouvakha et Zavody, dans la région de Kharkiv, et celles de Zaritchné et Novotochkivské, dans la région de Donetsk, a indiqué le ministère de la Défense ukrainien dans son rapport matinal.

06h17: Un dépôt de munitions russe situé à la frontière ukrainienne en feu

Un dépôt de munitions a pris feu dans la région russe de Belgorod, à la frontière avec l'Ukraine. Il est situé près du village de Staraya Nelidovka, a déclaré le gouverneur de la région, Vyacheslav Gladkov, sur Telegram. Le feu a depuis été éteint et aucune maison n'a été détruite ni aucun civil tué, a-t-il précisé. Moscou a accusé à plusieurs reprises les forces armées ukrainiennes de mener des attaques sur le territoire russe, notamment sur un village près de Brjansk. Selon les Russes, des dépôts de carburant y ont également été incendiés. Début avril, le gouverneur de Belgorod avait déjà déclaré que des hélicoptères ukrainiens avaient attaqué un dépôt de carburant.

06h15: 5,3 millions de réfugiés, l'ONU en attend 3 millions de plus

Près de 5,3 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis l'invasion par les troupes russes il y a deux mois, et l'ONU s'attend à ce qu'il y en ait 3 millions de plus d'ici la fin de l'année.

Selon le HCR, au 25 avril, 5.264.767 Ukrainiens avaient quitté leur pays depuis le début de l'invasion russe le 24 février, soit 32.753 de plus que le chiffre de la veille.

Si le flux s'est très nettement ralenti depuis le mois de mars, l'ONU estime néanmoins dans ses nouvelles projections que 3 millions de réfugiés supplémentaires pourraient venir s'ajouter à la cohorte de ceux qui ont déjà fui combats et bombardements incessants, d'ici à la fin de cette année.

06h06: La Bulgarie et la Pologne privées de gaz russe

La Russie va interrompre mercredi ses livraisons de gaz à la Pologne et la Bulgarie au moment où des explosions dans la région séparatiste moldave prorusse de Transdniestrie font craindre une extension de la guerre au-delà des frontières de l'Ukraine.

Mardi soir, les autorités polonaise et bulgare ont annoncé avoir été averties par le groupe gazier russe Gazprom de son intention d'interrompre dès le lendemain ses livraisons de gaz à ces deux pays, malgré les contrats les liant.

Ces deux membres de l'Otan et de l'Union européenne (UE) se disent toutefois préparés à obtenir le gaz manquant par d'autres sources.

Cette annonce intervient alors que de nombreuses chancelleries s'inquiètent du risque d'extension du conflit actuel hors d'Ukraine, après une série d'explosions, attribuées par Kiev à Moscou, dans la région moldave séparatiste de Transdniestrie.

01h53: Les objectifs de la Russie vont bien au-delà de l'Ukraine, selon Zelensky

Volodymyr Zelensky estime que les objectifs de la Russie vont bien au-delà de sa guerre contre l'Ukraine. "Le but ultime des dirigeants russes n'est pas seulement de s'emparer du territoire de l'Ukraine, mais de démembrer tout le centre ainsi que l'est de l'Europe et de porter un coup mondial à la démocratie", a déclaré le président ukrainien dans un message vidéo nocturne publié mardi sur Telegram. Une "grève mondiale contre la démocratie" fait également partie des objectifs de Moscou, accuse Zelensky.

La poursuite des attaques contre l'Ukraine, notamment dans la région d'Odessa ou dans le Donbass, ne ferait qu'apporter à la Russie "de nouvelles pertes", a-t-il par ailleurs déclaré.