La Commission "prend note" du départ du patron de Frontex et annonce le nom de sa remplaçante

La Commission européenne a sobrement "pris note", vendredi, de la démission avec effet immédiat du patron de Frontex, Fabrice Leggeri.

La Commission "prend note" du départ du patron de Frontex et annonce le nom de sa remplaçante
©BELGA

Dans une réaction officielle publiée en fin d'après-midi, à l'issue d'une réunion extraordinaire du conseil d'administration de l'agence de garde-frontières et garde-côtes, l'exécutif européen rappelle qu'il fait partie de ses priorités d'avoir une telle agence "forte, efficace et fonctionnant correctement". La Commission n'évoque ni l'enquête de l'Olaf, l'office européen de lutte anti-fraude, envers Fabrice Leggeri, ni les accusations d'implication dans des refoulements de migrants qui sont régulièrement formulées envers l'agence. La directrice exécutive adjointe, Aija Kalnaja, représentante lettonne, assurera le remplacement du Français. La Commission indique qu'elle va "rapidement" s'atteler au recrutement et à la nomination d'un nouveau directeur exécutif. Dans ses conclusions publiées vendredi après-midi, le conseil d'administration espère qu'un directeur exécutif par intérim sera désigné "aussi vite que possible", et "en tout cas au plus tard à la réunion de juin 2022". Il ajoute avoir aussi demandé à la Commission de préparer l'ouverture du poste et le lancement de la procédure de sélection pour une nomination à plus long terme.

Dans les conclusions de sa réunion de vendredi, le "Management Board" de Frontex évoque "deux autres membres du personnel" qui sont mentionnés dans le rapport de l'Olaf, qui n'a pas été rendu public. Le conseil d'administration ne donne pas les noms de ces deux autres dirigeants qui auraient donc été épinglés par l'office de lutte antifraude. Il indique qu'il "suivra les étapes prévues par la loi" en ce qui les concerne.

Frontex remplit "une tâche critique et importante" de soutien aux États membres pour "gérer des frontières extérieures communes" de l'UE, tout en "garantissant les droits fondamentaux", ajoute la Commission. Celle-ci dit "s'engager à une amélioration continue" de l'agence.