Macron et Scholz disent leur "plein soutien" à l'Ukraine devant la Porte de Brandebourg à Berlin

Emmanuel Macron et Olaf Scholz ont affiché leur "plein soutien" à l'Ukraine lundi soir en se rendant ensemble sous la Porte de Brandebourg à Berlin, symbole de la Guerre Froide et illuminée pour l'occasion aux couleurs du pays envahi par la Russie, a constaté l'AFP.

Macron et Scholz disent leur "plein soutien" à l'Ukraine devant la Porte de Brandebourg à Berlin
©AP

"Plein soutien à l'Ukraine", a déclaré le chef de l'Etat français en s'approchant à pied aux côtés du chancelier allemand d'environ 200 personnes massées derrière des cordons, et alors qu'on lui demandait quel message les deux dirigeants voulaient envoyer avec leur démarche.

Située au coeur de Berlin, la Porte de Brandebourg a fait jusqu'en 1989 partie intégrante du mur qui a séparé pendant des décennies les parties communiste et occidentale de la ville, devenant un symbole du Rideau de fer.

Certains des membres du public venus sur place étaient drapés aux couleurs de l'Ukraine et criaient "Marioupol", la ville du sud-est en grande partie détruite par l'armée russe.

Dans la petite foule, certains Ukrainiens se montraient toutefois critiques à l'égard du cap suivi tant par les gouvernement allemand que français dans le conflit, Paris comme Berlin se voyant parfois accusés de trop de complaisance ou proximité avec la Russie.

"Je voudrais voir plus de courage", dit à l'AFP Tania, 40 ans, médecin installe depuis 25 ans en Allemagne.

"Je comprends qu'ils (les dirigeants français et allemand, ndlr) aient peur pour leurs propres citoyens mais il ne faut pas sous-estimer la Russie", ajoute-t-elle, en estimant qu'après l'Ukraine, Moscou pourrait ensuite s'en prendre à la Pologne et aux pays baltes.

"Les gens en Occident ont peur à cause de la hausse des prix et de la crainte d'une troisième guerre mondiale", ajoute-t-elle.

Olaf Scholz en particulier doit affronter régulièrement des critiques pour des livraisons d'armes insuffisantes à l'Ukraine et la forte dépendance de l'Allemagne envers les importations énergétiques en provenance de Russie.