Bruxelles propose de sanctionner l'athlète Alina Kabaeva, réputée liée à Poutine

Alina Kabaeva "est la présidente du conseil d'administration du groupe National Media Group (NMG), une holding qui détient d'importantes parts dans presque tous les principaux médias russes fédéraux qui reproduisent la propagande du gouvernement russe", note le Service européen pour l'action extérieure.

Bruxelles propose de sanctionner l'athlète Alina Kabaeva, réputée liée à Poutine
©Tass/ABACA

Bruxelles a proposé de sanctionner l'ancienne gymnaste russe Alina Kabaeva pour son rôle dans la "propagande" du Kremlin et ses liens "étroits" avec le président Vladimir Poutine, selon un document vu jeudi par l'AFP. Elle fait partie d'une nouvelle liste de personnalités menacées d'une interdiction d'entrée dans l'Union européenne et d'un gel des avoirs, dans le cadre d'un sixième paquet de sanctions européennes actuellement en discussion, en réponse à la guerre en Ukraine.

Alina Kabaeva "est la présidente du conseil d'administration du groupe National Media Group (NMG), une holding qui détient d'importantes parts dans presque tous les principaux médias russes fédéraux qui reproduisent la propagande du gouvernement russe", note le Service européen pour l'action extérieure. L'ex-gymnaste et ancienne députée de la Douma est "étroitement associée au président Vladimir Poutine", ajoute le document. Des médias prêtent au président russe une relation avec Alina Kabaeva depuis des années, ce qu'avait démenti Vladimir Poutine en 2008.

Selon un récent article du Wall Street Journal, qui cite des responsables américains, Alina Kabaeva est décrite par un rapport confidentiel du renseignement américain comme une bénéficiaire de la fortune de Vladimir Poutine.

Trois autres personnes, travaillant pour l'agence d'État Ria Novosti et qualifiées de "propagandistes", figurent aussi sur la liste soumise mercredi aux États membres par le service du chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell.

Ces quatre noms s'ajoutent à ceux de 58 personnes, dont le chef de l'Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, de nombreux militaires russes soupçonnés de "crimes de guerre" à Boutcha et des membres de la famille du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, que Bruxelles a proposé mardi d'inscrire sur la liste noire européenne.

Les sanctions européennes, prises depuis 2014 après l'annexion de la Crimée, concernent déjà 1.091 personnes et 80 entités. Le sixième paquet de sanctions en discussion prévoit un embargo progressif sur le pétrole russe, l'exclusion de la plus importante banque russe, la Sberkank (37% du marché) et deux autres établissements du système financier international Swift, ainsi que l'interdiction de diffusion de trois canaux télévisés russes, dont Russia 24 et Russia RTR.

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