Le député britannique Neil Parish, suspendu pour avoir visionné du porno au parlement, démissionne

Le conservateur Neil Parish a annoncé samedi démissionner comme député du parlement britannique après avoir admis qu'il avait visionné par deux fois de la pornographie au parlement.

Le député britannique Neil Parish, suspendu pour avoir visionné du porno au parlement, démissionne
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Neil Parish avait déjà été suspendu par son parti. L'homme de 65 ans a affirmé que la première fois, il était tombé accidentellement sur un site pornographique tandis que la deuxième fois était délibérée.

Après la révélation qu'il avait regardé du porno sur son lieu de travail, il avait d'abord affirmé qu'il resterait député, avant de finalement céder sous la pression samedi.

"Nous soutenons la décision (de Neil Parish) de quitter ses fonctions comme membre du Parlement", a affirmé un porte-parole des Conservateurs de la circonscription de Tiverton et Honiton, où avait été élu M. Parish en 2019.

L'annonce de sa démission intervient après qu'une enquête avait été ouverte mercredi par le parti conservateur de Boris Johnson concernant l'incident.

Le nom du député n'avait pas été dévoilé mais M. Parish s'était signalé lui-même auprès de la commission du Parlement chargée des questions de conduite des députés, avaient annoncé vendredi les Conservateurs, qui l'avaient suspendu de leur groupe parlementaire le temps de l'enquête.

Dans une interview accordée à la BBC, il reconnaît le "tollé" et les "dommages" qu'il a causés à sa famille et à sa circonscription dans le Devon, avant de décider que "cela ne valait tout simplement pas la peine de continuer".

"Ce qu'il s'est passé (la première fois, NDLR), c'est que je regardais des tracteurs", a-t-il assuré. "Je suis tombé sur un autre site qui avait un nom similaire et j'ai regardé pendant un moment, ce que je n'aurais pas dû faire", a-t-il tenté d'expliquer. "Mon plus gros crime est qu'à une autre occasion, j'y suis allé une seconde fois et c'était cette fois délibéré. J'attendais de voter à côté de la chambre", a-t-il raconté, au bord des larmes.

Le désormais ex-député a mis ses actions sur le compte d'un "moment de folie", et a insisté sur le fait qu'il s'assurait "que personne ne puisse le voir", tentant d'être discret.

Interrogé sur la raison pour laquelle il a choisi de regarder ces vidéos au parlement, il a répondu qu'il ne savait pas. "Je pense que j'ai totalement perdu ma sensibilité et mon sens de la décence."