Une série de clichés montre l'horreur dans laquelle survivent les derniers soldats de l'usine d'Azovstal

Dans la ville de Marioupol, les combattants de l'usine d'Azovstal, assiégée depuis plus de deux mois, refusent de rendre les armes. Des images de l'intérieur du complexe souterrains laissent voir la détresse de leurs conditions de vie.

Dernier rempart de la ville de Marioupol assiégée par l'armée russe, l'usine d'Azovstal est toujours tenue par une poignée de combattants ukrainiens, malgré les bombardements incessants. Près d'un milliers de militaires, dont des "centaines de blessés" demeurent dans les souterrains de l’aciérie, a annoncé la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk mardi.

Ce mercredi, un photo journaliste présent dans les sous-sols avec le bataillon ukrainien d'Azov, a publié une série de clichés, partagés par Sky news, montrant la sinistre réalité des survivants. La vice première-ministre ukrainien avait prévenu : "il y a des blessés graves qui nécessitent une évacuation urgente". C'est bien ce que laissent constater les photos : des soldats mutilés, gravement écorchés, soignés dans des conditions précaires, dans des hôpitaux de fortune où l'hygiène est à déplorer.

Les soldats blessés des sous sols de l'usine d'Azovstal

Sky News rapporte que le complexe métallurgique a été bombardé 34 fois les 24 dernières heures. La semaine dernière, des civils de Marioupol avaient pu être évacués avec l'aide de l'ONU, mais les militaires demeurent dans des conditions terribles. Selon l'un d'eux, tous les civils se trouvant dans l'usine auraient été évacués, mais impossible de vérifier. Le maire de Marioupol Vadim Boïtchenko, a d'ailleurs refusé de dire qu'il était "sûr à 100%" que tous les civils d'Azovstal ont été évacués.