Guerre en Ukraine: l'UE va "considérablement accroître" son soutien militaire à la Moldavie

L'Union européenne va "considérablement accroître" son soutien militaire à la Moldavie, a annoncé mercredi le président du Conseil européen Charles Michel, après des attaques dans une région séparatiste prorusse de ce pays frontalier de l'Ukraine faisant craindre une déstabilisation.

AFP

"Nous prévoyons cette année de considérablement accroître notre soutien à la Moldavie en livrant des équipements militaires supplémentaires à ses forces armées", a déclaré M. Michel lors d'une conférence de presse conjointe à Chisinau avec la présidente moldave Maïa Sandu, une pro-occidentale.

"L'UE est pleinement solidaire de votre pays, la Moldavie. Il est de notre devoir européen d'aider et de soutenir votre pays et d'accroître notre soutien à votre stabilité, sécurité et intégrité territoriale", a-t-il ajouté.

"Nous allons continuer d'approfondir notre partenariat avec vous pour rapprocher encore plus votre pays de l'UE", a-t-il poursuivi.

La Moldavie, une petite ex-république soviétique de 2,5 millions d'habitants enclavée entre l'Ukraine et la Roumanie, redoute d'être déstabilisée par la guerre qui ravage l'Ukraine voisine après l'invasion de troupes russes fin février.

Renforçant ces préoccupations, une série d'explosions a secoué la semaine dernière la Transdniestrie, une région soutenue par Moscou qui a fait sécession de la Moldavie après une brève guerre en 1992.

La Russie, dont environ 1.500 soldats sont stationnés en Transdniestrie, s'est dite "alarmée" par ces "actes terroristes" et a indiqué suivre la situation de près.

Alors que certains redoutent des provocations à l'approche du 9 mai, jour où Moscou et ses alliés célèbrent la victoire contre les nazis en faisant défiler des militaires, Mme Sandu s'est voulue rassurante.

"Nous ne voyons pas de risque imminent (...) mais nous avons des plans pour parer à de tels scénarios pessimistes", a-t-elle déclaré mercredi.

Concernant les incidents survenus en Transdniestrie, la présidente moldave a dit que des indices pointaient en direction d'une responsabilité "de forces en faveur de la guerre".

De leur côté, les autorités de la Transdniestrie, qui n'est pas reconnue comme un Etat par la communauté internationale, ont pointé un doigt accusateur en direction de l'Ukraine.

Sur le même sujet