Tristane Banon et l'affaire DSK: le surprenant rôle de PPDA dans sa plainte

Tristane Banon est revenue sur les parallèles qui existent entre son histoire connue avec DSK et celle des 20 femmes qui accusent PPDA d'agressions sexuelles.

Tristane Banon et l'affaire DSK: le surprenant rôle de PPDA dans sa plainte
©AFP

Voilà une affaire qui va réveiller de mauvais souvenirs à Tristane Banon. En 2011, la romancière portait plainte pour tentatives d'agressions sexuelles par Dominique Strauss-Kahn. Plainte qui a été classée sans suite en octobre de la même année à cause de la prescription des faits.

Ce mercredi, elle était l'invitée de Yann Barthès dans Quotidien afin d'évoquer le documentaire "Le crash DSK". Mais elle a également donné quelques détails auprès d'une affaire beaucoup plus actuelle: PPDA.

En effet, l'ancienne star des JT est accusée par 20 femmes d'agressions sexuelles. Dont certaines effectuées sur des mineurs. Pourtant, Patrick Poivre D'Arvor a eu une démarche assez étonnante envers Tristane Banon à l'époque. "C'est assez dingue, parce que c'est même lui qui m'a dit qu'il fallait absolument faire connaître ces faits", explique-t-elle. "Que cet homme (NDLR: DSK) risquait d'être un jour président de la République et qu'on ne pouvait pas admettre qu'un potentiel président de la République soit un criminel sexuel. Et c'est lui qui le premier a parlé à des journalistes de ce qui m'était arrivé. C'est comme ça que j'ai été contactée par des journalistes la toute première fois."

Des propos un peu surréalistes lorsque l'on sait de quoi est accusé PPDA en 2022. C'est notamment le journaliste qui avait aidé Tristane Banon à sortir son livre "Le bal des Hypocrites" où elle chargeait l'ancien patron du FMI. "Quand on sait ce qui s'en est suivi dans sa vie à lui, c'est assez dingue", a-t-elle reconnu.

Réunies dans une émission pour Médiapart, les 20 plaignantes ont décidé de parler afin d'expliquer leur histoire. "Il faut entendre ces femmes", a-t-elle poursuivi. "Ce qu'elles racontent pour certaines est assez terrible. Il faut laisser faire la justice." Aujourd'hui, Tristane Banon et Patrick Poivre d'Arvor ne sont plus en contact. "Je ne l'ai pas eu au téléphone du tout et on ne s'est pas parlé depuis plusieurs années, encore moins de ce sujet-là."

Face à toutes ses accusations, PPDA a choisi de contre-attaquer et de porter plainte contre 16 des femmes qui l'accusent. Une stratégie qui laisse la Française perplexe. "Je n'aurais pas porté plainte à sa place. Je pense qu'il ne faut pas pousser sa chance. Si je dois faire un parallèle : je ne parlais pas aux médias et puis il y a eu cette interview de DSK chez Claire Chazal. Cette interview où il a menti, où il a été rarement contrarié et là, j'ai vu rouge. Et là, j'ai dit, à ce moment-là : 'Moi aussi je vais parler'".

Une logique qui épouse celle de PPDA qui avait également réalisé une interview pour... Quotidien avant la multiplication des plaintes. "Je n'ai pas de conseils à donner, mais je pense qu'il ne fallait pas les provoquer à ce point-là. Il y a un minimum de décence à avoir. Je ne connais pas le détail des faits, je ne suis pas là ni pour le condamner ni pour le défendre."